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Discussion: Poèmes arabes traduits

  1. #1
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
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    Par défaut Poèmes arabes traduits

    Parmi les langues vivantes, la langue arabe possède quelque chose de singulier et de particulier et même de vraiment fascinant : c’est une langue qui n’a pas évolué depuis son apparition dans la péninsule arabique. Elle n’a pas subi de transformations notables et est restée figée sans péricliter, attrayante et très usitée sans s’user, constante sans mourir, et cela pendant de longs siècles, conservant même une vitalité à toute épreuve et s’accommandant à tous les changements en absorbant avec une grande facilité toutes les innovations sociales, culturelles, linguistiques et philosophiques qui ont pénétré le monde arabe. Bien plus, elle a été porteuse de génies philosophique et scientifique qui ont prestigieusement porté aux nues diverses époques. Elle a brillé pendant de longs siècles là ou se sont imposés ses partisans. Pratiquement rien, ni dans son vocabulaire, ni dans sa grammaire, ni dans sa syntaxe, ni dans son alphabet, n’a subi de modification. C’est la langue du Coran que tous les musulmans considèrent comme une parole divine omnisciente omnipotente et intangible D’aucuns , par ignorance ou par un sincère et rigoureux esprit critique , lui trouvent des caractères de langue presque morte du fait qu’ elle n’ a pas subi de " métamorphose notable dans le temps " , comme si une langue vivante devait obligatoirement passer par le stade des changements intérieurs profonds et subir des mutations radicales pour qu’elle demeure " vivante ".

    Dans sa foulée, la poésie arabe se caractérise aussi par cette même continuité et cette même constance que la langue qui la véhicule. Que ce soit son mètre, ses thèmes ou sa composition, toute sa structure n’a pas subi de modifications notables . Il est en effet très aisé pour un contemporain de comprendre et d’apprécier la poésie arabe datant de plus de 14 siècles telles les mouallaqate de l’ère antéislamique .Le charme qui s’en dégage est le même . Le vocabulaire ne s’est pas modifié, le mètre est constant , les tournures , les métaphores ont peu changé tout le long de ces 14 siècles d’histoire arabo- musulmane . Les caractéristiques de cette poésie font qu’elle s’apprécie par sa musicalité beaucoup plus que par la cohérence de ses thèmes , par le rythme de ses tournures plus que par la solidité de la construction. La poésie arabe a des délices incomparables pourvu qu’elle soit lue dans sa mouture originale et appréhendée selon l’esprit de son compositeur, avec l’effort constant de décortiquer le sens profond des mots qu’elle utilise.
    A tel point que certaines tournures peuvent paraître fastidieuses, compliquées voire absconses pouvant se répercuter sur sa traduction . Est-elle pour autant aisément traduisible ? La réponse est non si on ne prend pas certaines précautions ; la traduction littérale ou à l’aide d’un logiciel de traduction est une erreur à ne pas commettre car elle aboutirait à un résultat catastrophique , inintelligible et désespérément démobilisateur ! Le sens d’un vers peut en effet ne pas apparaître spontanément, les comparaisons paraissant parfois assez anachroniques mais elles sont surtout très subtiles et ont parfois des sens inapparents. Les sentiments exprimés s’extériorisent d’une façon frappante, parfois métaphorique souvent avec une insistance répétée. L’amour , la chevalerie, les descriptions diverses , la thrène , l’autopanegyrique , les louanges sont tour à tour abordés avec un talent et une intelligence particulières. La poésie arabe est celle de l’intelligence. Elle exige souvent des efforts de réflexion, la rendant rebutante pour certains novices . Les traducteurs devraient donc tenir compte des facteurs intrinsèques qui la définissent. S’il est pratiquement impossible de restituer dans toute sa valeur et dans toute sa fascination la musicalité de la rime poétique et son rythme enchanteur, le traducteur doit veiller à respecter son esprit : il s’agit de poèmes où les symboles sont aussi importants sinon plus que les apparentes et faussement froides descriptions.Mais il faut se rendre à l’évidence : il existe bel et bien des vers qu’on ne peut pas traduire au risque de se retrouver avec un texte complétement « hors-jeu ».
    La poésie arabe et les problèmes de traduction.
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
    و إذا غبت عنكم و طال غيابي
    فاعلموا أني بحاجة للدعاء فادعوا لي

  2. #2
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    Par défaut Les hommes de Abou Ettaïeb El Moutanabi

    Les hommes sont à la dimension de leurs actes
    C'est à la mesure de leur grandeur que leurs actes sont grands!
    Aux yeux des petits, les petites choses sont immenses;
    pour les grandes âmes, les grandes choses sont petites!
    Seul et partout sans ami.Quand l'objet que l'on cherche est sublime,qui peut aider à l'atteindre?
    Les désirs des âmes sont trop petits pour mériter que,pour eux,l'on s'entretue et s'épuise.
    Pour le pieux,mieux vaut affronter la mort au sombre visage que le mépris.
    Si l'on pouvait vivre à jamais, quel sens y aurait-il au courage
    Et puisqu'il faut que l'homme meurt,qu'au moins ce ne soit pas en lâche!



    عَلى قَدرِ أَهلِ العَزمِ تَأتي العَزائِمُ"
    " وَتَأتي عَلى قَدرِ الكِرامِ المَكارِمُ
    وَتَعظُمُ في عَينِ الصَغيرِ صِغارُها"
    " وَتَصغُرُ في عَينِ العَظيمِ العَظائِمُ
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
    و إذا غبت عنكم و طال غيابي
    فاعلموا أني بحاجة للدعاء فادعوا لي

  3. #3
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    Par défaut Imam Al Chafii

    Remets-toi à craindre Allah, si tu as été inconscient
    Il te pourvoira ta subsistance d'où tu ne t'y attends pas
    Mais comment pourrais tu craindre la pauvreté, alors qu'Il est le Pourvoyeur !
    Alors qu'il a certes nourrit l'oiseau et le poisson dans l'océan
    Si la nourriture s'obtenait par la force uniquement
    L'oisillon ne pourrait manger prés du vautour un instant
    Tu quittes déjà ce bas monde sans que tu en sois conscient
    Si la nuit te couvre, seras-tu encore au jour montant?
    D'ailleurs combien de bien portants sont morts sans mal apparent
    Combien de malades, un moment d'éternité, survécurent pourtant
    Combien de jeunes se sont couchés puis réveillés souriants
    Et dans l'invisible, à leur inssu, leur linceul se tissant
    Quand bien même un homme vivrait mille et plus de deux milles ans
    Un jour ou l'autre, vers la tombe, il ira inéluctablement...

    عليك بتقوى الله إن كنت غافل
    يأتيك بالأرزاق من حيث لا تدري
    فكيف تخاف الفقر والله رازق
    فقد رزق الطير والحوت في البحر
    ومن ظن أن الرزق يأتي بقوة
    ما أكل العصفور شيئاً مع النسر
    تزول عن الدنيا فإنك لا تدري
    إذا جن عليك الليل هل تعيش إلى الفجر
    فكم من صحيح مات من غير علة
    وكم من سقيم عاش حيناً من الدهر
    وكم من فتى أمسى وأصبح ضاحكا
    وأكفانه في الغيب تنسج وهو لا يدري
    فمن عاش ألفاً وألفين
    فلابد من يوم يسير إلى القبر
    Dernière modification par dahmane1 ; 14/03/2014 à 15h20.
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  4. #4
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    لما بدا يتثنى
    Lamma bada yatathanna
    Quand elle apparut avec sa démarche si fière

    حبي جمالو فتنى
    Hubbi jamalu fatanna
    Mon amour m'a a séduit par sa beauté

    أوما بلحظـه أسـرنا
    Awmâ bi LaHzihi asarna
    Ah comme son regard m'a asservi!

