El Gueddafi cherche le dialogue avec les révolutionnaires libyens?
Échange entre “zaïms” sur la culture des Algériens
À la fin d’un dîner de sommet arabe des années 1970, Kadhafi fut
pris d’un malaise. Ne pouvant mettre la main sur son médecin, Boumediene lui propose les services de son docteur. “D’accord,
répond le “guide”, mais ça m’étonnerait qu’il comprenne l’arabe, les médecins algériens étant formés par la France et, peut-être, sera-t-il gêné par l’inconfort de la khaïma, habitués que sont vos médecins au luxe parisien… ?” Devant ces insinuations sur l’inculture et l’influence dont souffrent les Algériens, Boumediene rétorque : “Tu auras toujours intérêt, mon cher Mouammar, à fréquenter les Algériens. Mon médecin est medersien et excellent bilingue, en plus d’être très bon clinicien.
Il va soulager tes maux, mais connaissant ton penchant pour
la poésie arabe, tu auras le privilège d’apprendre, avec lui,
quelques notions de “balagha”, des Mou’alakat et les différences
de style entre Imr-ou-El-Kaïs et Zoheïr Ibnou Abi Salma. Il peut
t’entretenir de science, de fiqh, d’histoire des civilisations et de
littérature latine, et non pas uniquement française. Et pour la
khaïma, c’est un fils d’une région du Sahara, connue par sa
race ovine, ses palmiers et par ses poètes ; il a grandi dans une
tente moins luxueuse, éclairée à la bougie et dotée de lait de
chamelle !”
Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
Abou El Qassem Echabbi
Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet
El Gueddafi cherche le dialogue avec les révolutionnaires libyens?
Si le peuple décide un jour de vivre, il faut que le sort s'y plie, il faut que la nuit se dissipe, il faut que la chaîne se brise
Abou El Qassem Echabbi
Mon ami, mon frère, si toi tu ne brûles pas, si moi je ne brûle pas, qui éclairera la route ? Nazim Hikmet