Page 3 sur 4 PremièrePremière 1234 DernièreDernière
Affichage des résultats 21 à 30 sur 35

Discussion: Arts et Lettres,

  1. #21
    Membre F.A.M. Avatar de le fou
    Date d'inscription
    août 2012
    Messages
    735

    Par défaut l'ecole de l'amour

    l'ecole de l'amour

    Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités des tristesses
    Et moi avant vous je ne suis jamais allé dans les cités des tristesses
    Je n'ai jamais su que les larmes sont l’être humain
    que l'humain sans tristesse n'était que le souvenir d'un humain

    Votre amour m'a apprit a être triste
    Et moi depuis des siècles j’avais besoin d’une femme qui me rend triste
    une femme qui je pleurerai sur ses bras comme un oiseau
    Une femme qui rassemble mes parties comme les morceaux d'un vase brisé
    Votre amour chère dame m'a apprit les pires manières
    Il m'a apprit a regarder ma tasse mille fois en une nuit (1)
    tenter les remèdes des guérisseurs et frapper aux portes des voyantes
    Il m'a apprit à sortir de chez moi pour brosser les trottoirs des ruelles
    Et poursuivre votre visage sous la pluie et entre les feux des automobiles
    A collecter de vos yeux des millions d'étoiles
    O femme, qui a assommer le monde, O ma douleur, O douleur des Nays (2)

    Votre amour, madame, m'a fait pénétrer dans les cités de la tristesse
    Et moi avant votre amour je ne savais pas qu'est ce que la tristesse
    Je n'ai jamais su que les larmes sont l'être humain
    que l' humain sans tristesse n'était que l'ombre d'un humain

    Votre amour m'a apprit a me comporter comme un petit enfant
    A dessiner votre visage avec la craie sur les mures
    O Femme qui a renversé mon histoire
    Je suis égorgé en vous d'un artère à l’autre
    Votre amour m'a apprit comment l’amour peut modifier la carte du temps
    Il m'a apprit que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner
    Votre amour m'a apprit des choses dont je n'aurai jamais penser

    J'ai lu les contes d'enfants
    je suis rentrer dans les palais vierges des rois
    et j'ai rêvé d'épouser la fille du sultan
    celle dont les yeux sont plus claires que l'eau des fontaines
    celle dont les lèvres sont plus succulentes que les roses de grenadines
    et j'ai rêvé de l'enlever comme les chevaliers
    et j’ai rêvé de lui offrir des paniers de perles et de « morgane »
    votre amour m'a apprit chère dame ce qu’est le délire
    Il m'a apprit comment l’âge passe
    sans que la fille du sultan vienne......
    .
    NIZAR QABBANI
    dans mon monde de fou je vois tout le monde fou...car tout est relatif.

  2. #22
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
    Date d'inscription
    juillet 2012
    Messages
    2 255

    Par défaut

    AMIN ZAOUI À «LIBERTÉ»
    «Mon écriture est basée sur ce que j’appelle l’oralité»
    Par : Sara Kharfi
    Bien qu’absent depuis un temps des activités du Sila, l’écrivain était présent samedi dernier au stand des éditions Barzakh pour procéder à la dédicace de son dernier roman, «le Dernier juif de Tamentit». Ce qui a attiré un grand nombre de lecteurs, venus rencontrer le romancier ou se faire dédicacer ce roman met en scène deux amoureux qui traversent les âges pour (se) raconter des histoires. Dans cet entretien, il revient sur les grandes thématiques qui traversent son écriture.
    Liberté : Dans «le Dernier juif de Tamentit», on retrouve vos thématiques habituelles (sexe, religion). Au-delà de cela, on y lit comme un message de tolérance et de dialogue interreligieux…
    Amin Zaoui : Personnellement, je ne vends pas l’évènement. Ce livre a été entamé en 2009 et a été achevé en 2010. Il est tombé avec ce qui se passe dans le monde arabo-musulman, avec ce qui se passe maintenant en Europe, mais c’est un roman qui pose la question de la tolérance et de l’intolérance, non pas d’un point de vue idéologique mais avec plutôt un point de vue historique, anthropologique, ethnologique et en même temps, symbolique. J’ai essayé de découvrir un peu cette Algérie plurielle, cette Algérie profonde, dont malheureusement la nouvelle génération –même des intellectuels- ne connait pas. On ignore un peu cette Algérie profonde, cette histoire de tolérance, de pluralité, du vivre-ensemble. Je crois aussi que les guerres interreligieuses sont les plus atroces. Et la haine la plus profonde c’est la haine des religions. Le roman essaie de poser ces questions, dans un parcours historique. Ce sont toutes ces choses qui sont un peu romancée. C’est un peu dans la fabulation, l’imagination, les fantasmes, etc.
    Il y a aussi le rapport au corps…
    Le roman pose cette question d’une façon un peu symbolique. On ne peut pas être dans un amour tolérant, dans une situation charnelle de corps à corps si on n’est pas tolérant vis-à-vis de l’autre. Le couple du roman, il est différent de religion et de conviction, mais comme il y a cette tolérance, le corps s’y mets aussi, dans cette mouvance, cette fluidité sentimentale. La tolérance et la complicité dans le couple du roman est dû je crois au respect du corps féminin et masculin. C’est une complicité…………………..
    «Mon écriture est basée sur ce que j
    C’est ce qui a présidé le choix de votre titre qui est en quelque sorte, pour reprendre votre métaphore de tout à l’heure, une serrure où l’on peut essayer plusieurs clefs ?
    Une serrure où il faut trouver la clé, tout à fait. C’est un titre symbolique qui engendre ou suscite plusieurs questions : est-ce que vraiment il y a le dernier juif ? Est-ce qu’il est juif ou musulman ?, etc. C’est en quelque sorte la question du religieux. On est bien dans une religion si on respecte l’autre religion, si on est tolérant avec notre religion, c'est-à-dire si on est dans la culture de la spiritualité dans cette religion. Si on n’est pas en paix avec notre religion, on est en guerre avec les autres aussi.
    Il y a une confusion voulue de votre part, semble-t-il, entre le Judaïsme et l’Islam……………..
    Lire la suite :
    «Mon écriture est basée sur ce que j
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  3. #23
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
    Date d'inscription
    juillet 2012
    Messages
    2 255

