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Voir la version complète : Assureurs français tentent de contourner la loi des 51-49 pour s’implanter en Algérie



kredence
10/04/2010, 21h45
Plus deux ans après la signature en mars 2008 de l'accord algéro-français dans les assurances, les compagnies françaises continuent de bouder l'Algérie.

Cet accord, qui a mis fin au contentieux entre les deux pays dans ce secteur, devait permettre aux assureurs français de revenir en Algérie.

Mais deux ans après, aucune compagnie française ne s'est installée dans notre pays.

Pourtant, au lendemain de la signature de cet accord, plusieurs compagnies françaises dont AXA et la Macif avaient manifesté leur intérêt à investir en Algérie.

Mais hormis quelques partenariats entre des groupes publics algériens et français qui attendent leur concrétisation, les investisseurs ne se bousculent au portillon du marché algérien des assurances.

Les difficultés se sont accentuées depuis l'entrée en vigueur de la loi de finances complémentaire 2009 qui stipule que l'Algérie doit garder la majorité (51%) du capital dans tous les projets impliquant des investisseurs étrangers. Une mesure qui n'arrange pas les affaires des assureurs français.

Les groupes AXA et AGF ont tenté en vain d'obtenir une dérogation au gouvernement pour créer une filiale à détention totale. « Il n'y aura pas de dérogation. Les dispositions réglementaires sont claires, celui qui veut s'y inscrire, la porte est ouverte », a affirmé à TSA Abdelhakim Benbouabdellah, le secrétaire du Conseil national des assurances (CNA).

Le refus du gouvernement d’accorder des dérogations aux assureurs français a poussé ces derniers à chercher à nouer des partenariats notamment avec des banques publiques.

« Comme les banques n'ont pas le droit de prendre plus de 15% du capital d'une société d'assurance, la CNEP tente d'aider Cardif à créer une compagnie d'assurance dommage et lui permettre, via ses filiales, de contourner la mesure dite des 49/51 », affirme une source proche du ministère des Finances.

La BEA est également soupçonnée de chercher à ouvrir les portes du marché algérien au groupe AXA.

« On ne comprend pas l'empressement de nos banques publiques à nouer des partenariats avec des assureurs français. Pourquoi ces derniers n'arrivent pas à convaincre des privés algériens pour créer leurs filiales », s'interroge un responsable qui a requis l'anonymat.

Des assureurs algériens s'interrogent également sur le gel des contrats signés dans la bancassurance entre les banques publiques et les compagnies d'assurances publiques.

« Qu'est ce qui fait courir les banques publiques à vouloir à tout prix créer des partenariats avec les assureurs français alors qu'elles rechignent à aider le privé national à se développer? », s'interroge un responsable dans le secteur des assurances.

Très peu développé, le secteur algérien des assurances a réalisé un chiffre d'affaires de plus d'un milliard de dollars en 2009.

A terme, la production totale des compagnies algériennes pourrait atteindre 4 à 5 milliards de dollars, selon M. Benbouabdellah.

Une perspective qui attire les assureurs étrangers, mais ces derniers continuent de faire de la résistance à la loi dite des 49/51.
TSA

kredence
11/04/2010, 00h00
La fourberie francaise au service du developpement de l'Algerie

epicurien
13/04/2010, 18h55
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kredence
13/04/2010, 22h07
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14/04/2010, 15h49
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kredence
14/04/2010, 16h33
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epicurien
14/04/2010, 18h10
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