    غصن ثنى حين مال
    Ghusnun sabâ Hina mal
    C'est un rameau qui captive quand elle se penche

    وعدي ويا حيرتــي
    Waadi wa ya Hirati
    Ah dans quel trouble elle m'a mis!

    مالي رحيم شـكوتي
    Mâ li rahîma shakwati
    Je n'ai pour compatir à ma plainte

    في الحب من لوعتـي
    Fil hubbi min law'ati
    à cause de la douleur que me cause cet amour?

    إلا مليك الجمــال
    Illa maliku l-jamal
    Que la reine de la Beauté!

  5. #5
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    je ne sais pas si en traduisant on est capable de garder l'ame de l'oeuvre...

    Nizar kabbani


    أتحبني بعد الذي كانا

    Est-ce que tu m'aimes après tout

    إني أحبكِ رغم ما كانا

    Car moi j'ai oublié tout

    ماضيكِ لاأنوي إثارتَهُ

    Ton passé je ne compte pas le réveiller

    حسبي بأنكِ هاهنا الآنا

    Ça me suffit que tu sois là maintenant

    تَتَبَسَّمينَ وتُمْسِكينَ يدي

    Tu souris et tu tiens ma main

    فيعود شكِّي فيكِ إيمانا

    Et mon doute en toi deviens une croyance

    عن أمس لا تتكلمي أبدا

    D'hier, ne parles jamaisً

    وتألَّقي شَعْراً وأجفانا

    Et laisse faire les yeux et les cheveux

    أخطاؤكِ الصغرى أمرُّ بها

    Tes petites fautes, j'en passe

    وأُحوِّل الأشواك ريحانا

    Et je transforme les épines en encens

    لولا المحبة في جوانحه

    Sans l'amour dans ses ailes

    ما أصبح الإنسان إنسانا

    L'homme ne sera pas l'homme de maintenant
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  6. #6
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    Par défaut Moallaca de ZOHAÏR, fils d'ABOU-SOLMA.

    Sont-ce des traces du séjour d'Oumm-Aufa, ces restes muets d'un campement sur le sol pierreux de Darrâdj et de Motethallem?

    Oumm-Aufa a-t-elle habité, entre les deux Racma, cette demeure, dont les vestiges paraissent comme des stigmates nouvellement retouchés sur les chairs du bras?

    Là viennent errer tour à tour des troupes de gazelles blanches et de vaches sauvages aux grands yeux; les petits, sortant de leurs retraites, s'élancent en bondissant vers les mères.

    Je me retrouve dans ces lieux, que je n'ai pas vus depuis vingt années. A peine puis-je les reconnaître. Enfin mes doutes se dissipent :

    ces pierres noircies par le feu servaient de soutiens aux chaudières; cette rigole circulaire, non encore dégradée, qui ressemble à la forme d'un bassin, entourait la tente d'Oumm-Aufa.

    Oui, je reconnais celte place, et je m'écrie : « Demeure de ma bien-aimée, puisse cette aurore l'annoncer un beau jour ! puisse le ciel te conserver ! »

    Regarde, ami, ne vois-tu pas des femmes dans leurs litières passer sur cette colline qui domine l'étang de Djorthom?

    Elles sont à l'abri sous de riches tentures, sous des draperies garnies de bordures rouges, couleur de sang.

    Les voilà qui ont laissé derrière elles la vallée de Soubân, et qui franchissent les hauteurs qui la terminent. Elles ont cet air de fierté que donne l'opulence.

    Elles se sont mises en route dès l'aurore, et se dirigent vers la vallée de Rass, qu'elles vont atteindre avec autant de certitude que la main atteint la bouche.

    Elles permettent à l'homme aimable de badiner avec elles; l'œil curieux qui les examine découvre en elles mille charmes séducteurs.

    Partout où elles ont fait halte, de petits flocons de laine rouge, détachés de leurs litières, couvrent le sol, et semblent des baies de fana encore dans leur entier.

    Lorsqu'elles trouvent une source d'eau limpide, elles se reposent à loisir sur ses bords, avec la même sécurité que le voyageur de retour à son domicile.

