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Discussion: Opinion

  1. #1
    Membre F.A.M. Avatar de ICOSIUM
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    Question Opinion

    Hadj Nacer, ex-gouverneur de la banque d’algérie, au forum de “Liberté”
    “La démocratie, c’est rendre des comptes”

    Par : Mohamed-Chérif LACHICHI

    Invité au Forum de Liberté, l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj Nacer, est revenu, hier, sur qui agitent actuellement le microcosme politique algérien. Son constat est sans appel.

    “L’argent a cassé le pouvoir de rendre compte. La représentation démocratique a disparu au profit de la mise en place d’une oligarchie.” Pour Hadj Nacer, quand les décideurs se libèrent de l’obligation de rendre compte et de se justifier concernant la gestion des biens publics, la corruption prend alors des ailes. Il explique, d’une manière didactique, que de par sa nature “maffieuse”, la corruption tourne le dos à toute forme d’organisation sociale et ne reconnaît pas au citoyen le droit de participer à la vie politique. Abordant longuement la logique financière qui a favorisé, entre autres méfaits, une exploitation irrationnelle des ressources naturelles, Hadj Nacer a révélé que la “doctrine algérienne”, qui consistait jadis à maximiser les ressources en hydrocarbures, a été reprise par les Norvégiens qui font tout aujourd’hui pour allonger la durée de vie de leurs gisements. “On ne touche pas aux bijoux de famille. On a beau reprocher des choses à l’ancien Premier ministre, Abdelhamid Brahimi, il faut lui reconnaître sa gestion des richesses du sous-sol qu’il cherchait véritablement à préserver pour les générations futures.” Et de s’interroger : “On a, aujourd’hui, des excédents financiers : pourquoi pomper autant ?” En tant que citoyen algérien, Abderrahmane Hadj Nacer demande, à son tour, “un débat public” sur l’énergie. L’ancien gouverneur se dit effaré de savoir que la “chaudronnerie pétrolière” soit importée de Corée du Sud alors que ce pays n’est pas producteur de pétrole. Il se dit également désolé de la fermeture des boîtes d’ingénierie qui ont disparu les unes après les autres, entraînant la dilapidation d’un grand capital technologique accumulé des années durant. En réalité, ce qu’il reproche, en particulier, à nos corrompus, c’est l’absence totale, chez eux, d’éthique et notamment du souci de créer de la valeur ajoutée, des emplois… Dépourvus de moralité, le but de ces derniers est de maximiser leurs profits afin de verser dans l’oligarchie internationale. L’ultime consécration pour eux. D’après l’auteur de La Martingale algérienne (un succès de librairie, s’il en est), le pays navigue aujourd’hui à vue : “Avant, nous faisions tous les cinq ans des projections sur 15 ans. Aujourd’hui, il n’y a plus de ministère du Plan. Les centres de calcul indépendants n’existant plus, les itérations contradictoires ont, aujourd’hui, complètement disparu au point où le ministère des Finances se retrouve sans contre-pouvoir.”
    Pour Hadj Nacer, les décideurs algériens jouent sur du velours.“Adoubés à l’extérieur, nos dirigeants n’ont plus qu’à acheter à l’intérieur la paix sociale. Pour eux, les capacités d’anticipation ne peuvent être que des capacités de résistance.” Hadj Nacer explique la disparition du ministère du Plan par le fait que ce département ne gérait pas l’argent et qu’il n’avait pas un accès direct à la rente. Sur le registre de la corruption, Hadj Nacer a également évoqué “les éléphants blancs”, ces investissements publics inutiles qui sont, non seulement sans rentabilité aucune, mais aussi sans impact réel sur la population qui paye, elle, pourtant toujours les frais de remboursement.
    Ces réalisations étant initiées uniquement pour pomper des ressources financières au profit d’une oligarchie. S’agissant du placement des excédents financiers sous lesquels croule, aujourd’hui, la Banque d’Algérie, son ancien gouverneur estime que “le prêt de l’Algérie au FMI n’est pas une erreur”. Et pour cause, selon lui, “un jour ou l’autre, on sera, de nouveau, emprunteur”. Pour Hadj Nacer, le placement d’une partie de nos économies au FMI est sans risque, alors que les fonds déposés au Trésor américain sont aujourd’hui quasiment “irrécupérables”, et cela nonobstant le fait qu’ils ne sont pas bien rémunérés. Il explique qu’en cas de coup dur, les biens disponibles aux États-Unis serviront en priorité aux citoyens américains. Enfin, la solution idoine aurait dû consister, selon lui, à acheter des sociétés, des banques, des firmes automobiles. C’est pourquoi, il regrette que les autorités algériennes aient tant supplié Renault de s’implanter en Algérie alors que la régie française y était hostile. “On aurait pu prendre, à la place, des participations dans Peugeot. On a raté Volvo, mais on aurait pu acquérir Saab pour la somme de deux milliards de dollars.”
    Sur un autre plan, faute d’absence de “vérité des prix” et sous l’impulsion effrénée de l’import-import, l’Algérie “subventionne”, d’après lui, aujourd’hui, le reste du monde, à commencer par ses voisins immédiats à travers la contrebande.
    “De toute manière, les besoins nationaux ne suffisent plus à légitimer le niveau actuel des importations.” Il rappellera qu’en l’an 2000, lors de l’élaboration du plan quinquennal, il était seulement prévu l’importation de quelque 35 000 voitures, “un vrai fantasme à l’époque”. “Aujourd’hui, on importe 20 fois plus !” Pour Hadj Nacer, les solutions à nos problèmes économiques (ou autres) ne peuvent qu’émerger du seul génie algérien. Il suffit, pour cela, de “faire confiance à nous-mêmes et à notre histoire”.
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  2. #2
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    Ce qu'il dit est vrai, merci pour le partage Ico.
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  3. #3
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    Le roi est nu !

    Les cris d’orfraies associés aux dérapages verbaux contrôlés du palais et suscités par les récents scandales sur la haute corruption, ont fini par déshabiller le roi en le livrant nu.


    Abdelaziz Bouteflika
    Par Mohamed Abassa (*)

    Sans ses oripeaux d’apprenti dictateurs ni ces multitudes d’accessoires de brimborions servants. Il est tout nu dans son plus simple apparat; face à une opinion publique blasée, fatiguée et finalement désabusée par tant de désinvoltures et de scandales honteux qui collent à un régime enfin montré dans sa vraie nature : Une vilaine dictature, aussi petite que minable prise la main dans le sac. A l’exacte mesure de son trois quarts de Président contraint d’avaler, dans la honte et l’humiliation, couleuvres, vipères et divers colifichets, gadgets de pouvoir dont ses employeurs, le DRS, le nourrissent et le gavent à volonté. Le laissant croire qu’il est le seul grand chef, même moribond et éteint.

    Une fin si humiliante après avoir rugi et vociféré lors de son tout premier mandat. Souvenez-vous de sa menace invitant et obligeant à suivre son regard suggérant la dénonciation des casquettes régnantes "N’ayez peur de ces quatre chats qui tiennent l’Algérie !" Depuis cette fanfaronnade sans conséquences, il a pris tout son temps, toute son aise, deux longues mandatures, pour s’aplatir au fil du temps et faire de l’Etat algérien, sa chose, et de son sceptre usurpé, un épouvantail de petit sultan minable et ridicule: Sans autorité à part la matraque et le fric, sans audience ni crédibilité à part les corruptions matérielles et morales, sans projet de société à part un faux développement acheté aux Chinois, sans exemplarité ni droiture morale à part des gesticulations et des forfanteries de sous-développés, sans motivations ni adhésions populaires sauf les gros marchés nationaux donnés à l’encan aux amis, aux cousins et à la famille. Aux étrangers surtout. Le président nu dit maintenant qu’il n’en savait rien ! Faux, il savait tout. Puisque tous les gros intervenants actifs de la haute corruption avaient leurs entrées à la Présidence de la République. Ils étaient, presque tous, les enfants, les neveux, les parents et les chargés de comptes des gros corrompus algériens presque tous drivés par la filière Saïd & consorts.

    A chaque fois qu’il voulait jouer au Président, l’auteur de la pitrerie "Arfaâ Rassek Ya’ebba !" se retrouvera gros-jean comme devant, avalant une plus grosse couleuvre que la précédente. Il est vrai que les Oujdis excellent dans la cuisine raffinée des mets de couleuvres au zaâttar. Souvenons-nous du projet de son ami ministre de l’Intérieur, Zouzou la matraque devenu Zouzou la pharmacie, qui voulait regrouper sous sa seule autorité les trois corps de sécurité : DGSN, gendarmerie et DRS comme au temps exécrable de la tristement célèbre SM ; au temps odieux de la gégène et de la baignoire. Gros bide et grosse humiliation. Pour cette audace, le président et son maroquin furent mis au piquet par qui nous savons et leur projet tiré à la chasse. Souvenons-nous aussi des deux projets de loi sur les hydrocarbures du cowboy demi-texan, Chippakib Khelil, l’Al-Capone du pétrole algérien, qui finiront, censurés dans les chiottes du DRS. La aussi, le grand ¾ de Brizidane s’exécutera sans broncher ; Ouakha Sidi ! Pire ; les cinq plus fidèles amis et ministres régaliens de son sultanat sont virés moins bien que des femmes de ménage et toute la bande s’exécutera au garde à vous au cri de Sttaï id !

    Cinq grosses couleuvres sans thym avalées à la fois ! Chakib, Yazid, Abdelhamid, Djamal, Saïd, virés comme des malpropres sur injonction des services c’est-à-dire le DRS. Le Président s’exécute. Belle-Khadem, ami et inconditionnel du président est jeté avec sa rosace de moudjahid falsifiée, dans le caniveau avec l’eau sale du bain FLN. Et bis-repetita-placent ; même sort tragi-comique pour l’apparent civil du sergent Ouyaya ! Le ¾ d’homme d’El-Mouradia suivra les événements yeux et tête baissés. Nu, sans la honte. Abou Djerra Soltani aussi, soutien patenté et zélé du régime, sous-produit dérivé du scieur de poteaux, change subitement de fusil d’épaule et devient miraculeusement opposant, sur ordre deviné de l’employeur en chef du derrière le rideau. Le Président avale encore et entérine. Elles sont bien bonnes les couleuvres au zaâtar du DRS ! Oujda apprécie et déguste ce met délicieux de la douce humiliation!

    Son ami d’enfance, le voleur de pétrole, Chippakib Khelil, l’Al-Capone du pétrole algérien, plusieurs fois pris la main dans le sac sans suites pénales, vient de passer quelques semaines médiatiques, trempés jusqu’aux oreilles dans la fange de ses propres vomissures de gros voleurs et de prédateur. Car on n’est pas voleur de pétrole comme on est voleur de bicyclette. C’est pourquoi toute la presse privée algérienne le désigne, avec les affaires de corruption Saipem, SNC-Lavalin, BRC, Haliburton et bien d’autres comme le plus grand corrompu et le plus grand pourri de tous les temps. D’autres journaux rappelleront avec arguments et convictions, que ses hold-up massifs sur l’économie algérienne n’auraient jamais eu lieu si le Chippakib Khelil, l’Al-Capone du pétrole algérien n’avait reçu le soutien, les encouragements et la complicité du petit ¾ de président ; un récidiviste (formellement condamné) en matière de détournements de fonds publics. D’autres titres de la presse privée écrivent et soulignent l’anomalie d’un président qui appelle à poursuivre et punir un délinquant, son ami Chippakib Khelil, l’Al-Capone du pétrole algérien, alors qu’il est en réalité le premier responsable qui devrait répondre de cette haute trahison.

    La aussi, le Président de surface avalera la couleuvre vivante et entière, d’où peut-être ses problèmes de santé avec un estomac ravagé par des couleuvres voraces ; sans thym et sans Fliou. Ça vous détruit un homme.

    Le plus dramatique, le plus affligeant, c’est qu’en plongeant dans la déchéance, dans les forfaitures et la honte, le Brizidane avaleur infatigable de couleuvres a fait plonger avec lui la notoriété, la crédibilité, la dignité et l’honneur de l’Etat algérien. Il a imposé et imprimé à l’Etat algérien une image et un rythme calqués sur son exacte image ; grabataire, invalide et paresseux. Dans tous les grands forums internationaux à gros enjeux politiques et diplomatiques, l’Algérie en est superbement absente parce que son Président est malade et impotent. Dans tous ses accueils et négociations diplomatiques, la grande Algérie impose à ses invités de marque un protocole dégradé et humiliant parce le président accueillant est dégradé, indolent, souffrant et absent. L’Algérie est le seul pays au monde où un président malade, impotent, indolent, grabataire, inapte et groggy de médicaments impose à l’Etat qu’il incarne et représente les mêmes pathologies et les mêmes infirmités que lui-même porte. Dans quel pays sérieux offre-t-on un dîner officiel à midi ? Il n’y a que dans le sultanat malade et métastasé de Bouteflika que cela se passe. Et le DRS laisse faire et observe passivement l’inexorable putréfaction et le pourrissement d’un Etat cliniquement mort au sommet. Not disturb ; l’Etat dort.

    Mais, pour ses consolations et ses portances avérées pour les rentes de la haute corruption, il a de quoi et de qui tenir : de Boukharrouba Mohamed Brahim, dit Houari Boumediene, son client des Hammam d’Oujda, qui a été le premier (discours de Saïda 1970) à justifier et à légitimer la corruption d’Etat. Il déclarera avec verve et conviction, toutes hontes bues, qu’il était légitime que "les brasseurs de miel se lèchent les doigts" Comprendre : les gestionnaires des deniers et biens publics ont le droit de voler. Chadli Bendjedid, lui, a démocratisé et élargi la grande corruption. Il a fait de voyous et d’aventuriers incultes et sans foi, de frères, beaux frères et amis, des ministres, conseillers, walis, ambassadeurs, DG et PDG. Par la corruption massive, Chadli a produit Octobre 1988, livré l’Algérie au FMI en cessation de paiement et promis de donner le pouvoir aux islamistes égorgeurs. Il sera démissionné. Ouf !

    Bouteflika, que les Algériens appellent affectueusement Boutesrika, a fait pire, plus et mieux que ses parrains. Aux pratiques mafieuses de ses prédécesseurs il y a ajouté par l’abject la formule magique de François Guizot "Français, enrichissez-vous !" Lui aussi lâchera le même slogan sans prononcer mot ; à sa manière, à l’Algérienne "Algériens, enrichissez-vous, maintenant ou jamais ! … mais en volant, pas en travaillant". Et c’est ainsi que le régime de Boutefliça poussera les Algériens à s’enrichir en volant, en pillant et dilapidant le patrimoine public. C’est ainsi qu’est né le droit au non-travail, le droit à la paresse, la rente, le hanoute, le bazar, le trabendo, l’ANSEJ, les prêts à fonds perdus, le domino, la sieste, le congé payé de onze mois, la drogue par centaines de tonnes, la patate pour cochons canadiens, la prostitution par centaines de milliers, les maisons closes clandestines, les viols d’enfants, un glaïli devenu ministre, un H’raïzi islamiste et une semi-prostituée mondaine devenus ministres, l’inceste, les brûlés vifs par immolation, les harragas morts noyés, les marches de révoltes et les mairies brûlées, la généralisation du sachet plastique noir des tribunaux, le billet de 2 000 DA bientôt de 5 000 et 10 000 DA. Et tant et tant d’autres signes de déliquescence et de dégénérescence du système du bien nommé Boutefliça.

    Mais la plus profonde et la plus terrible de ses corruptions, la plus ravageuse du règne de Boutefliça ne sont pas celles-là. Ce n’est pas on plus cette maladie qui touche à la fois ministres et petits agents de mairie. La plus criminelle de ses corruptions est muette, silencieuse et invisible. C’est cette corruption qui achète le silence et la soumission consentante par défaut du peuple. Cette corruption-là a désappris au peuple la première vertu qui fait la grandeur et la richesse de l’Homme ; le travail. L’Algérie, naguère grenier de l’Europe, a perdu la force de se nourrir par son travail, a perdu un savoir faire que ni les oiseaux ni les singes ni les chacals n’ont perdu ; construire sa maison, tisser et coudre ses habits y compris les culottes de ses femmes, tracer ses routes et autoroutes, élever ses mosquées qui, semble-t-il, mènent au chemin de Dieu. Les Chinois le feront pour nous contre des dollars c’est-à-dire contre notre pétrole. Il y a pire mes frères. Pour acheter la paix sociale et sécuriser le fauteuil, Bouteflika, ses pairs et ses parrains font manger tous les jours leur pétrole aux Algériens ! L’eau, le pain, l’huile, le lait, sont subventionnés avec l’argent du pétrole. Et si les Algériens devaient payer l’eau et le pain à leurs prix coûtants ? Le régime de Boutefliça ne tiendrait pas 24 heures. Le prix de l’eau domestique passerait de 6 à 70 DA le m3, le pain à 30 DA la baguette, idem pour tous les autres produits de base subventionnés qui finissent comme toujours dans les égouts ou chez nos voisins de l’Est, de l’Ouest et du Sud. La plus terrible des corruptions n’est donc pas celle des petits et gros pickpockets qui font la poche au trésor public mais plutôt cette gangrène politique qui rend paresseux tout un peuple en lui faisant manger son pétrole, en achetant son silence par le ventre et le bas ventre. C’est ainsi que les nains, les nabots et les nuls instaurent et maintiennent leur pouvoir corrupteur à la Caligula et Bokassa en un seul sans oublier les Benali et Moubarak. Le dictateur stagiaire d’El-Mouradia et ses complices comparaitront-ils un jour pour ce crime dans une cage à gorilles, comme le fut le Raïs égyptien, devant un tribunal populaire ? Pas sûr, le DRS & le bandit Dick Cheney, le parrain de tous, veillent au confort du roi Ubu ; même nu.

    Alors, buvons et mangeons nos larmes. En 2070, nos petits-enfants nous maudiront pour n’avoir rien fait ou presque contre ces voyous apatrides qui ont cassé et détruit tout un pays. Le leur, duquel ils n’hériteront d’aucune goutte de pétrole. Nous l’aurions tout mangé. Par la faute d’un nain inculte, mégalo et haineux. Même nu, éteint et sans humanité il reste toujours nocif et nuisible. Par la seule force du pétrole et du dollar impunément volés aux Algériens. Vivement demain sans pétrole ; ce sera la première vraie libération du pays et de son peuple. Enfin libre vivant de son génie et de sa sueur comme de vrais humains et non point comme des animaux domestiques assistés. A l’image des porcs souverains qataris et de leurs congénères du coin. C’est dans cette direction que nous a conduit Boutefliça. Jusqu’à quand ? Un 4ème suicide ? Sommes-nous un peuple de masos ?

    M. A.

    (*) Une des cents chroniques de Les noces maudites des Beni Kalboune
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  4. #4
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    "Un Dieu, un roi, une foi, une loi"



    "On connait le bruit de deux mains qui applaudissent. Mais quel est le bruit d’une seule main qui applaudit ?". A. Zen Koan


    Les tenants du pouvoir doivent partir. C’est eux ou nous.
    Depuis plus de 50 ans, beaucoup moins que la période dont a eu besoin le Japon mécréant volcanique sismique atomisé pour renaitre des cendres de la Seconde guerre mondiale, c’est le bruit d’une seule main qui sévit en Algérie. Tandis que l’entité qu’on appelle peuple amputée de toutes ses mains essaye de résoudre son problème dans la fragmentation. A l’ère des satellites des armes nucléaires des comptes en Suisse, il ne vaut rien face aux déchets du sous-sol, cet or noir qui porte bien son nom : plus sale que précieux. Il a fallu la justice italienne pour qu’on parle des scandales liés aux apparatchiks du système que des parias nationaux avaient dénoncés depuis le début à leurs risques et périls dans l’indifférence totale. Aujourd’hui, crise mondiale oblige, l’Occident ose l’inconcevable : pointer du doigt nos brebis galeuses sacrées. La contamination ignore les frontières, bienvenue aux chanceux et les autres : ceux qui acceptent les pots de vin et obtiennent le marché et pas bêtes nous le font payer ou ceux qui ne paient pas assez, pas du tout, et perdent l’eldorado algérien. Mais attendons pour voir, les voies des politiciens sont pénétrables à souhait, après leur éden notre géhenne. C’est compliqué de rêver dans un tel monde. On se demande si demain il y aura des descendants avec assez de force pour se trainer jusqu’au cimetière afin de cracher sur la tombe de leurs mafieux ascendants ?

