Le ministère de l’Intérieur a adressé, il y a quelques jours, une correspondance à l’ensemble des walis dans le but de présenter, dans les meilleurs délais, des propositions et des recommandations afin d’amender la loi 01/81 concernant la cession des biens de l’Etat.
Selon le contenu de ladite correspondance, l’Etat, à travers les amendements à introduire, veut rectifier le tir et régulariser l’ensemble des cas litigieux. Pour rappel, des biens ont été cédés ou vendus à de tierces personnes et après la manifestation des vrais propriétaires qui disposent de documents faisant foi, il s’est avéré que les services concernés se sont trompés et ce, en application de la loi 01/81. Cependant, selon des personnes avisées, il y a anguille sous roche, l’Etat algérien veut mettre le holà au torrent de requêtes judiciaires introduites au niveau des cours de justice des grandes villes algériennes à l’image d’Annaba, Alger, Tlemcen, Constantine et Oran. Ces affaires ont, par ailleurs, pris des relents gravissimes et de vrais scandales dont particulièrement celles concernant les locaux d’Air Algérie et plusieurs institutions publiques. Il est judicieux de savoir que les pieds-noirs ont déposé des plaintes au niveau de plusieurs organisations internationales. Dans le même sillage, des analystes avisés ont indiqué que le timing de cette correspondance n’est pas fortuit. «Les Français ont judicieusement choisi le moment pour faire des pressions sur le pouvoir. C’est un troc pour le soutien qu’ils doivent apporter au 3e mandat de Bouteflika et c’est aussi une velléité de pousser le pouvoir à appliquer les accords d’Evian dans leur volet compensation des pieds-noirs» ont-ils estimé avec désarroi.
Daoud Allam