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Discussion: Une initiative citoyenne et indépendante: Pour penser le changement en Algérie

  1. #1
    Membre F.A.M. Avatar de au_gré_du_vent
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    Par défaut Une initiative citoyenne et indépendante: Pour penser le changement en Algérie

    Je vois qu'il ya des initaiatives par ça et là, des volontés à faire avancer les choses chez nous:


    Nabni : Une initiative citoyenne et indépendante

    Pour penser le changement en Algérie


    mercredi 8 juin 2011.
    Nabni : un réseau d’économistes, d’universitaires, de chefs d’entreprise, de médecins et de simples fonctionnaires qui élaborent un programme documenté et ciblé visant à améliorer le quotidien des Algériens. Leur premier objectif : produire 100 mesures précises à proposer au gouvernement le 5 juillet prochain. Cette initiative citoyenne et indépendante suscite autant d’engouement que des réserves. Qui sont-ils vraiment et à quelle logique répond leur démarche ?

    Le besoin de changement, sur toutes les lèvres depuis le début de l’année, est peut-être tombé dans les oreilles sourdes de l’Etat, mais pas dans celles de certains acteurs de la vie économique algérienne. Emeutes, immolations par le feu, mutilations, sit-in, grèves, marches, la société est au bord de l’explosion. Les politiques dressent des constats, le Président, lui, poursuit des consultations en vue de réformes auxquelles personne ne croit vraiment. Le changement tant espéré ne cesse d’être repoussé. Des universitaires, des chefs d’entreprise, des experts économistes, des médecins et de simples fonctionnaires se sont regroupés autour d’une initiative citoyenne indépendante lancée le 13 avril dernier : Nabni, qui veut justement précipiter ce changement.

    Leur objectif n’est pas des moindres : « construire une Algérie nouvelle. » Nabni, c’est une vingtaine d’hommes et de femmes qui prennent de leur temps et de leur argent pour l’élaboration de mesures à proposer au gouvernement le 5 juillet prochain. Pour ce faire, une démarche scindée en deux programmes a été adoptée : Nabni 2012 portant sur 100 mesures concrètes et réalisables à court terme et Nabni 2020, consistant en la préparation d’un plan prospectif à l’horizon 2020 visant des réformes beaucoup plus stratégiques à lancer dans un second temps. « Nabni est une force de proposition pragmatique qui veut dépasser la critique et le simple constat pour apporter de véritables solutions aux besoins des citoyens algériens », précise Abdelkrim Boudraâ, porte-parole et membre du comité de pilotage de l’initiative.

    Un premier think tank en Algérie ?

    Dix propositions de mesures sont rendues publiques chaque mercredi depuis le lancement de l’initiative. L’objectif étant de réaliser les 100 mesures proposées avec un plan de mise en œuvre détaillé pour chacune d’elles, à la date symbolique du 5 Juillet 2012, année du cinquantenaire de l’indépendance. Ces mesures ont toutes un point commun : elles peuvent être réalisées en une année. Elles ciblent des problèmes précis auxquels des solutions minutieusement planifiées sont proposées, comme pour bien montrer du doigt la simplicité avec laquelle on peut répondre aux attentes des Algériens. L’échec des institutions de l’Etat dans ce domaine est justement cuisant. La santé, l’université, l’économie, l’administration sont autant de domaines qui souffrent actuellement de nombreux problèmes. Nabni propose des solutions à quelques-uns d’entre eux. Ainsi, si ce réseau résiste au test du 5 juillet, il serait le premier think tank à se formaliser en Algérie. Selon sa définition littérale, un think tank, concept anglo-saxon, est un « réservoir de pensées », une organisation indépendante, réunissant des experts voués à la recherche d’idées nouvelles en vue de peser sur les affaires publiques. Quelle place le système politique algérien peut bien réserver à ce genre de forces de proposition ? Leur absence constatée jusque-là sur la scène publique est en soi une réponse. Mais les politiques ne sont pas les seuls à décourager l’émergence de ce genre d’initiatives.

