Me voilà de nouveau Constantine
Revenu avec mon âme en ruine
Revenu avec mes séniles espérances
De trouver ma vie et ma chance
Constantine, pourquoi ce froid?
Invétéré comme celui de l'autrefois
Es-tu une ville pour aimer ou vivre?
Ou un cimetière couvert de givre?
Es-tu une femme qu'on aime à mourir?
Ou un visage que le temps essaie de blêmir?
Je suis revenu y enterrer mon chagrin
Qui est dans ma vie le seul gain
Je suis revenu là où mon âme
A laissé sa moitié et quelques larmes
Ah Constantine! Raconte-moi ton histoire
Mystérieuse, que j'essaie de croire
Qu'as-tu fait pour autant souffrir?
Où je marche j'entends tes soupirs
Où chaque pavé me parle de toi
Je l'écoute et de son chagrin, je bois
Pourquoi Constantine cette douleur?
N'ai-je pas le droit au bonheur?
Ou c'est ainsi que la vie est faite?
Prometteuse, belle mais jamais parfaite
Ou c'est ainsi que sont mes pas?
Trébuchant jusqu'au trépas
Chérie, Constantine cette fois
M'a parlé longuement de toi
M'a ouvert ses portes si fatiguées
M'a soulagé de sa voix si languie
Pourquoi chère ville ce regard?
Pourquoi tes traits sont si hagards?
Je suis revenu avec mon ancien mal
Fuyant mon chagrin devenu brutal
Revenu toutefois avec tant d'espérance
Pour ma nymphe au sourire immense
Constantine, moi l'amoureux de tes murs
Qui vivent, pleurent et murmurent
Je suis revenu épuisé suivre
Une femme qui me donne envie de vivre
De son sourire fait mourir mon passé
Dont mon âme est encore terrassée
Que son regard dessine mon chemin
Me promettant un radieux lendemain
A Constantine, les rues disent d'un regard
Que vient chercher cet homme bizarre?
Un chemin perdu depuis longtemps
Ou sa bien-aimée qu'il attend?
J'ai dit : je suis revenu avec mon cœur
Brisé, amoureux, plein de douleurs
A la recherche de ma jolie femme
Qui depuis longtemps habite mon âme
L'avez-vous vue quelque part?
Se promener comme une reine certain soir
Constantine, je suis revenu pour une femme
Que même ses pleurs me charment
En quittant Constantine, j'étais malade
Les yeux éperdus, l'âme maussade
Et le cœur horriblement solitaire
La vie moribonde et grabataire.
06/08/2010
Dernière modification par baudelaire87 ; 17/11/2010 à 19h37.
Ce n'est que par manque d'esprit qu'on ne va pas jusqu'au bout dans la souffrance.....