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Sabrina
12/11/2008, 00h45
Actualités : À 48 HEURES DE L’ADOPTION DE LA NOUVELLE CONSTITUTION
Veillée d’armes au Parlement




Les formations politiques siégeant au Parlement sont en pleine effervescence à l’approche de la session extraordinaire de demain. Les partis de l’Alliance font le point, le FNA est au bord de l’explosion et le RCD reste l’unique force d’opposition.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Les partis de l’Alliance présidentielle affûtent leurs armes. Demain, le Front de libération nationale, le Rassemblement national démocratique et le Mouvement de la société pour la paix sont appelés à jouer les premiers rôles. L’Instance de coordination parlementaire des partis de l’Alliance présidentielle organise ce matin une conférence de presse au siège de l’Assemblée populaire nationale. «Cette rencontre avec la presse sera animée par les présidents de groupes des trois partis. L’objectif de cette rencontre est de présenter le bilan des activités engagées dans le cadre de la révision constitutionnelle. Il est important également d’unifier nos positions sur certains points», a expliqué hier Miloud Chorfi, l’actuel président de cette instance. Les parlementaires de l’Alliance rencontreront également les membres de leurs directions politiques respectives. Après le FLN, qui a tenu hier après-midi sa réunion, c’est au tour aujourd’hui du RND et du MSP. Majoritaires au sein des deux chambres, ces formations se doivent de mettre au point les derniers détails pour la grande kermesse de demain.
Dissension au FNA
Au Front national algérien, l’heure est à la désobéissance et à la désunion. La majorité des députés FNA ont décidé de faire fi du mot d’ordre de la direction politique de ce parti. Contrairement à Moussa Touati qui a appelé à l’abstention, ces élus voteront pour la révision de la Constitution de Abdelaziz Bouteflika. Ces derniers ont clairement affiché leur position dimanche dernier lors d’une rencontre avec le président et les membres du bureau national du FNA. «Nous partons du principe que notre parti porte en lui des valeurs nationalistes et qu’on ne peut donc pas voter contre les nouvelles dispositions de cette révision qui protègent la famille révolutionnaire et les constantes de la nation», a indiqué, hier, Mohamed Benhamou en sa qualité de porte-parole des députés FNA «révisionnistes». «Notre réaction est un véritable sursaut nationaliste. Mais cela n’a absolument rien à voir avec un mouvement de redressement. Moussa Touati a eu l’indélicatesse de vouloir nous imposer son avis, mais nous voulons qu’il reste à la tête du parti. D’ailleurs, nous souhaitons qu’il présente sa candidature pour l’élection présidentielle. Le FNA doit avoir son candidat en 2009.» De son côté, Saâd Arousse, le président du groupe parlementaire du FNA, a une tout autre vision de la situation. «Notre position officielle est claire : le président du parti a annoncé que le FNA s’abstiendrait. Le groupe parlementaire appliquera cette directive. Si certains députés affichent une autre position le jour du vote, ils prendront leur responsabilité.»
Le RCD seul opposant
Dans un Parlement normalisé, le Rassemblement pour la culture et la démocratie reste donc l’unique force d’opposition au projet de révision de Bouteflika. Mais la confrontation avec les tenants du pouvoir a débuté dimanche aprèsmidi, lors de la présentation par le chef du gouvernement du projet de loi devant les membres de la commission mixte parlementaire. Les élus RCD qui ont participé à cette rencontre ont démontré que les nouvelles dispositions auraient des répercussions sur l’équilibre des institutions. Selon le député Hakim Saheb, le renforcement des pouvoirs du président de la République empêchent toute forme de cohabitation avec une force d’opposition.
T. H.