    Doutes et scepticisme


    C’est sur Internet que s’élabore leur plate-forme d’actions : le site Nabni.org retient les propositions et commentaires des internautes intéressés par cette initiative. Ils sont nombreux. Près de 65 000 visites ont été enregistrées depuis deux mois. Certains adulent, d’autres se montrent curieux, mais avec beaucoup de réserve, d’autres encore décrient et l’accusent, sans équivoque, d’être manipulée politiquement sans pour autant donner d’arguments. Le scepticisme ambiant gagne même les esprits les plus ouverts au changement. La question qui revient souvent, en parlant de Nabni est la suivante : qui sont-ils vraiment et à quelle logique répond leur démarche ? Ils sont quatre à gérer le comité de pilotage de ce réseau qui se dit ouvert à toutes les participations : Najy Benhassine, économiste, Abdelkrim Boudra, directeur d’un institut de formation et d’une société de conseil, Elies Chitour, économiste, et Rostane Hamdi, consultant en organisation, management et stratégie. Mais le groupe de travail s’élargit à plus d’une vingtaine de personnes activant en Algérie et à l’étranger. C’est justement parce que le réseau Nabni se place dans le vide laissé par les partis politiques – en manque de propositions concrètes – qu’il suscite beaucoup de retenue et d’interrogations.

    Et pourtant, les initiateurs de Nabni, qui entrent incontestablement dans le terrain glissant du politique, ne manquent pas de préciser que cette contribution « est non partisane et qu’elle n’aspire qu’à renouer le lien rompu entre dirigeants et dirigés ». « Nous voulons formuler des propositions pertinentes et documentées que les partis politiques et les institutions de l’Etat pourront s’approprier librement. Nous ne demandons rien en retour et nous nous impliquons dans les affaires du pays que par souci de patriotisme », précise encore Abdelkrim Boudraâ. Une initiative trop belle pour être vraie ? Leur réponse est unanime : « Que ceux qui doutent de nous attendent de voir pour juger. » Le gouvernement leur laissera-t-il justement l’occasion de faire leurs preuves ? Réponse le 5 juillet prochain.

    Fella Bouredji EL WATAN
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  2. #2
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    et un autre article:

    Politique: Nabni revient sur ses 100 propositions
    M Aziza
    Le Quotidien d'Oran : 10 - 07 - 2011

    En respectant son engagement, le réseau Nabni vient de rendre publiques les cent mesures pour «l'émergence d'une Algérie nouvelle au 5 juillet 2012». C'est ce qu'a été confirmé par les animateurs du réseau indépendant Nabni, lors d'une conférence de presse tenue hier, à Riad El Feth, à Alger. Les cent propositions formulées avec la contribution d'internautes notamment d'experts volontiers sont publiées sur le site web de Nabni. Les mesures proposées sont déjà transcrites dans des documents qui seront transmis aux différentes institutions de l'Etat, y compris la chefferie du gouvernement, avec l'espoir de trouver un écho, qu'il soit favorable ou pas. Le document sera également transmis à la classe politique, à la presse et aux personnalités nationales de la société civile. L'enjeu est d'avoir un «feedback» à cette série de propositions (des remarques constructives, des impressions, des corrections et des modifications que ce soit des institutions de l'Etat ou de la part de la société civile) pour arriver au fur et à mesure à des propositions de qualité.
    Enfin, ce qu'il faut retenir est que 99 de ces propositions doivent être prises en charge par l'Etat. Elles concernent la réforme de l'administration, le développement social ainsi que de la santé, résoudre les problèmes de la jeunesse, promouvoir le développement de l'entreprise, de l'emploi et de l'économie. A cela s'ajoutent des propositions qui touchent à l'accès au financement, au logement et au foncier industriel. Des solutions pour l'école, la formation et l'enseignement supérieur et de la recherche. Et enfin des propositions qui ont porté sur le thème de la gouvernance de l'Etat et des institutions. A noter que la 100e mesure appelle à renforcer l'implication de la société civile dans les débats politiques publics. Les acteurs de Nabni demandent à l'Etat de mettre en place des canaux de consultation systématiques de la société civile. En clair, ils proposent qu'il soit publié systématiquement, pendant 30 jours, tous les projets de loi pour consultation publique sur le site du secrétariat général du gouvernement. Enfin, Nabni annonce également le lancement prochain de «l'observatoire Nabni des politiques publiques». Son but est de consacrer le rôle de l'initiative dans une observation critique et constructive des politiques publiques et d'appuyer le débat public et l'engagement citoyen.
    A noter que lors de cette conférence, la majorité des questions soulevées par l'assistance étaient liées au degré d'application de ces mesures. Certains se sont montrés un peu sceptiques en qualifiant les initiateurs de ces mesures de naïfs. Les questions de l'assistance sont légitimes. Ils se sont interrogés : «Est-ce que les autorités vont prendre en charge ces propositions, ou plutôt est-ce qu'elles vont jeter un coup d'œil sur le document ?». D'autres ont demandé : «Est-ce qu'il y a une possibilité pour qu'il y ait une interaction entre les institutions de l'Etat et le réseau Nabni ?». Les initiateurs de ce projet affirment attendre une réaction des autorités qu'elle soit positive ou négative. Ils sont convaincus qu'ils doivent faire de leur mieux pour faire un forcing pacifique pour construire un plan d'actions de rupture pour l'année du cinquantenaire.
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  3. #3
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    Salam Gré
    « Si tu as une pomme, que j'ai une pomme, et que l'on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j'ai une idée et que l'on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées » George Bernard Shaw

