PDA

Voir la version complète : Vers la création de 12 pôles d’excellence



au_gré_du_vent
01/10/2010, 11h03
La direction de la recherche scientifique s’attelle à créer 12 pôles d’excellence qui activeront à travers le territoire national.

Les spécialités ciblées concernent l’économie, l’informatique, l’engineering, la chimie, la physique, les mathématiques, l’étude des matériaux, les géosciences, la médecine, la biologie, l’agriculture et l’environnement. C’est ce qui a été affirmé lors des assises nationales en mathématiques qui se tiennent depuis hier à l’université de Béjaïa. Les futurs pôles d’excellence visent à «compléter et harmoniser des environnements déjà opérationnels (laboratoires, centres et unités de recherche)», explique M. Sellami, directeur de la programmation de la recherche, de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les pôles ciblés ont été identifiés par un rapport publié, en avril dernier, par Thomson Reuters, leader mondial de l’information financière et scientifique.

Le rapport intitulé «Rapport sur la recherche mondiale : l’Afrique» (en anglais, Global Research Report: Africa), qui a examiné les articles scientifiques publiés par les universités africaines entre 2004 et 2008, reconnaît que l’Algérie est classée comme «troisième potentiel scientifique africain». Les objectifs de ces pôles d’excellence visent à «accroître la visibilité du travail de nos universités et chercheurs», détaille encore M. Sellami, qui précise que «les scientifiques algériens seront rassemblés géographiquement, mais rattachés à des laboratoires et centres de recherche de différentes institutions». Et d’ajouter : «Des projets innovants sont prévus par les programmes nationaux de recherche et autres programmes de coopération internationale.» Dans ce sens, six accords ont été conclus, le 26 mai dernier, entre l’Algérie et l’Afrique du Sud, dont celui consacré à la recherche scientifique et au développement technologique. Les futurs pôles d’excellence permettront également de «favoriser la mobilité des chercheurs, financer des projets fédérateurs pour les mettre au service du monde économique et social», affirme la direction de la recherche scientifique.

Pour ce faire, une cyber-infrastructure sera mise en place à travers le réseau ARN. Des bourses seront également accordées pour accueillir les chercheurs algériens établis à l’étranger. Enfin, il est à signaler que la direction de la recherche scientifique annonce un plan visant à «recruter 3000 chercheurs d’ici à 2012».


Cherif Lahdiri

El Watan, 28 septembre 2010

cimode
01/10/2010, 14h01
La direction de la recherche scientifique s’attelle à créer 12 pôles d’excellence qui activeront à travers le territoire national.

Les spécialités ciblées concernent l’économie, l’informatique, l’engineering, la chimie, la physique, les mathématiques, l’étude des matériaux, les géosciences, la médecine, la biologie, l’agriculture et l’environnement. C’est ce qui a été affirmé lors des assises nationales en mathématiques qui se tiennent depuis hier à l’université de Béjaïa. Les futurs pôles d’excellence visent à «compléter et harmoniser des environnements déjà opérationnels (laboratoires, centres et unités de recherche)», explique M. Sellami, directeur de la programmation de la recherche, de l’évaluation et de la prospective au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les pôles ciblés ont été identifiés par un rapport publié, en avril dernier, par Thomson Reuters, leader mondial de l’information financière et scientifique.

Le rapport intitulé «Rapport sur la recherche mondiale : l’Afrique» (en anglais, Global Research Report: Africa), qui a examiné les articles scientifiques publiés par les universités africaines entre 2004 et 2008, reconnaît que l’Algérie est classée comme «troisième potentiel scientifique africain». Les objectifs de ces pôles d’excellence visent à «accroître la visibilité du travail de nos universités et chercheurs», détaille encore M. Sellami, qui précise que «les scientifiques algériens seront rassemblés géographiquement, mais rattachés à des laboratoires et centres de recherche de différentes institutions». Et d’ajouter : «Des projets innovants sont prévus par les programmes nationaux de recherche et autres programmes de coopération internationale.» Dans ce sens, six accords ont été conclus, le 26 mai dernier, entre l’Algérie et l’Afrique du Sud, dont celui consacré à la recherche scientifique et au développement technologique. Les futurs pôles d’excellence permettront également de «favoriser la mobilité des chercheurs, financer des projets fédérateurs pour les mettre au service du monde économique et social», affirme la direction de la recherche scientifique.

