PDA

Voir la version complète : Le Traité de Non Protestation nucléaire



khadija
03/01/2010, 22h51
En 2003, à l'aube de l'invasion américaine en Irak, seuls trois pays parmi les 193 membres des Nations-Unies n'étaient pas signataires du TNP. Trois pays détenteurs d'armes nucléaires, contrairement à l'Irak, qui fut pourtant attaqué au motif qu'il en développait. Trois pays qui n'ont pas été sanctionnés, mais généreusement récompensés. Israël, le plus fameux d'entre eux, non content de recevoir des États-Unis plus d'aide économique et militaire par habitant que n'importe quel autre pays au monde, n'est même pas classé par la « communauté internationale » parmi les pays dotés d'un arsenal atomique. Depuis un demi-siècle, la résolution d'Israël dans le développement de son armement nucléaire n'a eu d'égal que l'aveuglement volontaire des États-Unis. Au début des années 1950, Shimon Pérès organisa à New York une efficace collecte de fonds pour financer la bombe israélienne. Plus tard, il guida lui-même des millionnaires en visite à Dimona. Israël s'assura l'aide technologique de la France et de la Grande-Bretagne dans le cadre du protocole secret tripartite de Sèvres (octobre 1956), qui planifiait la campagne de Suez contre l'Égypte [15]. L'administration Eisenhower délaissa les photos aériennes prises par ses avions espions U2, qui montraient une imposante « usine textile » en chantier dans le désert. En 1960, Ben Gourion admit l'existence de la centrale de Dimona, mais en affirma le caractère exclusivement civil - une assurance qui fut prise pour argent comptant. De la même façon, Jimmy Carter dédaigna les preuves révélant un essai atomique mené de concert par Israël et l'Afrique du Sud en 1979. Aucune protestation officielle n'a jamais été émise suite à l'enlèvement et à l'emprisonnement de Mordechai Vanunu, qui révéla en 1986 l'existence d'un arsenal nucléaire à Dimona [16]. Aujourd'hui, bien que cet arsenal soit comparable à celui de la Grande-Bretagne, les chiens de garde de l'AIEA continuent de faire comme si de rien n'était. En 2002, alors même que Tony Blair et Colin Powell accablaient l'Irak d'accusations mensongères sur son prétendu programme nucléaire, El-Baradei n'ouvrit même pas la bouche lorsque, au cours d'un survol du pays dans un appareil des forces aériennes israéliennes, il passa en vue de Dimona.




http://www.tlaxcala.es/pp.asp?lg=fr&reference=7781