«Il faut savoir finir une guerre», a estimé le chef de l'État, en visite surprise en Afghanistan, au lendemain de la mort d'un soldat français.

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mardi matin à Kaboul pour une visite surprise de quelques heures en Afghanistan. Le chef de l'Etat français s'est immédiatement rendu sur la base avancée de Tora, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, au lendemain de la mort d'un soldat français de 22 ans, victime d'un «tir accidentel». Ce soldat est le douzième militaire français tué dans le cadre des opérations en Afghanistan depuis le début de l'année, et le 64e depuis le début de l'intervention française fin 2001.

Le président de la République a confirmé à cette occasion le retrait progressif des troupes françaises, annoncé le 24 juin en clôture d'un sommet européen. Un quart des effectifs, soit 1000 hommes, seront retirés d'ici fin 2012, a précisé le chef de l'État. «Il faut savoir finir une guerre», a-t-il ajouté devant des journalistes, avant de conclure : «Il n'a jamais été question de garder indéfiniment des troupes en Afghanistan». Il a souligné au passage que les 3000 soldats restants seraient concentrés dans la province de Kapisa. Les forces actuelles sont pour la plupart déployés dans le district de Surobi (province de Kaboul), dans la province de Kapisa et dans la capitale afghane.

Parallèlement au début de retrait des soldats étrangers doit commencer en juillet, dans sept zones du pays, le processus dit «de transition». Il prévoit le transfert progressif de la responsabilité de la sécurité aux mains des forces afghanes sur l'ensemble du territoire d'ici à fin 2014. A cette date, l'Otan devrait avoir retiré l'ensemble de ses troupes combattantes. «En 2014, tous les soldats français seront partis, il n'y aura plus un soldat français en 2014, tout sera transféré aux Afghans», a d'ailleurs assuré Nicolas Sarkozy.