Le commandant du secteur opérationnel et deux militaires tués

L’explosion d’une bombe actionnée à distance a tué, jeudi dernier, vers 8h, le commandant du secteur opérationnel de la wilaya de Jijel, un officier des transmissions et son chauffeur, dans la région de Laâdjarda, plus précisément au virage Leghbar, à quelques encablures à l’est du chef-lieu de la commune de Chekfa, dans la wilaya de Jijel.

Le colonel Abdelkader Yamani, nouvellement installé dans la wilaya de Jijel, et son chauffeur sont morts sur le coup. Le troisième accompagnateur à bord du véhicule tout terrain, grièvement atteint, a succombé à ses blessures après son transfert vers l’hôpital militaire de Didouche Mourad, dans la wilaya de Constantine. Le déplacement du chef de secteur militaire vers Chekfa est intervenu deux heures après l’explosion d’une première bombe à Djidoune, près d’un poste d’observation.

Cette première déflagration a sérieusement touché à la jambe un soldat, H. F., âgé de 32 ans. Ce dernier, selon les dernières informations recueillies, a été amputé de sa jambe. Les quatre victimes de ces deux attentats à l’explosif ont été transférées vers l’hôpital de Didouche Mourad. Les militaires ont, suite à cette sortie terroriste, lancé une offensive importante dans la même région. Cet attentat intervient deux jours après celui, perpétré à l’explosif, ayant ciblé un barrage routier de la gendarmerie sur la RN43, au niveau du village de Belghimouz, dans la commune d’El Ancer.

Le bilan de cet attentat, qui avait grièvement blessé un garde communal, aurait été plus lourd si la deuxième bombe dissimulée à une vingtaine de mètres de la première avait explosé. Un défaut dans le dispositif de mise à feu l’avait rendue inopérante et ce n’est que quelques heures plus tard que les artificiers l’ont fait exploser. La stratégie suivie par les groupes terroristes commande de considérer désormais qu’une bombe en cache une autre. ,Il convient de rappeler que le 26 juin dernier, un attentat terroriste mené aux Aftis avait coûté la vie à trois gendarmes et un garde communal.

Cette série d’attentats a commencé avec celui qui a ciblé, le 24 février dernier, des éléments de la garde communale à Sbet, dans la commune de Chekfa, faisant un mort et deux blessés. Le 3 mars, un attentat à la bombe ciblant des agents de sécurité de l’entreprise de gardiennage Spas, travaillant pour Kahrif, a coûté la vie à une personne et blessé sept autres. Le 5 mars, c’est à Tizrarane, dans la commune de Ziama Mansouriah, que trois agents de sécurité de la même société de gardiennage avaient été assassinés. Le 16 mars, c’est un convoi militaire accompagnant le général-major Ahcène Tafer qui a été ciblé, faisant deux morts et dix-sept blessés.

Par Fodil S. - El Watan