    Elles ont laissé a leur droite la chaîne du Kenân. Si nous avons des amis dans ces montagnes, combien n'y avons-nous pas aussi d'ennemis !

    Déjà elles ont traversé une fois la vallée sinueuse de Soubân; elles la traversent encore dans un de ses détours, portées sur des sièges larges, neufs, et artistement travaillés.

    J'en jure par le temple sacré, restauré et desservi successivement par les enfants de Djorhom et par ceux de Coraych,

    oui (Harim et Hârith), vous avez déployé le caractère de nobles et généreux chefs, dans les petites comme dans les grandes choses.

    Dignes descendants de Ghayzh, fils de Mourra, vous avec fait d'utiles efforts pour réunir deux tribus de même origine, divisées par l'effusion du sang.

    Vous avez réconcilié Abs et Dhobyân, que leur rage avait failli anéantir, et dont les guerriers semblaient s'être parfumé les mains avec les aromates du Menchem, en faisant serment de combattre jusqu'à la mort

    Vous avez dit : « Si nous pouvons obtenir une paix durable en prodiguant nos richesses et en portant des paroles d'amitié, nous serons heureux de l'acheter à ce prix. » Vous avez réussi à conclure cette paix, vous qui étiez étrangers aux hostilités, aux fureurs des deux tribus.

    Vous vous êtes illustrés entre les plus illustres rejetons de Maâdd. Puisse le ciel diriger toutes vos actions ! Celui qui, comme vous, acquiert un trésor de gloire, devient grand parmi les mortels.

    Pour guérir les cruelles blessures du fer, des centaines de chameaux étaient données, à des termes fixés, par des hommes dont les mains étaient innocentes et pures.

    Ceux qui payaient ainsi le prix du sang n'en avaient point répandu une goutte.

    Vous avez livré aux familles des victimes de la guerre les biens que vous teniez de vos pères, des troupeaux nombreux de jeunes chameaux marqués des signes de la noblesse.

    Ami, transmets ces conseils aux Dhobyân et à leurs alliés ; dis-leur : « N'êtes-vous pas engagés, par les serments les plus forts, à observer la paix ?

    « Ne tentez pas de dérober aux regards de Dieu vos secrets sentiments ; Dieu connaît tout ce qui est caché.

    « Si quelquefois il diffère sa vengeance, il l'inscrit sur le livre de ses décrets, et la réserve pour le jour où il tiendra compte à chacun de ses actions; souvent aussi il punit le crime par un châtiment soudain.

    « Vous connaissez les maux de la discorde ; vous en avez fait la dure expérience, et ce n'est point sur des rapports douteux que vous vous en formez une idée.

    « Si vous ranimez la guerre, vous attirerez sur vous l'ignominie; la guerre, comme un animal féroce, s'acharnera sur vous, si vous l'excitez ; comme le feu, elle vous embrasera ;

    « comme la meule qui broie le grain, elle vous écrasera ; comme la chamelle qui conçoit chaque année et produit chaque fois des jumeaux, elle sera féconde en malheurs.

    « Les enfants qui naîtront pendant sa dorée recevront le jour sous des auspices aussi funestes que l'homme roux de Thamoud;[13] par elles ils seront allaités et sevrés.

    « La guerre sera pour vous un champ dont vous recueillerez plus de maux que les cultivateurs de l'Irak ne recueillent de mesures de grains dans leurs plaines fertiles. »

    Par ma vie! elle est grande et noble cette tribu compromise par l'attentat de Hoçayn, fils de Dhamdham, qui n'entra point dans les sentiments pacifiques de ses frères.

    Il avait enveloppé dans les replis de son cœur ses coupables desseins; il n'en laissa rien paraître, il n'en précipita pas l'exécution.

    Il se disait à lui-même : « Je satisferai mon ressentiment, ensuite je ferai face à l'ennemi à la tête de mille cavaliers. »

    Enfin, sans donner l'alarme à personne, il s'est jeté sur une victime, dans le temps où la guerre reposait endormie.

