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Discussion: M'hadjya !

  1. #21
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
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    Par défaut Le lion, le loup, et le renard.

    Le lion tomba malade.
    Tous les animaux sauvages vinrent lui rendre visite, sauf le renard ; le loup en profita pour le calomnier et raconter des propos mensongers sur son compte.
    S’adressant au loup, le lion lui dit :
    - « Si le renard se présente, préviens-moi. »
    Entre-temps, le renard fut mis au courant des agissements du loup.
    Lorsque le renard arriva, le loup avertit le lion. Ce dernier demanda au renard :
    - « Où étais-tu, brave cavalier? » Le renard répondit :
    - « J’étais parti en quête d’un remède pour Sa Majesté. »
    - « Et qu’as-tu trouvé ? » demanda le lion, intéressé.
    - « On m’a conseillé le remède suivant : un osselet de la patte du loup. »
    Le lion asséna alors un coup de griffe qui mit en sang la patte du loup, mais ne trouva rien.
    Le renard s’éclipsa, puis il vit le loup, les pattes couvertes de sang, il lui dit :
    - « Ô toi, le loup à la patte rouge de sang, tu ferais mieux, lorsque tu t’assieds chez les rois, de retenir ta langue.»

    par AL-QALYÛBÎ - " XVI°-XVII° Siècle".

  2. #22
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    Par défaut L’année est longue pour celui qui veut gagner !

    On demanda un jour à Loqman comment il était devenu si prudent et si éclairé; il répondit : « En étant toujours fidèle à la vérité, en gardant inviolablement ma parole, et en ne me mêlant que de ce qui me regardait. » - A la question d'où venait sa sagesse ? il répondit : « En suivant l'exemple des aveugles, qui n'envoient jamais le pied sans avoir tâté le terrain. » A La question qui lui avait enseigné la vertu ? : « Les méchants, par l'horreur que m'ont inspirée leurs vices. »

    Aujourd'hui, les Orientaux, lorsqu'ils veulent parler d'une personne sage et prudente, ils citent Loqman par un de ses proverbes "Amthals".

    La Fontaine raconte, d'après Ésope, l'histoire de cette poule inappréciable, que son propiétaire tua , croyant trouver un trésor dans son corps. Loqman avait dit simplement :
    « Certaine femme avait une poule, qui chaque jour lui pondait un œuf d'argent, Si j'augmentais sa nourriture, dit la femme en elle-même, elle en pondrait deux. La portion fut doublée; mais la poule en creva.

    "Tel veut doubler ses intérêts qui perd le capital."

    Loqman le Sage - Textes en Arabe de Ali-Tchelebi ibn-Salih (15..?-1543).

  3. #23
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    Par défaut L'âne et le bœuf !

    On raconte qu’une personne possédait un âne qui vivait dans l’oisiveté et un bœuf épuisé par le labeur. Le bœuf se plaignit un jour à l’âne et lui dit :
    -« Frère, n’as-tu pas un conseil qui m’aidera à esquiver cette fatigue ? »
    -« Fais semblant d’être malade, lui dit l’âne, ne mange pas ton fourrage ; le lendemain, lorsque notre maître te verra dans cet état, il te laissera et ne te prendra pas au labour ; alors tu te reposeras. »
    Leur maître, nous confis le conte, comprenant la langue des animaux, entendit leur conversation.
    Le bœuf suivit le conseil de l’âne ; le lendemain leur maître vint et remarqua que le bœuf n’avait pas mangé son fourrage ; il le laissa, prit l’âne à sa place et laboura avec lui toute la journée. Celui-ci crut qu’il allait mourir d’épuisement... Il regretta alors son conseil au bœuf.
    Lorsqu’il rentra le soir, le bœuf lui demanda :
    -« Comment vas-tu, frère ? »
    -« Bien, répondit-il, cependant j’ai entendu un propos te concernant, qui m’a alarmé. »
    -« De quoi s’agit-il ? » demanda le bœuf.
    -« J’ai entendu notre maître dire, lui répondit l’âne, que si le bœuf devait rester malade, il faudrait l’égorger pour qu’il ne perde pas de sa valeur. Je te conseille donc de reprendre tes habitudes et de manger ton fourrage pour éviter que ce grand malheur ne t’arrive. »
    -« Tu as raison, lui répondit le bœuf. »
    Et il se mit tout de suite à sa mangeoire.
    Entendant cela, leur maître éclata de rire.
    Moralité : Celui qui a peu d’esprit commet des actes qui peuvent se retourner contre lui.

