Affichage des résultats 1 à 2 sur 2

Discussion: Ce que voulait dire Mohammad Bouazizi au Président

  1. #1
    Banned
    Date d'inscription
    juillet 2010
    Messages
    914

    Par défaut Ce que voulait dire Mohammad Bouazizi au Président

    Monsieur le Président merci pour votre visite,
    Elle vient un peu tard, hélas, ce n’est pas ce que je mérite
    Avant de m’allumer j’ai crié justice aux élites,
    Ils sont apparemment sourds sans âme on dirait des ermites.

    Ils ne respectent ni le peuple ni la loi,
    Ils sont vos fidèles, je ne me trompe pas cette fois,
    Maintenant vous essayez de nous montrer la bonne voie,
    Trop tard pour vous, je pense aussi pour moi.

    Vous avez dit que j’étais psychologiquement fragile,
    Bein oui j’habite toujours dans une maison en argile,
    Je ne vis pas dans un palais au bord de la mer on dirait sur une île,
    Votre peuple est dans une galère, une misère, sans travail ni
    domicile.

    Monsieur le Président je n’ai pas pu vous parlez, j’avais envie de vous dire :

    Aujourd’hui c’est le peuple qui s’enflamme,
    Monsieur le Président on dirait que vous êtes sans état d’âme,
    Vous n’avez pas compris l’envie du peuple ou vous voulez encore des réclames,
    Je vous dis, avec tous mes respects, sans insultes ni blâmes,
    Partez, s’il vous plait, prenez tous vos affaires et surtout votre
    dame.

    Et pour ceux qui vous soutiennent, je leurs dis : pensez à l’avenir,
    Arrêtez votre hypocrisie, votre fayotage, ça devient un délire,
    Ensemble, à une meilleure vie, on pourra aboutir,
    Espérant que je puisse vous voir une autre fois et revenir
    Pour participer avec vous au changement, à construire et à bâtir,

    Que Dieu me pardonne et me donne une deuxième chance,
    Je lui promets de ne plus jamais refaire ça, car j’ai oublié le vrai but de l’existence
    Je suis devenu inconscient de mes actes, je me suis retrouvé dans une grande souffrance
    J’ai perdu mes moyens je n’ai pas trouvé à qui faire confiance.

    Je pleure jours et nuits et personne ne sent mes douleurs
    Pardonnez moi, ma mère, mon père, mes frères et mes sœurs,
    Vous souffrez avec moi je vous sens de tout mon cœur.

    Tout ce que j’ai fait c’était pour me faire entendre
    Mais les responsables ne veulent rien comprendre
    Il a fallu que je me transforme en boule de feu puis des cendres

    Mon cher peuple ne laisse pas passer mes douleurs accablantes
    Défendez ma cause noble, pour une vie juste et non déprimante.
    Je n’ai pas voulu faire une propagande,

    Et je ne voudrai pas devenir une légende……

    Mohamed

  2. #2
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    décembre 2009
    Messages
    2 694

    Par défaut

    Je n'ai pu finir la lecture de cet appel, c'est très douloureux.

    Une consolation : à cette seconde, les luttes victorieuses des masses populaires libyennes viennent de libérer les villes de Zawiya et Masrata et au prix de dizaines de martyrs.
    Dernière modification par Jalal ; 25/02/2011 à 00h12.
    Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
    Abou El Qassem Echabbi
    Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet

Discussions similaires

  1. Réponses: 4
    Dernier message: 09/03/2011, 17h02
  2. Réponses: 1
    Dernier message: 29/12/2009, 08h40
  3. Réponses: 2
    Dernier message: 16/12/2009, 18h15
  4. Réponses: 0
    Dernier message: 10/05/2009, 13h58
  5. L’armée israélienne voulait danser à Londres
    Par kredence dans le forum Actualité Internationale
    Réponses: 6
    Dernier message: 24/04/2009, 21h43

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •