Affichage des résultats 1 à 9 sur 9

Discussion: le procés de maatoub lounes ce mois-ci

  1. #1
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
    Date d'inscription
    décembre 2009
    Messages
    3 390

    Par défaut le procés de maatoub lounes ce mois-ci

    Tribunal de Tizi Ouzou
    Le procès Matoub lundi prochain

    El Watan, 14 juillet 2011

    Reporté plusieurs fois par la justice, le procès des deux présumés auteurs de l’assassinat du barde de la chanson kabyle Matoub Lounès se tiendra le 18 juillet. Les accusés, les membres de la partie civile ont, d’ailleurs, reçu leurs convocations pour se présenter à ce procès qui aura lieu au tribunal criminel près la cour de
    Tizi Ouzou.

    Nadia, la veuve du rebelle et ses deux sœurs, qui étaient à bord de la voiture de Matoub et qui ont été blessées lors de l’attentat, ont été convoquées par le juge dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Lounès», nous a précisé Me Hanoun, avocat de Nadia Matoub qui s’est constituée partie civile dans le procès. Maître Rahem, avocat de l’autre partie civile, la sœur et la mère du défunt, nous a confirmé également la programmation de l’affaire qui est enrôlée, selon lui, pour lundi prochain.

    De son côté, Me Aït Habib, avocat de Medjnoun, l’un des mis en cause, nous a souligné que «le procès doit avoir lieu pour mettre fin au calvaire de Malik Medjnoun qui est en détention provisoire à la maison d’arrêt de Tizi Ouzou depuis plus de 12 ans. Ce cas-là est unique dans le monde. S’il est coupable, on se demande pourquoi avoir attendu tout ce temps pour le juger. S’il est innocent, il n’y a pas de mots pour qualifier ce genre de gestion de la détention provisoire devenue une règle générale au lieu d’être une exception», a-t-il ajouté, tout en précisant que même des témoins ont été convoqués pour le jour du procès. Nous avons essayé de joindre la présidente de la fondation Matoub Lounès, Malika, la sœur du défunt, pour une déclaration sur le sujet, en vain.

    Rappelons que le procès de l’assassinat de Matoub devait avoir lieu le 9 juillet 2008, mais il a été reporté par la justice qui a demandé un complément d’enquête comme l’a exigé, au préalable, la famille du rebelle qui avait présenté au juge une liste de 51 témoins dans l’affaire. Le chantre de la chanson kabyle, Matoub, a été assassiné le 25 juin 1998 dans un guet-apens tendu par un groupe d’individus armés à Talla Bounane, sur la route de Beni Douala, région natale de l’artiste. Malik Medjnoun et Abdelhakim Chenoui, en détention provisoire à la maison d’arrêt de Tizi Ouzou depuis 12 ans, présumés coupables dans la mort du rebelle, comparaîtront lundi devant le juge au tribunal criminel près la cour de justice de Tizi Ouzou.
    Hafid Azzouzi
    il se passe des choses bizarres en algerie voici un temoignage

    Procès de l’affaire Matoub : de manipulations en manipulations

    Par Madjid Laribi, Le Maghrébin, 14 juillet 2011

    En Algérie sous dictature militaro-policière, rien n’arrive au hasard ! Le procès de l’affaire Matoub, à en croire la presse algérienne, est programmé pour le 18 juillet. Il s’agit à l’évidence d’un procès éminemment politique. Son enrôlement dans la session criminelle en cours est purement politique. Il n’obéit qu’à des considérations politiques, à l’obscur agenda du système, à un schéma opaque préparé dans le bureau d’études clandestin du pouvoir réel.

    Ce n’est pas le sort injuste réservé à Malik Medjenoun et à Abdelhakim Chenoui, tous deux en détention préventive depuis plus de douze ans et sauvagement torturés par le DRS, et encore moins la vérité sur l’odieux assassinat de Lounes Matoub, qui motivent l’ouverture du procès, le 18 juillet, comme annoncé, plus par la rumeur que par les canaux officiels.
    Le caractère politique de l’affaire Matoub

    L’assassinat de Lounes Matoub a été un acte politique, sciemment orchestré par le DRS, contre le tandem Zeroual-Bétchine qui refusait de signer l’accord passé avec l’AIS.