    Imaginons un gosse spolié de son héritage jeté à la rue par ses géniteurs et qui apprend que les parents du petit prince, heureux dans la tour d’ivoire de son balcon fleuri, sont loin d’être exemplaires. On est tenté de dire ça va, «labess et mnah», comparé à cette Espagnole qui crie sa détresse à la télé : la crise a fait d’elle une chômeuse à durée indéterminée, la banque l’expulse du logement avant de le vendre aux enchères et en sus l’harcèle pour qu’elle continue à payer les crédits d’un bien qui ne lui appartient plus. Vendre à crédit son âne au voisin, arrive le jour où le malchanceux perd son boulot pour une raison indépendante de sa volonté, dare-dare, vous récupérez l’animal pour le revendre à un autre et poursuivre le premier pour qu’il continue à casquer comme si de rien n’était. En toute légalité. Ni Djeha ni l’homme des cavernes déshumanisé à fond n’ont imaginé une règle aussi vicieuse. Il a fallu attendre le siècle des Lumières s’imprégner de ses lueurs pour pondre cette «eurêka» rentable au diable. Heureusement l’Andalousie c’est fini et l’Algérie est encore au stade du cocon douillet même si la chenille risque de ne jamais devenir papillon. Bernanos disait : «Les optimistes sont des imbéciles heureux et les pessimistes, des imbéciles malheureux.» Il suffit à l’Espagne de surmonter sa crise financière, que notre bonne femme retrouve un travail quitte à payer deux crédits en faisant des heures supplémentaires. Et pas de panique, le système algérien se cherche une nouvelle peau en traficotant l’ancienne comme d’habitude et le peuple continue à fantasmer sur son martien : l’homme providentiel. Genre Boudiaf qui veillera à ne pas faire de discours le dos au rideau. Mandela est un grand homme pas parce qu’il a combattu l’apartheid mais parce qu’il a empêché, à la façon Gandhi, les Blancs et les Noirs de s’entretuer. Toutes les guerres tous les génocides ont été voulus décidés par un ou une poignée de psychopathes couronnés.

    La majorité des victimes de la décennie noire étaient des sans grade désarmés pris entre deux feux pour aboutir à la Concorde dite nationale où seuls les deux compères se sont concordés pour se partager les lauriers sanglants. Sans parler du mystère de ces milliers de voyous semi analphabètes mendiant l’argent de leur paquet de cigarettes vivotant de larcins traficotant à droite à gauche collés à longueur de journée à un mur pour se retrouver du jour au lendemain en « moudjahidine » armés organisés à faire pâlir de jalousie la Gestapo. Ajoutons Aqmi et ses frérots dont la menace s’étend à la France, gendarme de l’Afrique et inquiètent les USA, gendarme du monde. Résignés par tant de malheurs, les Algériens font leur propre malheur. Il n’y a qu’à lire les mamours» qu’ils se jettent au visage sur le net à la moindre virgule qui frise un peu. Heureusement que le Big Brother veille à la santé de leur muscle cardiaque en transformant le réseau en limace. Humour d’un journaliste : «Pour nous www, c’est waitwaitwait (attendreattendreattendre)». Comment attendre dans la fuite quand le visa devient au fur et à mesure les 1000 travaux de super Hercule ? Nos harragas ont trouvé l’astuce même s’ils sont étrangement 2 fois plus nombreux que les Marocains et 6 fois plus que les Tunisiens. Pour eux, au pire c’est la noyade, le sauvetage direction la prison du bled et au mieux, des sans-papiers que la République Algérienne Démocratique et Populaire refuse de rapatrier laissant ce soin aux Européens trop hospitaliers trop endettés pour être nets. «Nation gérée par une gérontocratie réputée kleptomane, l’Algérie de 2013 a oublié depuis longtemps que faire de sa jeunesse. Elle ne sait ni la retenir ni la faire rêver, à un âge où pourtant dans n’importe quel autre pays, les jeunes sont prêts à tout donner.» Et les vieux sont laminés par le rêve impossible: se défaire de leurs chaines. Rousseau affirme que l’oppression accouche de la méchanceté. Mais pourquoi cette rage destructive n’a pu venir à bout de cette dictature vampire qui profite du demi-siècle écoulé pour rajeunir ? Dans son livre Les Guerres Sans Fin, Benjamin Stora, évoquant ses entretiens avec des personnalités algériennes, écrit : « Ce qui m’a alors frappé dans les discussions est l’importance de l’ancrage familial et régional. Les vieux militants disaient : «Celui-ci est de l’Est, celui-là est de l’Ouest, tel autre est de telle wilaya…Il était impossible d’élaborer quelque hypothèse que ce soit indépendamment de l’appartenance régionale.» Sans sa tribu, le Raïs n’existe pas mais ça ne l’empêche pas de s’accaparer le pays tout entier avec ses tribus en inscrivant le mot république à l’en tête de tous les documents officiels et sur l’enseigne de tous les édifices publics. On comprend mieux qu’après avoir évolué horizontalement au début, la corruption ne pouvait que percer à la verticale pour aller aux fins fonds du douar du messie reniflant la moindre graine-baraka. Psychologiquement parlant c’est le reflexe de la bande. Aux dernières nouvelles, les Touaregs veulent leur part de gâteau. II ne sont pas les seuls à en être privés.

    Pour les dieux de l’Olympe, les Berbères n’existent nulle part contredisant ainsi les historiens qui les voient aux quatre points cardinaux du Grand Maghreb. Nous sommes tous des Arabes, clamait notre symbole de la connaissance, le vénéré cheikh Ben Badis. Aujourd’hui la science occidentale peut le confirmer ou l’infirmer. Profitant de la rente, pourquoi ne pas analyser l’ADN des Algériens sceptiques afin de leur prouver une fois pour tout que leurs ancêtres ne sont pas enterrés sous leurs pieds mais dans le désert d’Arabie. Quant à la nomenklatura, pas la peine, elle traine son arbre généalogique dans ses discours : un seul maitre d’un seul clan avec une seule race pour régner sur une basse-cour bourrée de poulets sous l’œil de la lumière artificielle. Cette immuable unicité contre nature finit en mosaïque sulfureuse puisque de nature ségrégative. Chasser corrompre déraciner humilier accuser déshonorer gommer les «Peaux Rouges» existants, telle est la devise. Les pays musulmans qui ont résisté à l’arabité ont économisé bien des tourments : Turquie Indonésie Malaisie etc. On peut ajouter l’Iran, garder sa matière grise pour fabriquer la bombe atomique n’est pas très intelligent mais il y a au moins matière à réajuster le tir.

    L’Iran islamique a réussi le pari de garder ses Juifs tout en menaçant Israël d’extinction et perturber les plans de la Maison Blanche. L’Algérie aurait pu être tout simplement algérienne en reconnaissant à tous ses enfants quelque soit leur pedigree leurs croyances leur manière d’y croire la couleur de leur peau, le droit à vivre en paix en exploitant ensemble ses immenses richesses qui ne doivent rien à l’homme. Comme on l’a dit pour le Soudan, elle aurait pu être la perle rare, la voilà une vulgaire épine venimeuse. On l’a voulu ainsi car du précieux composant aurait jailli une société civile qui aurait fait barrière à tous les despotes. «Isolés…, ils découvrent la «ghouma», une sorte d’étouffement existentiel qui leur interdit tout contact normal et fécond avec l’extérieur. Couplée à la hogra, elle produit cette mal-vie…cette trahison des pères que le FIS saura récupérer…en offrant un recours : Dieu.» (2) Mais personne ne peut offrir un recours divin s’il n’est pas prophète avéré miracle compris. Grâce à leurs pères fondateurs humanistes et visionnaires, les Américains ont écrit une constitution où le droit au bonheur est inscrit. Malgré tout ce qu’on peut leur reprocher, crise ou pas crise, ils continuent à capter le savoir universel. Un seul Centre de Recherche de l’Oncle Sam peut avoir 90% de ses chercheurs d’origine étrangère. Quant à nos pères fouettards corrompus à la moelle et leurs rejetons, ils doivent tous partir illico presto. C’est eux ou nous, de la légitime défense à 100%. Sur une base pourrie, aucun muret ne peut tenir, l’expérience nous l’a assez prouvé. Arrêtons la théorie du complot qui n’a servi qu’à nous asservir. La catastrophe a déjà eu lieu et l’Algérie de demain ne sera pas pire que celle d’aujourd’hui.