Pour ce faire, une cyber-infrastructure sera mise en place à travers le réseau ARN. Des bourses seront également accordées pour accueillir les chercheurs algériens établis à l’étranger. Enfin, il est à signaler que la direction de la recherche scientifique annonce un plan visant à «recruter 3000 chercheurs d’ici à 2012».


Cherif Lahdiri

El Watan, 28 septembre 2010
Merci pour l'info...C'est bon de savoir que les autorités tentent d'apporter une réponse au problème de la fuite des cerveaux. Un signe encourageant mais je ne suis pas convaincu que les mentalités suivront.

Restons optimiste...(Ce pays ne finira jamais de m'étonner)

au_gré_du_vent
01/10/2010, 16h37
je voudrais pouvoir partager cet optimisme, j'ai du mal.
Voici un article plus ancien qui parle de la rechrcehz chez nous, peut-être l'as tu déja lu:
La recherche scientifique : un luxe en Algérie

La recherche scientifique : un « luxe en Algérie ! » Docteur Amar Bouhouche, professeur émérite, premier Algérien à décrocher un doctorat en sciences politiques (université du Missouri, Colombia), dresse un constat sans complaisance de l’état de la recherche scientifique en Algérie.
Faillite des politiques publiques, dévalorisation et déconsidération des branches de la recherche, absence de réactivité chez les chercheurs algériens…, le professeur en sciences politiques à l’université d’Alger, auteur de centaines de publications scientifiques, n’y est pas allé de main morte pour faire le « procès » des pouvoirs publics et celui des chercheurs algériens. « Nous n’avons pas de centres de recherches, mais des cimetières de recherche », soulignait-il hier lors de d’une conférence au Centre des études stratégiques du quotidien national Echaâb. Une conférence qui intervient quelques jours après l’annonce de l’installation d’une commission au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de l’évaluation de l’état de la recherche scientifique. « La recherche scientifique n’est pas seulement en crise, mais plus grave, on a l’impression que personne n’en éprouve le besoin, alors qu’elle peut aider à régler bien des problèmes », affirme le docteur Bouhouche. Les pouvoirs publics se sont fourvoyés, selon lui, dans une « politique erronée et infructueuse ».

« On persiste encore à ignorer la nécessité de s’appuyer sur la recherche scientifique et on penche plus pour l’importation de solutions clé en main que vers le développement de la recherche nationale. » Pour rogner sur les budgets de la recherche scientifique, présentée comme étant « trop coûteuse au Trésor public, les autorités prétextent souvent l’austérité financière et la rationalisation des dépenses publiques ». L’argent existe alors que les chercheurs sont privés de financement. A titre de rappel, le budget alloué par l’Etat au développement de la recherche est de 100 milliards de dinars pour les 5 années à venir.La crise que traverse actuellement la recherche scientifique est la conjugaison de plusieurs facteurs. Déficit en encadrement de qualité et dans les management des ressources humaines. « Les centres de recherches emploient tous ceux qui cherchent… pitance », plaisante-t-il. Dévalorisation des outils de la recherche et absence de volonté politique. Docteur Amar Bouhouche raconte à ce propos « l’histoire d’un ancien ministre des Finances parachuté directeur du Centre national des études stratégiques à la fin de son exercice ministériel, alors qu’il n’avait pas de qualifications particulières dans le domaine de la recherche scientifique ». Mais de tous les maux dont souffre la recherche scientifique en Algérie, les plus handicapants sont, selon le conférencier, ceux relatifs aux sources de financement et à son système d’organisation.

