Il soutient un 4ème mandat de Bouteflika : Le bureau politique du FLN réplique aux huit ministres
par Z. Mehdaoui

La crise qui secoue le FLN n'est pas aussi grave que l'on peut supposer. C'est ce que l'on comprend, du moins du communiqué du bureau politique (BP) de ce parti qui s'est réuni dimanche dernier. Le bureau politique qui s'est réuni, d'après le communiqué, en présence de la majorité de ses membres, le 13 janvier 2013, sous la présidence de son secrétaire général Abdelaziz Belkhadem, dénonce cependant clairement la «sortie» des huit ministres issus du FLN qui avaient appelé, la semaine dernière, Belkhadem à céder sa place. «Le bureau politique s'oppose à de tels agissements en dehors des textes, de la discipline et des orientations du parti» est-il écrit dans le communiqué qui souligne que les résultats obtenus, lors des élections législatives et locales, témoignent de la place qu'accorde le peuple à ce parti. «Le bureau politique rejette, dans le fond et dans la forme, ces agissements» ajoute le document.

Le BP, a tenu, par ailleurs, à mettre en avant que la direction actuelle du FLN continuera à travailler pour la réussite des réformes lancées par le chef de l'Etat. «Parler de la position du parti, sous la présidence du président de la République est une surenchère», note le communiqué du BP qui rappelle que Belkhadem a été le premier à appeler à un 4ème mandat du chef de l'Etat.

En plus clair, les accusations faisant état de l'utilisation par Belkhadem des instances du parti et des institutions de l'Etat, pour se présenter à la prochaine élection présidentielle, sont dénuées de tout fondement, selon le bureau politique du FLN.

Les décisions prises par le parti depuis son neuvième congrès jusqu'à la semaine passée, ont toutes été prises en concertation avec les membres du bureau politique, y compris les 4 ministres signataires de l'appel exhortant Belkhadem au départ, explique le communiqué qui n'évoque nullement une quelconque crise, en dépit de la «fronde généralisée» qui touche, en sus des huit ministres, des députés et des sénateurs. Tempête dans un verre d'eau ou prémices d'un cyclone qui va déstabiliser le plus vieux des partis algériens? Les prochains mois nous le dirons et la prochaine réunion du Comité central qui devra avoir lieu du 31 janvier au 2 février, sera certainement un baromètre de ce qu'adviendra de ce parti «très convoité», de l'avis des observateurs, pour être une machine électorale très efficace.

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