    En 1994, Lounes a été enlevé – avec le déclenchement du boycott scolaire- pour contraindre Liamine Zeroual alors président de la République à renoncer au dialogue amorcé avec les dirigeants politiques du FIS.

    En 1998, il a été assassiné pour pousser à la porte de sortie le même Zeroual qui refusait le « dialogue » avec les groupes armés.

    Bien avant, Lounes avait toujours constitué un enjeu de taille pour les divers centres politiques, notamment au sein du MCB. Beaucoup d’acteurs cherchaient à l’avoir comme allié. De par son aura, il était la cible de toutes les manipulations. Au-delà du chanteur et militant qu’il fut, la symbolique voire le côté magico-mystique qu’il représentait, aiguisait bien des couteaux. Le DRS et ses suppôts locaux savent où appuyer pour faire mal à la Kabylie.

    L’affaire Matoub est de nouveau au devant de la scène. Tant mieux. Entre d’un côté, sa mère, sa sœur et tous ceux qui cherchent la vérité, et les deux accusés qui espèrent la fin de leur calvaire qui n’a que trop duré, et de l’autre, les manipulateurs machiavéliques du DRS, la question qui se pose est de savoir vers quel camps la balance penchera, qui en récoltera les dividendes politiques. Car, au risque de la répétition, l’affaire de l’assassinat de Matoub est purement politique et son jugement ne peut être que politique.

    Peut-on évoquer le procès annoncé en faisant abstraction du reste des événements qui ont émaillé ces derniers temps la Kabylie ? La provocation des citoyens d’Azazga est un remake d’un événement qui s’est déjà déroulé en 2001 et qui avait embrasé toute la Kabylie, celui de l’assassinat du jeune Guermah. Une vidéo circule sur Youtube, celle d’un homme armé qui fait des révélations sur un complot anti-kabyle qui soulève bien des interrogations…La ville de Tizi-ouzou n’est pas sécurisée et les autorités wilayales octroient la gare routière à leur homme-lige Hannachi …etc

    Tels sont les ingrédients d’une situation explosive accentuée par l’ouverture d’un procès politique, celui de l’affaire Matoub.
    Le procès proprement dit

    La reconstitution des faits et une enquête balistique, constamment réclamées par la mère et la sœur de Lounes Matoub, sont la clé de l’affaire. D’où la peur, et le refus du régime d’y répondre favorablement. La reconstitution des faits et l’enquête balistique mettraient à nu toutes les contrevérités et mensonges colportés autour de l’assassinat du chanteur. Les derniers en date sont ceux de Maître Hannoun qui, dans des « clarifications » publiées par la presse algérienne, excelle dans le mensonge et pervertit davantage les faits.

    Maitre Hannoun n’avait pas dit si sa cliente avait révélé ou non au président du tribunal criminel, en février 2010, le nom de l’assassin, assis derrière le siège de Lounes. Car pour le tuer, avec une arme à feu de petit calibre, il eut fallu être assis et adossé au siège arrière et tirer deux balles dans le dos de la victime. Les deux balles fatales. Assassinat qui s’est déroulé bien loin de Talla Bounane, lieu où une scène de crime avait été grossièrement montée et annoncée au journal de TF1 par Nordine Ait Hamouda.

    Les premiers témoins arrivés sur les lieux et qui avaient fait sortir Lounes, juste après que sa voiture eut été arrosée de dizaines de balles de pistolet-mitrailleur, étaient surpris de constater que son corps ne saignait pas. Et pour cause, la victime s’était vidée de son sang auparavant. Et autre fait frappant, les seules preuves de saignement se voyaient sur son dos et non sur sa tête alors qu’il venait de recevoir à cette partie du corps, une balle tirée à bout portant d’un coup de fusil. Lounes était mort bien avant et le virage de la montée de Talla Bounane n’avait servi que de lieu de mise en scène. Il n’est nul besoin de sortir d’une quelconque académie de police pour s’apercevoir que les dizaines de balles de pistolet-mitrailleur, toutes entrantes, n’auraient laissé personne en vie à l’intérieur du véhicule, à moins que ses occupants furent dehors au moment du mitraillage !