  4. #24
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    Par défaut Il y a souris et souris !

    On raconte que la souris du logis vit la souris du désert dans la gêne et la peine ; elle lui dit :
    -« Que fais-tu ici ? Viens avec moi au logis car il y a toutes sortes d’opulence et d’abondance ». Alors la souris du désert vint avec elle.
    Mais voici que le propriétaire du logis qu’elle habitait lui tendit un piège, constitué par une brique au-dessous de laquelle il avait placé un bout de graisse. Elle se précipita pour prendre le gras, la brique lui tomba dessus et l’écrasa. La souris des champs s’enfuit, hochant la tête et, étonnée, elle dit :
    -« Certes, je vois une grande abondance, mais aussi une grande affliction ; par conséquent, la santé avec la pauvreté me sont plus douces que la richesse qui conduit à ma perte. » Puis elle s’enfuit vers le désert.

    Al-ibshîhî - " XIV°-XV° siècle"

  5. #25
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    Par défaut Les amis !

    Dans la forêt, dans la clairière, dans une petite chaumière vivaient trois camarades, trois amis, trois frères : un moineau, une souris et une crêpe au beurre.
    Ils travaillaient, s'entraidaient de leur mieux - le moineau allait chercher les provisions, la souris coupait le bois et allumait le feu, et la crêpe au beurre faisait cuire la soupe. Mais quelle soupe! Epaisse, grasse, beurrée, parfumée…
    Le moineau disait :
    - Une soupe pareille, même le roi des rats ne s'en offre pas tous les dimanches. Et nous, c'est chaque soir comme ça !
    La crêpe au beurre répondait :
    - C'est parce que, avant de servir, je plonge dans la marmite, je m'y tourne retourne, clapote barbote - et voilà la soupe beurrée, assaisonnée.
    La souris à son tour :
    - Et moi, je ronge le bois fin-fin pour qu'il brûle bien, j'attise le feu du bout de ma queue, la soupe cuit encore mieux!
    Et le moineau qui reprenait :
    - Et il faut voir avec quoi elle est faite, cette soupe! Rien que des produits de premier choix. Un champignon par ci, une poignée d'orge par là, deux feuilles de chou, quatre pois chiches, c'est ça qui fait la soupe riche!
    Et tous les trois, ils disaient en chœur :
    - Ah, la bonne soupe, bien faite, bien cuite, bien mitonnée, bien assaisonnée!… Donnez m'en encore une assiette, s'il vous plaît !
    Un jour, le renard qui passait par là a vu par la fenêtre la crêpe assise au coin du feu. Une belle crêpe au beurre, toute ronde, toute dorée, croustilla a ante ! Le renard l'aurait bien mangée, mais la crêpe ne sortait jamais de la maison et la porte restait fermée au loquet. Alors, voilà le renard qui s'en va trouver le moineau dans la forêt et qui soupire :
    - Mon pauvre ami ! Mais tu te tues au travail ! Quand je pense que tes compagnons ne font rien de la journée, ça me fait vraiment de la peine.
    Le moineau dit que les autres travaillent aussi, chacun dans sa partie. Mais le renard hoche la tête avec pitié :
    - Tu appelles ça travailler ? Un fagot de bois à couper, la soupe à mettre au feu, et reposez-vous donc ! Tandis que toi, tu cours les bois du lever du jour à la tombée de la nuit. Je voudrais bien voir la crêpe en faire autant ! Pas de danger qu'elle accepte, la grosse paresseuse !
    Et sur ces bonnes paroles, le renard s'en va.
    Le renard s'en va et le moineau reste là, à réfléchir. Il se dit :