La recherche scientifique est malade, à ses dires, de « sa législation ». Une législation qui « profite » à l’appareil bureaucratique, qui fait primer « le respect des cadres juridiques et administratifs sur les objectifs de la recherche elle-même ». Les chercheurs subissent le diktat des administrateurs, regrette le professeur. « Ce sont eux et eux seuls qui décident de ce à quoi le chercheur est astreint comme objectifs de recherche ». C’est aussi la « faute aux chercheurs » qui « aiment se mettre sous tutelle et n’essaient pas de s’en affranchir ». Pour sortir de l’impasse dans laquelle s’est engouffrée la recherche scientifique, docteur Bouhouche plaide, entre autres, pour l’autonomie financière des centres de recherches. « Un système qui a fait ses preuves aux États-Unis d’Amérique et est adopté par de nombreux autres pays, dont la France qui vient d’accorder à ses 85 universités une autonomie financière », dit-il.

cimode
01/10/2010, 18h12
Le second article est très pertinent car il décrit les blocages. Donc on peut conclure que tant que les blocages décrit ne sont pas solutionnés, l'investissement sera perdu. C'est ce que j'appelle les mentalités.



je voudrais pouvoir partager cet optimisme, j'ai du mal.
Voici un article plus ancien qui parle de la rechrcehz chez nous, peut-être l'as tu déja lu:
La recherche scientifique : un luxe en Algérie

La recherche scientifique : un « luxe en Algérie ! » Docteur Amar Bouhouche, professeur émérite, premier Algérien à décrocher un doctorat en sciences politiques (université du Missouri, Colombia), dresse un constat sans complaisance de l’état de la recherche scientifique en Algérie.
Faillite des politiques publiques, dévalorisation et déconsidération des branches de la recherche, absence de réactivité chez les chercheurs algériens…, le professeur en sciences politiques à l’université d’Alger, auteur de centaines de publications scientifiques, n’y est pas allé de main morte pour faire le « procès » des pouvoirs publics et celui des chercheurs algériens. « Nous n’avons pas de centres de recherches, mais des cimetières de recherche », soulignait-il hier lors de d’une conférence au Centre des études stratégiques du quotidien national Echaâb. Une conférence qui intervient quelques jours après l’annonce de l’installation d’une commission au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de l’évaluation de l’état de la recherche scientifique. « La recherche scientifique n’est pas seulement en crise, mais plus grave, on a l’impression que personne n’en éprouve le besoin, alors qu’elle peut aider à régler bien des problèmes », affirme le docteur Bouhouche. Les pouvoirs publics se sont fourvoyés, selon lui, dans une « politique erronée et infructueuse ».

« On persiste encore à ignorer la nécessité de s’appuyer sur la recherche scientifique et on penche plus pour l’importation de solutions clé en main que vers le développement de la recherche nationale. » Pour rogner sur les budgets de la recherche scientifique, présentée comme étant « trop coûteuse au Trésor public, les autorités prétextent souvent l’austérité financière et la rationalisation des dépenses publiques ». L’argent existe alors que les chercheurs sont privés de financement. A titre de rappel, le budget alloué par l’Etat au développement de la recherche est de 100 milliards de dinars pour les 5 années à venir.La crise que traverse actuellement la recherche scientifique est la conjugaison de plusieurs facteurs. Déficit en encadrement de qualité et dans les management des ressources humaines. « Les centres de recherches emploient tous ceux qui cherchent… pitance », plaisante-t-il. Dévalorisation des outils de la recherche et absence de volonté politique. Docteur Amar Bouhouche raconte à ce propos « l’histoire d’un ancien ministre des Finances parachuté directeur du Centre national des études stratégiques à la fin de son exercice ministériel, alors qu’il n’avait pas de qualifications particulières dans le domaine de la recherche scientifique ». Mais de tous les maux dont souffre la recherche scientifique en Algérie, les plus handicapants sont, selon le conférencier, ceux relatifs aux sources de financement et à son système d’organisation.

La recherche scientifique est malade, à ses dires, de « sa législation ». Une législation qui « profite » à l’appareil bureaucratique, qui fait primer « le respect des cadres juridiques et administratifs sur les objectifs de la recherche elle-même ». Les chercheurs subissent le diktat des administrateurs, regrette le professeur. « Ce sont eux et eux seuls qui décident de ce à quoi le chercheur est astreint comme objectifs de recherche ». C’est aussi la « faute aux chercheurs » qui « aiment se mettre sous tutelle et n’essaient pas de s’en affranchir ». Pour sortir de l’impasse dans laquelle s’est engouffrée la recherche scientifique, docteur Bouhouche plaide, entre autres, pour l’autonomie financière des centres de recherches. « Un système qui a fait ses preuves aux États-Unis d’Amérique et est adopté par de nombreux autres pays, dont la France qui vient d’accorder à ses 85 universités une autonomie financière », dit-il.