    Mimi Massiva


    * Le titre est un proverbe cité par Furetière

    (1) A. Zen Koan

    (2) Algérie, le Vrai état des Lieux (Fréderic Pons, Editions Calmann-Lévy 2013, El Watan 1/4/2013)
    ''Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. ''
    Mandela

  5. #5
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    L’Algérie est un géant qui a peur de son ombre, estime le Financial Times

    Par Le Matin


    L’Algérie est une puissance et un pays géant qui a “peur de son ombre” résume le “Financial Times” (FT) dans son édition de ce jeudi dans une longue analyse au plan politique et économique (1).


    Pour ce journal, Bouteflika a le regard sur le rétroviseur.
    Le quotidien économique et financier britannique compare "les dirigeants du pays, sous la présidence de Abdelaziz Bouteflika pour les 14 dernières années" à "un chauffeur saisissant les commandes au volant, les yeux fixés sur le rétroviseur, incapable de se concentrer sur les problèmes à venir. Ces problèmes sont notamment la montée des islamistes radicaux dans les pays voisins et une dépendance excessive des hydrocarbures".

    "L’Algérie est un des pays les plus riches et les plus puissants en Afrique. Mais il est réticent à utiliser ses importantes réserves pour en tirer des avantages économiques", poursuit encore The Financial Times dans son analyse. "Les médias sont l’un des paradoxe" de l’Algérie qui "semble avoir toutes les apparences de la démocratie" écrit encore le même journal.

    "La complexité en Algérie est l’identité des véritables décideurs", selon FT qui s’appuie sur des constats établis par des politologues et militants algériens. Le Financial Times consacre dans son dossier sur l’Algérie un long article à celui qui est qualifié de "superviseur" de tous les dossiers en Algérie, en l’occurrence le chef du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), le général Mohamed Médiène dit "Toufik". Il est "l’homme sans visage" écrit le journal.

    "Son rôle dans la supervision des affaires de l’Algérie fait l’objet de débats dans le pays, qui se prépare pour les élections de l’année prochaine, qui pourrait voir le président de longue date Abdelaziz Bouteflika, 76 ans et apparemment fragile, passer le pouvoir à une nouvelle génération", écrit encore le Financial Times.

    Pour conclure son analyse sur l’Algérie, le journal britannique reprend les propos d’un responsable d’un quotidien algérien qui affirme que "l‘Algérie devient de plus en plus comme le Pakistan – un allié militaire de l’Occident dans la lutte contre le terrorisme, mais pas grand chose d’autre".

    Kacem Madani

    (1) La traduction est du site algerie1.com
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    Gilles Kepel se confie à “LIBERTÉ”
    “Les pays du Golfe ont sponsorisé les islamistes et les salafistes”
    Par : Luc Balbont

    Universitaire, arabisant, Gilles Kepel est retourné entre 2011 et 2013 dans treize pays arabes pour mieux comprendre les évènements qui agitent la région depuis 2011. Fruit de ses deux années de voyage Passion arabe est un journal de 480 pages où se mêlent des analyses, des anecdotes et des rencontres… Liban, Bahreïn, Émirats arabes unis, Syrie, Tunisie, Égypte, Palestine, Israël, Qatar, Arabie saoudite, Yémen, Turquie, Libye : un livre de vie (Kitab al-hayat) sur les printemps arabes. Dans cet entretien, Kepel explique comment les salafistes sont sortis vainqueurs des révolutions arabes et pourquoi les monarchies du Golfe à commencer par l’Arabie saoudite ont financé les mouvements intégristes pour islamiser les sociétés arabes par le bas. Mais l’auteur fait remarquer que les nouvelles générations semblent réfractaires aux discours religieux, du moins en tant que mode de gouvernance.


    Liberté : Qu’est-ce qui pousse un universitaire reconnu de 57 ans à jouer les jeunes “chercheurs-reporters” et à retourner sur le terrain ?
    Gilles Kepel : En décembre 2010, le patron de Sciences-Po Paris a pris la décision absurde de fermer le département d’études du monde arabe, que j’avais créé. Pour cette nouvelle direction, restriction budgétaire oblige, il suffisait de surfer sur les blogs et les réseaux sociaux derrière son ordinateur et de parler l’anglais pour comprendre les sociétés arabes. Après “cette mise à mort”, j’avais besoin de me reconstruire. Le déclenchement des révolutions le 17 décembre 2010 (*), en Tunisie allait me permettre d’encaisser le coup de massue. J’ai entrepris ce long voyage. Cela fait 40 ans que je fréquente cette région. J’y ai beaucoup d’amis, un certain nombre d’ennemis aussi. Je vis avec ce monde une vraie passion, faite d’amour et de détestation. Mais la soudaineté, la détermination populaire, les mots d’ordre des manifestants de ces Printemps arabes nous ont tous surpris. Pour ma part, les catégories de pensée dans lesquelles j’étais enfermé ne fonctionnaient plus. Je devais tout reprendre. Aller sur le terrain comme un observateur de base, pour comprendre. Retrouver ces lieux où j’avais erré, rencontrer les acteurs de ces printemps pour éviter de plaquer trop rapidement des schémas d’interprétation sans fond.

    Deux ans de pérégrinations, 35 voyages et 13 pays visités vous ont finalement donné la clé de “ces printemps” ?
    Il faut avoir l’humilité de ne pas tirer de conclusions hâtives. Le processus ne fait que commencer. Il est loin d’être fini. Nous sommes entrés dans la troisième phase de la révolte.

    Quelles sont ces phases ?
    La première qui va de la mi-décembre 2010 à l’automne 2011 est celle des jeunes qui descendent dans la rue pour réclamer des droits universels : démocratie, liberté et justice sociale. La seconde comprise entre septembre 2011 et le 1er semestre 2012 correspond à la montée des islamistes. Les Frères musulmans notamment qui, invisibles et silencieux au début des révoltes, remportent les élections en Tunisie et en Égypte. Et enfin la troisième phase, celle où depuis un an, les Frères qui ont montré leur incapacité à résoudre les problèmes sont contestés par la rue. Aujourd’hui, plus que les libéraux, on entend surtout les salafistes qui contestent les gouvernements en place. En Égypte le parti Nour, en Tunisie Ansar al-Chariah s’en prennent régulièrement aux laïcs, aux intellectuels, aux mauvais musulmans, aux artistes et aux femmes. L’assassinat le 6 février dernier de l’opposant laïc Chokry Belaïd témoigne de la violence de ces groupes. Les salafistes sont la partie visible, “spectaculaire” de ces révolutions. Ils font beaucoup de bruit et les médias les montrent. Mais les laïcs et la société civile ne sont pas en reste. En Tunisie, au lendemain de l’assassinat de l’avocat Chokry Belaïd, des milliers de gens, libéraux et démocrates, sont descendus dans les rues de la capitale, pour réclamer la fin des violences islamistes et le départ d’Ennahda au pouvoir. En Tunisie comme ailleurs, il existe des associations citoyennes extrêmement attentives à la sauvegarde des libertés individuelles.