    - Mais il a raison, le renard ! C'est moi qui fais tout le travail. Ce n'est pas juste. On va y mettre bon ordre, et pas plus tard que tout de suite !
    Le moineau est rentré à la maison, il s'est fâché, il a crié, tapé du pied. Comme quoi, il en avait assez de faire seul le gros de l'ouvrage. Et que demain c'est la crêpe qui ira chercher les provisions. La souris fera la soupe, et pour ce qui est du bois, lui, moineau, en fait son affaire.
    Bon, bon, c'est d'accord!… Et le lendemain matin la crêpe s'en est allée au bois, panier au bras, cueillir les champignons, gauler les noix.
    La crêpe roule à travers bois, ramasse des coquilles de noix; elle roule sur la mousse humide, ramasse une cosse de pois vide; en passant sous le chêne vert elle trouve un cèpe mangé aux vers et en traversant l'herbage, elle cueille un oignon sauvage. Un peu pourri, mais ça fait rien. Que voulez-vous, elle ne sait pas, la pauvre ! Elle n'a pas l'habitude.
    Juste comme elle se dit qu'il est temps de rentrer à la maison, voilà le renard que sort son museau pointu de dessous les branches. Et il attrape la crêpe par son bord doré, beurré, croustillant.
    Ouille!… La crêpe a crié. Et le renard a crié. C'est qu'elle est chaude, la crêpe, brûlante comme au sortir du four. Le temps que le renard lèche son museau échaudé, et la crêpe est déjà loin. Elle roule vers sa maison aussi vite qu'elle peut. Et elle boite, la pauvre ! Le coup de dents du renard lui a enlevé un bon morceau. Alors, pour rouler, ce n'est pas pratique.
    Et à la maison, pendant ce temps les choses n'allaient pas beaucoup mieux.
    Le moineau a voulu couper le bois "fin-fin pour qu'il brûle bien" et il a attaqué la bûche à grands coups de bec. Mais le bois, ce n'est pas une cosse de pois, ça ne se fend pas facilement. Le moineau s'est obstiné, la bûche n'a pas cédé, c'est le bec du moineau qui s'est tordu.
    La souris, de son côté, avait préparé la soupe. Elle avait fait de son mieux, mais ce n'était quand même pas ça. La souris s'est dit : "Comment fait-elle déjà, la crêpe? – "Je plonge dans la marmite, je clapote-barbote et voilà la soupe prête…" Bon, je vais en faire autant."
    La souris a plongé dans la marmite. Elle a été ébouillantée, elle a failli se noyer, elle n'a jamais su comment elle s'en est tirée. Elle a couru dehors, elle s'est assise sur le seuil, a pleuré. Sa fourrure ébouillantée pèle, elle a le bout de la queue qui tremble. C'est qu'elle a eu peur, pensez donc !
    Là-dessus la crêpe arrive, en se dépêchant, en boitant. Elle voit ses deux amis assis sur le seuil côte à côte. Le moineau a le bec tordu, la souris a sa fourrure mouillée et le bout de la queue qui tremble, Et ils pleurent, ils pleurent…
    - Eh bien, nous voilà jolis, tous les trois ! a dit la crêpe. Mais qu'est-ce qui nous a pris de vouloir changer de métier ? Le travail qui nous convient, on le fait bien et tout le monde en profite. Tandis que ce qu'on ne sait pas faire ennuie la maisonnée entière et après il faut le refaire.
    Le moineau, de honte, s'est caché la tête sous l'aile. C'est encore les deux autres qui ont dû le consoler.
    Et, après, les trois amis se sont remis à vivre comme avant, le moineau à chercher les provisions, la souris à couper le bois et la crêpe au beurre à cuire la soupe. Et tout le monde en été satisfait. Sauf le renard, bien sûr. Mais à celui-là, on ne lui a pas demandé son avis.

    Aujourd'hui encore, les trois amis vivent dans leur chaumière au milieu des bois. J'y étais, on m'avait invité. Il y avait de la bonne soupe épaisse, beurrée, parfumée. On m'en a donné une assiette – je n'en ai pas laissé une miette. On m'en a donné une soupière – j'ai failli avaler la cuillère. On m'en a donné un pot plein – je n'en ai pas laissé un brin. On m'en a donné un chaudron – j'ai manqué faire un trou au fond. Et depuis, on ne m'a jamais plus réinvité, Je me demande bien pourquoi…

  6. #26
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    Par défaut L'histoire de Sabeth

    Au 1er siècle de l'hégire dans la ville de Koufah, dans une de ses rues, un homme nommé Sabeth marche sous un soleil brûlant en plein midi. Il arrive dans un jardin et voit une pomme tombée à terre. Il la ramasse, et en mange la moitié. Puis il se rappelle qu'il n'a pas le droit de faire cela, et se blâme d'avoir mangé la moitié de cette pomme. A ce moment survient le jardinier, et Sabeth lui dit :

    " Je vous demande pardon, pour la moitié que j'ai mangé ; tenez, je vous rends ce qui reste de la pomme. "
    Le jardinier dit : " Je ne suis pas le propriétaire du jardin, et je n'ai pas le pouvoir de vous accorder le pardon. "

    " Qui est le propriétaire alors ? " demanda Sabeth
    Le jardinier lui montre sa maison. Sabeth va le voir et lui raconte ce qui s'est passé.
    Le propriétaire dit : " Je vous pardonne à une seule condition. Si vous l'acceptez vous êtes pardonné, sinon vous me rendrez des comptes au jour du jugement dernier devant Celui qui veille tout le temps et qui n'oublie rien. "

    Sabeth se met à trembler de tout son corps, de peur que la condition ne soit trop dure.

    " Quelle est cette condition ? " Demanda t-il. - " Je veux vous donner ma fille en mariage." Répondit le propriétaire.

    " Est ce là une condition ? C'est plutôt un prix de mérite et une récompense d'encouragement."

    Mais le propriétaire du jardin poursuit aussitôt : " Je vais vous décrire ma fille : Elle est aveugle ; sourde ; muette ; handicapée. " " Elle ne peut ni entendre " " Ni parler " " Ni voir " "Ni marcher " " Si vous la prenez pour épouse, je vous pardonne, sans cela vous ne pouvez bénéficier de mon pardon. "


    Sabeth réfléchit longuement, la tête baissée. Puis dit : " Je l'épouserai. Et maintenant pardonnez moi. Je la servirai devant Dieu Tout Puissant. "

    Le propriétaire fait venir deux compagnons du Prophète pour être les témoins du mariage. Puis arrive le jour du mariage. Le père de la fille dit : " Je vous ai préparé une chambre dans ma maison. "

    Ensuite il introduit sa fille dans la chambre et Sabeth entre à son tour. Et il la voit assise, il lui adresse le salut conformément aux préceptes de l'Islam.

    Son père avait dit qu'elle était aveugle, muette, sourde, et handicapée. Or elle répond à son salut, puis se lève, et lui serre la main. Il constate alors qu'elle n'est ni aveugle, ni sourde, ni muette, ni handicapée.

    Il lui dit : " Expliquez moi ! Je ne trouve rien en vous de ce que votre père m'avait raconté."

    Elle lui répond : " Mon père ne vous a pas menti : "

    " Il a dit que je ne voyais pas, et effectivement, je suis aveugle à tout ce qui puisse provoquer la colère de Dieu Tout Puissant. "

    [Et dis aux croyantes de baisser leurs regards [...]] ( Sourate 24. verset 31)

    " Il vous a dit également que j'étais sourde et effectivement ; mes oreilles n'ont jamais entendu une médisance, ni une diffamation, ni une frivolité, ni une futilité. "

    [Ceux qui ne donnent pas de faux témoignages; et qui, lorsqu'ils passent auprès d'une frivolité, s'en écartent noblement] ( Sourate25. verset 72)

    " Il vous à dit que j'étais muette et effectivement ; Je n'ai jamais prononcé une parole susceptible de susciter la colère de Dieu. Je suis muette à tout ce qui peut me divertir de ma vocation de Dieu. "

    [Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture. afin qu'Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite.] ( Sourate 33. verset 70-71)

    Il vous a dit que j'étais handicapée et effectivement ; Je ne fréquente aucun lieu qui ne donne pas satisfaction à Dieu. Je vais seulement à la mosquée et accomplir de bonnes oeuvres."
    " Mon père n'a pas menti mais a bien dit la vérité. "

    Sabeth la regarde alors, et la trouve d'une beauté éblouissante.

    Savez-vous quel fils Dieu leur a donné ? Il a donné naissance au grand imam, Abou hannifa.

    La bonne terre fournit une bonne récolte par la permission de Dieu, et la terre ingrate ne donne que peu de récolte Cet exemple montre que l'Islam ne court pas après les apparences et la tromperie, mais s'attache aux valeurs, aux idéaux et à la moralité.

  7. #27
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    Par défaut Les difficultés de la vie !

    Un jour, l'âne d'un fermier est tombé dans un puits. L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire. Finalement, il a décidé que l'animal était vieux et le puits devait disparaître de toute façon, ce n'était pas rentable pour lui de récupérer l'âne.

    Il a invité tous ses voisins à venir et à l'aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à enterrer le puits.

    Au début, l'âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s'est tu.

    Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu'il a vu. Avec chaque pelleté de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

    Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus. Bientôt, chacun a été stupéfié que l'âne soit hors du puits et se mit à trotter !

    La vie va essayer de vous engloutir de toutes sortes d'ordures. Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer. Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser. Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n'arrêtant jamais. Ne jamais abandonner !

    Secouez-vous et foncez ! Rappelez-vous les cinq règles simples pour être heureux :
    1) Libérez votre coeur de la haine.
    2) Libérez votre esprit des inquiétudes.
    3) Vivez simplement.
    4) Donnez plus.
    5) Attendez moins.
    A ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres.

  8. #28
    Membre F.A.M. Avatar de au_gré_du_vent
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    des règles bien sensées
    merci Dahmane!
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  9. #29
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    La haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi...

    Un homme âgé dit à son petit-fils, venu le voir très en colère contre un ami qui s'était montré injuste envers lui :
    " Laisse-moi te raconter une histoire...Il m'arrive aussi, parfois, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et n'en éprouvent aucun regret. Mais la haine t'épuise, et ne blesse pas ton ennemi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ces sentiments "
    Il continua :
    " C'est comme si j'avais deux loups à l'intérieur de moi; le premier est bon et ne me fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste. Mais l'autre loup, ahhhh...! Il est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n'importe qui, tout le temps, sans raison. Il n'est pas capable de penser parce que sa colère et sa haine sont immenses. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien. Il est parfois si difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent dominer mon esprit."
    Le garçon regarda attentivement son grand-père dans les yeux et demanda :
    " Lequel des deux loups l'emporte, grand-père ? "
    Le grand-père sourit et répondit doucement :
    "Celui que je nourris."

  10. #30
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    Conte du pêcheur et du voyageur



    Jeanne Marie Leprince de Beaumont

    Il y avait une fois un homme qui n'avait pour tout bien qu'une pauvre cabane sur le bord d'une petite rivière : il gagnait sa vie à pêcher du poisson ; mais comme il n'y en avait guère dans cette rivière, il ne gagnait pas grand-chose, et ne vivait presque que de pain et d'eau. Cependant il était content dans sa pauvreté, parce qu'il ne souhaitait rien que ce qu'il avait. Un jour, il lui prit fantaisie de voir la ville, et il résolut d'y aller le lendemain. Comme il pensait à faire ce voyage, il rencontra un voyageur qui lui demanda s'il y avait bien loin jusqu'à un village, pour trouver une maison où il pût coucher.
    « Il y a douze milles, répondit le pêcheur, et il est bien tard ; si vous voulez passer la nuit dans ma cabane, je vous l'offre de bon cœur. »
    Le voyageur accepta sa proposition, et le pêcheur, qui voulait le régaler, alluma du feu, pour faire cuire quelques petits poissons. Pendant qu'il apprêtait le souper, il chantait, il riait et paraissait de fort bonne humeur.
    « Que vous êtes heureux ! lui dit son hôte, de pouvoir vous divertir : je donnerais tout ce que je possède au monde, pour être aussi gai que vous.
    - Et qui vous en empêche ? dit le pêcheur, ma joie ne me coûte rien, et je n'ai jamais eu sujet d'être triste. Est-ce que vous avez quelque grand chagrin, qui ne vous permet pas de vous réjouir ?
    - Hélas, reprit le voyageur, tout le monde me croit le plus heureux des hommes. J'étais marchand, et je gagnais de grands biens, mais je n'avais pas un moment de repos. Je craignais toujours qu'on ne me fit banqueroute, que mes marchandises ne se gâtassent, que les vaisseaux que j'avais sur la mer, ne fissent naufrage ; ainsi, j'ai quitté le commerce pour essayer d'être plus tranquille, et j'ai acheté une charge chez le roi. D'abord, j'ai eu le bonheur de plaire au prince, je suis devenu son favori, et je croyais que j'allais être content ; mais je connus bientôt que j'étais plus esclave du prince, que son favori. Il fallait renoncer à tout moment à mes inclinations, pour suivre les siennes. Il aimait la chasse et moi le repos ; cependant j'étais obligé de courir avec lui les bois toute la journée : je revenais au palais bien fatigué, et avec une grande envie de me coucher. Point du tout, la maîtresse du roi donnait un bal, un festin ; on me faisait l'honneur de m'en prier pour faire sa cour au roi : j'y allais en enrageant ; mais l'amitié du prince me consolait un peu. Il y a environ quinze jours qu'il s'est avisé de parler d'un air d'amitié à un des seigneurs de sa cour, il lui a donné deux commissions, et a dit qu'il le croyait un fort honnête homme. Dès ce moment j'ai bien vu que j'étais perdu, et j'ai passé plusieurs nuits sans dormir.
    - Mais, dit le pêcheur, en interrompant son hôte, est-ce que le roi vous faisait mauvais visage, et ne vous aimait plus ?
    - Pardonnez-moi, répondit cet homme, le roi me faisait plus d'amitié qu'à l'ordinaire ; mais pensez donc qu'il ne m'aimait plus tout seul, et que tout le monde disait que ce seigneur allait devenir un second favori. Vous sentez bien que cela est insupportable, aussi ai-je manqué en mourir de chagrin. Je me retirai hier au soir dans ma chambre tout triste, et quand je fus seul, je me mis à pleurer. Tout d'un coup, je vis un grand homme, d'une physionomie fort agréable, qui me dit, "Azaël, j'ai pitié de ta misère, veux-tu devenir tranquille, renonce à l'amour des richesses et au désir des honneurs. - Hélas ! Seigneur, ai-je dit à cet homme, je le souhaiterais de tout mon cœur ; mais comment y réussir ? - Quitte la cour, m'a-t-il dit, et marche pendant deux jours par le premier chemin qui s'offrira à ta vue ; la folie d'un homme te prépare un spectacle capable de te guérir pour jamais de l'ambition. Quand tu auras marché pendant deux jours, reviens sur tes pas, et crois fermement qu'il ne tiendra qu'à toi de vivre gai et tranquille." J'ai déjà marché un jour entier pour obéir à cet homme, et je marcherai encore demain : mais j'ai bien de la peine à espérer le repos qu'il m'a promis. »
    Le pêcheur ayant écouté cette histoire, ne pût s'empêcher d'admirer la folie de cet ambitieux, qui faisait dépendre son bonheur des regards et des paroles du prince.
    « Je serai charmé de vous revoir, et d'apprendre votre guérison, dit-il au voyageur : achevez votre voyage, et dans deux jours revenez dans ma cabane ; je vais voyager aussi ; je n'ai jamais été à la ville, et je m'imagine que je me divertirai beaucoup de tout le tracas qu'il doit y avoir.
    - Vous avez là une mauvaise pensée, dit le voyageur : puisque vous êtes heureux à présent, Pourquoi cherchez-vous à vous rendre misérable ? Votre cabane vous paraît suffisante aujourd'hui mais quand vous aurez vu les palais des grands, elle vous paraîtra bien petite et bien chétive. Vous êtes content de votre habit, parce qu'il vous couvre ; mais il vous fera mal au cœur, quand vous aurez examiné les superbes vêtements des riches.
    - Monsieur, dit le pêcheur à son hôte, vous parlez comme un livre, servez-vous de ces belles raisons, pour apprendre à ne vous pas fâcher quand on regarde les autres, ou qu'on leur parle. Le monde est plein de ces gens qui conseillent les autres, pendant qu'ils ne peuvent se gouverner eux-mêmes. »
    Le voyageur ne répliqua rien, parce qu'il n'est pas honnête de contredire les gens dans leur maison, et le lendemain il continua son voyage, pendant que le pêcheur commençait le sien. Au bout de deux jours, le voyageur Azaël, qui n'avait rien rencontré d'extraordinaire, revint à la cabane. Il trouva le pêcheur assis devant sa porte, la tête appuyée dans sa main, et les yeux fixés contre terre.
    « A quoi pensez-vous ? lui demanda Azaël.
    - Je pense que je suis fort malheureux, répondit le pêcheur. Qu'est-ce que j'ai fait à Dieu pour m'avoir rendu si pauvre pendant qu'il y a une si grande quantité d'hommes si riches et si contents ? »
    Dans le moment, cet homme qui avait commandé à Azaël de marcher pendant deux jours, et qui était un ange, parut.
    « Pourquoi n'as-tu pas suivi les conseils d'Azaël ? dit-il au pêcheur. La vue des magnificences de la ville a fait naître chez toi l'avarice et l'ambition, elles en ont chassé la joie et la paix. Modère tes désirs, et tu retrouveras ces précieux avantages.
    - Cela vous est bien aisé à dire, reprit le pêcheur ; mais cela ne m'est pas possible, et je sens que je serai toujours malheureux, à moins qu'il ne plaise à Dieu de changer ma situation.
    - Ce serait pour ta perte, lui dit l'ange. Crois-moi, ne souhaite que ce que tu as.
    - Vous avez beau parler, reprit le pêcheur, vous ne m'empêcherez pas de souhaiter une autre situation.
    - Dieu exauce quelquefois les vœux de l'ambitieux, répondit l'ange ; mais c'est dans sa colère, et pour le punir.
    - Et que vous importe, dit le pêcheur. S'il ne tenait qu'à souhaiter, je ne m'embarrasserais guère de vos menaces.
    - Puisque tu veux te perdre, dit l'ange, j'y consens : tu peux souhaiter trois choses, Dieu te les accordera."
    Le pêcheur transporté de joie, souhaita que sa cabane fût changée en un palais magnifique, et aussitôt son souhait fut accompli. Le pêcheur, après avoir admiré ce palais, souhaita que la petite rivière qui était devant sa porte, fût changée en une grande mer, et aussitôt son souhait fut accompli. Il lui en restait un troisième à faire ; il y rêva quelque temps, et ensuite il souhaita que la petite barque fût changée en un vaisseau superbe, chargé d'or et de diamants. Aussitôt qu'il vit le vaisseau, il y courut pour admirer les richesses dont il était devenu le maître ; mais à peine y fut-il entré, qu'il s'éleva un grand orage. Le pêcheur voulut revenir au rivage et descendre à terre, mais il n'y avait pas moyen. Ce fut alors qu'il maudit son ambition : regrets inutiles, la mer l'engloutit avec toutes ses richesses, et l'ange dit à Azaël :
    « Que cet exemple te rende sage. La fin de cet homme est presque toujours celle de l'ambitieux. La cour où tu vis présentement, est une mer fameuse par les naufrages et les tempêtes : pendant que tu le peux encore, gagne le rivage, tu le souhaiteras un jour sans pouvoir y parvenir. »
    Azaël effrayé promit d'obéir à l'ange, et lui tint parole. Il quitta la cour, et vint demeurer à la campagne, où il se maria avec une fille qui avait plus de vertu que de beauté et fortune. Au lieu de chercher à augmenter ses grandes richesses, il ne s'appliqua plus qu'à en jouir avec modération, et à en distribuer le superflu aux pauvres. Il se vit alors heureux et content, et il ne passa aucun jour sans remercier Dieu de l'avoir guéri de l'avarice et de l'ambition, qui avaient jusqu'alors empoisonné tout le bonheur de sa vie.

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