    Par défaut

    Adel Abdessmed quitte l’Algérie en 1994, quelques jours après l’assassinat du directeur de l’École des Beaux-Arts d’Alger Ahmed Asselah et de son fils, dans l’enceinte de l’établissement, où il poursuivait des études depuis 1990.
    Quand il débarqua en France en 1994, une rampe de lancement vers l’universalité qu’ont emprunté nombreux algériens, Abdessemed a poursuivi sa production à Lyon dans École des Beaux-Arts où il resta jusqu’en 1998. Puis à Paris dans la Cité internationale des arts de 1999-2000. Il atterrit à New York de 2000 à 2001 puis Berlin de 2002 à 2004 pour continuer, depuis cette dernière date, d’autres chantiers entre Paris et New-York.
    Natif de Constantine, il avait entamé sa carrière avec des balbutiements à Batna ville algérienne qui a déjà abrité nombreux sculpteurs de renom, comme Mohamed Demagh, l’ancien maquisard de la libération qui survécu à un bombardement, Salim Yeza le militant berbériste le plus influent parmi les « chaouis » et Bensaid Mohamed Nadjib le cardiologue sculpteur de bois.
    Adel Abdessemed, Je suis innocent - du 3 octobre... par centre Pompidou
    En réalité aucune présentation succincte ne peut contenir les travaux d’Adel, tant sa densité dans les collections, par sa prolifique production ainsi qu’avec les grandes expositions où son concours trouve un écho particulier. Dans l’ensemble des arts algériens, le réalisme, pour certains l’affectation de l’actualité dans l’art, est omniprésent notamment en littérature, le cinéma et le théâtre pour ne citer que les expressions majeures. Cet artiste n’échappe pas au réalisme, plaçant son pays dans les grands musées de la Terre...
    La statue « coup de tête » est subversive en s’opposant à la coutume qui fait honneur à la victoire, comme une jouissance. La défaite lors du match et son rappel à la violence se fait apologique, certes un héros l’apporte, à l’anticonformisme que l’art contemporain, avec une force intéressée, met souvent au devant. L’artiste s’est déjà distingué de son approche de Jésus le crucifié dont les détails n’ont pas lésiné à faire, place à partir du fil barbelé à la cruauté, le souffre-douleur d’une victime.


    L’exposition qui s’étale sur 3 mois est une occasion rare pour découvrir les multiples dimensions du travail d’un artiste déjà monument. L’importance de son œuvre est qu’elle puise de partout, de l’art figuratif, ornemental, stylistique et onirique... Ce nouveau millénaire, aura toujours l’image sous les yeux. Son rapport à l’histoire du passé, et contemporaine en tant que témoin actif, refuse aussi de s’enfermer dans le privilège de l’art. Elle touche de plein fouet le présent.

    PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE-ALAIN MICHAUD, CONSERVATEUR, MUSÉE NATIONAL D'ART MODERNE, COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION
    Pourquoi l'exposition s'appelle-t-elle « Adel Abdessemed Je suis innocent » ?
    Adel Abdessemed – Parce que je ne me sens pas coupable. Et j'en suis sûr. Par ailleurs, le Centre Pompidou a été construit sur le cimetière des Innocents…
    Tu conçois l'exposition comme un prolongement de l'œuvre ? Elle constitue elle-même une proposition artistique ?
    AA – Ce n'est pas le prolongement de mes œuvres, mais plutôt une proposition artistique nouvelle, autonome et multiple. Je suis un artiste du corps, au sens que Deleuze donne au mot corps : non pas un corps inerte, mais un corps plein, ouvert, libéré de la paralysie, sans lien de subordination ou de hiérarchisation entre les organes. Le corps n'est pas fait d'une seule pièce, c'est un agencement rhizomique qui change de nature en fonction des nouvelles connexions. L'exposition est un geste, un acte, avec une articulation qui ne détruit pas l'autonomie des œuvres. Elle construit des relations polysémiques entre celles-ci, même quand elle les affirme de manière plutôt discrète… L'exposition cherche à montrer la complexité du monde, sa multilinéarité, à révéler ses zones d'ombre et de lumière. Avec des coins secrets et des coins perdus. Avec des présences et des espaces vides qui sont en même temps des espaces de liberté. Même si j'ai créé un environnement avec des objets qui peuvent être mes œuvres, je ne serai jamais le démiurge de ce monde, je serai seulement son premier habitant, ou le dernier si tu veux…

    Pour toi, l'exposition ne doit pas raconter d'histoire, elle ne doit pas se transformer en récit…
    AA – Je me vois comme un constructeur, un maçon, plutôt qu'un narrateur. Un maçon innocent… Comme le disait Khalil Gibran, dans Le prophète : « La pierre angulaire du temple n'est pas supérieure à la pierre la plus basse de ses fondations ».

    Est-ce qu'il s'agit d'une rétrospective ou d'une proposition inédite ? Quelle est la part des pièces anciennes et des œuvres nouvelles dans l'exposition ?
    AA – D'une façon cynique, je dirai que je suis trop jeune pour une rétrospective. Mon temps c'est le présent et le futur ; pas le passé. Je te donne l'exemple d'une histoire qui m'a toujours fasciné : celle de l'arche de Noé. J'avais du mal à croire que Noé ait vraiment fait monter tous les animaux dans un seul bateau… Tu vois, on ne peut pas mettre toutes les œuvres dans le même espace ! Et la bonne nouvelle est que je n'ai pas de pièces anciennes. L'inédit, on ne le voit pas encore… L'inédit reste à faire… Je crois…
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  4. #24
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
    Date d'inscription
    juillet 2012
    Messages
    2 255

    Par défaut

    VIIIe ÉDITION DU LIVRE DE KHALFA MAMERI
    “Abane Ramdane : finalement le père de l’indépendance”

