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Discussion: Les Compagnons du Prophète (SAW)

  1. #1
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    Par défaut Les Compagnons du Prophète (SAW)

    Al-Hafidh Ibn Hajar définit le Compagnon comme étant : « une personne qui a rencontré le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), a cru en lui et qui est morte musulmane, même si elle a apostasié puis est revenu dans l'Islam.

    Les Compagnons du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sont les meilleurs des gens après les prophètes et forment la meilleure génération de cette communauté. Ils ont la meilleure croyance, la meilleure compréhension du Coran et de la sounna et n'ont nullement déviés de la voie du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) après sa mort.
    Voila une partie de ce que dit Allah (exalté soit-Il) dans Son Livre à leur propos (sens des versets):

    « Les tout premiers (croyants) parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès!» 9.100
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  2. #2
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    Par défaut Hudhayfa ibn al-Yamân: Le confident du Messager d’Allah (SAW)

    Il s’agit du noble Compagnon Hudhayfa ibn al-Yamân, qu’Allah soit satisfait de lui. Il était surnommé ‘Abdallah. Il embrassa l’Islam, de même que son père. Son père était un allié de Banû ‘Abdul-Ach-hal, qui faisait partie des Ansars. Ils se rendaient un jour à Médine, lorsqu'ils furent arrêtés par les mécréants quraychites. Ces derniers leur demandèrent s’ils avaient l’intention de rencontrer Muhammad (SAW). Ils répondirent qu’ils souhaitaient seulement se rendre à Médine. Les Quraychites ne les laissèrent partir qu’après avoir obtenu d'eux la promesse de ne pas combattre aux côtés du Prophète (SAW). Quand survint la bataille de Badr, ils informèrent le Prophète (SAW) de leur engagement avec les polythéistes. Le Prophète (SAW) leur dit :
    « N’y prenez pas donc part. Nous respecterons le pacte conclu avec eux et nous solliciterons l’aide d’Allah contre eux » (Mouslim).
    Hudhayfa et son père prirent part à la bataille de Ohod. Au cours de cette bataille, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, s’aperçut que les musulmans voulaient tuer son père, en croyant qu’il était l’un des polythéistes. Pour les en empêcher, il s’écria : « Ô serviteurs d’Allah ! C’est mon père ! ». Mais ils ne saisirent pas ce qu’il disait et le tuèrent. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, dit : « Qu’Allah vous pardonne ! ». Le Prophète (SAW) exigea le versement du prix du sang à Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, à titre de dédommagement pour le meurtre de son père, mais Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, le donna en aumône aux musulmans.
    Lors de la bataille du Fossé, les polythéistes encerclèrent Médine. Le Prophète (SAW), voulant s’enquérir de leur situation, demanda un volontaire parmi les Compagnons pour assumer cette tâche, et dit :
    « Qui prendra l’initiative d’aller s’enquérir des nouvelles des polythéistes et nous en informer, et j’invoquerai alors Allah pour qu’il soit mon compagnon au Paradis ? ».
    Les Compagnons, qu’Allah soit satisfait d’eux, souffraient tellement de la peur, de la faim et du froid que personne n’eut la force de bouger. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, raconta : « Comme personne ne se leva, le Prophète (SAW) m’appela et je ne pus me soustraire à son ordre. Il me dit :
    'Ô Hudhayfa ! Va, infiltre-toi dans les rangs ennemis et cherche à savoir ce qu’ils font et surtout ne fais rien (sans me prévenir) '.
    Je m’en allai et je me glissai furtivement dans les rangs ennemis, qui étaient sous les effets des calamités envoyées contre eux par Allah, exalté soit-Il. Ils étaient ravagés par un vent violent ne laissant ni récipient à sa place, ni feu allumé, ni tente dressée. Abû Sufiân se leva et dit : 'Ô les Quraychites, que chacun de vous vérifie qui est son voisin'. Subitement, je pris le premier la main de mon voisin et je lui demandai : 'Qui es-tu ?'. Il me donna immédiatement son nom. Puis, Abû Sufiân poursuivit : 'Ô Quraychites, par Allah, vous n’êtes pas dans un lieu de résidence. Nos chevaux et nos chameaux ont péri, Banû Quraydha nous ont trahis et nous avons reçu d’eux ce que nous détestons. Levez donc le camp. Pour ma part, je décampe'. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, retourna au Prophète (SAW) et l'informa de ce qui s’était produit.
    Un autre jour, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, entra dans la mosquée et trouva le Prophète (SAW) en train d’accomplir la prière. Il se tint derrière lui et le rejoignit dans sa prière. Le Prophète (SAW) récita al-Fâtiha, puis successivement les sourates al-Baqara (la Vache), an-Nisâ’ et al-‘Imrân en une seule unité de prière. A chaque fois que le Prophète (SAW) arrivait à un verset qui comportait des évocations, il évoquait Allah, exalté soit-Il. Quand il arrivait à un verset contenant une requête adressée à Allah, exalté soit-Il, il la Lui adressait et quand il lisait un verset demandant la protection d’Allah, exalté soit-Il, il la demandait (Mouslim).
    Le Prophète (SAW) révéla à Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, les noms des hypocrites. Il les connaissait tous. Voilà pourquoi lorsqu'un musulman décédait, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, scrutait l’attitude de Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui : s’il assistait aux funérailles, cela voulait dire que le défunt ne faisait pas partie des hypocrites et ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, assistait lui aussi aux funérailles. Si au contraire, Hudhayfa était absent des funérailles, cela voulait dire que le défunt était un hypocrite et 'Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, n'y participait pas. 'Alî, qu’Allah soit satisfait de lui, dit : « Il était parmi les Compagnons, celui qui connaissait le mieux le nom des hypocrites. Le Prophète (SAW) lui a donné le choix d’appartenir aux Muhâjirûn ou aux Ansars, et il opta pour le second groupe ».
    Un jour, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, entra dans la mosquée et aperçut un homme qui accomplissait la prière à la hâte, sans parachever dûment l’inclinaison et la prosternation. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, lui demanda : « Depuis quand accomplis-tu ainsi la prière ? ». « Depuis quarante ans », répondit l’homme. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, l'informa qu’il n’avait ainsi pas accompli une seule prière intégrale depuis quarante ans et se mit à lui apprendre comment la faire correctement.
    Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était un cavalier intrépide. Pendant la bataille de Nahawand, lorsque le commandant de l’armée musulmane an-Nu’mân ibn Muqrin mourut en martyr, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, prit la relève et leva l’étendard des musulmans jusqu’à ce qu'ils remportent la victoire. Par ailleurs, Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, prit part à la conquête de la Mésopotamie et fit preuve d’un grand héroïsme.
    Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était connu par son ascétisme. Un jour, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, lui envoya de l’argent pour l'aider à assumer ses besoins, mais il le distribua aux musulmans et aux pauvres parmi les siens. ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, le nomma gouverneur d’al-Madâ`in (Ctésiphon) et ordonna aux habitants de cette ville de lui obéir et de lui donner ce qu’il demandait. Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, se rendit à al-Madâ`in à dos d’âne, tenant en main un morceau de viande. Dès qu’il y arriva, les habitants lui dirent : « Demande ce que tu veux ». Et Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, de répondre : « Je vous demande de la nourriture pour moi et du fourrage pour mon âne tant que je suis parmi vous ». Il demeura ainsi, ne touchant jamais à l’argent, sauf ce qui servait à sa nourriture et au fourrage de son âne.
    Peu après, ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, voulut savoir ce qu’il était devenu. Il le convoqua à Médine, puis se cacha sur la route pour voir la fortune qu’il avait collectée. Mais il vit que sa condition était identique à celle du jour où il avait quitté Médine. Il l’accueillit joyeusement, et lui dit : « Tu es mon frère et je suis ton frère ». ‘Umar, qu’Allah soit satisfait de lui, disait fréquemment : « J'aimerais que ma maison soit remplie d’hommes comme Abû ‘Ubayda, Mu’âdh ibn Djabal et Hudhayfa ibn al-Yamân afin que je m'en serve dans l’obéissance à Allah, exalté soit-Il ».
    Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, était enclin à l’isolement et disait : « J’aimerais avoir quelqu’un qui gère mes affaires, je fermerais alors la porte de ma maison, ne permettrais plus à personne d’entrer et m'abstiendrais moi-même de sortir jusqu’au jour où je rencontrerai mon Seigneur ».
    Un jour, les gens se mirent en colère contre un gouverneur. Un homme alla trouver Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, à la mosquée et lui dit : « Ô Compagnon du Prophète (SAW) ne commandes-tu pas le bien et n’interdis-tu pas le mal ? ». Hudhayfa, qu’Allah soit satisfait de lui, leva la tête, et saisissant ce que l’homme voulait dire, lui répondit : « Commander le bien et interdire le mal est une bonne chose, mais il n’est pas de la Sunna de brandir ton épée face à ton émir ». Interrogé sur la pire des fitna-s, il répondit : « Qu’on t'expose le bien et le mal, mais que tu ne parviennes pas à choisir entre les deux ». Il disait, qu’Allah soit satisfait de lui, à ses compagnons : « Méfiez-vous des lieux de fitna-s ». « Et quels sont-ils, ô Abû ‘Abdillah ? », lui demandèrent-ils. Il expliqua : « Ce sont les portes des souverains. Lorsque l’un de vous entre chez un gouverneur pour proférer des mensonges, et faire son éloge par des qualités qu'il ne possède pas ».
    Il décéda, qu’Allah soit satisfait de lui, en l’an 36 de l’hégire.
    Source : L’Encyclopédie de la famille islamique
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  3. #3
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    Par défaut Safia fille d'Abdel Moutalib

    Safia fille d'Abdel Moutalib etait une guerrière et une combattante comme son frère Hamza (Radhi Allahu 'An'u)

    Lors de la Bataille du fossé, le Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam) laissa les femmes, ainsi que sa tante Safia dans un fortin.

    Ourwa, fils de Djaâfar, fils de Zoubir, rapporte de sa grand-mère Safia cet évènement : Lors de la bataille du Fossé le Messager d'Allah ('Aley'i salat wa salam) sortit en tête de son armée, et laissa les femmes dans la citadelle du nom de Faraâ, sous la responsabilité de Hassan fils de Thabit. Un Jour un cavalier Juif arriva près des murs, se hissa sur sa monture, et nous découvrit. Safia ordonna à Hassan de lui couper la tête. Hassan répondit : "Si j'avais ce courrage, j'aurais accompagné le Prophète ('Aley'i salat wa salam)."
    Alors Safia se leva et lui trancha la tête, puis demanda à Hassan : "Lève-toi et jette sa tête par-dessus les murs. Ainsi les Juifs qui sont là, ayant pour objectif le massacre de femmes, croiront que nous sommes gardées par des hommes." Hassan de répondre: "Par Allah, je ne puis". Alors Safia se leva et jeta la tête par-dessus la muraille.
    Voyant la tête de leur compagnon décapitée, ils prirent peur et dirent : "Nous savions qu'il ne pouvait laisser les femmes seules sans gardes. Ils décampèrent sans demander le reste.

    Les Positions prises par Safia (Radhia Allah'u 'an'a)ainsi que sa présence lors des batailles que livra le Messager ('Aley'i Salat Wa Salam) montrent sa bravoure, sa vaillance et son héroïsme.

    Au cours de la Bataille d'Ohod, les croyants se replièrent, elle s'avança alors avec une lance dans les mains, cinglant les visages des fuyards et criant aux fidèles : "Vous vous êtes repliés en laissant le Prophète ('Aley'i salat wa salam) sans défence."

    Source : Auteur : Fdal Hadja Titre : "L'Histoire des Sahabiyat [Au temps du Prophète Muhammad ('Aley'i salat wa salam)]"
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  4. #4
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    Par défaut Abdullah Ibn Masoud

    Sa généalogie :

    Les gens l'appelaient Ibn Umm 'Abd ce qui signifie "Le fils de la mère d'un serviteur" ; son véritable nom était Abdullâh tandis que son père s'appelait Mas'oûd.

    Sa conversion :

    Un jour alors qu'il veillait sur le troupeau d'Uqbah Ibn Muayt, il aperçut deux hommes d'âges moyens et aux allures vertueuses se diriger vers lui.

    Manifestement, ils semblaient très fatigués. Ils avaient tellemement soif que leurs lèvres et leurs gorges étaient bien sèches. Ils s'approchèrent de lui, le saluèrent et lui dirent :
    - "Jeune homme, peux-tu traire une de ces brebis pour nous afin que l'on puisse étancher notre soif et reprendre quelques forces"?

    - "Mais je n'y suis pas autorisé" répliqua le jeune garçon et de poursuivre : "Les brebis ne m'appartiennent pas, ma responsabilité ne se limite qu'à leur garde".

    Les deux hommes n'ont alors pas cherché à argumenter avec lui, malgré leur forte soif ; ils furent ravis de cette franchise spontanée, et la satisfaction s'exprima sur leurs visages...

    Ces deux hommes étaient le Prophète (صلىالله عليه و سلم) lui-même et son compagnon Abou Bakr As-Siddîq (رضيالله عنه). Ce jour-là, ils avaient emprunté les pistes montagneuses de La Mecque pour échapper aux violentes persécutions orchestrées par les Qouraychites.

    Le jeune garçon fut impressionné par le Prophète et de son compagnon, et, très vite, il s'attacha à eux. Il ne tarda pas à embrasser l'islam et se proposa d'être au service personnel du Prophète.

    Son prêche dans la voie de Dieu :

    Un jour alors que les compagnons du Prophète - Que la Paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui -étaient rassemblés à La Mecque en nombre limité, affaiblis et opprimés, ils dissertaient sur le fait que les Quraïshites n'avaient toujours pas eu l'occasion d'écouter la récitation du Coran d'une façon publique et à haute voix.
    - "J'irai le leur réciter" ! dit Abdullâh Ibn Mas'oûd alors volontaire.
    - "Mais nous craignons qu'il ne t'arrive quelque chose" ! lui dirent-ils. Nous préférerons une personne appartenant à un clan susceptible de le défendre contre leurs attaques.
    - "Accordez-le-moi", insista Abdullâh Ibn Mas'oûd qui invoqua Dieu en ces termes : "Allâh protége-moi et garde-moi de leur mal".

    De ce pas, il se dirigea vers la Mosquée jusqu'au niveau du Maqâm d'Ibrahim soit à quelques mètres de la Ka'bah.
    Pendant que le disque solaire commençait à illuminer la Ka'ba autour de laquelle les Quraïshites s'étaient dispersés, Abdullâh alla se placer à hauteur du Maqâm et commença alors sa récitation de sourate Ar-Rahmân....

    Pendant qu'il enchaînait les versets les Quraïshites tendirent l'oreille attentivement, puis s'interrogèrent : "Qu'est-ce que Ibn Umm Abd est en train de raconter ? Malheur à lui ! Il est en train de réciter ce que Muhammad a apporté !"
    Ils se jetèrent alors sur lui et une pluie de coups s'abattit sur son visage. Cependant, cette agression ne l'empêcha pas dans sa constante récitation jusqu'à ce qu'il retourne auprès de ses compagnons, le visage tout ensanglanté.

    - "C'est ce que nous craignions pour toi" ! dirent-ils.
    - "Par Dieu", dit Abdullâh, "les ennemis de Dieu n'étaient pas plus à l'aise que je ne l'étais à ce moment précis. Si vous le souhaitez, je recommence demain".
    - "Tu en as déjà fait assez", répondirent-ils, "tu leur as fait écouter ce qu'ils détestent".

    Sa science :

    Un homme interpella Omar Ibn Al Khattab qui se trouvait alors dans la plaine d'Arafat :

    "Ô Amir al-Mûminîn (Commandeur des Croyants) ! je reviens de Kûfah [cité irakienne] où un homme est en train de retranscrire le Coran en se basant sur sa mémoire".
    'Omar se fâcha et, tout en fumant de colère, entreprit les cents pas auprès de son chameau.
    - "Quelle est l'identité de cet homme ? demanda 'Omar.
    - "Abdullâh Ibn Mas'oûd", répondit l'homme.
    Alors la colère de 'Omar s'estompa et il retrouva son calme.
    - "Malheur à toi, dit-il à l'homme, par Dieu, je ne connais aucun homme qui ne soit aussi doué dans cette matière que lui. Une nuit le Messager de Dieu - Que la Paix soit sur lui - était en train de s'entretenir avec Abou Bakr au sujet de la situation des musulmans, moi-même j'étais avec eux.

    Lorsque le Prophète décida de partir, nous l'avons aussi raccompagné. Nous avions traversé la mosquée où se trouvait un homme debout en pleine prière que nous n'avions [au départ] pas reconnu. Le Prophète s'était alors arrêté afin de l'écouter puis il se retourna et [nous] dit : "Quiconque désire réciter le Coran dans le même style de splendeur lorsqu'il était en train d'être révélé alors qu'il le récite dans le même style de Ibn Umm 'Abd".

    Après sa prière 'Abdullâh s'était assis et commença à faire ses invocations, puis le Prophète - Que la Paix soit sur lui - dit alors : "Implore et tu seras exaucé, implore et tu seras exaucé". 'Omar poursuivit : "Je me suis dis que je devais absolument voir Abdullâh Ibn Mas'oûd pour lui annoncer l'heureuse nouvelle que venait de prononcer le Prophète à son sujet, je voulais lui dire que ses invocations étaient exaucées.

    C'est ce que j'allais faire mais je me suis rendu compte que Abou Bakr m'avait devancé et lui avait annoncé la nouvelle. Par Dieu, je n'ai jamais encore réussi à devancer Abou Bakr lorsqu'il s'agit de réaliser une bonne action".

    Il a dit une fois : "Par Lui, en dehors Duquel il n'y a nul Dieu, aucun parmi les versets révélés du livre de Dieu ne me sont connus sans que je sache le lieu et les circonstances dans lesquelles leurs révélations s'étaient prononcées. Par Dieu, si je m'aperçois qu'il existe une seule personne qui puisse en connaître davantage sur le livre de Dieu, de toutes mes forces je ferai en sorte de ne pas la lacher".

    Une fois au cours d'une de ses grandes sorties en tant que Calife, Omar Ibn Al Khattab croisa une caravane que l'obscurité de la nuit empêchait de distinguer convenablement.

    'Omar ordonna à l'un de ses membres de saluer la caravane et il se trouvait que Abdullâh Ibn Mas'oûd en faisait partie…
    - "D'où venez-vous" ? Interrogea 'Omar.
    - D'une vallée très profonde [fadj 'amîq], répondit la caravane. ("fadj 'amîq" est une expression coranique).
    - "Et où allez-vous comme ça" ? demanda 'Omar.
    - A l'Ancienne Demeure [bayt 'atîq]", fit de nouveau écho la caravane ("al-bayt al-'atiq" est une expression coranique).
    - "Une personne savante ('âlim) doit très certainement vous accompagner", dit 'Omar qui chargea un homme de demander à la caravane : "Quelle partie du Coran est la plus majestueuse" ?

    - {Allâh, point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui Subsiste par Lui-même. Ni sommeil et ni somnolence ne Le saisissent, […]},

    répondit l'interrogé, citant par-là le verset du Trône. (2/255).
    - "Quelle partie du Coran est la plus limpide en terme de justice" ?

    - {Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches ...} (16/90),

    répliqua toujours l'interrogé.
    - "Quel est l'un des principaux enseignements du Coran" ?

    - {Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.} (99/7-8)

    - "Quelle partie du Coran met en exergue un formidable espoir" ?

    - {Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux}. (39/53)

    - C'est là que 'Omar demanda : "Abdullâh Ibn Mas'oûd ne serait-il pas parmi vous" ?
    - Par Dieu, oui, répliqua l'homme de la caravane.

    Notre maître 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd fut grandement influencé par la méthodologie de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb dans la recherche, la déduction subtile des lois, l'Ijtihâd par l'opinion dans l'absence d'un texte du Coran et la Sunnah, avec une grande rigueur dans l'authentification du Hadîth.

    Son émigration à Koufa en Irak :

    'Abdoullâh Ibn Mas'oûd s'installa dans la ville de Koufa après sa construction sous le Califat de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb, que Dieu l'agrée, en l'an 17 A.H.

    Ses élèves :

    Parmi les plus remarquables des disciples d'Ibn Mas'oûd, que Dieu l'agrée, nous pouvons citer des juristes brillants comme 'Ubaydah Ibn Qays As-Salmâni, 'Alqama Ibn Qays An-Nakh'i au sujet duquel son sheikh, Ibn Mas'oûd dit : "je ne connais une chose sans que 'Alqamah la connaisse ". De même nous pouvons citer Shurayh Al-Kindi qui présida la Justice à Koufa sous le Califat de 'Omar, et occupa cette fonction pendant 62 ans.

    Sa mort (32 H.) :

    Abdulla Ibn Mas'oûd vécut jusqu'au Califat de notre maître Othman (رضي الله عنه).

    Lorsque la maladie s'était emparée de lui, 'Othmân lui rendit visite :

    - "De quel mal souffres-tu" ?

    - Mes pêchés.

    - Que désires-tu maintenant ?

    - La Miséricorde de mon Créateur.

    - Puis-je maintenant te remettre le bien qui te revient et que tu n'as cessé de refuser depuis des années ?

    - Je n'en ai guère besoin.

    - Laisse-le au moins à tes filles.

    - Craints-tu que mes filles connaissent la pauvreté ? Je les ai toutes exhortées à lire la sourate [al-Waqi'a] (l'Evénement) chaque nuit parce que j'ai entendu le Prophète dire : "Quiconque lit al-Waqi'ah chaque nuit sera immunisé contre la pauvreté pour toujours".
    En cette nuit, Abdullâh retourna auprès de son Créateur, avec dans son esprit le souvenir de Dieu et la récitation des versets de Son Livre.
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    Par défaut Safiya épouse du Prophète SAW

    Elle était la fille de Huyay ibn Akhtâb, de la tribu juive de Khaybar.

    On a dit de lui qu'il serait un descendant d'Aaron. Par sa mère, elle était apparentée à la tribu des Qurayda.

    Prénommée à l'origine Zaynab, elle prit le nom de Safiya lors de son mariage. Auparavant elle avait été mariée quelques mois seulement avec le chef des Nadir : Kinâna ibn Haqîq.

    La tribu juive de Khaybar habitait une oasis située vers le Nord. Elle était alliée avec les Quraysh, ennemis de l'islam, et représentait un véritable danger pour les musulmans. S'y étaient, en outre, installés ceux des juifs de Médine expulsés lorsqu'ils avaient trahi le Prophètelors de la guerre du Fossé, malgré le pacte qui les obligeait à l'assister pour défendre la ville de Médine.

    Le Prophète, ayant réglé ses difficultés avec les gens de la Mecque, considéra qu'il était temps de mettre de l'ordre dans cette autre région afin d'assurer la sécurité des musulmans.

    II entreprit donc de faire campagne contre cette tribu, convaincu du danger qu'elle représentait. Il y eut des tués de chaque côté. L'un des chefs de cette tribu, Kinana, devait mourir à cette occasion.

    La campagne se termina en faveur des musulmans, et les gens de Khaybar acceptèrent finalement de signer un traité, aux termes duquel il fut entendu qu'ils demeuraient libres de continuer à pratiquer leur religion ; mais ils prirent l'engagement de travailler et ensemencer leurs terres et furent obligés de livrer la moitié de leur récolte de dattes à Médine. Ils prirent, en outre, l'engagement de ne plus trahir les musulmans. Ce traité apporta un peu d'aisance à la communauté des musulmans qui, jusqu'à cette période, avaient vécu dans un état de grande pauvreté.

