Sonia Lyes

La société des Eaux de Marseille (SEM) risque de perdre le contrat de gestion des eaux de Constantine. La Société de l'eau et de l'assainissement de Constantine (SEACO) a adressé, lundi 1er février, au président de la SEM une dernière mise en demeure avant la résiliation du contrat.

Elle demande au groupe français d’honorer ses engagements contractuels dans un délai de deux mois.

La partie algérienne reproche à son partenaire marseillais « le retard considérable en matière de sectorisation du réseau de distribution, de comptage, de recherche et réduction des fuites dans les systèmes d'adduction, les retards mis dans l'établissement d'une cartographie détaillée des réseaux et installations d'AEP et d'assainissement, les retards dans la mise à jour du fichier des abonnés, le bilan négatif des opérations de l'opérateur en matière de formation et les résultats obtenus en matière de gestion de Seaco par la SEM sont de nature à causer un grave préjudice à ses intérêts.

La Seaco a précisé que la SEM n'a pas répondu à plusieurs mises en demeure écrites et verbales entre le 19 octobre et le 31 décembre 2009. Interrogée lundi par TSA, la Société des Eaux de Marseille n’a pas souhaité commenter l’information.

La Société des Eaux de Marseille a obtenu en juin 2008 le contrat de gestion des eaux de Constantine, durant cinq ans et demi pour 27,8 millions d'euros. Le groupe français s'était engagé à « améliorer le service apporté à tous les habitants des 12 communes du département de Constantine et à assurer une distribution de l'eau potable 24 heures sur 24 ».

A plusieurs reprises ces dernières semaines, Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, avait publiquement critiqué la gestion des eaux des grandes villes algériennes par les groupes français
TSA