merci baudelaire genial le poeme tu dois etre un grand fan de se poete
Loin de mes rêves
Je m’éloigne beaucoup de mes rêves
Je les vois devant moi courir sans trêve
Je contemple tous mes rêves juvéniles
S’enfuir avec ce destin très habile
Le voilà, mon rêve de l’enfance
Devenu un remords qui me tance
Et l’autre de la défunte jeunesse
Qui me laisse avec ma tristesse
Et je me dis comment un matin
Un homme peut voir un rêve qui s’éteint?
Je me dis pourquoi ce que l’on désire
Devient un mirage ou juste un délire?
Je cours derrière ce rêve et je lui dis
Reviens, sans toi je me sentirai maudit
Sans toi, je ne serai qu’un fantôme
Et ma vie ne sera qu’un vil chaume
Je vois mon rêve et ce qui me fait geindre
C’est que je ne pourrais jamais l’atteindre
Je vois disparaître la raison de vivre
Et je cours, je cours pour la suivre
Une géante force essaie de me retenir
Me disant que ça ne sert à rien de courir
Que les rêves que j’ai faits avec le temps
Sont morts, pourquoi tu les attends ??
On m’a dit aussi que c’est le destin
Qui a donné à ma vie ce drôle de teint
Comment veut-on soudain que j’oublie
Que toute ma vie soit toute abolie
Que les jours et les promesses enfantins
Soient enterrés pour un évènement crétin
J’embrasse mes rêves et je leur jure
Que ma vie était réellement dure
Que je resterai étant vivant fidèle
Au moins à leurs vénérables séquelles
De quels rêves parles-tu mon ami?
Il n'en reste que l'angoisse et l'ennui
De quels rêves parles-tu et la vie
Au lieu de nous soutenir, nous envie.
Crois-tu toujours à ces drôles chimères?
baudelaire87
Ce n'est que par manque d'esprit qu'on ne va pas jusqu'au bout dans la souffrance.....
merci baudelaire genial le poeme tu dois etre un grand fan de se poete
ma contribution est modique mais mon soutien est sincere
laha rijaalouha wa nissaouha wachababiha, Notre pays est libre, indépendant,
bismi allah bdit wa3la nâabi sallit :
أرفت أبريقـي وترضيــت وربـي أعطــانـي ماتمنــيت
Arfet abriki wa atwaddit ou rabbi aâtanni ma atmanit
J'ai fais ma prière et le bon dieu m’a donné tout ce dont j’ai espéré
C'est bien de rever Baudelaire. Peut-être qu'on les rèalisera un jour !
Merci pour ce joli poême. Bravo !
Un autre poème de Charles Baudelaire que j'adore
Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu'ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l'Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant,
Ou dans une maison déserte quelque armoire
Pleine de l'âcre odeur des temps, poudreuse et noire,
Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient,
D'où jaillit toute vive une âme qui revient.
Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres,
Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres,
Qui dégagent leur aile et prennent leur essor,
Teintés d'azur, glacés de rose, lamés d'or.
Voilà le souvenir enivrant qui voltige
Dans l'air troublé; les yeux se ferment; le Vertige
Saisit l'âme vaincue et la pousse à deux mains
Vers un gouffre obscurci de miasmes humains;
Il la terrasse au bord d'un gouffre séculaire,
Où, Lazare odorant déchirant son suaire,
Se meut dans son réveil le cadavre spectral
D'un vieil amour ranci, charmant et sépulcral.
Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire
Des hommes, dans le coin d'une sinistre armoire
Quand on m'aura jeté, vieux flacon désolé,
Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé,
Je serai ton cercueil, aimable pestilence!
Le témoin de ta force et de ta virulence,
Cher poison préparé par les anges! liqueur
Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon coeur!
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal,