L’être humain est un triptyque « corps-âme-esprit », l’esprit unifiant les deux autres. Le rapport conflictuel « âme-corps » cesse lorsque ces deux modalités psycho-physiques s’ouvrent sur la dimension au-delà de toute dualité : le principe unique et immuable qui nous constitue et qui est notre être réel.

Unifier l’être multiple, c’est cela toute guérison : « Et quand je suis malade, c’est Lui qui me guérit » (Coran XXVI, 80)

L’Islam prend en charge l’homme dans sa globalité : tout est lié. C’est pourquoi la médecine dans son sens le plus complet du terme (science des coeurs et science des corps) est fondamentale : par élimination de toute altérité, elle est libératrice et a pour objet la connaissance de Dieu. « Qui se connaît, connaît Son Seigneur » a dit le Prophète (saws).

Dieu créé les maux et les remèdes : « Dieu n’a pas fait descendre une maladie, sans avoir en même temps fait descendre son remède ; » (Al-Bukhârî 76-1) En ce sens, la maladie par laquelle on implore Dieu est une rédemption. « Dans la prière, il y a une guérison » disait l’Envoyé de Dieu (saws), et «Tout croyant, touché par quelque maladie, verra Dieu s’en servir pour lui pardonner ses péchés » (Tabarani et El Hakim)