    Plus de deux ans après leur début, n’y a-t-il vraiment aucune certitude à tirer de ces printemps ?
    Quel que soit le devenir, il y a une chose sur laquelle on ne pourra pas revenir : pour la première fois dans ces pays est apparue une citoyenneté arabe. La liberté de s’exprimer, qui avait été confisquée après les indépendances par les régimes autoritaires au pouvoir, a fait surface. Les gens n’ont plus peur de descendre dans la rue, même si la contestation part dans tous les sens. Et que l’on y trouve aussi bien des jeunes en jeans et en baskets que des barbus en djellabas et des femmes recouvertes du voile intégral.

    Pourquoi ces mouvements islamistes, absents au début des révolutions, ont fini par “étouffer” les jeunes libéraux, et confisquer leur révolution ?
    Parce dans la clandestinité où les dictatures des anciens régimes arabes les maintenaient, ils s’étaient efficacement organisés en groupes structurés. œuvrant dans l’ombre, un peu comme les partis communistes naguère. Ils jouissaient aussi de l’aura des partis martyrs : un grand nombre de leurs dirigeants avaient été emprisonnés sous les dictatures.Ils apparaissaient aux yeux de la population rurale plus honnêtes que les autres. Contrairement à ce que les télévisons occidentales nous ont montré, les révolutions ne se réduisaient pas à la jeunesse éduquée des centres-villes, parlant le français et l’anglais et utilisant Internet et les réseaux sociaux.
    Aux yeux des ouvriers, des fellahs des quartiers pauvres et des campagnes, cette jeunesse révoltée semblait trop occidentalisée. Très vite aussi quand les premières difficultés sont apparues, les Frères ont été considérés comme les seuls pouvant rétablir l’ordre et la sécurité.

    Aujourd’hui l’état de grâce est terminé ?
    Le même chauffeur de taxi qui en Égypte vous assurait en juin 2012 qu’avec un président comme Mohamed Morsi et son parti, Liberté et Justice au pouvoir, l’Égypte était sauvée, stigmatise aujourd’hui la confrérie en vous assurant que ces chefs sont incapables de sortir le pays du chaos. Le danger ce sont les salafistes. Soutenus par l’Arabie Saoudite, certains de leurs militants n’hésitent pas à utiliser la violence. Ces extrémistes profitent des frustrations pour gagner le cœur des peuples et conquérir les opinions publiques.

    Quel est la différence entre les Frères musulmans et les salafistes ?
    Soutenus par le Qatar, les Frères veulent s’emparer du pouvoir politique par le haut, en prenant le pays par les urnes.
    Financés par l’Arabie saoudite, les salafistes veulent islamiser l’ensemble de la société par le bas, en œuvrant dans les quartiers pauvres et les bidonvilles, sans forcément prendre le pouvoir politique. Même si récemment ils ont formé des partis. Ce qui est nouveau pour leur mouvance.

    Frères et salafistes ne tiennent-t-ils pas un double langage en se montrant rassurants pour la communauté internationale et les Occidentaux, alors qu’au fond, leur désir commun est d’islamiser les sociétés ?
    Ces printemps ont amené des dissensions dans les rangs islamistes, des Frères comme des salafistes. En Tunisie, l’ancien Premier ministre, Hamadi Djeballi, a démissionné de son poste car il était en désaccord avec la ligne trop religieuse de sa hiérarchie. D’autres personnalités défendent une société civile et une privatisation du religieux coupé du politique. Les islamistes ne parlent plus d’une voix unique. Ils sont confrontés à des difficultés économiques et la jeune génération se rend compte peu à peu, qu’on ne dirige pas un pays avec des versets religieux.

    Vous dites que le pétrole est la cause de l’arrivée de ces mouvements islamistes. Pourquoi ?
    Les révolutions arabes ont terrorisé les princes des gazomonarchies comme le Qatar et ceux des pétromonarchies comme l’Arabie Saoudite. Les mots d’ordre des jeunes révolutionnaires : démocratie, liberté, justice sociale incarnent tout le contraire de la politique de ces émirats et royaumes corrompus et dictatoriaux. Ces derniers ont vécu dans l’angoisse, de voir les manifestants arriver jusqu’à leurs portes pour les prier de partager leurs richesses.
    Pour endiguer cette menace, les pays pétroliers du Golfe ont sponsorisé des groupes islamistes et salafistes, afin que ces mouvements religieux retournent la colère de leurs partisans contre les laïcs, les libéraux et les mauvais musulmans, sans remettre en cause les comportements et les privilèges des princes qataris ou saoudiens. Le pétrole est une vraie “malédiction”.

    http://www.liberte-algerie.com/actua...liberte-197445
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    2. La roulette russe
    2. La roulette russe | Actualité
    …………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………..Consolons-nous : le pire serait à venir. Bouteflika restera dans l’histoire comme le président sous le règne duquel ont été commis les plus grands pillages de fonds publics.
    Au cours des trois mandats du "pouvoir civil" de Bouteflika, il a été détourné l’argent du présent et celui du futur. Aux dernières nouvelles, les constats préliminaires augurent d’une catastrophe : il ne reste plus grand-chose dans la maison pour les générations à venir. Les hydrocarbures ont été si outrageusement pompées qu’il ne devrait plus rien rester dans le sous-sol d’ici 2030, date à laquelle nous serions 50 millions d’Algériens, tous, théoriquement, voués à la misère et au chômage puisque Bouteflika aura épuisé les réserves pétrolières sans doter la maison Algérie d’une économie diversifiée pouvant prendre la relève du pétrole et du gaz naturel.

    Aujourd’hui, l’étendue de la prédation, le volume du pillage et les mécanismes quasi institutionnels du racket seraient donc tels qu’ils sont devenus les principaux obstacles à tout redressement possible. Au sein du DRS, on ne cache d’ailleurs pas que le pire est à envisager et que le pouvoir est à la merci de sa population. Il ne disposerait plus d’aucun moyen de redresser la situation ni de pouvoir survivre à une réaction populaire, Bouteflika ayant tué l’État algérien hérité de Zéroual sans réussir à recréer "l’Etat boumediéniste" ou un pouvoir assez autoritaire pour survivre à une réaction populaire.

    Cette lucidité tardive repose sur l’obsession de tout service de sécurité : ne jamais montrer de signe de faiblesse, parce que la moindre expression de fragilité risque de déclencher des actes d’insubordination, de révoltes populaires, de mutinerie… On parle même du risque d’une OPA hostile sur le pays. Ce n'est pas sans raison que Mohamed Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, avoue que "nous n’avons plus de gouvernance ni de diplomatie" et ne cache pas qu’il y a "un risque sérieux de dépeçage de l’Algérie, avec possibilité de perdre le sud du pays".

