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Discussion: Pourquoi dites-vous que l'Afrique du nord est Blanche

  1. #11
    l'orientale
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    ...soit la javel ou peut etre ils ont découvert fear and lovely avant les hindous

  2. #12
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    Citation Envoyé par Guimi Voir le message
    Et rebelote
    tu as raison
    Citation Envoyé par Sabrina Voir le message
    il ne parle pas des blonds aux yeux clairs mais des blancs..des clairs de peau comme nous les Maghrebins qui somme de teint mediteranneens c`est vrai on est pas noirs commes les autres Africains.
    les romains eux meme n`étaient pas tous blonds avec des yeux clairs...ils ont le meme teint que nous...surtout ceux du sud.
    Yakhi fhama yak bayna l'affaire
    We are captives of our own identities,Living in prisons of our own creation

    Tea Bag on Season 4 episode 12 [34:45].

  3. #13
    l'orientale
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    Par défaut 1ere partie

    L’ORIGINE DES BERBÈRES
    Gabriel CAMPS

    [Islam : société et communauté. Anthropologies du Mahgreb, sous la direction de Ernest Gellner, les Cahiers C.R.E.S.M, Éditions CNRS, Paris, 1981.]

    Connus depuis l’antiquité pharaonique sous les noms de Lebu, Tehenu, Temehu, Meshwesh, les Berbères subsistent dans un immense territoire qui commence à l’ouest de l’Égypte. Actuellement des populations parlant le berbère habitent dans une douzaine de pays africains, de la Méditerranée au sud du Niger, de l’Atlantique au voisinage du Nil.

    Mais cette région qui couvre le quart Nord-Ouest du continent n’est pas entièrement berbérophone, loin de là ! Aujourd’hui, dans cette région, l’arabe est la langue véhiculaire, celle du commerce, de la religion, de l’État, sauf dans la marge méridionale, du Sénégal au Tchad où la langue officielle est le français. Ainsi, les groupes berbérophones sont isolés, coupés les uns des autres et tendent à évoluer d’une manière divergente. Leur dimension et leur importance sont très variables. Les groupes kabyle en Algérie, Braber et Chleuh au Maroc représentent chacun plusieurs centaines de milliers d’individus tandis que certains dialectes, dans les oasis, ne sont parlés que par quelques dizaines de personnes. C’est la raison pour laquelle les cartes d’extension de la langue berbère n’ont pas grande signification. Le territoire saharien couvert par les dialectes touareg (tamahaq) en Algérie, Libye, Mali et Niger est immense mais les nomades berbérophones qui le parcourent et les rares cultivateurs de même langue ne doivent guère dépasser le nombre de 250 ou 300 000. Ils sont à peine plus nombreux que les habitants du Mzab qui occupent dans le Sahara septentrional, un territoire mille fois plus exigu. Le bloc kabyle est dix fois plus peuplé que la région aurasienne, plus vaste, où est parlé un dialecte berbère différent.

    En fait il n’y a aujourd’hui ni une langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, ni un peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent.

    Légendes antiques et modernes sur les origines des Berbères
    Hercule et les calembours
    Du Caucase à L'atlantide
    Les données de l'anthropologie
    L'homo sapiens du Maghreb
    Les protoméditerranéens capsiens mangeurs d'escargots
    La mise en place des paléo-berbères
    Les données linguistiques
    Petit lexique
    Quelques sites

    LÉGENDES ANTIQUES ET MODERNES SUR LES ORIGINES DES BERBÈRES
    Hercule et les calembours
    Rares sont les peuples comme les Berbères dont les origines ont été recherchées avec autant de constance et d’imagination. Dès la plus haute Antiquité, des récits circulaient dans les milieux savants et chez les mythographes sur les origines des habitants de l’Afrique. Le plus connu, parce que des générations de lycéens pâlirent sur les pages du De Bello Jugurthino, nous est rapporté par Salluste.

    La légende des origines perse et mède

    Les premiers habitants de l’Afrique furent, dit Salluste, les Gétules et les Libyens, gens grossiers et barbares qui se nourrissaient de la chair des bêtes sauvages ou de l’herbe des prés, à la façon des troupeaux. Plus tard, des Mèdes, des Arméniens et des Perses conduits par Hercule en Espagne, passèrent en Afrique et se mêlèrent, les premiers avec les Libyens, les Perses avec les Gétules. Tandis que les Mèdes et Libyens, bientôt confondus sous le nom de Maures, eurent de bonne heure des villes et échangèrent des produits avec l’Espagne, les Gétules et les Perses condamnés à une vie errante, prirent le nom de Nomades. Cependant la puissance de ces derniers s’accrut rapidement, et sous le nom de Numides, ils conquirent tout le pays jusqu’au voisinage de Carthage.

    Cette légende, Salluste n’en revendique nullement la paternité ; il dit même qu’elle est contraire à la tradition la plus répandue (et que nous ne connaissons pas) mais qu’elle est, en revanche, admise par les indigènes. Il la rapporte d’après une traduction qui lui aurait été faite des livres puniques du roi Hiempsal (libri punici qui regis Hiempsalis dicebantur).

