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Voir la version complète : Hamid Temmar : l’Algérie n’est pas un pays fermé



Toufik
15/04/2010, 10h01
L'Algérie et la Grande-Bretagne veulent accentuer leurs relations économiques et commerciales. A l'issue de sa visite officielle à Londres, le ministre de l'Industrie et de la promotion des investissements, Hamid Temmar, a annoncé que les deux pays vont mettre en place un conseil des affaires entre leurs organisations patronales et que son ministère allait créer un « bureau UK » qui sera chargé directement de recevoir les investisseurs britanniques.

S'exprimant mercredi matin sur la radio Chaîne III, Hammid Temmar a indiqué que les Britanniques étaient intéressés au développement de partenariats dans les services aux entreprises, les finances, les travaux publics, l'électronique et l'industrie de l'intelligence (applications à l'informatique, etc...).

Le ministre a également défendu la politique algérienne en matière de réglementation des investissements étrangers (IDE). « Objectivement je ne comprendrais jamais qu'on dise que notre pays est fermé. Nous vivons de l'exportation du pétrole, (…) nous importons 55 à 60% de notre consommation, notre système douanier est certainement un des plus rationnels au monde avec seulement 4 taux de tarifs douaniers qui fait que l'Algérie n'est pas particulièrement protégée.

Par ailleurs les entreprises algériennes sont en relations permanentes avec les entreprises étrangères », a ainsi répondu Hammid Temmar aux critiques sur les dernières mesures prises dans ce domaine par le gouvernement. Selon lui, le code des investissements algériens est « un des plus compétitifs » qui offre de très bons avantages aux investisseurs. Mais « nous exigeons seulement maintenant que ces avantages soient donnés à ceux qui veulent travailler avec nous dans nos propres termes », a-t-il expliqué.

Une nouvelle fois, M. Temmar a justifié la politique économique actuelle par la volonté du gouvernement de relancer la production nationale qui passe obligatoirement par un renforcement des entreprises algériennes dans certains secteurs stratégiques comme l'électrochimie, la mécanique, l'électricité, la pharmacie, la métallurgie ou l'agroalimentaire.

« Il se trouve que ces industries sont essentiellement assumées par des entreprises publiques. Donc nous avons pris la décision de restructurer nos entreprises publiques et ainsi trouver des partenaires qui puissent venir s'associer avec elles et apporter ce que nous n'avons pas, c'est-à-dire notre aptitude à fonctionner sur les marchés internationaux, les technologies nouvelles, le marketing stratégique, le management lui-même », a déclaré Hammid Temmar.

Pour le ministre, si les IDE sont passés de 3 milliards à 1 milliards de dollars en deux ans, c'est avant tout à cause de la crise et pas à cause des réformes entreprises par l'Algérie. « Il ne faut pas oublier que le monde est dans une situation extrêmement difficile. Nous devons bien comprendre que la crise, même si elle ne nous touche pas directement, reste une réalité menaçante », a-t-il dit.

Hamid Temmar a tout de même reconnu les problèmes de perceptions par les investisseurs étrangers des récentes mesures prises par le pays. « Je ne crois pas que nous ayons changé beaucoup pendant les six dernières années, néanmoins c'est une perception qui existe et que j'ai rencontré chez tous les investisseurs internationaux. Et donc c'est un message que je prends en bonne et due forme », a-t-il dit.

Hakim Arous - TSA