MARSEILLE, 28 sept 2009 (AFP) - Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, a encouragé lundi la démarche d'élus de la région Paca qui souhaitent rencontrer le président algérien Abdelaziz Bouteflika, pour évoquer l'impact négatif sur la région de mesures prises par son pays en matière d'importations.
"Des mesures, compréhensibles et respectables, de politique économique générale prises par le gouvernement algérien ont des conséquences particulières sur les PME et les entreprises portuaires de Marseille", a constaté Mme Idrac, en visite lundi à Marseille.
Alger a durci les modalités d'importation des marchandises et interdit de faire entrer des engins de travaux publics d'occasion, "pièce maîtresse" des échanges entre les deux pays, selon l'Union maritime et fluviale (UMF) qui représente les entreprises du secteur portuaire dans la région marseillaise.
Selon l'UMF, le trafic marchandises du port de Marseille vers l'Algérie est fortement pénalisé depuis début août.
La secrétaire d'Etat a souhaité qu'il y ait une "bouffée supplémentaire de coopération décentralisée" avec l'Algérie. Pour ce faire, elle a expliqué qu'elle entendait "combiner les efforts de la diplomatie d'Etat avec un engagement particulier que je salue et encourage, des collectivités locales".
Les présidents des conseils régional Michel Vauzelle (PS), et général Jean-Noël Guérini (PS), le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP), le président de la communauté urbaine Eugène Caselli (PS) et le président de la chambre de commerce Marseille Provence Jacques Pfister, doivent se rendre en Algérie à une date qui reste à déterminer.
"Sans nous immiscer dans les orientations économiques du gouvernement algérien, les retombées en ce moment sont très défavorables à l'activité du port de Marseille", a expliqué M. Gaudin qui compte sur les "liens d'amitié très forts" qui lient la ville et l'Algérie pour obtenir "un peu de souplesse" dans l'application des mesures algériennes.
"Entre une loi de finances comme la loi de finances algérienne et des décisions assez précises, il peut y avoir naturellement des modalités d'application qui font qu'il y a un espace sur lequel nous pouvons attirer l'attention du président de la République algérienne", a ajouté M. Vauzelle.
Copyright AFP


LinkBack URL
About LinkBacks




Répondre avec citation
Kredence je me marre la france demande a un pays qui est dans le chaos comme ils le disent a chaque fois,que rien ne marche, une économie presque chaotique
................et ils pleurnichent, meme ils sont prés à supplier bouteflika a leur faire une petite faveur pour sauver leur économie.