    De la première époque, antérieure à Hercule, ou plus exactement Melqart, le dieu phénicien qui fut assimilé au fils d’Alcmène, Salluste donne le cliché habituel par lequel l’érudit moyen dépeint, à tort, les temps primitifs. Ces Libyens et Gétules, chasseurs et cueilleurs, sont bien évidemment des peuples de la Préhistoire que Salluste, ou plutôt Hiempsal, rejette dans les temps mythiques. Il nous faut cependant retenir l’existence de deux éléments de population dans l’Afrique la plus archaïque. Quel fait permettait d’établir cette distinction sinon une différence dans les genres de vie née elle-même des conditions géographiques et par conséquent de la localisation de ces peuples ? Or, de l’avis unanime des historiens anciens et modernes, les Gétules étaient des nomades dont on trouve les traces évanescentes depuis les rives de l’Océan jusqu’au golfe des Syrtes. Pour les écrivains classiques, étaient généralement qualifiés de Gétules tous les nomades méridionaux distincts des Éthiopiens et des Garamantes. Les Gétules étant nomades on en déduit que les Libyens d’Hiempsal, ceux qui "eurent de bonne heure des villes" étaient les ancêtres des sédentaires.

    Cette distinction élémentaire, et banale, avait été faite bien avant Hiempsal ou Salluste puisque le père de l’Histoire lui-même, Hérodote (IV, 181, 186, 191), après avoir décrit une longue suite de peuplades depuis l’Égypte jusqu’au lac Triton, précisait :

    "Je viens d’indiquer les Libyens nomades qui habitent le long de la mer. Au-dessus d’eux, à l’intérieur des terres, se trouve la Libye des bêtes sauvages... Mais au couchant du Lac Tritonis (c’est-à-dire au Nord étant donné l’orientation incorrecte attribuée à la côte à partir des territoires carthaginois) les Libyens ne sont plus nomades et n’ont plus les mêmes coutumes... ce sont des Libyens cultivateurs... Ils ont des maisons et sont appelés Maxyes". Dans un raccourci assez simpliste mais exact, Hérodote oppose "la Libye orientale (où) habitent les nomades (qui) est basse et sablonneuse jusqu’au fleuve Triton, et celle à l’occident de ce fleuve, habitée par les cultivateurs (qui) est très montagneuse, très boisée... ".

    Cette dernière phrase a une portée considérable car elle n’est pas applicable au seul territoire carthaginois du Sahel qui est particulièrement plat, mais à la totalité de l’Afrique du Nord, le pays de l’Atlas.

    Le Triton qui s’identifie au golfe de Gabès est donc une limite géographique importante, particulièrement nette et précise dans l’esprit d’Hérodote, qui marque le partage entre les Nomades et les cultivateurs habitant des maisons.

    C’est encore par les grands chotts tunisiens que les géographes font aujourd’hui aboutir la limite méridionale de l’Afrique du Nord ; la coïncidence serait curieuse si elle n’était précisément dictée par la nature.

    Mais que viennent faire les Perses, les Mèdes et les Arméniens dans le récit des origines numides et maures ? Certes il est traditionnel, dans les textes antiques, que l’origine des peuples soit située en Orient et que des Orientaux soient impliqués dans le peuplement de la Libye occidentale, cela répond à un cliché habituel. Mais pourquoi les Perses et les Mèdes qui, Grecs et Latins le savaient bien, ne pouvaient être considérés comme des peuples de navigateurs? Revoyons de plus près le texte de Salluste : "Les Mèdes, les Perses et les Arméniens qui faisaient partie (de l’armée d’Hercule mort en Espagne) passèrent en Afrique sur des vaisseaux et occupèrent les pays voisins de notre mer. Les Perses s’établirent plus loin que les autres, du côté de l’Océan... peu à peu ils se fondirent par des mariages avec les Gétules". La localisation méridionale des prétendus Perses nous apporte paradoxalement l’explication de leur présence inattendue dans la partie occidentale de la Maurétanie, celle que les Romains nommèrent Maurétanie Tingitarie, dans le Maroc actuel. De nombreux auteurs grecs ou romains, Strabon, Pline citant Polybe, Pomponius Mela, Ptolémée, le géographe anonyme de Ravenne, Priscien de Césarée recopiant Denys le Périégète et bien d’autres que J. Desanges a patiemment relus, font connaître dans le Sud du Maroc, vraisemblablement entre l’Atlas, le Draa et le Guir deux peuplades, les Pharusiens et les Perorsi. La ressemblance entre les noms et une localisation très voisine ont fait admettre à certains auteurs, S. Gsell en particulier, qu’il s’agissait d’un seul et même peuple.

    Ce n’est pas sûr, mais il est en revanche, tout à fait admissible que l’analogie ou l’homonymie factice entre Pharusii, Perorsi et Persae soit à l’origine de la prétendue arrivée des Perses en Maurétanie. De fait, Pline l’Ancien rappelle incidemment que les Pharusii, qu’il nomme parfois Perusii, sont les descendants des Perses conduits par Hercule aux limites occidentales du monde habité (V, 46).

    Un autre calembour, mode de pensée analogique dont les auteurs de l’Antiquité étaient très friands, explique de même la présence des Mèdes en Afrique. De nombreuses tribus paléoberbères portaient, dans l’Antiquité, le nom de Mazices. Il s’agit en fait du nom que les Berbères se donnent eux-mêmes Imazighen (au singulier Amazigh.). Ce nom a été transcrit par les étrangers sous des formes variées : Meshwesh par les Égyptiens, Mazyes et Maxyes par les Grecs, Mazices et Madices par les Latins. Au XIVe siècle, le grand historien lbn Khaldoun explique qu’une branche des Berbères, les Branès, descend de Mazigh. Que certains habitants de l’Afrique antique aient déjà placé quelque ancêtre Mazigh ou Madigh en tête de leur généalogie ne saurait étonner puisqu’ils se sont, de tous temps, donné ce nom. De cette appellation viendrait donc l’apparition des Mèdes, ancêtres des Maures, en compagnie des Perses devenus les Pharusiens.

    Quant aux Arméniens, leur présence légendaire doit s’expliquer par une semblable analogie avec quelque tribu paléoberbère dont le nom n’a malheureusement pas été conservé, à moins que l’on rapproche arbitrairement ces prétendus Arméniens de l’obscure tribu des Ourmana qui, au temps d’Ibn Khaldoun, c’est-à-dire au milieu du XIVe siècle, nomadisait dans la partie orientale du Maghreb.

    Origines cananéennes

    Bien plus illustre est le récit, nettement plus récent puisqu’il date du VIe siècle de notre ère, que nous donne Procope sur l’origine des Maures, terme générique qui, à l’époque, désignait tous les Africains qui avaient gardé leurs traditions et leur genre de vie en dehors de la culture citadine développée par Rome. Selon Procope, la conquête de la Terre Promise par Josué avait provoqué le départ des peuples qui occupaient le littoral. Ceux-ci, après avoir tenté de s’établir en Égypte qu’ils trouvèrent trop peuplée, se dirigèrent vers la Libye qu’ils occupèrent jusqu’aux Colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar) en fondant un grand nombre de villes. Procope précise : Leur descendance y est restée et parle encore aujourd’hui la langue des Phéniciens. Ils construisirent aussi un fort en Numidie, au lieu où s’élève la ville de Tigisis. Là, près de la grande source, on voit deux stèles de pierre blanche portant gravée en lettres phéniciennes et dans la langue des Phéniciens, une inscription dont le sens est : " nous sommes ceux qui avons fui loin de la face du brigand Jésus (= Josué) fils de Navé " (II, 10, 22).

    Procope avait accompagné en Afrique le général byzantin Bélisaire et son successeur Solomon qui combattirent dans la région de Tigisis, au Sud de Cirta (Constantine) ; il avait vraisemblablement vu ou pris connaissance de l’existence de stèles puniques ou plus sûrement libyques. Cette région (Sigus, Sila, Tigisis) est précisément riche en grandes stèles, parfois véritables menhirs sculptés portant des dédicaces libyques. Ces énormes pierres (dont deux sont aujourd’hui au Musée de Constantine), supports d’inscriptions mystérieuses ou mal comprises de pauvres clercs de Numidie centrale, sont peut-être à l’origine du récit "historique" de Procope.

    Ce récit s’appuie aussi sur une autre donnée dont nous trouvons la trace, un siècle plus tôt, dans une lettre de Saint Augustin. "Demandez – écrit-il –, à nos paysans qui ils sont : ils répondent en punique qu’ils sont des Chenani. Cette forme corrompue par leur accent ne correspond-elle pas à Chananaeci (Cananéens) ?".

    On a longtemps discuté sur le fait que les paysans africains voisins d’Hippone aient encore parlé le punique au Ve siècle de notre ère, plus d’un demi millénaire après la destruction de Carthage. C. Courtois (1950) s’était demandé si par l’expression "punice" Saint Augustin ne voulait pas désigner un dialecte berbère. Ses arguments n’emportèrent pas la conviction, et comme Ch. Saumagne (1953) et A. Simon (1955), je crois que Saint Augustin faisait réellement allusion à un dialecte sémitique. Bien qu’aucun texte ne vienne appuyer cette hypothèse, il est fort admissible que les Phéniciens aient eux-mêmes introduit le nom de Cananéens en Afrique. Plusieurs savants pensent même, comme A. di Vitta (1971), que le récit de Procope doit s’expliquer par le souvenir confus de la plus ancienne expansion phénicienne en Occident qui précéda largement la fondation de Carthage.

    Autres origines légendaires de l’Antiquité

    Elle n’est pas la seule que nous ait transmise l’Antiquité. S. Gsell, grâce à son incomparable érudition, a eu le mérite de les classer. Retenons les principales : selon Strabon, les Maures étaient des Indiens venus en Libye sous la conduite de l’inévitable Héraklès ; nous verrons que certains auteurs modernes ont voulu appuyer cette origine légendaire d’arguments scientifiques. Une origine orientale plus proche est proposée, pour les Gétules, par l’historien juif Flavius Joseph. Commentant le chap. X de la Genèse, il affirme tranquillement que l’un des fils de Koush, Euilas est le père des Euilaioi "qui sont aujourd’hui appelés Gaitouloi : Gétules". D’autres étymologies aussi fantaisistes parsèment le récit de Flavius Joseph : ainsi Ophren, petit fils d’Abraham, serait allé conquérir la Libye ; ses descendants auraient donné le nom d’Afrique au pays.

    Mais d’autres origines leur sont prêtées, surtout chez les auteurs grecs ; ainsi Hérodote dit que les Maxyes, qu’on peut identifier à des Berbères sédentaires, cultivateurs, se prétendaient descendre des Troyens. En écho à cette tradition si répandue dans le monde classique, répondent plusieurs assertions : Hécatée mentionne une ville de Cubos fondée par les Ioniens auprès d’Hippou Akra, l’actuelle Bône-Annaba. Dans la même région était située la ville de Meschela qui était, selon Diodore de Sicile, une création grecque.

    Ainsi Plutarque, qui s’inspire vraisemblablement de Juba II, le savant roi de Maurétanie contemporain de l’empereur Auguste, dit que Héraklès, toujours lui ! avait laissé, dans le Nord de la Maurétanie Tingitane, des Olbiens et des Mycéniens. Or Ptolémée cite parmi les peuples de cette contrée les Muceni dont le nom semble bien être à l’origine de cette autre légende.

    Légendes médiévales sur les origines des Berbères

    Les historiens du Moyen Age, par de nombreux traits, conservent cette mode de pensée antique et, en Orientaux étroitement asservis au système patriarcal, sont particulièrement friands de généalogies interminables aussi ont-ils donné ou répété de nombreuses légendes sur les origines des Berbères. lbn Khaldoun, le plus grand d’entre eux, a consacré un chapitre entier de sa volumineuse Histoire des Berbères aux multiples généalogies que des écrivains de langue arabe, qui étaient souvent d’origine berbère, ont présentées avant lui. Tous donnent une origine orientale aux différentes fractions. La plus courante se rattache à celle déjà relatée par Procope. El Bekri les fait chasser de Syrie-Palestine par les Juifs, après la mort de Goliath. Il s’accorde avec El Masoudi pour les faire séjourner très peu de temps en Égypte. Selon d’autres, les Berbères seraient les descendants de Goliath (Djolouta). Or il n’est pas sans intérêt de noter que Goliath et Aguelid, qui veut dire roi dans les dialectes berbères du Nord, sont deux noms de la même famille. Ifricos, fils de Goliath, les aurait conduits en Afrique qui lui doit son nom (Ifrîqiya).

    Ibn Khaldoun lui-même prend fermement position en faveur de ce qu’il appelle "le fait réel, fait qui nous dispense de toute hypothèse… : les Berbères sont les enfants de Canaan, fils de Cham, fils de Noé, ainsi que nous l’avons déjà énoncé en traitant des grandes divisions de l’espèce humaine. Leur aïeul se nommait Mazigh ; leurs frères étaient les Gergéséens (Agrikech) ; les Philistins, enfants de Casluhim, fils de Misraïrn, fils de Cham, étaient leurs parents. Le roi, chez eux, portait le titre de Goliath (Djalout). Il y eut en Syrie, entre les Philistins et les Israélites, des guerres rapportées par l’histoire, et pendant lesquelles les descendants de Canaan et les Gergéséens soutinrent les Philistins contre les enfants d’Israël. Cette dernière circonstance aura probablement induit en erreur la personne qui représenta Goliath comme Berbère, tandis qu’il faisait partie des Philistins, parents des Berbères. On ne doit admettre aucune autre opinion que la nôtre ; elle est la seule qui soit vraie et de laquelle on ne peut s’écarter" (traduction de Slane).

    Malgré cette objurgation d’lbn Khaldoun, nous devons également tenir compte, car elle n’est pas sans conséquence, d’une autre opinion qu’il nous rapporte avec précision : "Tous les généalogistes arabes s’accordent à regarder les diverses tribus berbères dont j’ai indiqué les noms, comme appartenant réellement à cette race ; il n’y a que les Sanhadja et les Ketama dont l’origine soit pour eux un sujet de controverse. D’après l’opinion généralement reçue, ces deux tribus faisaient partie des Yéménites qu’lfricos établit en Ifrikia lorsqu’il eut envahi ce pays.

    D’un autre côté, les généalogistes berbères prétendent que plusieurs de leurs tribus, telles que les Louata, sont Arabes et descendent de Himyer ..."

  4. #14
    l'orientale
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    Par défaut 2eme partie

    Du Caucase à l’Atlantide
    Les auteurs modernes, européens, ont longtemps été très partagés sur les origines des Berbères. Ils se sont montrés, tout en affectant d’appuyer leurs hypothèses d’arguments scientifiques, autant, sinon plus, imaginatifs que leurs prédécesseurs antiques ou médiévaux.

    Au cours du XIXe siècle et encore au début du nôtre, les explications et propositions diverses peuvent s’ordonner suivant deux types de recherches, les unes sont d’ordre philologique et présentées surtout par les érudits allemands, les secondes sont archéologiques ou anthropologiques et sont l’œuvre de Français.

    Cananéens ou Indiens?

    Philologues et orientalistes, s’appuyant les uns sur les récits grecs et latins, les autres sur des textes arabes, ont cherché à étayer l’origine orientale par des arguments nouveaux. Movers accorde toute créance aux récits de Salluste et de Procope. Il estime que les Cananéens fugitifs seraient passés en Afrique sur les vaisseaux des Phéniciens et, se mêlant aux Libyens primitifs qu’ils auraient initiés à l’agriculture, seraient devenus les Libyphéniciens que mentionnent plusieurs textes antiques. Nous avons vu, qu’à l’époque actuelle, certains auteurs, comme A. di Vitta, pensent effectivement que la tradition cananéenne conserve le souvenir estompé d’une expansion antérieure à la fondation de Carthage.

    Le développement de l’égyptologie favorisa également la tradition orientale car plusieurs savants ont cru que les Hyksos, originaires d’Asie mineure et de Syrie, chassés d’Égypte, se réfugièrent en partie en Afrique et se seraient mêlés aux Libyens.

    Kaltbrunner et Ritter apportent, eux, les "preuves" à l’appui de l’origine indienne des Maures proposée par Strabon ; ainsi selon eux le nom de Berbère est analogue à celui des Warlevera, très anciens occupants du Dekkan. Le port de Berbera, en Somalie, les Barabra (singulier Berberi) qui habitent entre la première et la quatrième cataracte sur le Nil, et le toponyme Berber au Soudan leur semblent autant de jalons linguistiques entre le sous-continent Indien et le Maghreb.

    Une origine grecque ou égéenne a été, en revanche, vigoureusement défendue par le Dr Bertholon dans les premières années du XXe siècle. Il recensa avec une totale imprudence les noms et les mots berbères qui, selon lui, auraient une racine grecque ou préhellénique. En collaboration avec E. Chantre, il rédigea un volumineux ouvrage sur les Recherches anthropologiques dans la Berbérie orientale (1913) où il appuie d’arguments anthropologiques, voire ethnologiques, son opinion sur les origines de ces populations. Bravement les auteurs osent écrire : La céramique berbère se divise en trois grandes classes



    céramique grossière à la main rappelant celle des dolmens, particulière surtout aux tribus de la grande race dolichocéphale ; son aire d’extension est celle de cet élément ethnique ;
    céramique à la main rappelant les modèles primitifs de la mer Égée… Cette céramique correspond avec la répartition des populations comprenant une proportion appréciable de dolichocéphales de petite taille;
    Céramique au tour, ornée par incisions, origine Gerba, pays de brachycéphales, a essaimé à Nabeul puis à Tunis, d’inspiration cypriote, moins archaïque que la précédente (p. 560).
    Voilà à quelles étranges conclusions aboutissent des recherches reposant sur des présupposés et la certitude d’une permanence absolue des types humains et des techniques à travers les millénaires !

    Berbères, Gaulois et dolmens

    La recherche des origines aurait dû, semble-t-il, tirer un bénéfice plus sûr du développement de l’Archéologie en Afrique du Nord, et particulièrement de la fouille des monuments funéraires mégalithiques si nombreux en Algérie orientale et en Tunisie centrale. Hélas ! dans ce domaine, plus encore qu’ailleurs, les préjugés ethniques, voire nationaux, devaient engendrer les pires erreurs. Les dolmens nord-africains attirèrent très tôt l’attention des voyageurs européens. Shaw, dès le milieu du XVIIIe siècle, signalait ceux de Beni Messous près d’Alger. En 1833 le capitaine Rozet les décrit sous le nom de "monuments druidiques voisins de Sidi Ferruch". Le chirurgien Guyon fut le premier en 1846 à y entreprendre des fouilles. Dans le compte rendu très sérieux qu’il présenta à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres il écrit : "ils ont tout à fait l’aspect des monuments druidiques que j’ai vus à Saumur et sur d’autres points de la France. Aussi quelques archéologues les attribuent aux Gaulois qui servaient dans les armées romaines, mais on serait tout aussi autorisé à les rapporter aux Vandales…".

    Le désir de retrouver, de part et d’autre de la Méditerranée, les mêmes faits archéologiques, expliquait et justifiait en quelque sorte la présence "celtique" puis française en Algérie. Cela paraît encore chez l’un des meilleurs archéologues et arabisants du Second Empire, L. Ch. Feraud qui commence ses recherches en 1860. Trois ans plus tard il entreprend, avec le paléontologue anglais Christy (celui-là même qui, avec E. Lartet, commençait l’exploration préhistorique de la vallée de la Vézère), les fouilles de la vaste nécropole mégalithique de Ras el Aïn Bou Merzoug, dans le voisinage de Constantine et acquiert la conviction que les dolmens sont les tombeaux des "Gallo-romains" établis en Afrique.

    À cette époque héroïque de l’archéologie préhistorique tous les arguments, même les plus spécieux, étaient présentés pour affirmer l’origine celtique, donc française, des dolmens algériens. En 1862 paraissait, dans la série des célèbres Guides Joanne, l’itinéraire historique et descriptif de l’Algérie de L. Piesse. À la page 71 de cet opuscule on trouve une description sommaire des dolmens de Beni Messous attribués à une "légion armoricaine". "Cette hypothèse, ajoute L. Piesse, peut s’appuyer sur une inscription tumulaire trouvée à Aumale. On y lit qu’un nommé Gargilius, tribun, commandant des vexillaires et d’un corps indigène était aussi chef d’une cohorte bretonne, décurion d’Auzia et de Rusguniae en l’année 263 de l’ère chrétienne ... ". Or Gargilius Martialis avait, en réalité, commandé la première cohorte des Astyres dans la province de Bretagne (c’est-à-dire la Grande Bretagne) avant de venir en Afrique où il périt sous les coups des Bavares révoltés. On voit que les rapprochements proposés par L. Piesse n’étaient qu’une amusante suite de contresens.

    Origines nordiques

    Progressivement se développa l’idée que les dolmens étaient antérieurs aux Celtes ou Gaulois, mais cette opinion chronologiquement plus exacte ne s’accompagna pas d’un examen plus attentif des faits. Ainsi, A. Bertrand (1863) comme grand nombre de ses contemporains, croit à l’existence d’un "peuple des dolmens" progressivement chassé d’Asie, de l’Europe septentrionale, des îles Britanniques puis de Gaule et d’Espagne pour venir s’établir en Afrique du Nord. Dans le même courant d’opinion, H. Martin, s’appuyant sur les découvertes de l’égyptologie naissante qui faisait connaître, parmi les peuplades libyennes qui attaquèrent l’Égypte au temps de Mineptah et de Ramsès III, des Tamahous blonds, explique que des "Gaulois" ayant franchi les Pyrénées et traversé l’Espagne auraient conquis l’Afrique du Nord et implanté la civilisation mégalithique avant de s’attaquer à l’Égypte.

    La présence indiscutable des populations ou plutôt d’individus blonds aux yeux clairs dans plusieurs régions montagneuses proches du littoral et actuellement berbérophones accrédita longtemps la légende d’une origine nordique de ces peuples : européens constructeurs de mégalithes pour les uns, Gaulois mercenaires de Carthage pour les autres (on sait, ne serait-ce que par la lecture de Salambô, à défaut de la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile, le rôle tenu par les Gaulois dans la guerre des Mercenaires contre Carthage, entre les deux premières guerres puniques), Gallo-romains enrôlés dans les légions de l’Empire pour d’autres, ou bien encore descendants des pirates francs qui au IIIe siècle fréquentaient les parages du détroit de Gibraltar, Vandales enfin qui, après un siècle de domination ne pouvaient avoir disparu sans laisser de traces dans la population. N’allait-on pas jusqu’à retrouver dans le nom d’une obscure fraction, les Germana (ou Djermana), le souvenir de ces Germains réfugiés en Petite Kabylie après leur défaite ?

    D’autres arguments anthropologiques vinrent s’agglutiner aux divagations historico-archéologiques ; ainsi J. Bourguignat reconnaît, à la suite de l’anthropologue Pruner-Bey que les dolmens de Roknia étaient l’œuvre de tribus berbères mêlées d’Égyptiens et de Nègres "dominés par une race d’Arias descendant d’Italie en Sicile et de Sicile en Afrique" (1868).

    Berbères, Ibères et Sumériens

    Dans les recherches des origines européennes des Berbères la Péninsule ibérique a la préférence. Certaines identités toponymiques troublantes entre les deux rives du Détroit, noms de fleuves et de villes – récemment J. Desanges vient d’en donner un précieux inventaire – appuient cette argumentation. Des rapprochements, infiniment plus fragiles avec la langue basque permettent de rappeler que Berbères et Ibères sont aussi proches par l’onomastique que par la géographie. Comme l’Antiquité connaissait des Ibères au Caucase, qui pourraient eux-mêmes être les ancêtres des Ibères d’Occident, voici une autre origine possible des Berbères : une philologie de l’à peu près, expliquait aussi sérieusement, à l’aide de rapprochements des plus fantaisistes, que les Berbères descendaient des… Sumériens !

    Tour à tour ont été évoqués l’Orient pris globalement (Mèdes et Perses), la Syrie et le pays de Canaan, l’inde et l’Arabie du Sud, la Thrace, la Mer Égée et l’Asie mineure, mais aussi l’Europe du Nord, la Péninsule ibérique, les îles et la Péninsule italiennes… Il est sûrement plus difficile de rechercher les pays d’où ne viennent pas les Berbères

    Il est vrai que pour d’autres littérateurs pseudo-scientifiques, la question trouve facilement sa solution : les Berbères sont tout simplement les derniers Atlantes. Les "preuves" ne manquent pas : l’Atlantide était située dans la partie de l’Océan proche de la Libye, les Canaries en sont les débris. Les premiers habitants de ces îles, les Guanches, ne parlaient-ils pas le berbère ?

    LES DONNÉES DE L’ANTHROPOLOGIE
    La formation de la population berbère, ou plus exactement des différents groupes berbères, demeure une question très controversée parce qu’elle fut mal posée. Les théories diffusionnistes ont tellement pesé depuis l’origine des recherches que toute tentative d’explication reposait traditionnellement sur des invasions, des migrations, des conquêtes, des dominations. Et si les Berbères ne venaient de nulle part ?

    Plutôt que de rechercher avec plus ou moins de bonheur de vagues ressemblances de tous ordres et d’amalgamer des données de significations différentes, voire contradictoires, ne vaut-il pas mieux commencer par examiner les Berbères eux-mêmes et les restes humains ultérieurs à l’époque historique, époque ou, nous le savons, la population actuelle s’était déjà mise en place ?

    En un mot nous devons logiquement accorder la primauté à l’Anthropologie. Mais celle-ci ne permet pas aujourd’hui de définir la moindre originalité "berbère" dans l’ensemble de la population sud méditerranéenne. Ce qui permet aujourd’hui encore de mentionner des groupes berbères dans le quart nord-ouest de l’Afrique est d’autre qualité, culturelle plus que physique. Parmi ces données culturelles la principale demeure la langue.

    Nous examinerons donc successivement les données de l’Anthropologie et celles de la linguistique.

    L’Homo sapiens du Maghreb
    L’Homme atérien

    Sans rechercher les origines mêmes de l’homme en Afrique du Nord, nous devons cependant remonter allègrement les millénaires pour comprendre comment s’est constitué le peuplement de cette vaste région actuellement pincée entre le Désert et la Méditerranée. Plaçons-nous au début de l’époque qu’en Europe les préhistoriens nomment Paléolithique supérieur : à ce moment vit déjà au Maghreb un homme de notre espèce, Homo sapiens sapiens, plus primitif que son contemporain européen, l’Homme de Cro-Magnon et qui est l’auteur de l’Atérien, culture dérivée du Moustérien. Cet homme atérien découvert à Dar es Soltan (Maroc) présente suffisamment d’analogies avec l’homme moustérien du Djebel Irhoud pour qu'on puisse admettre qu’il en soit issu. Plus intéressante encore est la reconnaissance d’une filiation entre cet homme atérien et son successeur, connu depuis fort longtemps au Maghreb sous le nom d’Homme de Mechta el-Arbi.

    Origines de l’homme de Mechta el-Arbi

    L’Homme de Mechta el-Arbi est un cromagnoïde ; il en présente les caractères physiques dominants : la grande taille (1,74 m en moyenne pour les hommes), la forte capacité crânienne (1650 cc), la disharmonie entre la face large et basse, aux orbites de forme rectangulaire plus larges que hautes, et le crâne qui est dolichocéphale ou mésocéphale.

    À ses débuts, l’Homme de Mechta el-Arbi est associé à une industrie, nommée Ibéromaurusien, qui occupait toutes les régions littorales et telliennes. L’Ibéromaurusien, contemporain du Magdalénien et de l’Azilien européens, a déjà les caractères d’une industrie épipaléolithique en raison de la petite taille de ses pièces lithiques. Ce sont très souvent de petites lamelles dont l’un des tranchants a été abattu pour former un dos. Ces objets étaient des éléments d’outils, des sortes de pièces détachées dont l’agencement dans des manches en bois ou en os procurait des instruments ou des armes efficaces.

    Traditionnellement, on pensait que l’Homme de Mechta el-Arbi, cousin de l’Homme de Cro-Magnon, avait une origine extérieure. Les uns imaginaient les Hommes de Mechta el-Arbi, venus d’Europe, traversant l’Espagne et le détroit de Gibraltar pour se répandre à la fois au Maghreb et aux îles Canaries dont les premiers habitants, les Guanches, avaient conservé l’essentiel de leurs caractères physiques avant de se mêler aux conquérants espagnols.

    D’autres pensaient que l’Homme de Mechta el-Arbi descendait d’Homo Sapiens apparu en Orient (Homme de Palestine) et que de ce foyer originel s’étaient développées deux migrations. Une branche européenne aurait donné l’Homme de Cro-Magnon, une branche africaine aurait mis en place l’Homme de Mechta el-Arbi.

    Origine orientale, origine européenne, deux éléments d’une alternative que nous avons déjà reconnue dans les récits légendaires de l’Antiquité ou dans les explications fantaisistes de l’époque moderne et qui se retrouve dans les hypothèses scientifiques actuelles. Malheureusement l’une et l’autre présentaient de grandes anomalies qui les rendaient difficilement acceptables. Ainsi la migration des Hommes de Cro-Magnon à travers l’Espagne ne peut être jalonnée ; bien mieux, les crânes du Paléolithique supérieur européen ont des caractères moins accusés que leurs prétendus successeurs maghrébins. Les mêmes arguments peuvent être opposés à l’hypothèse d’une origine proche orientale des Hommes de Mechta el-Arbi : aucun document anthropologique entre la Palestine et la Tunisie ne peut l’appuyer. De plus, nous connaissons les habitants du Proche-Orient à la fin du Paléolithique supérieur, ce sont les Natoufiens, de type proto-méditerranéen, qui diffèrent considérablement des Hommes de Mechta el-Arbi. Comment expliquer, si les Hommes de Mechta el-Arbi ont une ascendance proche orientale, que leurs ancêtres aient quitté en totalité ces régions sans y laisser la moindre trace sur le plan anthropologique ?

    Reste donc l’origine locale, sur place, la plus simple (c’est la raison pour laquelle sans doute on n’y croyait guère !) et, aujourd’hui la plus évidente depuis la découverte de l’Homme atérien. Les anthropologues spécialistes de l’Afrique du Nord comme D. Ferembach et M.C. Chamla, admettent aujourd’hui une filiation directe, continue, depuis les néandertaliens nord-africains (Hommes du Djebel Irhoud) jusqu’aux Cromagnoïdes que sont les Hommes de Mechta el-Arbi. L’Homme atérien de Dar es Soltane serait l’intermédiaire mais qui aurait déjà acquis les caractères d’Homo sapiens sapiens.

    Le type de Mechta el-Arbi va s’effacer progressivement devant d’autres hommes, mais sa disparition ne fut jamais complète. Ainsi trouve-t-on encore 8% d’hommes mechtoïdes parmi les crânes conservés des sépultures protohistoriques et puniques (Chamla, 1976). De l’époque romaine, dont les restes humains ont longtemps été dédaignés par les archéologues "classiques", on connaît encore quelques crânes de l’Algérie orientale qui présentent des caractères mechtoïdes. Du type de Mechta el-Arbi il subsiste encore quelques très rares éléments dans la population actuelle qui, dans sa quasi totalité, appartient aux différentes variétés du type méditerranéen : quelques sujets méso ou dolichocéphales à face basse, de taille élevée, et au rapport cranio-facial dysharmonique, rappellent les principaux caractères des Hommes de Mechta el-Arbi. Ils représentent tout au plus 3 % de la population au Maghreb ; ils sont nettement plus nombreux dans les îles Canaries.

    Les Protoméditerranéens Capsiens mangeurs d’escargots
    On ne peut cependant placer l’Homme de Mechta el-Arbi parmi les ancêtres directes des Berbères.

    Apparition des Méditerranéens

    À partir du VIIIe millénaire, on voit apparaître dans la partie orientale du Maghreb (nous sommes complètement ignorants de ce qui se passait au même moment, sur le plan anthropologique, dans les confins de l’Égypte et de la Libye), un nouveau type d’Homo sapiens qui a déjà les caractères de certaines populations méditerranéennes actuelles. Il est aussi de taille élevée (1,75 m pour les hommes de Medjez II, 1,62 m pour les femmes), mais il se distingue de l’Homme de Mechta el-Arbi par une moindre robustesse, un rapport crânio-facial plus harmonique puisque à un dolichocrâne correspond une face haute et plus étroite, les orbites sont plus carrées et le nez plus étroit. Les reliefs osseux de ce nouveau type humain sont atténués, l’angle de la mâchoire, en particulier, n’est pas déjeté vers l’extérieur, il n’y a donc pas extroversion des gonions comme disent les anthropologues. Or ce caractère est très fréquent, sinon constant chez les Hommes de Mechta.

  5. #15
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  6. #16
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    Par défaut Isidore dit que les grecs traduisaient Nigrum par Mauros

    Citation Envoyé par Sabrina Voir le message
    Croyez moi il n’y avait que des noirs dans toute l’Afrique du nord !! Les premiers blancs qui ont pénétré en Afrique du nord sont des sémites qui essayaient d’envahir Kemet, mais que les pharaons ont repoussé à l’ouest de leur pays. Ces sémites se mélangèrent avec des noirs qu’ils trouvèrent sur place; et à leur suite viendront d’autres peuples européens (ancêtres des kabyles blancs.........).

    LES VRAIS BERBERES ÉTAIENT et sont NOIR, Flinders Petrie père de l’Égyptologie moderne, dit que les premiers berbères sont ceux venus d’ÉTHIOPIE qui jusqu’a preuve du contraire l'ETHIPIE est un pays NEGRE OK.

    Aussi, le Pr. Obenga ( qui est le linguiste le plus compétent et rigoureux au monde ) a magistralement démontré dans son ouvrage de référence " Origine commune de l’égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes ", chez l’Harmattan, que la langue berbère n’est NI SÉMITIQUE, NI INDO-EUROPEENNE, NI NEGRO-EGYPTIENNE.

    Il y a pleins de berbéres noirs demandez aux sudistes algériens ils vous le diront. Pourquoi vous voulez nier la negritude de berberes alors que certains historiens arabes ont même écrit sur ces berbéres noirs ( Il y a énormément de tribus berbéres noirs jusqu'au fleuve du sénégal ).

    Isidore dit que les grecs traduisaient Nigrum par Mauros

  7. #17
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    avant peut etre l`afrique du nord était noire..mais maintenant on dit qu`elle est blanche parcequ`elle est habitée par la race blanche...une branche d`éthnie caucasienne.

  8. #18
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    Par défaut Parait-il que Tarik Ibn Ziad était métis

    Citation Envoyé par Sabrina Voir le message
    avant peut etre l`afrique du nord était noire..mais maintenant on dit qu`elle est blanche parcequ`elle est habitée par la race blanche...une branche d`éthnie caucasienne.
    Pour votre information :

    Parait-il que Tarik Ibn Ziad était métis ( père noir ) et il y avait des noirs dans son armée ( les sources arabes le disent)...

    AL FASI un autre historien arabe dit aussi que Yusuf Ibn Tashfin était un negre c'est à dire noir!!!!!!!!!!!

    Il y a même des tribus berbères noirs et touaregs qui ont combattu aux côtés des Askia (Ishaq ou Nouh° du Mali ) contre les Rois ou Moulay du Maroc lors des guerres entre le MAROC et le MALI au 16 ème siècle.

    Si tu veux plus d’infos sur la présence des berbères noirs au Maghreb actuel voir le livre de Franck Snowdon Jr qui ne peut pas être classe comme afrocentriste*: " Blacks in Antiquité " et " Before color préjudice "

    Les libyens blancs ( berbères blancs) sont les descendants de la coalition des peuples de la mer ( type blonds, roux , type indoeuropeen etc. venant de Scandinavie, de Sardaigne,de grec etc. voir la STÈLE d’ISRAEL de Ramsès II)et dans l’iconographie de KEMET ils sont sont toujours représentés sous forme servile ou esclave, voici une image tirée du Dictionnaire d’Égyptologie de Ian Shaw et Paul Nicholson*:

    Excepté la bande de la côte méditerranéenne qui est peuplée actuellement par les blancs, le reste de la population du Maghreb actuel sont noir ou métis - Voir : Touggout, el golea, adrar, Ain salah, timimoun, ghardaia, ouargla, ain safra, Nafta, tozeur, gabes, Ghadames, agadir et bien plusieurs autres villes dans l'afrique du nord ( mali, niger, mauritanie, sénégal, egypte etc.... ).

  9. #19
    Membre F.A.M. Avatar de Guimi
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    Ok donc si on est blanc de peau que sommes nous ?!

  10. #20
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    Citation Envoyé par Guimi Voir le message
    Ok donc si on est blanc de peau que sommes nous ?!
    éxactement Guimi que sommes nous???!! et on vient d`ou??
    je ne pense pas quand meme qu`il ya eu il ya des siecles un volcan composé de javel

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