Le phénomène "Gangnam style" devient la vidéo la plus regardée sur YouTube
le Samedi 24 Novembre 2012 à 18:15 mis à jour à 18:30

On l'attendait, ça y est, c'est fait. Le clip déjanté du chanteur coréen Psy a dépassé les 803 millions de connexions du Canadien Justin Bieber. Véritable phénomène planétaire, il n'aura fallu que cinq mois à ce clip pour se hisser sur le toit de la Toile.

Psy, le chanteur le plus visionné d'internet © Reuters Danny Moloshok

805.055.375, c'est le nombre de visionnage du clip de "Gangnam style" au moment où cet article était mis en ligne. Et ce chiffre ne cesse de grimper. Publié le 15 juillet dernier, la vidéo du rappeur coréen bondissant Psy n'aura mis que cinq mois à devenir la coqueluche de la planète.



Véritable owni dans l'espace culturel mondial, où les artistes anglophones mènent en général la danse, Psy, de son vrai nom Park Jae-Sang, parodie dans son clip kitsch à souhait la vie des riches oisifs d'un quartier chic de Séoul.

La propagation presque virale du phénomène "Gangnam style" s'explique par plusieurs points : le rythme est entraînant et les pas de "danse du cheval" exécutés par Psy semblent contagieux. Au point de pouvoir réunir environ 20.000 personnes en une après-midi pour un flash-mob géant sur l'esplanade du Trocadéro début novembre.
Pas à cheval sur les droits d'auteur

De plus, la vidéo est drôle et le second degré permanent du chanteur rondouillard souriant incite les internautes à partager son "Gangnam style" avec leur réseau. "Drôle, mais pas bête", comme l'affirmait le Coréen bondissant en septembre, après que sa vidéo a dépassé les 200 millions de vues sur la Toile.

Enfin, le chanteur, icone de la K-pop (korean pop), s'est servi à merveille des possibilités d'internet pour promouvoir sa vidéo. A la différence de nombreux ayant-droits, Psy n'est pas à cheval (et c'est le cas de le dire) sur les droits d'auteurs : il ouvre la porte, voire encourage les détournements de son oeuvre.

Internet s'est donc saisi de l'objet "Gangnam style" pour le façonner en de multiples parodies, comme celle remplaçant le chanteur par Mitt Romney, le candidat malheureux à la Maison Blanche