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Discussion: Nos Martyres Algériens Rahimhoum Allah

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  1. #1
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    Par défaut Nos Martyres Algériens Rahimhoum Allah

    Je commence cette rubrique de CHOUHADAS que nos jeunes ne connaissent pas trop ou n'entendent pas trop parler d'eux.

    Notre premier CHAHID condamné à mort par guillotine et pas le dernier d'un pays de MARTYRE est Ahmed Zahana (connu sous Zabana.)
    Né en 1926, un vrai hamraoui de la banlieue d'Oran. Désigné par Larbi Ben M'hidi, devenu responsable de Zahana une commune qui faisait partie de la Zone 4 de la Wilaya 5 au début de la révolution algérienne. Il fut capturé lors de la bataille de ghar boudjelida (grotte des chauves-souris) près d'Oran le 8 Novembre 1954. Incarcéré le 03 Mai 1955 à la prison d'Oran, le 19 Juin 1956 fut transféré vers la prison Barberousse (Sarkadji) pour y être guillotiné...

    Larbi Ben M'hidi et Abbane ramdane menacèrent la france dans un tract qui disait : " Pour chaque Maquisard guillotiné, cent français seront abattus sans distinction..." C'est l'enclenchement de la Bataille d'Alger...

    Le Musée des Beaux Arts d'Oran fut renommé Ahmed Zabana. Il est enterré dans sa région natale Zahana près d'Oran.

    Blaoui El Houari a l'Opéra d'Oran *Zabana* Parole HAMANI CHERIF - YouTube
    Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens.


  2. #2
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    Par défaut

    "Il est parmi les croyants des hommes qui ont tenu loyalement leur engagement vis-à-vis de Dieu. Certains d'entre eux ont déjà accompli leur destin , d'autres attendent leur tour. Mais ils n'ont jamais rien changé à leur comportement," 23.33 Al Ahzab

    Gloire à tous nos martyrs

    Dernière modification par dahmane1 ; 24/04/2014 à 09h49.
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
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  3. #3
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    Par défaut Larbi Ben M'hidi Rahimahou Alllah

    LARBI BEN M'hidi

    Les héros sont souvent des gens simples. Ni mythes ni légendes. Avant tout, des hommes et des femmes pleins de conviction.
    Zighoud Youcef, Larbi Benmhidi, Benboulaid , Amirouche, Didouche Mourad, Hassiba Benbouali, Souidani Boudjemaa, M’hamed Bougara chef de la W4, Djelloul BenMiloud (Si Djelloul), Hassiba Benbouali, et la liste est encore longue… J’y reviendrais sur certains noms qui seront les principaux artisans de la guerre d’indépendance.

    Aujourd'hui à l’affiche:

    le martyr Larbi Ben M’hidi. Naquit en 1923 à Douar el Kouahi, aux environs d’Aïn M’lila. Cadet d’une famille composée de trois filles et deux garçons, il débuta ses études à l’école primaire française de son village natal. En 1939, il adhéra aux Scouts Musulmans, section ” espoir ” à Biskra et quelques mois plus tard, devint chef de la section ” juniors “. En 1952, il adhéra au Parti du Peuple de son lieu de résidence où il s’intéressait de près aux affaires politiques nationales. Le 8 Mai 1945, le martyr faisait partie des prisonniers et fut libéré après trois semaines passées dans les interrogatoires et la torture au poste de police. En 1947, il fut l’un des premiers jeunes à s’engager dans les rangs de l’Organisation Spéciale dont il ne tarda pas à devenir l’un des membres les plus éminents. En 1949, il devint responsable de l’aile militaire à Sétif et en même temps, adjoint du chef d’état-major de l’organisation secrète au niveau de l’Est algérien, dirigée à cette époque par Mohamed Boudiaf.
    En 1950, l’année où Ahmed BenBella 1er Président de la république algérienne qui fût déjà « balancé » par un fils de harki très connu de l’époque. Ce harki avait une armée de 2300 personnes travaillant pour lui. C’était le seul qui savait où habitait Ahmed BenBella à la Casbah d’Alger.
    Benbella fût arrêté et condamné à 30 ans de prison pour organisation politique et pour attaque de la Poste d'Oran en 1949. L'argent allait servir à l'achat d'armes pour le 1er Novembre 1954.