    NOUVELLE ALGERIE BATIE SUR DE NOUVELLES IDEES

  4. #4
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    Ce que j'ai d'abord apprécié dans cette initiative c'est qu'elle émane de gens nés après l'indépendance, je crois que le changement viendra de là déjà avec tout mon respect à nos ainés.

    On peut y adhérer, participer à la boite d'idées et commenter ne serait ce que par le NEt dans l'attente d'un meilleur engagement.



    Nabni en chiffres: (le site: Nabni 2012)

    - Plus de 50 membres actifs au sein de Nabni.



    - Plus de 90 000 visites du site nabni2012.org en moins de 3 mois (une moyenne de 1 000 visites par jour)



    - Plus de 1 300 commentaires sur les mesures et rubriques du site



    - Plus de 200 mesures proposées



    - Plus de 400 demandes d’adhésion



    - Plus de 800 soutiens



    - Plus de 2 500 mails d’encouragements et de soutiens



    - Plus de 150 000 vues des articles de la page Facebook Nabni 2012



    - Plus de 1 800 commentaires sur les articles



    - Plus de 1 300 utilisateurs actifs



    - Pour préparer les 100 mesures, en débattre, les voter et les finaliser, les membres de Nabni ont échangé plus de 1200 emails entre le 13 avril et le 5 juillet 2011.
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  5. #5
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    Najy Benhassine, économiste, membre fondateur de l'initiative Nabni: «Les cent mesures de Nabni peuvent être déployées en 12 mois»

    Le rapport Nabni 2012 arrive sur les bureaux ministériels. Ses initiateurs soutiennent que les cent mesures proposées sont concrètes et peu coûteuses et peuvent donc être mises en œuvre rapidement. Najy Benhassine, économiste, expert international et co-fondateur de Nabni revient sur l'aventure humaine qui a permis la naissance d'un premier document dit du « court terme». Qui va être suivi d'un autre, le rapport du cinquantenaire, en juillet 2012. Les officiels peuvent-ils faire la sourde oreille ?

    Maghreb Emergent: Vous avez recueilli plus de 1300 commentaires autour de l'initiative Nabni. Quels enseignements avez-vous tiré de ce flux d'informations ?

    Najy Benhassine: La première surprise était l'engouement des gens pour le concret. Un grand intérêt pour les choses qui peuvent avoir un impact immédiat. Nous avons eu beaucoup moins de commentaires idéologiques qu'attendu. Les commentaires étaient très concrets et très peu de remise en cause du projet lui-même. Autre constat relevé, le scepticisme partagé par beaucoup d'internautes qui nous ont contactés. Ils posaient des questions liées à la mise en œuvre des propositions. Nous pensons avoir répondu à ces inquiétudes dans les vingt dernières mesures qui portent sur la capacité institutionnelle à mettre en place des mesures proposées. D'autres commentaires étaient axés sur l'urgence d'entreprendre des changements dans l'éducation et la santé par exemple et ce par souci de visibilité à long terme. Mais le gros des idées concernait des solutions à la bureaucratie et sur les institutions et la gouvernance. L'entreprise et l'économie en général intéressaient moins.

    Comment avez-vous opéré à la sélection de vos mesures ? Est-ce que une partie de ces mesures étaient déjà prêtes avant la collecte des propositions sur Internet ?

