Pourquoi appelle t'on Abdelkader Jilani "Le Faucon Gris"

El salam,



La mère d’Abdel Qadir, Fatima, portait au visage la cicatrice d'une ancienne blessure qu'il l’a marquait déjà depuis bien avant son union avec Abou Salih Djenghi Dost, le père d’Abdel Qadir.
C'est peu avant son départ de Niff pour Bagdad qu’Abdel Qadir et sa mère eurent une curieuse conversation, au cours de laquelle, il eut l’idée de l'interroger sur l'origine de son ancienne blessure. À ses questions, sa mère répondit :
« Mon fils, cesse de me questionner sur ce sujet. Cette histoire est un secret que je désire ne pas te confier. -- Ô mère ! Je n'ignore rien de ce qui arriva en cette circonstance. -- Et comment pourrais-tu savoir ?… Il n’y avait alors personne de présent, et je n'en ai parlé à personne ?… Ne réveille pas en moins tristes souvenirs. -- Ô mère! Tu étais alors une toute jeune fille. Seule tu étais allé puiser l'eau pure d'une source, que dans ta famille on aimait à boire. Séduit par ta juvénile beauté, un misérable voulu profiter de ta faiblesse, tu fus en butte à ces violences, dés qu’il te vit t’éloigner dans ce lieu désert. -- en vérité, cela s'est passé ainsi, confessa Fatima étonnée. -- en ce lieu solitaire, personne ne pouvait ni entendre tes cris, ni répondre à tes appels. Trop faible pour te défendre, tu allais voir triompher ton agresseur. -- ô mon fils ! Que je suis confuse de t'entendre évoquer cette scène odieuse, où je pensais mourir de terreur et d’angoisse ! -- Tes larmes coulaient abondantes. En vain, tu suppliais cette brute infâme ! Dans cette lutte inégale, sentant tes forces abandonner, d'un geste inspiré, tu supplias le ciel. À ce moment, Ô mère ! N’as-tu pas imploré l’aide de notre glorieux Prophète Mahamed ?… Mais ce misérable insensé, n'en fut pas plus touché que de tes larmes. Il portait dans ses bras ton corps épuisés par cette lutte, car tu perdis connaissance. -- oui, j'ignore tout ce qui s'est passé, après que j’eu aperçus un grand oiseau qui semblait nous considérer. -- laisse-moi, aujourd'hui te le dire. Ton agresseur se croyait déjà sûre de sa victoire, lorsque du ciel fondit sur lui un faucon gris, qui lui arracha les deux yeux, en punition de sa conduite infâme et qui lui fit lâcher prise. Rougissant de douleur, épouvanté, il s'enfuit !… Toi, près de la source, où ton amphore s'était brisée, tu gisais évanouie. Pour t'arracher à cet épanouissement, le faucon gris effleura ta joue de sa griffe, et tu gardes depuis ce jour, la marque de la céleste protection à laquelle tu dus ton salut. Ô mère ! Efface de ton cœur ce triste souvenir, puisque Dieu t’a secouru à temps et ta vengé. -- mais toi, mon fils, comment peux tu me parler d'un fait aussi étrange, enseveli dans le passé, bien avant ta naissance ? Qui avait pu ton instruire ? J'étais alors, je te l'ai dit, une toute jeune fille, presque une enfant et personne n'a jamais rien su de ce qui m'arriva ? -- Mère ! Par Dieu est toute puissance ! Et par sa grâce, le faucon gris c’était moi ! »