    C'est à l'occasion de cette campagne que le Prophète interdit le mariage temporaire, en quelque situation et avec qui que ce soit.

    Captive, Safiya fut attribuée comme servante à l'un des Compagnons. D'après Anas, il s'agirait de Dihya Al-Kalbi. Cependant, de crainte d'offenser les gens de sa tribu - elle était la fille d'un chef - 'Alila conduisit au Prophète qui la libéra.

    Il lui donna le choix : retourner parmi les siens ou embrasser l'islam et devenir l'une de ses Epouses.

    Elle choisit de devenir l'une des Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles). On peut s'étonner de la rapidité de sa décision, car elle fit son choix instantanément et prononça la shahâda.

    Mais, le choix de Safiya fut aisé si l'on sait que, depuis sa petite enfance, elle avait entendu les gens de sa famille parler d'un Prophète annoncé, dont la venue était proche. Elle avait aussi entendu parler de cet arabe de la Mecque qui prétendait être Prophète. Elle les avait encore entendu dire qu'il était arrivé à Quba (près de Médine).

    Elle se souvint que son père et son oncle avaient même voulu s'en assurer et s'y étaient rendus ensemble. À leur retour, ils n'avaient pas traité l'Envoyé d'Allah d'imposteur, certainement convaincus que cet homme était bien le Prophète attendu ! Mais, comme cela ne les arrangeait pas, ils n'en soufflèrent mot... Safiya était encore une enfant au moment de ces événements, mais elle en avait été très marquée et les choses étaient restées gravées dans sa mémoire.

    Enfin, la décision de Safiya fut d'autant plus facile à prendre que, la veille du jour où le Prophète arriva en vue de Khaybar, alors que personne n'était averti de son approche, elle avait vu dans un rêve une lune brillante au-dessus de Médine, puis cette lune s'était déplacée au-dessus de Khaybar et était tombée dans son sein. Lorsqu'elle avait raconté son rêve à son mari, il avait été fâché et l'avait giflée en lui disant : « Tu veux donc épouser ce roi du Hijâz ? » La trace de ce coup était encore visible et formait une tâche verte sur sa joue.

    Le Prophète la consola des pertes subies par les membres de sa tribu et par elle-même. Il lui expliqua les raisons pour lesquelles il avait dû faire campagne contre Khaybar, la responsabilité en incombant aux gens de cette tribu qui, en raison de la haine qu'ils nourrissaient pour les musulmans, représentaient un trop grand danger pour qu'il les laisse leur nuire.

    La dot de Safiya fut donc sa libération. Le Prophètes'arrêta 3 jours sur le chemin du retour, entre Khaybar et Médine, à Sadd Ar-Rauhâ, où fut célébré le mariage.

    Le repas de noces fut composé de dattes, de lait caillé et de beurre. Il n'y avait pas de viande.

    Anasa rapporté : « J'allais inviter les musulmans au repas de noces et comme il n'y avait ni pain, ni viande, le Prophète ordonna d'étendre des nappes et d'y placer des dattes, du fromage et du beurre. Tel fut le repas de noces donné pour Safiya. » [Rapporté par Bukhârî]

    À Médine, l'arrivée de Safiya n'avait pas été prévue et on ne lui avait pas encore préparé d'appartement. Elle fut donc installée à l'extérieur, dans une maison voisine.

    Les Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) ne lui réservèrent pas un accueil très chaleureux, en particulier en raison de ses origines, mais aussi à cause de sa grande beauté.

    'Âïsha fut particulièrement inquiète. Les autres Épouses (Qu'Allah soit satisfait d'elles) la surnommaient parfois la fille de Huyay du nom de son père, mais il suffisait d'une intonation pour que ces mots deviennent une insulte... ce qui la rendait très vulnérable en raison de ses origines.

    Alors qu'elle s'en plaignait un jour au Prophèteil lui conseilla : « Réponds-leur: mon père est Aaron, mon oncle est Moussa ! »

    Mais ses relations avec les Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) s'améliorèrent rapidement et finalement, on nous rapporte qu'elle était très aimée d'elles toutes.