    Bien d’autres faits non encore révélés montrent que ce qui s’était passé à Talla Bounane n’était qu’une fabrication de scène de crime qui ne peut résister à l’épreuve de la vérité. Les masques tomberont tôt ou tard. Par la résistance d’une mère, d’une sœur et de tous ceux engagés dans la vérité sur l’assassinat de l’artiste.

    Sans une enquête balistique et une reconstitution des faits, le dossier de l’affaire restera vide. Alors qu’est-ce qui motive les décideurs de l’ombre de mettre sur le tapis l’affaire Matoub ? Chercheraient-ils encore à embraser la région pour éteindre, comme par le passé, le feu qui brûle dans toute la maison Algérie ? Le pouvoir étant habitué à stigmatiser, à isoler la Kabylie du reste de l’Algérie, voire à l’opposer au reste du pays par une série de provocations, avant de la mater et de desserrer l’étau.

    Ou bien l’enrôlement de l’affaire Matoub n’est autre que l’acte II de la fameuse amnistie générale. Après avoir amnistié les islamistes armés et les services de sécurité, il est temps de blanchir d’autres segments politiques, alliés du système, ainsi que les seigneurs de la guerre qui ont les mains tachés du sang des algériens !
    Dans ce cas qui serait sacrifié pour amnistier l’implication de certains politiques ?

    Medjenoun a symboliquement et médiatiquement gagné son procès même si son martyre, déjà horrible et monstrueux, risque encore de durer.

    Il reste Abdelhakim Chenoui, tenu jusqu’à maintenant hors des projecteurs. Serait-t-il la victime toute désignée dans les scénarii du DRS ?
    Abdelhakim Chenoui : le dindon de la farce

    Je témoigne ici, moi Madjid Laribi, de ce que je connais dans ce qu’il y a lieu d’appeler l’« affaire Chenoui ». « Abdelhakim Chenoui est condamnable pour avoir pris le maquis ». C’est ce que j’avais dis à son frère Amar lorsque j’avais décidé de l’aider. Je l’ai fais parce que j’étais convaincu, depuis la fin de l’après-midi du 25 juin 1998, à l’hôpital de Tizi-Ouzou, à la sortie du bloc opératoire, que l’assassinat avait été ordonné et exécuté par le DRS.

    Je me suis intéressé au cas Chenoui, à partir de 1999, alors que j’étais Chef de bureau du quotidien La Tribune à Tizi-Ouzou. Un journaliste qui travaillait avec moi, M.B., était venu me voir avec un « scoop » en me lançant : « L’assassin de Lounes Matoub s’est rendu dans le cadre de la concorde civile ».Il parlait bien d’Abdelhakim Chenoui. Je lui demandais alors quelle était sa source d’information et sa réponse fut : « C’est Nordine Ait Hamouda, il est venu voir les journalistes qui couvrent les affaires liées au terrorisme au tribunal criminel de Tizi-Ouzou.»

    J’ai pris soin de donner moi même l’information pour ne pas participer à la manipulation. Le lendemain, tous les journaux sont sortis avec l’information suivante : « l’assassin/ou l’un des assassins de Matoub, le terroriste Abdelhakim Chenoui, s’est rendu dans le cadre de la concorde civile à Tizi-Ouzou » Dans La Tribune, l’information donnée était : « Un terroriste armé, nommé Abdelhakim Chenoui, s’est rendu, hier à Tizi-Ozou, dans le cadre de la concorde civile ». Cela avait irrité le directeur du journal Bachir Cherif Hacène, mais c’était la vérité, du moins une part de la vérité avant de connaître, par la suite, toute la vérité sur le cas Chenoui.

