Da la memoire populaire le shakh Abd el kader jilani est trs connu en Algrie...
certaines gens croient meme qu il y est passe....


Shaykh Muhyi ad-dn 'Abd al-Qdir al-Jln (1077 A.D./472 H. - 1166 A.D./561 H.) fut le phare de son poque dans les sciences spirituelles et les disciplines relatives la Loi divine. Sa rputation fut telle dans les sciences du soufisme et de la shar`a quil finit par tre connu comme le ple de son temps, al-ghawth al-a`zam.

Il est n dans la cit de Jln, dans la province nord-est de la Perse, en lan 1077 A.D. A lge de dix-huit ans, il partit pour Bagdad la poursuite de la connaissance et de la guidance divines.

Ses premiers matres en Loi divine furent le shaykh Abul Wafa ibn Aqil, le shaykh Muhammad ibn al-Hasan al-Baqlani et Ab Zakariy Tabriz. A lombre de ces trois grands, il apprit la science de lexgse du Coran, la science des traditions, la science de la vie du Prophte (srah), la thologie, la jurisprudence (fiqh), la grammaire, la rcitation du Coran et la philologie. Il tudia lcole de jurisprudence hanbalite, mais il tait aussi capable de donner des dcisions dans lcole chafite. Il connaissait le Coran par coeur, non pas sous une seule forme, mais dans les sept mthodes de rcitation.

Aprs avoir acquis la matrise de treize disciplines relatives la loi religieuse et des sciences annexes, il se tourna alors vers la voie spirituelle sous la guidance du shaykh Hammd ibn Muslim ad-Dabbs. Il reut linitiation dans la voie des chercheurs du shaykh al-Mubarak Sa`id ibn al-Hasan. Le shaykh al-Mubarak Sa`id fut le shaykh de la plupart des plus grands chercheurs et matres de son temps Bagdad.

Shaykh `Abd al-Qdir al-Jln reut lijaza et la direction de la tarqa lge de cinquante ans, de son shaykh, Shaykh al-Mubarak Sa`id. Peu de temps aprs avoir reu le titre officiel de shaykh at-tarqa, on le reconnaissait dans la cit et ses environs comme un grand matre, et comme la source laquelle tous les coeurs habits dun dsir ardent devaient se tourner pour trouver la guidance et lillumination propres diriger les coeurs sur la voie de lamour divin et de linspiration divine.

Sayyidina `Abd al-Qdir raconte : " Au commencement, seules quelques personnes frquentaient mon groupe. Quand de plus en plus de gens eurent entendu parler de moi, lcole devint surpeuple. Je pris alors lhabitude de minstaller dans la mosque de Bab al-Hilba, qui finit par tre trop petite pour accueillir le grand nombre de gens qui venaient mcouter. Ils venaient mme au milieu de la nuit, portant des lampes et des bougies pour voir. Finalement le lieu ne put contenir les foules, et on transporta la chaise do jenseignais sur une voie de circulation, puis dans les faubourgs de la ville, dans un endroit qui devint le nouveau lieu de rassemblement. Les gens y venaient pied, cheval, dos de mule, dne ou de chameau. On put voir jusqu soixante-dix mille auditeurs assistant ces rassemblements. "

Dans ces rassemblements, il enjoignait aux gens de faire le bien, et il les dissuadait de commettre le mal. Son conseil sadressait aux gouvernants, aux ministres, aux gouverneurs, aux juges, ses disciples et aux gens ordinaires. Selon Ibn Kathr, le grand historien, " il se tenait debout dans les mosques, il rprimandait publiquement les gouvernants qui commettaient le mal. Il le faisait en prsence de tous, qui pouvaient ainsi en tmoigner, dans des interventions publiques. Il vitait toutes les formes de conciliabule politique, et ne craignait personne quand il parlait, sinon Dieu Tout Puissant. Aucun reproche ne laffectait. "

Un jour, comme le calife du monde islamique venait de nommer une personne injuste comme juge en chef, sayyidina `Abd al-Qdir al-Jln se leva, dans la plus grande mosque de Bagdad, pour prononcer le sermon du vendredi. Il sy adressa directement au calife. Il dit : " Tu as dsign le pire des injustes pour juger des affaires des musulmans ! Que rpondras-tu demain au Seigneur des mondes, au Plus Misricordieux des misricordieux ? " Entendant cela, le calife trembla de peur. Versant des larmes abondantes, il se hta, aprs la prire, de dmettre ce juge