    A cette époque en 1950, Larbi BenM’hidi fut promu au rang de responsable de l’organisation après le départ du martyr Mohamed Boudiaf vers la Capitale. En cette époque, il s’évanouit dans la nature et après la dissolution de l’Organisation, il fut nommé responsable de la circonscription du parti à Oran jusqu'à 1953. Lorsque fut formé le Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action (CRUA), en mars 1954, le martyr devint l’un de ses membres les plus éminents puis un membre actif dans le Comité historique des 22.

    Le martyr Larbi Ben M'hidi figure parmi ceux qui œuvrèrent avec sérieux pour la tenue du Congrès de la Soummam le 20 août 1956 et fut ensuite désigné membre du Comité de Coordination et d’Exécution de la Révolution Algérienne (Haut commandement de la Révolution).
    Il dirigea la bataille d’Alger au début de l’année 1956 et à la fin de l’année 1957 jusqu'à son arrestation à la fin du mois de février 1957.
    Il représentait l’Oranie au Congrès de la Soummam (20 août 1956), dont il présidait la première réunion. A l’issue du congrès, il est élevé au grade de colonel, nommé au Comité de coordination et d’exécution (CCE) et se voit confier la zone d’Alger. Plusieurs réunions eurent ainsi lieu à la Casbah dans lesquelles Ben M’hidi répétait sans cesse: “Il faut que l’Algérie devienne un deuxième Diên Biên Phu. ” Il affirmait aussi: ” Mettez la Révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. ” C’est dans cet esprit d’ailleurs il fut l’un des principaux initiateurs de la fameuse ” grève générale des huit jours ” en janvier 1957.

    Le 23 février 1957, Larbi Ben M’hidi est arrêté par les hommes de Bigeart dans un appartement de l’avenue Claude-Debussy, où il se trouvait de passage. Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: ” Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. “Il s’agissait en fait d’une mascarade visant à dissimuler son assassinat par des tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. L'ennemi a vite compris la vanité de cette torture, l’impossibilité d’ébranler ce révolutionnaire pendant des jours et des nuits. Ben M’hidi fut atrocement torturé par Aussaresses sous les ordres de mitterand (ironie de l’histoire), toutes les inventions françaises, toutes les techniques sadiques des tortionnaires lui furent appliquées...
    Le corps de Ben M’hidi meurtri, cassé et disloqué, s’est écroulé mais nous savons aujourd'hui que sa dignité intacte, son courage et son énergie inébranlables remplirent de honte l’ennemi.” Il était avant tout un enfant du Peuple Algérien Martyre depuis longtemps !!!
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  4. #4
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    Par défaut Zoulikha Oudaï, née Yamina «Zoulikha» Echaïb