    Par la suite, un encart publicitaire d’un huitième de page, acheté par Amar Chenoui et échappant à la censure, a été publié dans Le Soir d’Algérie. Dans l’encart publicitaire en question, Amar Chenoui faisait appel à Bouteflika pour intervenir en faveur de son frère Abdelhakim, séquestré par un député de la région.

    Abdelhakim Chenoui avait été emmené à la maison familiale par Nordine Ait Hamouda en compagnie de deux hommes, très probablement appartenant aux services de sécurité. Abdelhakim était menotté et visiblement torturé. Il avait été emmené chez lui pour l’exemple, terroriser sa famille et la contraindre au silence. C’est sans compter sur un frère, qui avait décidé, contre vents et marées et malgré les incursions soudaines et brutales des services de sécurité chez lui qui s’étaient soldées par la paralysée de son père, de ne pas baisser les bras. Un frère à qui Nordine Aït Hamouda avait déclaré le jour même : « Je suis sur Internet, il ne me reste que ton frère pour m’en sortir ». Il faisait allusion au rapport rendu public par le MAOL qui accusait Ait Hamouda d’être impliqué dans l’assassinat de Matoub.

    C’est en ma compagnie qu’Amar Chenoui avait déposé auprès du greffier du tribunal de Tizi-Ouzou, une plainte contre Nordine Ait Hamouda pour enlèvement et séquestration de son frère. La plainte a été enregistrée, mais depuis aucune suite ne lui avait été donnée.
    Comment Abdelhakim Chenoui s’était-il retrouvé entre les mains de Nordine Ait Hamouda ?

    Abdelhakim Chenoui était enrôlé dans un groupe armé de la région depuis quelques années.

    Il était en contact avec les populations des villages avoisinants qui le connaissaient. Le maquis était, pour lui comme pour tant d’autres, un refuge contre la hogra et l’humiliation quasi quotidienne des services de sécurité qu’ils ne supportaient plus dans leurs cités et villages. Un refuge plutôt qu’un engagement politique et militaire. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’ils rencontraient sans difficultés et n’étaient pas inquiétés par les populations des villages.

    Avant de déposer les armes, Abdelhakim Chenoui avait été contacté par un certain C. Ali, membre de la FFC (Fédération des fils de Chahid), avec qui il avait l’habitude de s’entretenir tout près de son village. Ali. C. avait proposé à Chenoui de se rendre dans le cadre de la concorde civile et pour ce faire, il lui avait présenté deux personnes : le responsable de la FFC, aujourd’hui décédé des suites d’une maladie qui l’avait obligé à s’adonner à de sales besognes pour bénéficier d’une prise en charge à l’étranger, et un avocat en la personne de maître Meryem. Mis en confiance et convaincu de bénéficier de la loi sur la concorde civile, Abdelhakim Chenoui avait remis son destin entre les mains de son ami C. Ali, O. Rabah et maître Meryem. Ces derniers l’ont tout simplement livré à Nordine Ait Hamouda qui le présenta à la presse comme l’assassin ou l’un des assassins de Lounes Matoub. Voila comment Chenoui s’était retrouvé entre les mains de Nordine Ait Hamouda.

    C.Ali sera récompensé pour ses services par un logement attribué à la nouvelle ville à Tizi-Ouzou.

    Chenoui avait été emmené à la caserne de Ben Aknoun, à Alger, où il avait été sauvagement torturé. Sous le supplice de ses tortionnaires, une cassette vidéo avait été enregistrée dans laquelle il avouait avoir assassiné Lounes Matoub. J’avais été informé par Chafaa Bouiche, journaliste, animateur du journal en ligne Algérie Politique de ce qui se tramait au sein du DRS sur l’affaire Matoub. Sans attendre, une réunion du bureau de la fondation Lounes Matoub s’était tenue à Tizi-Ouzou et avec l’aval de Malika Matoub qui était à Paris. Une déclaration avait été rédigée. Pour la rendre public et contourner la censure médiatique, un large tirage avait été fait à Alger, à Souidani Boudjemaa, et distribué dans certaines wilayas du centre. Cette action avait, selon certains camarades, avorté le coup fourré qui était en préparation par le DRS.

