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kredence
30/01/2010, 00h36
Manger étranger, sans contribuer à l’alourdissement de la facture alimentaire d’importation ni énerver Ahmed Ouyahia et la loi de finances ?

Oui, c’est possible depuis quelque temps à Alger, où plusieurs enseignes tout aussi alléchantes et exotiques les unes que les autres ont ouvert.

Des Thaïlandais, dont deux activent déjà, l’un à Dély Ibrahim et l’autre à Draria, où l’on peut manger de délicieux sautés, viande ou poulet, en sauce aigre-douce ou curry pas trop chers (autour de 600 DA) mais aux noms imprononçables.

Heureusement, c’est prévu, ils ont des numéros et des photos, et il n’y a qu’à dire ou désigner du doigt pour se faire rapidement servir.

Le gérant du premier est algérien mais a un cuisinier thaïlandais. « Oui, on importe certains ingrédients », affirme-t-il, comme pour confirmer l’authentique touche thaï.

A Draria, l’autre thaïlandais est un peu plus cher pour globalement le même menu, mais son intérêt réside ailleurs : c’est le seul établissement qui pratique les massages thaïlandais, ces massages avec le corps pratiqués par les femmes, dans ce cas de vraies Thaïlandaises spécialement importées pour l’occasion.

Par les femmes et pour les femmes cependant, « non, ce n’est pas destiné aux hommes », tient à préciser le préposé aux massages, « pas encore ».

Pas grave et pour attendre, on peut toujours aller chez les deux Indiens d’Alger le Taj Mahal de Ben Aknoun et le Maharaja de Dély Ibrahim, où pour par trop cher, on peut déguster de multiples plats tandoori, le four traditionnel où l’on mijote divers types de plats aux saveurs étonnantes et souvent à base de masala ou façon pendjabi ou encore avec de la sauce Mughlai (autour de 1000 DA).

Il faut aussi citer le mexicain de Ben Aknoun (Los Amigos) avec ses fajitas ou son classique chili con carne (autour de 1000 DA) servi avec des tortillas, très fines galettes de pain très blanc, « non, ce ne sont pas des serviettes », explique en riant le serveur.

Le décor est typique, dépaysement assuré, même si le gérant ou les employés sont tous algériens.

Bien sûr, il y a les Italiens, comme les deux nouveaux de Sidi Yahia et d’El Biar, déco très chic et pâtes en tous genres, même si l’Italie était déjà présente, à l’image du connu Casa Mia d’Hydra, rendez-vous chic et cher, ou le Porto Bello.

Nouveaux venus encore ces dernières années, les Turcs, à l’image du Bosphore de la cité Chaâbani du Val d’Hydra, avec son piliç, poulet grillé ou les incontournables kofte et kebab, le petit syrien All Right du quartier les Sources, avec ses falafel, safayeh et une paella syrienne (800 DA), ou le libanais Arzett Loubnan à El Biar, grillades et mezzés autour de 1200 DA.

Pour finir ce petit tour du monde de la bouche, il faut signaler un bon restaurant marocain, tout neuf et très joliment décoré, situé à El Biar et où les tajines à la marrakchi (viande cuite très longtemps), aux pruneaux amandes ou poulet-olives-citron confit (autour de 1000 DA) devraient ravir les amateurs de plats odorants et bien saucés.

Pour les plus gourmands, prévoir une authentique hrira (600 DA) en entrée, accompagnée de bon pain maison.

Il y a bien sûr un autre marocain, Dar El Gnawa, restaurant bar branché à Ben Aknoun qui fait de la cuisine traditionnelle autant marocaine qu’algérienne, mais il faut compter deux fois plus cher.

Par Chawki Amari
E Watan Edition du 29 janvier 2010