Elle revient après chaque tempête
Disant qu’elle a beaucoup souffert
Que j’étais méchant, voire bête
De ne pas craindre son enfer

Elle revient avec son sourire enfantin
Et ses yeux repentis pleins de promesses
Cachant derrière son air mutin
La douleur de sa grande tristesse

Dans mon hiver long et morose
Elle s’incruste tel un printemps jovial
Parsème par sa beauté quelques roses
Dans cette terre hantée par le mal

Elle réussit à déceler dans mon regard
Ce que mon visage s’évertue à nier
Réalisant que loin d’elle je m’égare
Que j’ai toujours oublié de l’oublier

10/03/2014

Essai : Baud87