    En 2000, la mère de Lounes, sa sœur et le bureau de la fondation Lounes Matoub, avaient rencontré dans les bureaux du wali de Tizi-Ozou, le colonel Rachid Aissat, à la demande de ce dernier, qui occupait à l’époque le poste de conseiller auprès de Bouteflika. Même si la rencontre avait été organisée en catimini par le wali ou par les services de sécurité, la fondation avait, à la sortie du siège de la wilaya, rendu publique une déclaration de l’entretien qu’elle avait eu avec le conseiller du chef de l’Etat. Seulement deux quotidiens avaient donné l’information : 24 Heures et La Tribune. Les autres journaux, surpris de la rapidité de la réaction de la Fondation n’avaient pu utiliser l’information comme ils le voulaient, ils n’avaient pas jugé utile ( ?) de traiter la déclaration de la Fondation. Le colonel Rachid Aissat nous avait déclaré, si ma mémoire est bonne, que quatre des terroristes qui avaient assassiné Lounes Matoub avaient été abattus.

    Quelques mois plus tard, de bon matin, Amar Chenoui était venu me voir, tremblant et effaré.

    « Mon frère Hakim est à la prison de Tizi-Ozou », m’avait-il annoncé. Pour moi, c’était une bonne nouvelle qu’il soit transféré à la maison d’arrêt de Tizi-Ouzou. Il échappait ainsi aux tortures qu’il subissait à Ben Aknoun et sa famille pouvait lui rendre visite. J’ai appris de la bouche de son frère qu’il était à Tizi-Ouzou depuis une quinzaine de jours. Il avait été informé grâce à un détenu qui venait de purger sa peine et chargé secrètement par Abdelhakim de contacter son frère. La veille de notre rencontre, il lui avait déjà rendu visite. Mais ce dont avait le plus peur Amar Chenoui et il avait raison, c’était d’apprendre qu’un avocat avait été désigné d’office à son frère Abdelhakim et que cet avocat n’était autre que maître Meryem.

    La nouvelle situation, ou le nouveau rebondissement, sentait de nouveau la manipulation et il fallait réagir. Après des échanges avec Amar Chenoui, nous avions décidé de nous rendre dans le cabinet de maître Meryem, à la cité du 5 juillet. L’avocat ne s’attendait pas visiblement à une telle « incursion », mais il s’était forcé à rester cordial l’espace d’un moment. Amar Chenoui m’avait présenté à l’avocat comme étant un membre de la famille, un cousin du côté de sa mère, ce qui n’est pas vrai. Maître Meryem s’était empressé d’aborder le sujet, probablement pour vite en finir, en lançant au frère de l’accusé : « c’est terminé, Hakim est maintenant à Tizi-Ouzou, il passera rapidement devant le juge et il sera libre vite fait. » Et d’ajouter : « j’allais justement informer votre famille de sa présence [celle de Abdelhakim Chenoui, ndlr] à la maison d’arrêt et on m’a appris que vous avez pris un billet au niveau du tribunal pour lui rendre visite.»

    C’est alors que j’avais pris la parole en demandant à mettre Meryem qui l’avait constitué et comment il savait que « son client » avait été transféré depuis Alger ? Il m’avait répondu que c’était Hakim qui l’avait contacté dès son arrivée à la prison de Tizi-Ouzou et avait demandé à ce qu’il soit son avocat. Ce qui était faux puisque Abdelhakim ne pouvait avoir aucun contact avec l’extérieur. L’avocat avait été, visiblement, chargé de terminer le travail pour lequel le DRS l’avait chargé.

    L’avocat avait changé de ton dès que je lui avais annoncé, crûment, sans détours et à brûle-pourpoint qu’il n’était plus constitué à partir de cet instant. Sa réaction ne fut pas longue. Il était hors de lui et commençait à crier à l’adresse de Amar Chenoui en lui disant : « comment osez-vous me faire ça à moi, qui avait accepté de mettre ma crédibilité en jeu en défendant celui qui est accusé d’avoir assassiné Lounes Matoub ».

