PDA

Voir la version complète : Perturbations aériennes : les Algériens livrés à eux-mêmes en Algérie et en Europe



kredence
18/04/2010, 11h00
Quelques lignes sur le site internet d’Aéroport d’Alger pour demander aux voyageurs de contacter leurs compagnies aériennes et un communiqué laconique d’Air Algérie diffusé via l’agence officielle APS annonçant l’annulation des vols vers l’Europe.

En Algérie, la pire paralysée de l’histoire du transport aérien est gérée par les autorités et les compagnies aériennes – Air Algérie, Air France et Aigle Azur- comme un simple débrayage ou une panne d’avions.

Dans le monde entier notamment en Europe, les gouvernements ont mis en place des cellules de crise dans leur pays et mobilisé leurs consulats à l’étranger pour prendre en charge leurs citoyens piégés par les perturbations aériennes qui durent depuis maintenant quatre jours.

Les consulats de ces pays aident leurs passagers bloqués à l’étranger à trouver un hébergement à un prix abordable, les informent sur l’évolution de la situation et prennent en charge les cas les plus urgents.

Des pays comme la France ont même annoncé un dispositif d’urgence pour rapatrier les Français bloqués à l’étranger, avec notamment la possibilité d'utiliser des aéroports militaires.

En Algérie, le gouvernement algérien observe le silence. Ni Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, ni Djamel Ould Abbes, ministre de la Solidarité nationale, de la famille et de la communauté nationale à l'étranger, ne se sont exprimés sur le sujet.

Ces deux ministres sont pourtant directement concernés par le dossier. Contacté dimanche matin, le ministère des Affaires étrangères n’avait aucune réponse sur le sujet.

« Les responsables sont absents », a répondu une assistante.

Pourtant, les perturbations actuelles peuvent provoquer des drames.

Les milliers d’Algériens bloqués à l’étranger ont-ils les moyens de se loger ?

De se nourrir ?

Qu’en est-il aussi des malades hospitalisés dans des hôpitaux en Europe et dont le séjour vient d’expirer ?

Que faire avec les touristes algériens dont le visa à expiré et qui risquent des représailles pour avoir prolongé « illégalement » leur séjour dans le pays d’accueil?

Paradoxalement, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des mines, est le seul ministre qui s’est exprimé sur le sujet.

Mais c’était pour faire état de ses inquiétudes concernant la venue des délégations étrangères au GNL 16, le congrès mondial du gaz, dont les travaux s’ouvriront lundi à Oran.

Aucun mot en tant que membre du gouvernement sur les milliers d’Algériens qui souffrent à l’étranger à cause des ses perturbations.
TSA

romance
18/04/2010, 17h50
ils sont trop occupes a se remplir les poches plutot que de les vider pour les pauvres algeriens qui sont perdus dans l espace