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kredence
20/04/2010, 10h32
Nabil Oullami 19/04/10

A moins de deux mois de l’événement sud-africain, le célèbre quartier de la capitale vibre déjà pour l’équipe algérienne.

C’est un petit coin d’Algérie noyé en plein cœur de Paris. Barbès, quartier du XVIIIe arrondissement qui représente en quelque sorte un melting-pot à la française, recense une forte communauté algérienne.

Dans les lieux, la nostalgie du pays est palpable. Personnes emmitouflées dans des drapeaux aux couleurs vertes, rouges et blanches de l’Algérie et musique locale sont le folklore de la cité.

Dans un quartier où la défiance à l’égard des journalistes est de mise, les langues se délient difficilement. Souvent présenté comme une zone de non-droit, Barbès sait néanmoins faire preuve d’hospitalité. Kamel, affable vendeur de la rue de la Goutte-d’Or, a hâte que le coup d’envoi de la Coupe du monde soit donné.

Et surtout que l’Algérie entre en piste. Le jeune homme de 31 ans a marqué d’une pierre blanche la date du 13 juin, jour de l’entrée en lice de ses compatriotes face à la Slovénie. « Depuis que l’Algérie a obtenu sa qualification pour le Mondial, je n’ai qu’une obsession : que la compétition ne démarre. De mon vivant, je n’ai jamais vu mon pays en Coupe du monde. Ce sera la première fois. En 1982 et 1986 j’étais trop jeune, mais chaque jour que Dieu fait, je pense au mondial. »

L’ancien étudiant en comptabilité n’est pas le seul à piaffer d’impatience. « Beaucoup de clients me parlent de ce grand événement, il faut dire que l’on y est pour quelque chose », concède Kamel. L’allusion n’est pas fortuite. L’enseigne de vêtements qu’il dirige grouille de produits à la gloire des Verts. Maillots officiels, tee-shirts et autres polos alimentent à foison les étagères de l’échoppe. Ces effets se vendent comme des petits pains. Depuis la qualification algérienne, la première depuis 1986, le soufflet n’est pas retombé. « Nous vendons tous les jours des vêtements concernant l’équipe d’Algérie, nous sommes contraints de réalimenter constamment les stocks. »

Les produits dérivés qui touchent aux Fennecs représentent une manne commerciale non négligeable. Mogdan, commerçant quinquagénaire, a flairé le filon. « J’ai surfé sur la vague verte », s’amuse-t-il à répéter, adaptant son offre aux nouveaux besoins. « Lorsque j’ai vu le nombre de clients qu’ont gagné certains de mes voisins, il devenait impératif de revoir ma gamme de produits », commente le loquace gérant, qui a ainsi fait commande de porte-clefs, d’écharpes, de tasses de café et autres casquettes, la « panoplie complète du parfait supporter ».

L’homme d’origine pakistanaise s’est même épris pour l’équipe algérienne, « je ne suis pas beaucoup l’actualité liée au football mais à la Coupe du monde je serai supporter des Fennecs ».

La fierté à fleur de peau

Barbès incarne la fierté à fleur de peau. Lieu de célébration attitré des inconditionnels des Verts avec les Champs-Elysées, les lieux peuvent rapidement cristalliser les tensions.

Ce fut le cas le 28 janvier dernier lorsqu’à la suite du cuisant revers essuyé par les Fennecs (0-4) face à l’honni rival égyptien en demi-finale de le Coupe d’Afrique des Nations, des dizaines d’individus, barres de fers à la main, auraient saccagé la vitrine d’un bar implanté rue Joseph-Dijon. « Un acte isolé » selon Hakim, tenancier du Littoral, l’une des tables les plus courues du coin.

Le Franco-Algérien préfère garder en mémoire les scènes de liesse et de communion qui entourent les victoires des Verts. « C’était de la folie le soir de la qualification, tout le monde était heureux. Heureux pour l’Algérie mais aussi pour la France, qui s’était également qualifiée le même jour. » Alors que la quinzaine de tables se situant dans le restaurant trouve difficilement preneur en temps normal, les soirs de matches la structure fait salle comble. « Lors de la CAN, le restaurant était plein, tout le monde était serré, il n’y avait pas de plus un centimètre de libre dans le restaurant. Nous étions obligés de baisser le rideau de fer pour éviter que d’autres personnes arrivent », se rappelle Hakim, l’Algérie chevillée au cœur. Fidèle à la proverbiale pondération algérienne, le jeune homme prédit un avenir ensoleillé à ses favoris. « Nous allons être la surprise de la Coupe du monde, l’Angleterre ne nous fait pas peur. » Avant de se laisser bercer par un accès de gentillesse, « si nous nous qualifions, j’offre le repas pour les huitièmes de finale ». Pas de quoi faire désemplir sa salle.

France Soir

kheddaoui
14/05/2010, 13h37
vous etes d'origine algerienne, alors nous sommes racistes voila ce que veulent dire indirectement les français

Benzema et Nasri écartés de l'équipe de France


Karim Benzema et Samir Nasri ont été écartés du Mondial 2010, eux qui étaient appelés à prendre la relève de Zidane. Ces évictions dénotent des appréhensions des dirigeants du football français de voir des joueurs d'origine algérienne succéder à une star mondiale de la trempe de Zidane en l'occurrence, lequel n'a jamais renié ses origines. Ces évictions s'apparentent en quelque sorte à une revanche de la loi, initiée par Raouraoua auprès de la FIFA, ayant permis à des joueurs, qui avaient évolué dans les sélections de leurs pays d'adoption, de changer de fédération pour opter pour leurs pays d'origine. C'est le cas notamment des Yebda, Meghni, Abdoun qui ont été champions du monde avec l'équipe de France en cadets. Benzema et Nasri auront, pour ainsi dire, payé pour Zidane qui s'est engagé à encourager l'équipe d'Algérie au Mondial alors que l'équipe de France sera également présente en Afrique du Sud. Zidane, qui a été reçu par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, avait déclaré qu'il prodiguera des conseils aux Verts durant leur séjour en Afrique du Sud. Avant la CAN-2010, Zidane n'avait pas hésité à rendre visite aux joueurs de l'équipe nationale, laquelle était en stage en France. L'engouement des joueurs algériens à l'étranger pour l'équipe de leur pays d'origine n'est pas fait pour plaire aux dirigeants du football français. Ces joueurs, formés il est vrai par des clubs français, brillent dans les différents championnats européens, à l'exemple de Ghezzal, Djebbour, Yahia, Lacen, Chedli Amri pour ne citer que les sélectionnés. L'éviction de Benzema et Nasri devraient ainsi servir de leçon à tous les immigrés qui continuent de rêver de refaire une carrière à la Zidane, hésitant, par là même, de rejoindre la sélection de leur pays d'origine. Il faut rappeler que si l'équipe de France avait atteint la finale de la précédente coupe du monde en 2006, c'était grâce au retour de Zidane, Thuram et Makelélé en sélection. Domenech et ceux qui le craignent de voir des immigrés prendre le relais de Zidane auront sacrifié Benzema et Nasri.