    Laissant l’avocat dans tous ses états, je suis parti à Alger, et je me suis rendu au siège national du FFS, où j’avais eu un entretien avec feu Seddik Debailli. De son côté, il avait pris attache avec le regretté Maître Khellili, qu’on avait rencontré deux heures plus tard. Après lui avoir expliqué les tenants et les aboutissants de l’affaire, l’avocat avait accepté de prendre en charge le dossier et deux jours plus tard, il s’était rendu à Tizi-Ouzou et s’était constitué avocat de Abdelhakim Chenoui.

    Après cela, j’ai quitté l’Algérie tout en suivant de près ce qui se passe au pays. Et aujourd’hui, je me sens, au vu de ce qui se prépare que se soit dans l’affaire Matoub ou dans toute la Kabylie, interpellé pour apporter un témoignage, même partiel, et participer à éclairer un temps soit peu mes concitoyens. C’est une dette que j’ai envers eux, pour la vérité et la justice.
    je me souviens d'une disquette qui circulait en 1998 mettant en cause nourdine ait hamouda et khalida messaoudi dans l'assassinat de maatoub la disquette fut telechargée du site du maol ( officiers libres) mais peu convaincante bien que beaucoup de noms furent cités et des détails ajoutés

  2. #2
    l'orientale
    Date d'inscription
    septembre 2008
    Localisation
    Dans ma bulle a moi !! entre ciel et terre!
    Messages
    5 423

    Par défaut

    Eh oui!! notre pays est devenu mahzala! le pays ou toutes les conneries sont possibles. Les coups bas dignes des grands films mafieux ils ont dépassé alcapone de très loin..tout pour l' argent et le pouvoir
    Dernière modification par Sabrina ; 16/07/2011 à 01h12.

  3. #3
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
    Date d'inscription
    décembre 2009
    Messages
    3 390

    Par défaut

    Citation Envoyé par Sabrina Voir le message
    Eh oui!! notre pays est devenu mahzala! le pays ou toutes les conneries sont possibles. Les coups bas dignes des grands films mafieux ils ont dépassé alcapone de très loin..tout pour l' argent et le pouvoir
    le dernier temoin affirme qu'il y a des complicités ( sa femme et sa soeur ) que les coups de feu venaient de derriere que les balles sur le capot n'etaient que pour détourner l'attention sur le role de ait hamouda les confirmations sont nombreuses ; un journaliste français , la femme de maatoub, sa soeur , le frere de chenoui et sa déclaration à l'assemblée anodine pour certains ( avec un chwia de vantardise)

    voila dans la première vidéo à la minute 4 il parle qu'il est spécialiste de l'agitation ce qui confirme les dires de ceux cités plus haut



    je réserve la suite aux sceptiques









    ça doit suffire
    Dernière modification par bel1000 ; 16/07/2011 à 01h52.

  4. #4
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
    Date d'inscription
    mai 2011
    Localisation
    http://www.youtube.com/watch?v=XdADfL8bhEU
    Messages
    8 562

    Par défaut

    Trahir les martyrs c’est se détruire !
    La première trahison est l’abrogation du manifeste du 1° Novembre 1954 par la charte de Tripoli !
    Gloire à nos martyrs et vive l’Algérie

    « Rappelle-toi ces cités que Nous avons anéanties en raison de leurs iniquités, après avoir fixé le moment de leur destruction ! » 18.59 Al Kahf

  5. #5
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
    Date d'inscription
    mai 2011
    Localisation
    http://www.youtube.com/watch?v=XdADfL8bhEU
    Messages
    8 562

    Par défaut

    Citation Envoyé par dahmane1 Voir le message
    Trahir les martyrs c’est se détruire !
    La première trahison est l’abrogation du manifeste du 1° Novembre 1954 par la charte de Tripoli !
    Gloire à nos martyrs et vive l’Algérie

    « Rappelle-toi ces cités que Nous avons anéanties en raison de leurs iniquités, après avoir fixé le moment de leur destruction ! » 18.59 Al Kahf
    …Depuis les trahisons se sont succédées pour voir l’intrépide peuple Algérien préparer ces repas en fouinant dans les poubelles pour préparer ses repas et s’habiller du chiffoun nadjassa…le comble dans une Algérie très riche !

  6. #6
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
    Date d'inscription
    décembre 2009
    Messages
    3 390

    Par défaut

    Citation Envoyé par dahmane1 Voir le message
    …Depuis les trahisons se sont succédées pour voir l’intrépide peuple Algérien préparer ces repas en fouinant dans les poubelles pour préparer ses repas et s’habiller du chiffoun nadjassa…le comble dans une Algérie très riche !
    normal
    quand le vrai coupable n'est jamais désigné et que certains le glorifient pourtant 1954 n'est pas si loin que ça et que son passé est encore frais.
    dans une des vidéos il nomme les coupables ces tueurs qui tuent avec les armes et d'autres avec les lois mais la politique de l'autruche est une seconde nature pour certains algeriens.
    rebi yakhod el hak

  7. #7
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
    Date d'inscription
    mai 2011
    Localisation
    http://www.youtube.com/watch?v=XdADfL8bhEU
    Messages
    8 562

    Par défaut

    Citation Envoyé par bel1000 Voir le message
    rebi yakhod el hak
    Amine!
    « Tel est le châtiment de ton Seigneur quand Il sévit contre les cités criminelles. Ses coups sont toujours douloureux et portés avec violence. » 11.102 Hud

  8. #8
    Membre F.A.M. Avatar de bel1000
    Date d'inscription
    décembre 2009
    Messages
    3 390

    Par défaut

    Citation Envoyé par dahmane1 Voir le message
    Amine!
    « Tel est le châtiment de ton Seigneur quand Il sévit contre les cités criminelles. Ses coups sont toujours douloureux et portés avec violence. » 11.102 Hud
    y'a a peine 20 mn je venais de voir une vidéo sur un autre site.
    l'intervenant dans la vidéo parle de trucs que très peu d'algériens puissent concevoir.
    et pourtant c'est la vérité et l'évidence même
    Dernière modification par bel1000 ; 16/07/2011 à 22h40.

  9. #9
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
    Date d'inscription
    mai 2011
    Localisation
    http://www.youtube.com/watch?v=XdADfL8bhEU
    Messages
    8 562

    Par défaut

    (( كيف بكم إذا لم تأمروا بالمعروف ولم تنهوا عن المنكر؟ قالوا: أو كائن ذلك يا رسول الله؟ قال : وأشد منه سيكون، قالوا: وما أشد منه؟ قال : كيف بكم إذا أمرتم بالمنكر ونهيتم عن المعروف؟ قالوا: أو كائن ذلك يا رسول الله؟ قال : وأشد منه سيكون، قالوا: وما أشد منه؟ قال : كيف بكم إذا أصبح المعروف منكراً المنكر معروفاً؟ ))

    [ ابن أبي الدنيا في كتاب الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر وأبو يعلى الموصلي عن أبي أمامة]

Discussions similaires

  1. Jugement de Fellah Hacène : Le procès le 2 mai prochain
    Par Jalal dans le forum Actualité Algérie
    Réponses: 1
    Dernier message: 13/04/2010, 22h12
  2. Matoub Lounès-Parodie hymne algérien sous-titré
    Par kredence dans le forum Le Café
    Réponses: 2
    Dernier message: 11/04/2010, 19h14
  3. Réponses: 0
    Dernier message: 01/04/2010, 20h56
  4. Avalanche de condamnations au procès Angolagate
    Par kredence dans le forum Actualité Internationale
    Réponses: 3
    Dernier message: 28/10/2009, 07h12
  5. Scandaleux, Un procés renvoyé pour cause de Pâque juive
    Par kredence dans le forum Islam : Questions et Réponses
    Réponses: 0
    Dernier message: 18/04/2009, 05h09

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •