Il serait né dans une famille de théologiens et d’hommes de sciences. Son père était, paraît-il, le conseiller religieux personnel de l’émir. L’enfant bénéficia donc auprès de ce père d’une éducation moralisante et approfondie qu’il appréciait et qu’il perdit tôt en devenant orphelin. Il dit à ce sujet :
Je connais la souffrance des orphelins,Il fut donc confié à son grand père maternel, père d’un théologien et mystique connu, Ghotboddin Shirâzi.
Car l’ombre de mon père s’éloigna de ma tête,
C’était aux côtés de mon père seul,
Que j’avais la tête couronnée.
Les enfants d’Adam font partie d’un corps
Ils sont créés tous d’une même essence
Si une peine arrive à un membre du corps
Les autres aussi, perdent leur aisance
Si, pour la peine des autres, tu n’as pas de souffrance
Tu ne mériteras pas d’être dans ce corps
Traduit par Mahshid Moshiri
(La traduction en anglais de ce poème de Saadi figure à l’entrée du siège de l’Organisation des Nations Unies à New York)


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