    Si nos officiers du DRS se sont transformés en comptables vérificateurs c'est qu'il était devenu impérieux, à défaut d’en arrêter la nuisance, du moins de contrôler les agissements de l’administration Bouteflika. Aussi l’article de Tout sur l’Algérie précise-t-il qu’en s’impliquant dans la gestion des grands contrats internationaux, les services secrets algériens entendent autant se faire une idée de l’ampleur des détournements et autres larcins que de «prévenir de nouveaux scandales de corruption» ……………………
    Au final, nos décideurs militaires réalisent qu'ils ont joué, en 1999, le destin de l’Algérie à la roulette russe. C’est bien le cas de le dire. L’Algérie de Bouteflika c’est, toute proportion gardée, un peu la Russie de Boris Eltsine Russie des années 1990, un État faible, perverti et dominé par des groupes dirigeants avides et irresponsables, qui ont démantelé l’État et livré le pays à des coteries mafieuses. Le système Bouteflika peut, en effet, se réclamer du slogan des bolcheviques en 1917: Grab' nagrablennoé ! ("Pille ce qui a été pillé!") De qui disait-on : "C'est la victoire d'un homme malade reconduit à la tête d'un pays convalescent." De qui parlait-on en disant : "Ce président, élu pour quatre ans mais dont personne ne sait combien de temps il "tiendra" réellement, sera-t-il vraiment capable de relever les défis du troisième millénaire ?" De Boris Eltsine bien sûr. Mais cela aurait pu être de Bouteflika aussi. Et de qui parlait la journaliste Sophie Lambroschini en écrivant : "Le régime eltsinien a inventé un nouveau style de gouvernement : le pilotage automatique" De la Russie, bien entendu, mais les propos s’appliquent sans mal au régime algérien.

    Les chefs de l'armée auront donc troqué un État debout contre un autre qu’il va falloir tenir par la main pour qu’il ne fourvoie pas. Le "civil" Bouteflika, avec une masse financière sans précédent tirée d’un pétrole à 120 $ le baril, a fait abdiquer une nation que le «militaire Zéroual» avait maintenue debout avec un pétrole à 8 $ le baril, son "plus bas niveau, un boycott généralisé, des ambassades fermées, des compagnies étrangères qui avaient quitté le territoire... Ici se révèle d’ailleurs la supercherie du "président civil". C’est sous le règne de deux militaires, Chedli et Zéroual, que la constitution du pays a été amendée pour se baser sur le pluralisme et la représentativité, essentiels pour s’engager dans un processus de transition démocratique. Sous Chedli, elle reconnaît et garantit le droit de créer des partis politiques (art. 42) et des associations (art. 4), y compris syndicales. Sous Zeroual elle abolit le pouvoir à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à deux mandats (art.74). Et ce fut sous le règne d’un civil que l’Algérie retourna à une constitution qui élimine l’alternance et consacre le pouvoir à vie. Tout cela, bien entendu, dans une athmosphère de .......... 2. La roulette russe | Actualité

    ……………………………………………………..Comme Videla, il eut, au surplus, le talent d’emporter d’emblée la sympathie des foules en parlant de politique avec un accent populiste et débonnaire. Dans un pays où, par tradition hypocrite, les hommes politiques sont sérieux à l’excès, les gens saluèrent avec enthousiasme l’arrivée de la frivolité au pouvoir. Puis, très vite, les Algériens découvrirent ce que les Chiliens avaient découvert un demi-siècle auparavant : derrière les accents railleurs, se dressait un homme méprisant, froid et calculateur qui se révéla dans les épreuves terribles que vécut son peuple. Celui qui fera basculer l’Algérie dans le coma. ………………………………………………………………………………………………………………………………
    En quelques années, le "président civil" va entreprendre de stopper l’élan novateur de la société algérienne, décapiter l’embryon d’ouverture démocratique en Algérie, réduire la société au silence, réhabiliter l’islamisme, changer la Constitution, installer la corruption, aligner l’Algérie sur les dictatures arabes et faire le lit d’une kleptocratie, un pouvoir de malfrats, qui dirige aujourd’hui un État perverti, vide le pays de sa richesse. De ce pays qui sortait, debout, d’un combat inhumain contre le terrorisme, de ce pays-là qui avait retrouvé une raison de croire en lui-même et à qui la résistance à l’intégrisme avait octroyé comme une nouvelle légitimité, de ce pays qui revendiquait et obtenait par petits bouts d’être gouverné dans le bon droit, de ce pays debout, Bouteflika en a fait une terre désespérée, neutralisée, asservie aux derviches et aux aigrefins.
    M. B.

    2. La roulette russe | Actualité
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    Le DRS et un 4e mandat pour la mafia (1)
    Par Le Matin |
    On peut donc supposer que si les services de sécurité interviennent dans l’urgence dans ce monde glauque de passation de marchés par l’administration de Bouteflika, c’est d'abord parce que la formule "transfert du pouvoir aux civils" décidée unilatéralement par les chefs de l'armée en 1999 s’est transformée en «transfert de pouvoir aux groupes mafieux» (lire les précédentes parties). 5. Le DRS et un 4e mandat pour la mafia (1) | Actualité ------------------------- --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- La logique de l'État ?
    C'est la logique d'un «pouvoir civil» dépendant qui semble asservi à des groupes qui ont favorisé son avènement et qui contribuent fortement à le maintenir à la tête du pays. Il faut choisir : l’emploi ou les milliardaires trabendistes ! L’avenir, des prochaines générations, ou la pègre pétrolière internationale qui, elle, avait son homme au sein du gouvernement algérien: Chekib Khelil !
    «Le déclin de la production industrielle est dû en très grande partie à la concurrence déloyale. Il traduit la part accaparée par les importations dans l’offre et celle prise par le marché informel dans la satisfaction de la demande», nous dit le Forum des chefs d'entreprise (FCE) qui regroupe les patrons investisseurs relégués au second plan par Bouteflika qui leur préfère les barons de l'informel. ------------------------------------------------------------------------------------ La société nationale de véhicules industriels (SNVI) qui produisait 40 000 camions, bus et mini-bus fabriqués à la fin des années 1980, n'en construisait plus que 6 500 en 2009. Entre temps, l’importation à coups de dizaines de millions de dollars de camions et de bus a explosé.------------------------------------------------------------- Le régime de Bouteflika n'est pas victime de la mafia, comme le laisse entendre sa cour. Il en est le concepteur, le parrain. Du reste, cela n'est plus du domaine confidentiel. Souvenons-nous qu'en 2007 déjà, le gouvernement Belkhadem fut taxé par Ouyahia, alors "opposant", d'avoir " cédé devant les groupes de pression et offert le pays aux lobbies et aux mafias». ---------------------------- Après 1999, ce fut le chaos… L’arsenal juridique qui agissait en amont et en aval comme garde-fou et instrument de répression assez dissuasif contre la corruption connaîtra cependant des «réformes» assez troublantes avec l’accession de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République. En juin 2005, devant l’APN présidée par Amar Saïdani (celui-là même qui sera cité plus tard dans l’affaire d’un détournement de 300 milliards de centimes de la CGA), une loi décriminalisant la corruption est adoptée, sur proposition du conseil des ministres… présidé par Abdelaziz Bouteflika ! La nouvelle loi introduit la déclassification de l’infraction de crime à délit, dans l’article 29 qui, du coup, annule les articles 119 et 119 bis du code pénal. Cet article 29 stipule en effet : "Est puni d’un emprisonnement de 2 ans à 10 ans tout agent public qui soustrait, détruit ou dissipe ou retient sciemment et indûment à son profit ou au profit d’une autre personne tout bien, tout fonds ou valeur publique ou privée, ou toute chose de valeur qui ont été remis soit en vertu soit en raison de ses fonctions." Mais si ce n'était que cela… ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 5. Le DRS et un 4e mandat pour la mafia (1) | Actualité
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    7. Le devoir de l'armée
    7. Le devoir de l'armée | Actualité
    .................................................. .................................................. .................................................. .................................................. .................................................. ....................................... Nous y sommes ! On ne rentre pas à la caserne en laissant les voleurs dans la maison". C'est ce qu'a voulu dire le perspicace Ali Yahia Abdenour en appelant l’armée à ses responsabilités historiques : destituer Bouteflika et rétablir ce qu’elle a démoli en 1962 : un Etat démocratique, qui soit débarrassé de Bouteflika, de la police politique, de la kleptocratie…Qu’elle intervienne une bonne fois pour toutes ! Après quoi, elle pourra rentrer dans les casernes. Définitivement. Des esprits brillants ont cru fûté de lui rire au nez. «C’est insensé !, répondit un autre avocat, ce serait agir contre la légalité !» Du coup, on découvrit que « putsch » pouvait signifier « faire sortir le voleur qui occupe la maison » et, à contrario, que la « légalité » c’était protéger le voleur qui était dans la maison.Depuis, dans Alger où les avocats disent la politique et les politiques le droit, nous sommes égarés, ne sachant toujours pas si l’Etat de droit consistait à protéger la maison des voleurs ou protéger les voleurs qui sont dans la maison.De quelle légalité parlons nous ? La légalité du putsch de 1962 dont se réclame toujours Bouteflika, celle-là qui a abouti à l’Etat hégémonique, aux privations de liberté ? La légalité de 2009 qui a institué le pouvoir à vie ? Sous le précieux prétexte qu’il nous faut éviter un autre putsch, nous devrions donc vivre éternellement sous le régime de l’ancien putsch ? A les entendre, la destitution de Ben Ali et de Moubarak (menées avec l’appui de l’armée, rappelons-le) serait donc condamnable, puisque ces deux dictateurs furent des «présidents» «élus» d’une «république» souveraine ! A 90 ans, le vieil avocat rétorque à la face de ses antagonistes : «C’est parce qu’on est légaliste qu’on revendique le retour à une vraie légalité !»