    Il a provoqué un lion aux armes terribles, aux membres vigoureux, à l'épaisse crinière, aux ongles longs et redoutables;

    un lion intrépide, prompt à repousser l’insulte, et qui souvent attaque avant qu'on l'ait attaqué.

    Les guerriers avaient interrompu les combats ; mais quand la paix a été violée, ils se sont élancés de nouveau vers les abîmes de la discorde, qui vomissent les armes et le sang.

    Ainsi, après tant de massacres, la tranquillité que commençaient à goûter les deux tribus n'était qu'un fruit perfide et empoisonné!

    Non, vos lances (Hârith et Harim) n'avaient point trempé dans le sang du fils de Nahîk, ni du guerrier tue à Mothallam;

    elles n'étaient point complices de la mort de Naufal, de Wahb, et du fils de Mohazzam;

    et pourtant c'est vous qui, pour acquitter le prix des meurtres, avec envoyé à travers les montagnes des chamelles exemptes de tout défaut

    à cette tribu (d'Abs), qui sait défendre ses alliés lorsque le malheur fond sur eux dans l'ombre des nuits;

    tribu vaillante qui déjoue les projets de ses ennemis, et qui, lorsqu'elle est compromise par un de ses membres, ne livre point le coupable à la vengeance des offensés.

    Pour moi, je suis fatigué du poids de la vie. Oui, certes, on doit être las de l'existence quand on compte quatre-vingts années.

    Je sais ce qui était hier, je connais ce qui est aujourd'hui ; mais j'ignore ce qui m'attend demain.

    La mort est une aveugle qui frappe au hasard; celui qu'elle atteint de ses coups succombe, celui qu'elle manque parvient à l'extrême vieillesse.

    En mille circonstances, l'homme qui ne cherche point à se concilier la bienveillance des autres est déchiré par leurs dents ou foulé sous leurs pieds.

    Répandre des bienfaits pour soutenir sa considération, c'est le moyen de vivre honoré. On devient en butte aux discours injurieux quand on ne les prévient pas par la noblesse de sa conduite.

    Le riche dont la main avare ne fait point partager aux siens ses richesses, est abandonné par eux et livré au mépris.

    Satisfaire à ses obligations, c'est se mettre à l'abri du reproche. Celui qui porte dans son cœur le calme de la vertu ne se trouble ni ne balbutie jamais.

    Le lâche qui craint la mort ne peut lui échapper, quand même il monterait avec une échelle jusque dans les cieux.

    Faire du bien à des gens indignes, c'est encourir le blâme au lieu de mériter des éloges, c'est s'exposer au repentir.

    Le présomptueux qui se refuse à la paix quand on lui présente le talon de la lance, est bientôt contraint de s'humilier devant les pointes de fer.[14]

    Quiconque ne défend pas les armes à la main l'approche de la citerne qui lui appartient, finit par la voir détruite. A moins d'être quelquefois oppresseur, on est souvent opprimé.

    L'imprudent qui va vivre loin des siens croit trouver un ami dans un étranger, qui est peut-être pour lui un ennemi dangereux. Celui qui ne se respecte point lui-même n'est pas respecté par les autres.

    L'homme faible qui sans cesse courbe le dos sous les outrages, et ne tente jamais de s'affranchir des humiliations, se repentira un jour cruellement de s'être avili.

    En vain espérerait-on cacher son caractère; quel qu'il soit, il se découvre toujours.

    Combien de fois, en voyant une personne qui garde le silence, ne se sent-on pas prévenu en sa faveur? Dès qu'elle parle, son mérite perce, ou sa nullité se décèle.

    La langue et le cœur sont les deux moitiés de l'homme; le reste n'est rien qu'une vaine forme de sang et de chair.

    Si la vieillesse est folle, elle ne peut plus devenir sage; chez la jeunesse seulement, la raison peut remplacer la folie.

    Je vous fais une première demande, vous me l'accordez; j'en fais une seconde, vous me l'accordez encore : mais qui se rend importun finit par éprouver un refus.


