Lorsque Diana Buchan a développé une douleur aiguëe dans son mollet, cette graphiste designer de 30 ans a essayé de l'ignorer. Elle a d'abord pensé que sa douleur était provoquée par une balade en vélo, faite le week-end précédent. En fait, la cause de son malaise était une thrombose veineuse profonde, soit un caillot de sang dans sa jambe gauche. Le caillot s'est délogé rapidement pour atteindre ses poumons. Elle a dû être hospitalisée d'urgence pour une embolie pulmonaire.

La plupart des gens associe l'embolie à des vols en avion trop longs ou à la prise de pilule. Mais il n'y a pas que ça qui peut provoquer le drame. La quantité de temps que nous passons assis, au bureau ou ailleurs, provoque des risques. Une étude américaine publiée hier dans le British Medical Journal indique que les femmes qui restaient assises pendant longtemps chaque jour doublaient, voire triplaient les risques de caillots de sang dangereux.

Dans les jours qui ont précédé son hospitalisation, Diana était assise à son bureau au moins six heures par jour, sans interruption. Ca aurait pu la tuer. Certains experts sont tellement convaincus par le lien qui existe entre les périodes prolongées devant un ordinateur et les thromboses pulmonaires qu'ils ont inventé un nouveau terme pour cela: l'e-thrombose.

"Si vous vous asseyez 90 minutes par jour sans vous lever, le flux de sang derrière vos genoux diminue de 50%, augmentant considérablement les chances d'une thrombose veineuse profonde", explique le professeur Beverley Hunt, consultant en hématologie dans un hôpital de Londres. "Il est vital de prendre des pauses régulières toutes les heures: se lever, marcher, faire tourner vos chevilles, étirer les muscles du mollet."

Le danger du caillot qui se forme dans la jambe est qu'il peut remonter via la circulation sanguine et bloquer les poumons. Une embolie pulmonaire peut provoquer des essoufflements, des douleurs
et même des crachats de sang.

Un grand caillot peut bloquer l'approvisionnement du sang dans les poumons, les privant d'oxygène. C'est souvent fatal. Le problème, c'est qu'on pense, à tort, que seules les personnes âgées sont à risque. Diana a consulté son médecin qui lui a diagnostiqué des douleurs musculaires. "Il m'a dit de prendre l'ibuprofène et de me déplacer plus."

La jeune femme a alors commencé à avoir le souffle court, puis des douleurs lancinantes dans la poitrine, les épaules et le dos. Sur l'insistance de son amoureux, elle a vu un autre médecin généraliste qui l'a envoyée aux urgences. Diana a évidemment été terrifiée.

Même lorsque vous êtes en période de rush, prenez le temps de vous détendre, de vous lever, de bouger un petit peu avant de reprendre le travail.

Dé.L.
06/07/11 13h58