L’usine de Renault en Algérie est sur le point de devenir une réalité.


Le gouvernement algérien et le constructeur automobile français, qui ont signé, le 25 mai dernier, un accord-cadre, se sont définitivement entendus sur les conditions de réalisation de ce projet. Les deux parties vont signer un accord définitif avant le 15 septembre. «La commission chargée du dossier se réunit aujourd’hui même (hier, ndlr) pour finaliser l’accord afin d’aboutir vers la mi-septembre à la création de la société mixte», affirme le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, dans une déclaration à la presse faite, hier, en marge de l’ouverture de la session d’automne de l’APN.

Il précise, dans la foulée, que le capital algérien dans cette société mixte sera réparti entre la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI), et ce, «à raison de 51% pour les partenaires algériens et 49% pour Renault». Mohamed Benmeradi semble être, cette fois-ci, plus optimiste quant à la réalisation de cette usine.


Une usine qui devrait être, dit-il, installée plutôt que possible. En effet, le démarrage effectif de la fabrication de véhicules de la marque française est ainsi prévu «dans les 14 mois qui suivent la création de la joint-venture et non pas dans les 18 mois suivants comme annoncé initialement». Le projet, rappelons-le, porte sur la production de 75 000 voitures par an, avant d’atteindre progressivement 150 000 unités, dont une partie sera destinée à l’exportation.

L’usine produira des véhicules avec un taux d’intégration de la production nationale de 20% à 25% dans une première étape et qui pourrait passer à 60% avec l’intégration des segments pneumatique et vitrage.
L’entreprise sera installée à Oran et non sur le site de Bellara dans la wilaya de Jijel, tel que proposé par le gouvernement. Ce site, explique-t-on, a été refusé par les responsables de Renault. Et c’est ce qui a, entre autres, retardé les négociations entre les autorités algériennes et les responsables de l’entreprise française. 


Madjid Makedhi - El Watan