    Par : Hafida Ameyar

    Cet ouvrage, “le plus vendu” en Algérie, est le fruit de longues investigations. Il raconte l’histoire tragique d’un des enfants chers de l’Algérie. Un sujet à controverses qui, pourtant et avant tout, rend hommage à tous ceux qui ont libéré le pays du joug de la domination et de la servitude étrangère.
    Le livre de Khalfa Mameri sur Abane Ramdane est à sa huitième édition. Sous le titre de Abane Ramdane: finalement, le père de l’indépendance, l’ouvrage de 424 pages est publié par Thala éditions. Il nous éclaire “jour après jour” sur des événements produits depuis la veille du déclenchement de la Révolution, jusqu’au 1er juillet 1962. La biographie consacrée à Abane Ramdane, en 1986, c’est-à-dire “au moment où il était presque interdit de prononcer son nom dans son propre pays”, est toujours demandée en Algérie. Destiné à “faire aimer l’Algérie et ses hommes illustres” par le maximum de citoyens, le livre de Khalfa Mameri cherche à restituer les faits, soucieux de la nécessité d’écrire l’histoire et celle de semer l’espoir. “Il est incontestable que la Révolution algérienne traîne derrière elle le cadavre de Abane Ramdane” (p.21), écrit-il dans l’introduction. Malgré l’épaisseur du mystère – encore que beaucoup de choses ont été écrites sur la mort de Abane Ramdane – et en dépit de la crainte de rouvrir “une profonde plaie”, l’auteur décide de surmonter ses appréhensions, ne serait-ce que momentanément, pour écrire sur ce “très grand patriote” qui deviendra en peu de mois “pratiquement le responsable numéro un de tout le FLN et donc de la Révolution” (p. 22). On l’aura compris, l’auteur veut apporter sa “contribution” à la connaissance de cette figure historique. Il est conscient, et il le dit très bien, que lorsqu’on aborde le cas de Abane Ramdane, “c’est sa mort qui l’emporte sur sa vie”. Pourtant, il considère qu’il y a beaucoup de choses à dire sur sa vie, car celle-ci, comme d’ailleurs son action, en engagement, son apport et son impact “ont été si denses qu’ils ne peuvent être étouffés par sa mort” (p. 22). Saisissant l’opportunité du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, l’auteur se demande pourquoi nous ne chercherions pas à prendre “un nouveau départ”, sans reproduire les mêmes erreurs qui ont conduit le pays “jusqu’au naufrage de l’espoir”. Il observe que la situation d’aujourd’hui ressemble étrangement à celle des années 1953-1954, rappelant dans ce contexte les divisions/aliénations au sein de “la société politique”, mais aussi le désespoir de “tout un peuple, jeunesse encore plus”. Seulement, au début des années 1950, une poignée d’hommes, très jeunes pour la plupart, ont cru au changement. Et ils l’ont réalisé, en menant la guerre au système colonial français, en affrontant la France et son armée : la quatrième puissance du monde. Aujourd’hui, Khalfa Mameri invite tous ceux qui mettent “l’Algérie au-dessus de tout”, plus particulièrement les jeunes, “à méditer l’héroïsme pur de ceux qui ont donné à tous, sans distinction d’âge ou de région, le moyen de vivre heureux et libres” (p. 15). L’ouvrage sur Abane Ramdane, “le plus vendu” en Algérie, est le fruit de longues investigations. Il raconte l’histoire tragique d’un des enfants chers de l’Algérie, un sujet à controverses qui, pourtant et avant tout, rend hommage à tous ceux qui ont libéré le pays du joug de la domination et de la servitude étrangère, notamment Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et tous ceux qui les ont rejoints dans cette dure aventure émancipatrice. Khalfa Mameri est auteur d’une dizaine de livres dont l’ouvrage consacré à un autre héros non moins célèbre de la Révolution algérienne, Larbi Ben M’hidi. Diplômé en sciences politiques et en droit (université Paris Panthéon Sorbonne et université Columbia de New York), il a exercé la fonction d’ambassadeur dans des pays africains et a enseigné notamment à l’Ecole nationale d’administration et à l’Institut d’études politiques d’Alger.
    H A
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  5. #25
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
    Date d'inscription
    juillet 2012
    Messages
    2 255

    Par défaut



    ''Je ne fais ni de l’Art pour l’Art, ni de l’Art contre l’Art. Je suis pour l’Art, mais pour l’art qui n’a rien à voir avec l’Art, car l’art a tout à voir avec la vie. ''
    Robert Rauschenberg
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  6. #26
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
    Date d'inscription
    juillet 2012
    Messages
    2 255

    Par défaut

    La Patrie
    A peine s'emboîtèrent-ils dans leurs pupitres que le maître, d'une voix claironnante, annonça:
    - Morale !
    Leçon de morale. Omar en profiterait pour mastiquer le pain qui était dans sa poche et qu'il n'avait pas pu donner à Veste-de-Kaki.
    Le maître fit quelques pas entre les tables , le bruissement sourd des semelles sur le parquet, les coups de pied donnés aux bancs, les appels, les rires, les chuchotements s'évanouirent L'accalmie envahit la salle de classe comme par enchantement : s'abstenant de respirer, les élèves se métamorphosaient en merveilleux santons. Mais en dépit de leur immobilité et de leur application, il flottait une joie légère, aérienne, dansante comme une lumière.
    M Hassan, satisfait, marcha jusqu'à son bureau, où il feuilleta un gros cahier. Il proclama - La Patrie.
    L'indifférence accueillit cette nouvelle. On ne comprit pas. Le mot, campé en l'air, se balançait - Qui d'entre vous sait ce que veut dire Patrie ?
    Quelques remous troublèrent le calme de la classe. La baguette claqua sur un des pupitres, ramenant l'ordre Les élèves cherchèrent autour d'eux, leurs regards se promenèrent entre les tables, sur les murs, à travers les fenêtres, au plafond, sur la figure du maître ; il apparut avec évidence qu'elle n'était pas là. Patrie n'était pas dans la classe. Les élèves se dévisagèrent Certains se plaçaient hors du débat et patientaient benoîtement.
    Brahim Bali pointa le doigt en l'air. Tiens, celui-là ! Il savait donc ? Bien sûr Il redoublait, il était au courant.
    - La France est notre mère Patrie, ânonna Brahim. Son ton nasillard était celui que prenait tout élève pendant la lecture. Entendant cela, tous firent claquer leurs doigts, tous voulaient parler maintenant. Sans permission, ils répétèrent à l'envi la même phrase.
    Les lèvres serrées, Omar pétrissait une petite boule de pain dans sa bouche. La France, capitale Paris. Il savait ça. Les Français qu'on aperçoit en ville, viennent de ce pays.Pour y aller ou en revenir, il faut traverser la mer, prendre le bateau... La mer : la mer Méditerranée. Jamais vu la mer, ni un bateau. Mais il sait : une très grande étendue d'eau salée et une sorte de planche flottante. La France, un dessin en plusieurs couleurs. Comment ce pays si lointain est-il sa mère ? Sa mère est à la maison, c'est Aïni , il n'en a pas deux. Aini n'est pas la France. Rien de commun. Omar venait de surprendre un mensonge. Patrie ou pas patrie, la France n'était pas sa mère.
    Les élèves entre eux disaient: celui qui sait le mieux mentir, le mieux arranger son mensonge, est le meilleur de la classe.
    Omar pensait au goût du pain dans sa bouche : le maître, près de lui, réimposait l'ordre. Une perpétuelle lutte soulevait la force animée et liquide de l'enfance contre la force statique et rectiligne de la discipline.
    M. Hassan ouvrit la leçon.
    - La patrie est la terre des pères. Le pays où l'on est fixé depuis plusieurs générations.
    Il s'étendit là-dessus, développa, expliqua. Les enfants, dont les velléités d'agitation avaient été fortement endiguées, enregistraient.
    - La patrie n'est pas seulement le sol sur lequel on vit, mais aussi l'ensemble de ses habitants et tout ce qui s'y trouve.
    Impossible de penser tout le temps au pain. Omar laisserait sa part de demain à Veste-de-Kaki. Veste-de-Kaki était-il compris dans la patrie ? Puisque le maître disait... Ce serait quand même drôle que Veste de Kaki... Et sa mère, et Aouicha et Mériem, et les habitants de Dar-Sbitar? Comptaient-ils tous dans la patrie ? Hamid Saraj aussi ?
    - Quand de l'extérieur viennent des étrangers qui prétendent être les maîtres, la patrie est en danger. Ces étrangers sont des ennemis contre lesquels toute la population doit défendre la patrie menacée. Il est alors question de guerre. Les habitants doivent défendre la patrie au prix de leur existence.
    Quel était son pays ? Omar eût aimé que le maître le dit, pour savoir. Où étaient ces méchants qui se déclaraient les maîtres ? Quels étaient les ennemis de son pays, de sa patrie ? Omar n'osait pas ouvrir la bouche pour poser ces questions à cause du goût du pain
    - Ceux qui aiment particulièrement leur patrie et agissent pour son bien, dans son intérêt, s'appellent des patriotes.
    La voix du maître prenait des accents solennels qui faisaient résonner la salle. Il allait et venait.
    M Hassan était-il patriote ? Hamid Saraj était-il patriote aussi ?
    Comment se pourrait-il qu'ils le fussent tous les deux 7 Le maître était pour ainsi dire un notable , Hamid Saraj, un homme que la police recherchait souvent. Des deux, qui est le patriote alors ? La question restait en suspens....-
    M.DIB

    La grande maison, Le Seuil, 1952 Pp. 19& 20
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  7. #27
    Membre F.A.M. Avatar de ahmeddamien
    Date d'inscription
    février 2010
    Localisation
    pas loin
    Messages
    14 025

    Par défaut

    Citation Envoyé par fou-de-tasmine Voir le message
    l'ecole de l'amour

    Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités des tristesses
    Et moi avant vous je ne suis jamais allé dans les cités des tristesses
    Je n'ai jamais su que les larmes sont l’être humain
    que l'humain sans tristesse n'était que le souvenir d'un humain

    Votre amour m'a apprit a être triste
    Et moi depuis des siècles j’avais besoin d’une femme qui me rend triste
    une femme qui je pleurerai sur ses bras comme un oiseau
    Une femme qui rassemble mes parties comme les morceaux d'un vase brisé
    Votre amour chère dame m'a apprit les pires manières
    Il m'a apprit a regarder ma tasse mille fois en une nuit (1)
    tenter les remèdes des guérisseurs et frapper aux portes des voyantes
    Il m'a apprit à sortir de chez moi pour brosser les trottoirs des ruelles
    Et poursuivre votre visage sous la pluie et entre les feux des automobiles
    A collecter de vos yeux des millions d'étoiles
    O femme, qui a assommer le monde, O ma douleur, O douleur des Nays (2)

    Votre amour, madame, m'a fait pénétrer dans les cités de la tristesse
    Et moi avant votre amour je ne savais pas qu'est ce que la tristesse
    Je n'ai jamais su que les larmes sont l'être humain
    que l' humain sans tristesse n'était que l'ombre d'un humain

    Votre amour m'a apprit a me comporter comme un petit enfant
    A dessiner votre visage avec la craie sur les mures
    O Femme qui a renversé mon histoire
    Je suis égorgé en vous d'un artère à l’autre
    Votre amour m'a apprit comment l’amour peut modifier la carte du temps
    Il m'a apprit que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner
    Votre amour m'a apprit des choses dont je n'aurai jamais penser

    J'ai lu les contes d'enfants
    je suis rentrer dans les palais vierges des rois
    et j'ai rêvé d'épouser la fille du sultan
    celle dont les yeux sont plus claires que l'eau des fontaines
    celle dont les lèvres sont plus succulentes que les roses de grenadines
    et j'ai rêvé de l'enlever comme les chevaliers
    et j’ai rêvé de lui offrir des paniers de perles et de « morgane »
    votre amour m'a apprit chère dame ce qu’est le délire
    Il m'a apprit comment l’âge passe
    sans que la fille du sultan vienne......
    .
    NIZAR QABBANI
    il manque fou.....................

    salam si tu lis l ami
    "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais." Oscar Wilde

  8. #28
    Membre F.A.M. Avatar de ahmeddamien
    Date d'inscription
    février 2010
    Localisation
    pas loin
    Messages
    14 025

    Par défaut

    Citation Envoyé par ICOSIUM Voir le message
    La Patrie
    A peine s'emboîtèrent-ils dans leurs pupitres que le maître, d'une voix claironnante, annonça:
    - Morale !
    Leçon de morale. Omar en profiterait pour mastiquer le pain qui était dans sa poche et qu'il n'avait pas pu donner à Veste-de-Kaki.
    Le maître fit quelques pas entre les tables , le bruissement sourd des semelles sur le parquet, les coups de pied donnés aux bancs, les appels, les rires, les chuchotements s'évanouirent L'accalmie envahit la salle de classe comme par enchantement : s'abstenant de respirer, les élèves se métamorphosaient en merveilleux santons. Mais en dépit de leur immobilité et de leur application, il flottait une joie légère, aérienne, dansante comme une lumière.
    M Hassan, satisfait, marcha jusqu'à son bureau, où il feuilleta un gros cahier. Il proclama - La Patrie.
    L'indifférence accueillit cette nouvelle. On ne comprit pas. Le mot, campé en l'air, se balançait - Qui d'entre vous sait ce que veut dire Patrie ?
    Quelques remous troublèrent le calme de la classe. La baguette claqua sur un des pupitres, ramenant l'ordre Les élèves cherchèrent autour d'eux, leurs regards se promenèrent entre les tables, sur les murs, à travers les fenêtres, au plafond, sur la figure du maître ; il apparut avec évidence qu'elle n'était pas là. Patrie n'était pas dans la classe. Les élèves se dévisagèrent Certains se plaçaient hors du débat et patientaient benoîtement.
    Brahim Bali pointa le doigt en l'air. Tiens, celui-là ! Il savait donc ? Bien sûr Il redoublait, il était au courant.
    - La France est notre mère Patrie, ânonna Brahim. Son ton nasillard était celui que prenait tout élève pendant la lecture. Entendant cela, tous firent claquer leurs doigts, tous voulaient parler maintenant. Sans permission, ils répétèrent à l'envi la même phrase.
    Les lèvres serrées, Omar pétrissait une petite boule de pain dans sa bouche. La France, capitale Paris. Il savait ça. Les Français qu'on aperçoit en ville, viennent de ce pays.Pour y aller ou en revenir, il faut traverser la mer, prendre le bateau... La mer : la mer Méditerranée. Jamais vu la mer, ni un bateau. Mais il sait : une très grande étendue d'eau salée et une sorte de planche flottante. La France, un dessin en plusieurs couleurs. Comment ce pays si lointain est-il sa mère ? Sa mère est à la maison, c'est Aïni , il n'en a pas deux. Aini n'est pas la France. Rien de commun. Omar venait de surprendre un mensonge. Patrie ou pas patrie, la France n'était pas sa mère.
    Les élèves entre eux disaient: celui qui sait le mieux mentir, le mieux arranger son mensonge, est le meilleur de la classe.
    Omar pensait au goût du pain dans sa bouche : le maître, près de lui, réimposait l'ordre. Une perpétuelle lutte soulevait la force animée et liquide de l'enfance contre la force statique et rectiligne de la discipline.
    M. Hassan ouvrit la leçon.
    - La patrie est la terre des pères. Le pays où l'on est fixé depuis plusieurs générations.
    Il s'étendit là-dessus, développa, expliqua. Les enfants, dont les velléités d'agitation avaient été fortement endiguées, enregistraient.
    - La patrie n'est pas seulement le sol sur lequel on vit, mais aussi l'ensemble de ses habitants et tout ce qui s'y trouve.
    Impossible de penser tout le temps au pain. Omar laisserait sa part de demain à Veste-de-Kaki. Veste-de-Kaki était-il compris dans la patrie ? Puisque le maître disait... Ce serait quand même drôle que Veste de Kaki... Et sa mère, et Aouicha et Mériem, et les habitants de Dar-Sbitar? Comptaient-ils tous dans la patrie ? Hamid Saraj aussi ?
    - Quand de l'extérieur viennent des étrangers qui prétendent être les maîtres, la patrie est en danger. Ces étrangers sont des ennemis contre lesquels toute la population doit défendre la patrie menacée. Il est alors question de guerre. Les habitants doivent défendre la patrie au prix de leur existence.
    Quel était son pays ? Omar eût aimé que le maître le dit, pour savoir. Où étaient ces méchants qui se déclaraient les maîtres ? Quels étaient les ennemis de son pays, de sa patrie ? Omar n'osait pas ouvrir la bouche pour poser ces questions à cause du goût du pain
    - Ceux qui aiment particulièrement leur patrie et agissent pour son bien, dans son intérêt, s'appellent des patriotes.
    La voix du maître prenait des accents solennels qui faisaient résonner la salle. Il allait et venait.
    M Hassan était-il patriote ? Hamid Saraj était-il patriote aussi ?
    Comment se pourrait-il qu'ils le fussent tous les deux 7 Le maître était pour ainsi dire un notable , Hamid Saraj, un homme que la police recherchait souvent. Des deux, qui est le patriote alors ? La question restait en suspens....-
    M.DIB

    La grande maison, Le Seuil, 1952 Pp. 19& 20
    salam icos
    comment vas tu
    "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais." Oscar Wilde

  9. #29
    Membre F.A.M. Avatar de ahmeddamien
    Date d'inscription
    février 2010
    Localisation
    pas loin
    Messages
    14 025

    Par défaut

    Citation Envoyé par ICOSIUM Voir le message
    Adel Abdessmed quitte l’Algérie en 1994, quelques jours après l’assassinat du directeur de l’École des Beaux-Arts d’Alger Ahmed Asselah et de son fils, dans l’enceinte de l’établissement, où il poursuivait des études depuis 1990.
    Quand il débarqua en France en 1994, une rampe de lancement vers l’universalité qu’ont emprunté nombreux algériens, Abdessemed a poursuivi sa production à Lyon dans École des Beaux-Arts où il resta jusqu’en 1998. Puis à Paris dans la Cité internationale des arts de 1999-2000. Il atterrit à New York de 2000 à 2001 puis Berlin de 2002 à 2004 pour continuer, depuis cette dernière date, d’autres chantiers entre Paris et New-York.
    Natif de Constantine, il avait entamé sa carrière avec des balbutiements à Batna ville algérienne qui a déjà abrité nombreux sculpteurs de renom, comme Mohamed Demagh, l’ancien maquisard de la libération qui survécu à un bombardement, Salim Yeza le militant berbériste le plus influent parmi les « chaouis » et Bensaid Mohamed Nadjib le cardiologue sculpteur de bois.
    Adel Abdessemed, Je suis innocent - du 3 octobre... par centre Pompidou
    En réalité aucune présentation succincte ne peut contenir les travaux d’Adel, tant sa densité dans les collections, par sa prolifique production ainsi qu’avec les grandes expositions où son concours trouve un écho particulier. Dans l’ensemble des arts algériens, le réalisme, pour certains l’affectation de l’actualité dans l’art, est omniprésent notamment en littérature, le cinéma et le théâtre pour ne citer que les expressions majeures. Cet artiste n’échappe pas au réalisme, plaçant son pays dans les grands musées de la Terre...
    La statue « coup de tête » est subversive en s’opposant à la coutume qui fait honneur à la victoire, comme une jouissance. La défaite lors du match et son rappel à la violence se fait apologique, certes un héros l’apporte, à l’anticonformisme que l’art contemporain, avec une force intéressée, met souvent au devant. L’artiste s’est déjà distingué de son approche de Jésus le crucifié dont les détails n’ont pas lésiné à faire, place à partir du fil barbelé à la cruauté, le souffre-douleur d’une victime.


    L’exposition qui s’étale sur 3 mois est une occasion rare pour découvrir les multiples dimensions du travail d’un artiste déjà monument. L’importance de son œuvre est qu’elle puise de partout, de l’art figuratif, ornemental, stylistique et onirique... Ce nouveau millénaire, aura toujours l’image sous les yeux. Son rapport à l’histoire du passé, et contemporaine en tant que témoin actif, refuse aussi de s’enfermer dans le privilège de l’art. Elle touche de plein fouet le présent.

    PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE-ALAIN MICHAUD, CONSERVATEUR, MUSÉE NATIONAL D'ART MODERNE, COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION
    Pourquoi l'exposition s'appelle-t-elle « Adel Abdessemed Je suis innocent » ?
    Adel Abdessemed – Parce que je ne me sens pas coupable. Et j'en suis sûr. Par ailleurs, le Centre Pompidou a été construit sur le cimetière des Innocents…
    Tu conçois l'exposition comme un prolongement de l'œuvre ? Elle constitue elle-même une proposition artistique ?
    AA – Ce n'est pas le prolongement de mes œuvres, mais plutôt une proposition artistique nouvelle, autonome et multiple. Je suis un artiste du corps, au sens que Deleuze donne au mot corps : non pas un corps inerte, mais un corps plein, ouvert, libéré de la paralysie, sans lien de subordination ou de hiérarchisation entre les organes. Le corps n'est pas fait d'une seule pièce, c'est un agencement rhizomique qui change de nature en fonction des nouvelles connexions. L'exposition est un geste, un acte, avec une articulation qui ne détruit pas l'autonomie des œuvres. Elle construit des relations polysémiques entre celles-ci, même quand elle les affirme de manière plutôt discrète… L'exposition cherche à montrer la complexité du monde, sa multilinéarité, à révéler ses zones d'ombre et de lumière. Avec des coins secrets et des coins perdus. Avec des présences et des espaces vides qui sont en même temps des espaces de liberté. Même si j'ai créé un environnement avec des objets qui peuvent être mes œuvres, je ne serai jamais le démiurge de ce monde, je serai seulement son premier habitant, ou le dernier si tu veux…

    Pour toi, l'exposition ne doit pas raconter d'histoire, elle ne doit pas se transformer en récit…
    AA – Je me vois comme un constructeur, un maçon, plutôt qu'un narrateur. Un maçon innocent… Comme le disait Khalil Gibran, dans Le prophète : « La pierre angulaire du temple n'est pas supérieure à la pierre la plus basse de ses fondations ».

    Est-ce qu'il s'agit d'une rétrospective ou d'une proposition inédite ? Quelle est la part des pièces anciennes et des œuvres nouvelles dans l'exposition ?
    AA – D'une façon cynique, je dirai que je suis trop jeune pour une rétrospective. Mon temps c'est le présent et le futur ; pas le passé. Je te donne l'exemple d'une histoire qui m'a toujours fasciné : celle de l'arche de Noé. J'avais du mal à croire que Noé ait vraiment fait monter tous les animaux dans un seul bateau… Tu vois, on ne peut pas mettre toutes les œuvres dans le même espace ! Et la bonne nouvelle est que je n'ai pas de pièces anciennes. L'inédit, on ne le voit pas encore… L'inédit reste à faire… Je crois…
    excuse moi mais ton artiste a l air d etre un gros taré
    ces délires sur la croix barbelé,les photos nus
    et surtout

    Arrêter l'exposition Adel Abdessemed "Je suis innocent"

    Publié le 19 Décembre 2012

    Voilà un pseudo "artiste" psychopathe qui se permet de filmer l'exécution de six animaux innocents, massacrés à coups de marteau sur le crâne, jusqu'à ce que mort s'en suive... et s'en va exposer cela ensuite, à Beaubourg, sous le vocable d' oeuvre d'art... INADMISSIBLE et absurde !

    pour moi il n a aucune sensibilité d artiste un post punk bledard qui veut réussir dans la provoc
    "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais." Oscar Wilde

  10. #30
    Membre F.A.M. Avatar de ahmeddamien
    Date d'inscription
    février 2010
    Localisation
    pas loin
    Messages
    14 025
    "Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais." Oscar Wilde

Discussions similaires

  1. :eusa_boohoo: Arts et Lettres
    Par ICOSIUM dans le forum Littérature, Histoire et Poésie
    Réponses: 0
    Dernier message: 22/08/2012, 19h26
  2. Lettres pour Neyla-Mériem de Leïla Aslaoui-Hemmadi
    Par kredence dans le forum Littérature, Histoire et Poésie
    Réponses: 0
    Dernier message: 10/04/2010, 20h40
  3. Jeanne Moreau Lettres à Brice Hortefeux
    Par kredence dans le forum Le Café
    Réponses: 0
    Dernier message: 26/05/2009, 23h17
  4. Des fetwas dans les boites aux lettres .
    Par Sabrina dans le forum Actualité Algérie
    Réponses: 2
    Dernier message: 19/05/2009, 23h23

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •