Apparemment un beau film ! Il devrait relater la période la plus riche de l'Algérie contemporaine. C'est le brassage des cultures et des religions qui a fait cette richesse.
Ahlane, les amis !
Voilà, je suis allée ce samedi au cinéma (Grand Rex, pour les parisiens..) où était projeté le film El Gusto, de la réalisatrice algéro-irlandaise Safinez Bousbia.
Synopsis :
Je l'ai trouvé beau (bien qu'un peu brouillon), parce qu'il nous parle d'une époque qu'on a pas connu (je n'ai que 22 ans !) mais qui est tout de même bien présente dans la conscience collective de l'Algérie.La bonne humeur - el gusto - caractérise la musique populaire inventée au milieu des années 1920 au cœur de la Casbah d'Alger par le grand musicien de l'époque, El Anka. Elle rythme l'enfance de ses jeunes élèves du Conservatoire, arabes ou juifs. L'amitié et leur amour commun pour cette musique qui "fait oublier la misère, la faim, la soif" les rassemblent pendant des années au sein du même orchestre jusqu'à la guerre et ses bouleversements.
El Gusto, Buena Vista Social Club algérien, raconte avec émotion et... bonne humeur comment la musique a réuni ceux que l'Histoire a séparés il y a 50 ans.
Quelqu'un d'autre la vue ou en a entendu parlé ?
Savez-vous s'il sera projetté en Algérie ?
Apparemment un beau film ! Il devrait relater la période la plus riche de l'Algérie contemporaine. C'est le brassage des cultures et des religions qui a fait cette richesse.
Note de production
Né au milieu des années 1920 , le chaâbi est une musique issue de plusieurs
influences. Berbère, andalouse et chants religieux : « On a fait un
cocktail et ça a donné la musique chaâbi. » L’inventeur de cette boisson
musicale au goût nouveau, de ce « son magique qui résonne » encore dans le
cœur et les oreilles de ses anciens élèves, s’appelle Cheikh – Le Maître –
El Anka (Hadj M’hamed El Anka 1907-1978). Sa recette est faite d’emprunts
et de mélanges, de métissages et d’adaptations, de transformations mais
aussi d’innovations musicales.
Avec ces ingrédients El Anka donne naissance à un style musical original et
personnel qui remporte immédiatement un formidable succès. Cette musique
nouvelle à l’audience populaire - chaâb signifie le peuple - touche tous
les habitants de la Casbah d’Alger. Musulmans, juifs, Italiens, Espagnols :
tous vivent au rythme du chaâbi … À l’époque, c’était « l’harmonie de vie
entre toutes les communautés. Tout le monde se fréquentait. » Les musiciens
se souviennent : ils priaient ensemble ; l’engouement était tel que les
musulmans allaient avec leurs copains juifs à la synagogue
le but de la discussion ne doit pas être la VICTOIRE ,mais l'amélioration.