    (Traduction française : P. CAUSSIN DE PERCEVAL)ÒåíÑ Èä ÃÈí Óáãì
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
    و إذا غبت عنكم و طال غيابي
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  7. #7
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    Je t’aime tant
    et je sais que la route est longue vers l’impossible
    et je sais que tu es la meilleure des femmes
    et je n’ai pas d’alternatif

    Je t’aime tant
    et je sais que je vis dans un exil
    que tu vis dans un exil.. et entre toi et moi
    vent, éclair, nuages, tonnerre, neige et feu
    et je sais que te parvenir serait un suicide
    et je serai heureux
    de me déchirer pour toi
    et si on me fait choisir..
    je t’aimerai pour la seconde fois
    Toi qui fait faire une chemise de feuilles d’arbres
    Toi qui te protèges de patience faite de gouttes de pluie

    Je t’aime tant
    et je sais que je navigue dans tes yeux sans certitude
    que je quitte mon cerveau pour courir derrière ma folie
    Ô femme qui détienne mon cœur entre ses mains
    Je te conjure.. ne me laisse pas
    que serai-je si tu n’existe pas
    Je t’aime tant
    et je refuse de renoncer au feu de ton amour
    peu importe si je sorte indemne de cet amour
    ou si je sorte tué..

    Je t’aime tant..
    et je sais que je me suis trop impliqué..
    et que j’ai brûlé toutes mes barques..
    je sais que je vais être vaincu..
    malgré les milliers de femmes..
    malgré les milliers d’expériences..

    Je t’aime tant..
    et je sais qu’à travers la savane de tes yeux..
    seul dans le combat..
    et comme tous les fous,
    j’ai essayé de chasser les planètes
    et je reste à t’aimer malgré ma conviction
    que le fait d’être encore vivant
    à te résister est l’un des miracles !

    Je t’aime tant !
    et je sais que je paris avec ma tête
    et que mon cheval est perdant !
    et que le chemin vers ta maison
    est encerclé de milliers de soldats
    et je reste à t’aimer malgré ma conviction
    que même prononcer ton nom est un péché !
    et je fais un combat sur du papier..

    Je t’aime tant !
    et je sais que t’aimer est un suicide..
    et lorsque je finis mon rôle,
    sur moi tu feras abaisser les stores !
    en jetant ma tête entre tes bras
    je sais qu’il n’y a pas de jour qui se soulèvera..
    et je me force à me convaincre
    que ma chute, tué sur tes lèvres
    serait ma plus grande victoire !

    Je t’aime tant !
    et je sais depuis le début..
    que je vais échouer..
    et qu’au milieu des chapitres de l’histoire
    je serai assassiné..
    et qu’on t’apportera ma tête !
    et que je vais resté trente jours
    accroupi comme un enfant sur tes genoux
    et que je serai trop heureux
    de cette fin merveilleuse…

    Traduit du poème original en arabe de Nizar Qabbani

  8. #8
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    Istaghfirou LLah.

    Ahem ahem lyoum ndirou chorba bellhem
    innani ouhibouha lemma tataqala
    wa nadartou ila della' wa salata
    ouhibouhoum houbihoum
    kayfa assbor 'alayhoum

    7up, orangina, selecto, maa wa jus
    ousqi fami bihoum
    'anayya ma khachet en toundirou ila lbaryouch

    tghachitou min djamalih
    'el elbaryouch youhibouni
    war charbatou toudkirouni
    lawla el'ayna ma kana lahmou el hilou

    ouhibouhoum ouhibouhoum

    Il n'y a que les poèmes ayant un véritable sens et entachés de vérité qui sont beaux

  9. #9
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    Mounir, c'est un poème à toi ou un poème traduit?
    Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer

    Théophile Gautier

  10. #10
    Membre F.A.M. Avatar de mounir27
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    Bonjour

    Mounir, c'est un poème à toi ou un poème traduit?
    Non c'est bien noté en bas il est du grand Nizar Qabbani


    Traduit du poème original en arabe de Nizar Qabbani

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