ARNAQUES ET DÉTOURNEMENTS DANS LES PHARMACIES DES HÔPITAUX

On achève bien les malades ?

Se trouvant entre le marteau et l’enclume, le malade est dans l’obligation de s’acquitter de la facture salée du médicament.

C’est devenu presque coutume, dès lors que le malade est hospitalisé, il est dans l’obligation de se débrouiller les fonds nécessaires afin de se prendre en charge.

Le plus souvent, le patient est dans l’ignorance totale de la disponibilité des médicaments aux sein des dites structures.

Dans son intervention, le représentant du ministère de la santé n’a pas fait dans la litote :

« Le malade quand il est admis dans la structure hospitalière publique doit saisir le ministère lorsqu’on lui prescrit des médicaments au niveau de la structure où il est admis.

Les citoyens doivent savoir que les malades hospitalisés sont totalement pris en charge par rapport à leur traitement ».

«LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT DOIT ÊTRE GLOBALE»

Contacté pour nous donner son avis à ce sujet, Lyes Merabet, secrétaire général du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), exhorte les malades à dénoncer ces pratiques.

Il a également souligné la nécessité d’une prise en charge globale du malade qui ne doit pas se limiter uniquement à la prise en charge thérapeutique.

En réponse à une question concernant la liste des fabrications locales du médicament, Abderrahmane Boudiba a fait savoir que celle-ci a été établie en collaboration avec les opérateurs nationaux qui se sont engagés dans la fabrication.

Quant au ministère de la Santé il a selon son représentant mis en place un système de surveillance par le biais des « praticiens inspecteurs » qui vérifient sur site au niveau de l’ensemble des opérateurs la fabrication réelle de ces produits conformément aux engagements pris par eux pour répondre aux besoin national en matière de produits pharmaceutiques.

S’agissant de la fabrication des vaccins, l’invité de la Radio nationale a reconnu la complexité liée à la fabrication de ce type de médicament qui nécessite une technologie plus poussée.

Néanmoins, a-t-il révélé, il y a des projets de fabrication des vaccins. A l’interrogation de savoir si l’Etat ne devrait pas favoriser uniquement et protéger les fabricants des produits essentiels lorsque l’on sait qu’actuellement tout le monde bénéficie de l’aide et de la protection publique,

Abderrahmane Boudiba a indiqué que la prochaine étape consiste en l’établissement d’une liste des produits essentiels qui servira de tableau de bord pour négocier avec les opérateurs et assurer par la même une disponibilité régulière des médicaments.

Abordant la facture de l’importation du médicament qui ne cesse d’augmenter, le représentant du ministère de la Santé a estimé qu’il faut prendre en considération d’autres facteurs pour expliquer une telle augmentation.

Selon lui, l’augmentation du nombre de malades chroniques dû au vieillissement de la population et la mise en place d’un tissu de structures sanitaires à travers l’ensemble du territoire national en sont les principales causes.

H.N.A.
http://www.lecourrier-dalgerie.com/p...tualite.html#8