Faisant partie du corps de la police, jusqu’à il y a un peu plus d’une année, H. Riad a été condamné à dix ans de prison, mercredi dernier, par le tribunal criminel de Tizi-Ouzou. Selon certains avocats, il s’en sort plutôt bien, au regard du délit pour lequel il était poursuivi, à l’instar de ses trois acolytes. En effet, comme mentionné dans l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les faits remontent au mois de mai de l’année dernière, lorsque H. Riad est allé déclarer, auprès de la police judiciaire de Draâ-Ben-Khedda, la perte de son arme.
Au policier qui l’avait auditionné ce jour-là, il déclara avoir égaré son PA alors qu’il était avec des amis en route vers Tizi-Ouzou, à un endroit où eut lieu une tentative de braquage montée par quatre individus. Il déclara avoir sorti alors son arme pour se défendre. C’est là qu’il la perdit. Il ajouta qu’il était revenu le lendemain sur le même lieu et prétendit n’avoir retrouvé que le chargeur. Une déposition qui ne put convaincre ses collègues de la PJ de Tizi-Ouzou, qui ouvrirent une enquête à l’issue de laquelle il sera établi qu’avec trois acolytes, ils avaient convenu de braquer un commerçant au lieudit Bouaïd, à l’entrée ouest de Tizi-Ouzou. Ils délestèrent leur victime de dix millions de centimes puis l’abandonnèrent au beau milieu de la chaussée avant qu’un véhicule ne vienne percuter de plein fouet le malheureux commerçant qui décèdera. Des faits que confirmera un des complices de l’ancien policier qui, lui, a réfuté en bloc ce qui lui avait été reproché. Heureusement pour lui, comme le soutenait un avocat, qu’il s’en soit tiré avec dix années de réclusion criminelle alors que le procureur de la République avait requis la peine capitale contre le quatuor. Par ailleurs, de sources policières, on a appris que la semaine dernière, les enquêteurs de la criminelle avaient procédé à l’arrestation d’un groupe de cinq personnes qui, depuis quelques mois, dressaient de faux barrages sur un territoire allant, entre autres localités, de Tizi-Rached à Larbaâ-Nath- Irathen pour s’en prendre aux usagers de ces routes peu sûres depuis quelques années. En réalité, ajoute la même source, ce groupe était composé de six personnes. Il se trouve que le membre absent du groupe est décédé il y a quelques jours lors d’un cambriolage ayant mal fini. Ses complices ont été présentés mercredi dernier devant le magistrat instructeur et placés sous mandat de dépôt.
Azedine M.