    Un des critères de sélection de ces mesures était qu'elles soient réalisables en 12 mois. Nous avons vu que dans d'autres pays c'est tout à fait faisable. Le gouvernement anglais l'a fait lors de l'élection de Tony Blair. C'est vrai que prises ensemble, ces cent mesures ont besoin, pour être appliquées, d'une organisation de l'exécutif avec un cahier des charges spécifique pour suivre l'application de ces mesures. Très honnêtement, les cent mesures n'étaient pas prêtes. Sur certains sujets nous avions nos idées notamment pour ce qui est de l'économie, sur l'emploi ou l'entreprise, mais la grande majorité des mesures proviennent ou bien des consultations avec des experts ou des membres de l'initiative. Il y a peut être une dizaine de mesures au total qui proviennent des internautes.

    Il y a eu des critiques sur certaines mesures jugées d'inspiration libérale comme celles relatives à la libéralisation des marchés des changes ou encore l'externalisation de certaines fonctions de l'hôpital…

    Nous avons tout au long des consultations et de la collecte des avis tenu-compte des critiques qui nous ont été faites. Pour ce qui est de l'externalisation de certaines fonctions non médicales de l'hôpital nous nous sommes dit que cela pourrait se faire de manière pilote sur certains axes tout en maintenant les emplois. Donc une sorte de transition en douceur. Cela dit, nous avons un document contenant toutes les critiques que nous avons jugées assez fortes. Nous devrions le rendre public d'ailleurs. Nous avons tenu compte de toutes les remarques que nous avons trouvées fondées. Les idées proposées et publiées ont déjà fait leurs preuves dans d'autres pays. Idéologiquement, je trouve que les cent mesures demeurent neutres.

    Une logistique importante a fait vivre l'initiative Nabni. Comment s'est organisé votre travail et de quelle façon les futurs besoins financiers de Nabni 2020, votre prochaine initiative, vont être comblés ?

    Jusqu'à maintenant cela s'est fait d'une manière un peu artisanale. Chaque membre du noyau des initiateurs a donné du sien jusqu'à la publication des cent mesures. Le gros des dépenses a concerné justement cette publication. Il y a également la traduction des textes et l'organisation d'événements liés aux consultations. Si nous voulons maintenant réussir l'exercice 2020 et produire un rapport bien documenté dans un an, nous devrons aller vers plus de consultations de terrain. Cela demandera plus d'organisation d'événements et de rencontres de consultations. Nous pourrions peut-être faire alors sponsoriser quelques-unes de nos manifestations.

    Une des dernières mesures proposées par Nabni, est la création d'une instance d'évaluation des politiques publiques. Est-ce Nabni qui va, avec son observatoire, incarner cette instance d'évaluation ?

    Non. Ce serait, en fait, plutôt une institution publique indépendante qui existe dans beaucoup de pays rattachée le plus souvent au parlement. C'est quelque chose de très rigoureux qui demande beaucoup de moyens. Nos ambitions dans l'évaluation des politiques publiques sont plus mesurées. Nous voulons mettre en place un observatoire pour prendre certains sujets des politiques mises en place et les débattre à une grande échelle L'observatoire n'aura pas comme mission de délivrer de bons ou de mauvais points mais de déterminer quelle est la meilleure manière d'évaluer telle ou telle mesure et aussi de tenter de comprendre pourquoi cela a échoué ou pourquoi cela a marché.

    Est-ce que vous avez déjà eu une réaction de la part des institutions publiques, politiques et autres que vous avez contactées ?

    Pas encore. Nous avons une longue liste de destinataires de notre rapport. Nous allons rencontrer tous ceux qui voudront parler de ces mesures avec nous. Nous proposons de présenter le rapport et d'expliquer quel est le but de notre travail. Nous avons toujours l'ambition de faire prendre en charge tout ou partie de ces mesures par l'exécutif dans un agenda du cinquantième anniversaire de l'indépendance. Nous allons d'ailleurs enchaîner avec Nabni 2020, afin de produire en juillet 2012 un rapport du cinquantenaire qui ouvre des pistes de propositions de plus long terme comparativement aux actuelles cent mesures. La qualité de ce que nous allons faire pour Nabni 2020 va, en partie, dépendre de l'étendue du retour qu'on aura sur le contenu des propositions que nous venons de publier. Un retour de la part de certains ministères, du patronat ou d'autres organisations sur certains sujets abordés cela va enrichir notre travail. La production de notre initiative reste toutefois ancrée dans la société civile auprès des acteurs de terrain et des experts.

    Est-ce qu'il est possible d'engager de telles mesures sans changement politique préalable ?

    Des plans ambitieux et urgents dans plusieurs secteurs ont déjà pu être appliqués dans d'autres pays sans grands changements politiques. Nous avons l'exemple de l'Inde qui a lancé, au milieu des années 90, un grand programme économique radical sans qu'il y ait de mutations profondes au niveau décisionnel. Nabni n'est pas dans la grande politique, celle des enjeux constitutionnels. Ni dans la politique partisane. Ceci dit, lorsque nous proposons de taxer fortement les actifs du foncier industriel inutilisés afin de lutter contre la spéculation, nous savons bien que nous touchons des intérêts et sommes donc dans le politique. Les vingt dernières mesures de Nabni traitent de la gouvernance, et donc, d'une certaine façon, des conditions minimales de succès dans les politiques publiques. Ne serait-ce qu'à ce niveau, une dose de changement dans les pratiques est nécessaire.

    Entretien réalisé par Salim Haïrouz - Maghreb Emergent - Le Quotidien d'Oran

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    réponse rapide contre l'initiative quand des partis politiques ne sont même pas capables de proposer un projet...

    La démarche évacue le volet politique
    Nabni, un château de cartes selon le RCD


    L’initiative « Nabni », stratégie de développement élaborée par des cadres algériens et dont 100 mesures viennent d’être soumises aux décideurs reste utopique aux yeux du RCD en raison de l’évacuation du caractère politique de la crise. «L’initiative Nabni, outre qu’elle survient dans un contexte politique marqué par une réduction drastique de toutes les libertés à laquelle elle appelle, pêche par un travers original. A lire les rédacteurs de ce projet, la nature d’un système politique, les conditions de son fonctionnement, l’existence ou l’absence de mécanisme de contrôle seraient indifférent aux résultats politiques, économiques, sociaux et culturels auxquels il aboutit. La dictature la plus archaïque, comme le gouvernement le plus démocratique produirait les mêmes effets et mènerait au même bilan s’il se dote d’une bonne équipe de coopérants techniques », estime le RCD dans un communiqué publié sur son site internet.

    Le RCD qui y voit « une entreprise de dépolitisation de la société », s’interroge sur les inspirateurs du projet. « Reste une question : qui a inspiré le projet Nabni ? Et pourquoi cette fausse naïveté ? Les auteurs semblent suffisamment formés, pour savoir qu’un programme de développement national dépend d’abord et avant tout du système politique qui le conçoit et le pilote. La généreuse surmédiatisation qui entoure la démarche ne contribue pas à lever les équivoques et autres aléas qui l’entourent », écrit-il. Considérant l’initiative comme une « fausse solution », en ce sens que ses experts ne définissent « ni les moyens en encadrement nécessaires, ni ne quantifient les coûts financiers ni ne déterminent les segments de la société à mettre à contribution pour réussir ces opérations ni n’établissent les étapes d’exécution », le parti de Saïd Sadi affirme que le pouvoir ne verrait pas d’inconvénient à mettre en exécution ses propositions.

    « En tout cas, les pouvoirs publics ne verraient aucun inconvénient à adopter ces mesures, du moins sur le plan formel ; d’autant qu’il les a déjà à maintes fois énumérées. Il se dit même que c’est chose faite puisqu’il s’agit de vagues solutions techniques agitées comme succédané pour se dispenser de s’attaquer au problème fondamental qu’est la société de prédation ». « Et chacun en conviendra… les problèmes de prédation ne peuvent relever d’un dispositif juridique aussi complet soit-il », souligne le communiqué.

    Sonia Lyes - TSA
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    Il faut sortir marcher les samedi, voilà comment politiser de la société ^^ utilisez vos jambes, laissez vos neurones se reposer !
    « J’aimerais pouvoir m’exprimer avec mes sens. Les mots sont parfois très handicapants. » [Björk]

  6. #6
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    J'espère de tout cœur que la sincérité est au RDV et dans ce cas la persévérance aussi...
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    Théophile Gautier

  7. #7
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    J'espère de tout cœur que la sincérité est au RDV et dans ce cas la persévérance aussi...
    le pire c'est qu'on est arrivé à un stade où tout est analysé sous l'oeil de la théorie du complot...
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  8. #8
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    cela est vrai, il n'y a plus de confiance suite à plusieurs déceptions et c'est dommage.

    cela ne nous aidera pas.
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    Théophile Gautier

  9. #9
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    Citation Envoyé par Mekrouda Voir le message
    réponse rapide contre l'initiative quand des partis politiques ne sont même pas capables de proposer un projet...

