Les usines tant attendues par les Algériens pour la production de camions, bus et engins de la marque allemande Mercedes Benz au profit de l’Armée nationale populaire (A.N.P) ouvriront leurs portes en 2013.

Celle destinée à la fabrication de moteurs Mercedes Benz, Deutz et M.T.U sera opérationnelle en 2014, «après réalisation des investissements d’infrastructures», précise le communiqué du M.D.N transmis à notre rédaction. Ces investissements entrent dans le cadre du protocole d’accord portant sur la création de trois sociétés par actions entrant dans le cadre du partenariat entre l’Algérie et le géant allemand Daimler. Ce protocole fait état de la création de trois entités : la société algérienne de production de poids lourds de marque Mercedes Benz, dont le siège est situé à Rouiba ; celle destinée à la fabrication de véhicules 4x4 et utilitaires légers de marque Mercedes Benz se situe à Tiaret (l’ancien site de Fatia) ; la troisième entité, située à Oued Hamimine, dans la wilaya de Constantine, produira des moteurs de marque allemande (Mercedes Benz, Deutz et M.T.U), selon le communiqué du M.D.N transmis à notre rédaction.

Création de trois sociétés

La société de Rouiba produira 15 000 camions et bus par an, alors que celle de Tiaret fabriquera 10 000 véhicules tout-terrain et véhicules légers utilitaires par an, selon le communiqué. Le démarrage de la production est prévu en 2013, mais le communiqué n’a pas précisé le mois d’entrée en production. La société algérienne pour la fabrication des moteurs devra entrer en service au courant de l’année 2014. Elle produira 26 000 moteurs par an.
Ces moteurs seront destinés à «motoriser notamment les véhicules industriels, les engins agricoles et les engins de travaux publics».
Lors de sa visite en Algérie, il y a de cela quelques mois, Peter Alexander Trettin, président et chef exécutif Europe, Afrique et Asie de Daimler, a évoqué, avec le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaïzia, l’état d’avancement des projets communs de Rouiba (véhicules industriels, cars et bus), de Tiaret (véhicules 4x4 et fourgons) ainsi que le projet moteurs de Oued Hamimine (Constantine). Ce programme, faut-il le préciser, entre dans le cadre du partenariat industriel et commercial algéro-émirati-allemand. D’autres prétendants pourraient faire leur entrée à l’image de l’autre constructeur allemand de véhicules légers, Volkswagen, par le biais du fonds d’investissement qatarien qui détient des actions dans le groupe.
«Aujourd’hui, je peux vous confirmer que toutes les conditions sont réunies ou en cours de mise en œuvre pour lancer une construction d’automobiles en Algérie (...). La fin de l’année 2012 constituera, nous l’espérons, la date de démarrage effectif du développement de l’industrie automobile en Algérie», a déclaré le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, dans un long entretien à l’A.P.S. Peut-être que cette année 2012 sera la bonne et permettra à notre industrie automobile de sortir de sa longue léthargie.