    Elle avait environ 17 ans lors de son entrée dans la maison du Prophète. En raison de son jeune âge, elle était plus proche de 'Âïsha et peu à peu, elles furent très liées l'une à l'autre, de même avec Hafsa .

    Safiya était réputée dans la maison du Prophète pour faire la meilleure cuisine. Parfois, elle préparait un plat qu'elle lui envoyait chez 'Âïsha. Elle fut, parmi les Mères des Croyants , l'une de celles qui renoncèrent aux visites conjugales du Prophète lorsqu'il ramena le nombre de celles-ci à 4. Elle était très pieuse, jeûnait le jour et priait la nuit. Safiya , comme toutes les Mères des Croyants, nous a rapporté des ahadîth.

    Lorsque l'Envoyé d'Allah tomba malade et qu'il fut transporté dans l'appartement de 'Âïsha , elle lui rendit visite et lui dit : « Ô Envoyé d'Allah ! J'aimerais que le mal qui te mine me ronge à ta place. »

    Elle est morte à l'âge de 60 ans, en l'an 50 de l'Hégire, (la même année que le calife 'Ali).

    Elle continua d'aider ses parents, non musulmans, après son mariage avec le Prophète.

    A sa mort, elle laissa environ 100.000 dirhams et légua le tiers de ses biens à l'un de ses neveux, le fils de sa sœur, resté juif. Certains musulmans voulurent s'opposer à l'exécution de ce testament, mais 'Âïsha intervint efficacement pour que ce legs puisse avoir lieu selon la volonté de Safiya .

    Selon la jurisprudence, il est permis de faire un testament en faveur d'un non musulman et de lui réserver le tiers de l'héritage avant que ne s'opère le partage selon les règles islamiques.
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
    و إذا غبت عنكم و طال غيابي
    فاعلموا أني بحاجة للدعاء فادعوا لي

  6. #6
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    Bonjour,
    je me permets de te corriger une petite erreur (de traduction surement )
    la bonne définition est : une personne qui a rencontré le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), a cru en luien croyant en lui et qui est morte musulmane, même si elle a apostasié puis est revenu dans l'Islam.
    cela implique qu'une personne qui l'a rencontré en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 par exemple n'est pas un compagnon
    voila voilou

  7. #7
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    cela implique qu'une personne qui l'a rencontré en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 par exemple n'est pas un compagnon
    par rencontré tu veux dire croisé ( j'espère)
    le compagnonnage est un terme bien défini et ses adversaires bien qu'ils aient vécus la même période et peut etre parler avec lui ne sont pas des compagnons
    Mon rôle dans la vie consiste à pointer le mal, les spécialistes sauront comment le combattre.

    el bolitik tkhabete

  8. #8
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    non non dans mon exemple je veux dire rencontré (vu, parlé, et assis avec) ... mais tu as raison je ne suis pas allé jusqu'au bout, je reprends :
    "cela implique qu'une personne qui a rencontré le prophete SAW en une année A et etait non musulman ... puis s est converti apres en l'année A+3 SANS REVOIR LE PROPHETE A NOUVEAU par exemple n'est pas un compagnon, s'il le recroise apres sa conversion il est considéré comme compagnon"

  9. #9
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    les adversaires du prophete SAW ne sont pas considéré comme des compagnons parce qu'ils n'étaient pas musulmans au moment ou (u avec accent) ils le croisaient ou alors parce qu'ils sont mort non musulmans !
    et Oui je suis au courant de la définition bien cadré des termes religieux :-)

  10. #10
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    par compagnon en entend des gens assez proches ou proches

    dans un premier cercle il y a la famille
    dans le second cercle ses confidents
    dans le troisième cercle les compagnons ( certains estiment cela à une centaine)
    dans le quatrième cercle les contemporains

    des juifs ont vécu dans la meme ville ( avec leur statut particulier) ont commercé avec lui, lui ont parlé cela ne fait pas d'eux des compagnons
    Mon rôle dans la vie consiste à pointer le mal, les spécialistes sauront comment le combattre.

    el bolitik tkhabete

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