    • Mais les chefs de l'Armée et le DRS y sont-ils prêts ? Et le veulent-ils vraiment ? Trop tôt pour le dire. On ne sait pas si les agents du DRS s'inquiètent de l'étendue de la corruption et de la prédation parce qu'elle condamne le pays au pire ou parce que l'ampleur de la corruption est devenue le principal obstacle à tout redressement possible et qu'il fait courir un risque fatal sur le fragile équilibre du système tout entier, y compris sur le DRS en tant qu'appareil et en tant que fragment de l'ancien système. Le DRS enquête-t-il sur la corruption de l'administration Bouteflika dans le but de fermer la parenthèse Bouteflika qui a compromis l’avenir ou dans le but de « renégocier » un nouveau bail pour la camarilla ?

    7. Le devoir de l'armée | Actualité
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    Les hors-la loi et les dupes

    Par Le Matin

    En l’absence de tradition démocratique, ni le DRS, ni Benbitour, ni un autre candidat ne pourrait délivrer l’Algérie d’un système maffieux. Car, de tout temps, le Président est désigné par un groupe lié par seulement l’intérêt des personnes qui le composent. Le Président ainsi choisi, est maintenu en fonction de sa capacité d’assurer l’équilibre au sein du groupe.
    Veille de la présidentielle. On assiste à un théâtre d'ombre
    Maintenant parler d’un geste salutaire des agents des services est une aberration, car les services font partie intégrante du système usurpateur depuis son existence. Ils sont là pour le système et toujours avec lui. Ils ne peuvent en aucun cas livrer une bataille qui pourraient nuire à leurs intérêts. Voilà une évidence !
    Espérer que les gens du DRS agissent pour fermer la parenthèse Bouteflika - qu’ils ont eux-mêmes ouverte - est également un leurre. Car, le problème ce n’est pas Bouteflika ou quelqu’un d’autre, c’est la parenthèse d’un système basé sur le mensonge et l’imposture qu’il faut fermer et définitivement. Ce système qui a volé l’indépendance du pays en 1962. Ce système qui avait nié l’algérianité en ayant tronqué l’identité nationale, en ayant importé une culture étrangère et en ayant imposé un mode économique incompatible. Et nous voilà, après cinquante ans perdus et sans repères.
    Même la révision de la constitution qu’on annonce ne pourrait rien changer, du moment qu’elle est pensée et conçue par des lieutenants appartenant corps et âme au système maffieux. Cela sent toujours de la mauvaise foi et confirme la volonté du système honni à se maintenir contre vents et marrées. Et enfin de compte, cette révision constitutionnelle n’est qu’une diversion pour animer un faux débat et une classe politique figée et dépassée. Le vrai débat c’est le départ de tous les clans qui forment ce système, avec leur Bouteflika et son frère Saïd, leur DRS et son chef Toufik, leur FLN, leur RND, leur APN, leur sénat et son président Bensalah, leur gouvernement et son chef Sellal, leur Conseil constitutionnel et son président Belaiz dont le fils est un grand dealer de drogue, leur UGTA et son patron Sidi Saïd, leurs télévisions publique et privée…
    Ceux là, agissant en prédateurs, se maintiennent contre le gré du pays. Ils ont perverti la notion de l’Etat en violant toutes les lois et la loi fondamentale du pays en premier lieu. Ils ont sali la république en se hissant au-dessus de ses règles et en bafouant tous ses fondements. Ils ont tronqué, par truchement et par ruse, la démocratie de son principe essentiel à savoir l’alternance au pouvoir. Ils agissent et continuent à le faire en hors-la-loi. Ils sont donc hors-la-loi et ne cèderont devant rien.
    Il faut alors être dupe ou aliéné pour les croire et prendre leurs promesses d’ouverture et de réformes, au sérieux. Est-il sérieux de croire un hors-la-loi qui demeure dangereux, menteur, malicieux et surtout sans parole ? Les expériences de promesses non tenues depuis l’avènement de ce système honni sont innombrables et demeurent toujours vivaces avec âpreté et amertume. Ils ont promis la liberté, on a eu la répression. Ils ont prédit le progrès, on a eu la pauvreté. Ils se sont engagés pour la transparence, on a eu les scandales. Ils ont promis la science et le savoir, on a eu l’ignorance et l’incompétence.
    Mais encore, certains dupes veulent croire au jeu malsain des services et leurs acolytes de civils. Ils veulent berner par un programme qu’ils jugent salutaire du candidat annoncé Benbitour. Or selon un lieutenant du système, présenté comme un expert dans le droit constitutionnel, lors d’une émission de la radio Alger chaîne III, M. Benbitour lors de son passage à la chefferie du gouvernement, ignorait le schéma institutionnel algérien. Et cet expert, en la personne de Madame Fatiha Ben Abou, a annoncé la couleur de la révision constitutionnelle. La dame soi-disant constitutionnaliste, était favorable et avait plaidé pour un régime présidentiel et pourquoi pas avec un poste de vice-président.

    Que fera alors Monsieur Benbitour, candidat avant l’heure, quand les dés sont déjà jetés, quand la nouvelle constitution qui permet au Président de nommer un vice-président, sera passée ? Poursuivra-t-il sa course à une présidentielle perdue d’avance ou se contentera-t-il de jouer le lièvre ?

    Zoubir Zerarga
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