    La démarche évacue le volet politique
    Nabni, un château de cartes selon le RCD


    L’initiative « Nabni », stratégie de développement élaborée par des cadres algériens et dont 100 mesures viennent d’être soumises aux décideurs reste utopique aux yeux du RCD en raison de l’évacuation du caractère politique de la crise. «L’initiative Nabni, outre qu’elle survient dans un contexte politique marqué par une réduction drastique de toutes les libertés à laquelle elle appelle, pêche par un travers original. A lire les rédacteurs de ce projet, la nature d’un système politique, les conditions de son fonctionnement, l’existence ou l’absence de mécanisme de contrôle seraient indifférent aux résultats politiques, économiques, sociaux et culturels auxquels il aboutit. La dictature la plus archaïque, comme le gouvernement le plus démocratique produirait les mêmes effets et mènerait au même bilan s’il se dote d’une bonne équipe de coopérants techniques », estime le RCD dans un communiqué publié sur son site internet.

    Le RCD qui y voit « une entreprise de dépolitisation de la société », s’interroge sur les inspirateurs du projet. « Reste une question : qui a inspiré le projet Nabni ? Et pourquoi cette fausse naïveté ? Les auteurs semblent suffisamment formés, pour savoir qu’un programme de développement national dépend d’abord et avant tout du système politique qui le conçoit et le pilote. La généreuse surmédiatisation qui entoure la démarche ne contribue pas à lever les équivoques et autres aléas qui l’entourent », écrit-il. Considérant l’initiative comme une « fausse solution », en ce sens que ses experts ne définissent « ni les moyens en encadrement nécessaires, ni ne quantifient les coûts financiers ni ne déterminent les segments de la société à mettre à contribution pour réussir ces opérations ni n’établissent les étapes d’exécution », le parti de Saïd Sadi affirme que le pouvoir ne verrait pas d’inconvénient à mettre en exécution ses propositions.

    « En tout cas, les pouvoirs publics ne verraient aucun inconvénient à adopter ces mesures, du moins sur le plan formel ; d’autant qu’il les a déjà à maintes fois énumérées. Il se dit même que c’est chose faite puisqu’il s’agit de vagues solutions techniques agitées comme succédané pour se dispenser de s’attaquer au problème fondamental qu’est la société de prédation ». « Et chacun en conviendra… les problèmes de prédation ne peuvent relever d’un dispositif juridique aussi complet soit-il », souligne le communiqué.

    Sonia Lyes - TSA
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    Il faut sortir marcher les samedi, voilà comment politiser de la société ^^ utilisez vos jambes, laissez vos neurones se reposer !
    n'y voyez rien d'étonnant de la part du RCD, l'un des membres fondateur de ce groupe "nabni" est lahouari addi, un professeur universitaire, politologue de renom, français d'origine algerienne, et spécialiste dans la questions algérienne, ce dernier a été attaqué plusieurs fois par ait hamouda, à cause de ses critiques intellectuelles envers le RCD, et la nature de ses actions politiques.

    ses articles, ou interview, paraissent généralement dans le journal "le soir d'algerie", je vous invites "conseils" de lire ses chroniques, elles sont très intéressantes, réalistes, et bien structurées, par rapport à notre situation scocio-politique, et si vous veniez à lire les attaques de ait hamouda contre ce personnage, vous remarquerez aussi la différence entre un intellectuel, et un voyou.
    Dernière modification par psychedelic ; 14/07/2011 à 12h32.

  10. #10
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    Citation Envoyé par psychedelic Voir le message
    n'y voyez rien d'étonnant de la part du RCD, l'un des membres fondateur de ce groupe "nabni" est lahouari addi, un professeur universitaire, politologue de renom, français d'origine algerienne, et spécialiste dans la questions algérienne, ce dernier a été attaqué plusieurs fois par ait hamouda, à cause de ses critiques intellectuelles envers le RCD, et la nature de ses actions politiques.

    ses articles, ou interview, paraissent généralement dans le journal "le soir d'algerie", je vous invites "conseils" de lire ses chroniques, elles sont très intéressantes, réalistes, et bien structurées, par rapport à notre situation scocio-politique, et si vous veniez à lire les attaques de ait hamouda contre ce personnage, vous remarquerez aussi la différence entre un intellectuel, et un voyou.
    merci pour ce complément d'information j'y vais de ce pas...
    « J’aimerais pouvoir m’exprimer avec mes sens. Les mots sont parfois très handicapants. » [Björk]

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