    La femme sans sépulture dont parle Assia Djebar dans son roman du même titre paru en 2002 est Zoulikha Oudaï, née Yamina «Zoulikha» Echaïb, responsable de l’organisation politico-militaire du FLN dans la région de Cherchell, durant la guerre de Libération nationale.
    Elle est née le 7 mai 1911 à Hadjout au sein d’une famille aisée. Son père, gros propriétaire terrien, conseiller municipal, président du comité de patronage d’Ecoles d’indigènes, encourageait les Algériens à s’instruire. Zoulikha grandit dans la ville de Cherchell où elle devient l’épouse de Larbi Oudaï. Elle aura avec lui cinq enfants qu’elle impliquera plus tard dans la Révolution, mais n’aura pas la chance de les voir grandir. Elle dira à son fils Habib, revenu blessé d'Indochine en 1955, qui, allant se marier, avait acheté une chambre à coucher : «Monte au maquis, tu te marieras à l'indépendance !» Cette dame élégante, maîtrisant parfaitement la langue française, s’engagea elle-même dans le combat, en ville puis au maquis. Elle sera capturée par l’armée française au cours d’un ratissage de grande ampleur. Les militaires ramènent de force les populations des alentours afin qu’ils voient leur héroïne, attachée à un blindé, humiliée. Mais Zoulikha Oudaï, la tête haute, harangue la foule, d’une voix ferme : «Mes frères, soyez témoins de la faiblesse de l’armée coloniale qui lance ses soldats armés jusqu’aux dents contre une femme. Ne vous rendez pas. Continuez votre combat jusqu’au jour où flottera notre drapeau national, sur tous les frontons de nos villes et villages. Montez au maquis ! Libérez le pays !» Elle sera torturée 10 jours durant, mais sans jamais donner les noms des hommes et des femmes qui militaient sous ses ordres. Le 25 octobre 1957, elle sera exécutée et rejoindra son époux, Si Larbi et son fils Habib, fidaï dans la région de Blida, tous deux exécutés sans jugement par l’armée française. Le corps de Zoulikha Oudaï ne sera retrouvé qu’en 1984 après le témoignage d’un paysan qui dit avoir trouvé le corps d’une femme sur une route et l’avait enterré à Marceau, en 1957. L’homme guide les autorités jusqu’à une tombe. La chahida avait toujours ses menottes aux mains ! Zoulikha Oudaï est enterrée aujourd’hui au cimetière des chouhada de Menaceur. Dans le roman, La femme sans sépulture d’Assia Djebar, il y a cinq narratrices : la visiteuse, Dame Lionne (Lla Lbia), Zohra Oudaï, Hania et Mina. Chacune d’elles narre son propre récit à la première personne, «je». Ayant côtoyé et assisté Zoulikha jusqu’à sa disparition, elles apportent leurs témoignages à travers leurs récits. C’est l’hommage d’Assia Djebar, à cette héroïne méconnue de la guerre de Libération nationale.

    Le Soir d'Algrie
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    Par défaut Le Colonel Amirouche

    Amirouche Aït Hamouda

    (Né le 31 Octobre1926 à Tassaft Ouguemoun mort au combat au sud de Boussaada le 29 Mars 1959, surnommé par les Français « le loup de l'Akfadou » et « Amirouche le terrible »
    Militant nationaliste algérien, colonel de l'ALN et chef de la Wilaya III durant la guerre d’indépendance. Intelligent, et d'un caractère décidé, encore âgé de moins de trente ans, il avait pris de sa propre initiative le commandement de la Wilaya III. Il était la bête noire de la France qui mobilisa vainement, pour en venir à bout, près de 11 000 hommes, auxquels s’ajoutèrent les unités locales, 8 généraux et 27 colonels lors de l’opération Brumaire en 1958.

    Il s’engagea en politique. Il approuve le leader nationaliste de la ville, le Dr Ahmed Francis. Les options qu'il prend sont cependant plus radicales que celles du responsable de l’UDMA (Union Démocratique du Manifeste Algérien. (Parti libre, ne prônant aucun détachement de le France. Créé par Farhat Abbas en 1946) 11 représentants de l’Algérie française membres de ce parti feront leur entrée dans le parlement français suite aux législatives de 1946 en France !!!!!
    Non content d'adhérer au MTLD (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques) fondé par Salah Maiza caid démissionnaire en 1946. Le Comité Central était déjà formé de 30 membres avec Messali Hadj à la tête qui fût déporté en France en 1952 suite à la répression d’Orléans ville aujourd’hui Chlef. Après le congrès de 1953 un conflit opposa Hadj Messali à la direction du parti. La coupure ente centraliste et Messaliste devint officielle en aôut 1954. En dépit des efforts des centralistes et des neutralistes gérés par Benhabilès, Boulahrouf, Mahsas et Radjef. Parmi les centralistes figuraient des têtes connues comme Ahmed Benbella, Hocine Ait Ahmed, Benyoucef Benkhedda, Mohamed Khider, Belaid Abdessalam, abdelmalek Benhabylès, Larbi BenM’Hidi, Boudiaf, Abassi Madani, Didouche Mourad, Benboulaid, Bitat, Krim, Tahar Zbiri, Boumaaza, Mouloud Kacem, et tant d’autres qui ne déméritent pas leur nom. En fin de compte, centralistes et neutralistes rejoignirent le FLN après le 1er Novembre 1954 !!!! Messali Hadj forma son parti le MNA (Mouvement National Algérien) contre lequel le FLN mena une lutte sans merci. Après quelques années le MNA disparut complétement et Messali Hadj finit sa vie en France.

    Amirouche rejoint le FLN en 1954. Il devint chef du maquis sans l’avis de ses « chefs » de la zone de Michelet, à la mort d’Amar Ait Chikh, tué dans un accrochage avec une unité française.
    Au début de l'année 1955, on signale au chef de la W3, Krim Belkacem qu'un certain Amirouche avait pris de sa propre initiative le commandement de la région de Michelet, après la mort de son chef. Il décide de juger lui-même, par un contact direct, s'il doit s'attacher ou éliminer Amirouche. Il s'installe, avec son escorte, à Illiten sur les hauteurs du Djurdjura, et il envoie à Ouacif un émissaire chargé de dire à Amirouche qu'il doit se présenter, seul, dès le lendemain, à ce P.C. bien camouflé. Krim Belkacem calcule que, compte tenu de la distance Ouacif-Illiten, le voyageur devrait atteindre le P.C. au coucher du soleil. Amirouche arrive, en fait, avec quatre heures d'avance sur l'horaire prévu. Ce grand gaillard, moustachu et barbu, montre ainsi ses qualités de « coureur de djebels », un marcheur infatigable, capable d'abattre soixante-dix kilomètres dans sa journée et passe un premier test favorable.

    Krim Belkacem, qui avait une grande habitude des hommes de la montagne, le jugea très rapidement. Un dur, décidé, réceptif, tranchant, impitoyable. Il fallait se l'attacher ou le supprimer. L'entretien Krim Belkacem-Amirouche est d'abord assez tendu, car le chef de la wilaya III rappelle fermement à son hôte que personne n'a le droit d'exercer un commandement dans le FLN, de collecter de l'argent et de récupérer des armes sans avoir été, au préalable, dûment mandaté. La défense d'Amirouche est habile. Il explique que s'il n'était pas intervenu, les combattants, désorientés par la mort d'Amar Ait Chikh, se seraient dispersés en petits groupes anarchiques ou seraient rentrés chez eux.
    Il donna à Krim Belkacem ébahi des comptes rendus d'activité très bien rédigés d'une petite écriture fine, avec le nom des hommes, les comptes financiers au centime près. II n'y avait pas d'équivoque. Krim le jugea ferme, décidé mais obéissant et remarquablement organisé.

    Krim Belkacem saisit le jeune chef d'une proposition précise, et qui est acceptée d'enthousiasme : Amirouche quittera sa « région d'origine » des Ouacifs, où il ne serait pas prudent de séjourner plus longtemps, et il deviendra le responsable FLN de toute la Vallée de la Soummam, de ElKser à Bouira. Son rôle sera d'implanter de nouveaux maquis dans cette zone difficile, travaillée par la propagande messaliste, et d'établir, via Bouira, une liaison avec la Wilaya II (Constantinois)) dont la Wilaya III (Kabylie) est coupée.
    La mission est accomplie. Un mois plus tard, des groupes de choc FLN bien organisés opèrent dans la vallée de la Soummam et Amirouche a noué, par courriers spéciaux, un contact avec les chefs des wilayas voisines. La direction du FLN constate qu'elle peut avoir, pour la première fois, une vision globale de l'action de l’ALN dans toute l'Algérie.
    En mai-juin 1955, les opérations de l'armée française prennent, cependant, une telle ampleur que toutes les communications des wilayas sont à nouveau interrompues, y compris celle d'Amirouche avec la wilaya II. Néanmoins, Amirouche a remporté en effet une victoire importante en écrasant, après un combat bien mené, le maquis MNA de Bellounis, qui était la plus grosse épine plantée au cœur de l'organisation FLN de Kabylie.
    Amirouche, qui établit son quartier général à l'est du Djurdjura, dans la région des Bibans, s'est hissé au rang de principal adjoint de Krim Belkacem. Ce dernier le charge alors d'assurer la sécurité de la tenue du Congrès de la Soummam le 20 août 1956, concentrant dans la zone de l'endroit où devait avoir lieu la rencontre plusieurs centaines d'hommes tout en mettant au point une habile diversion pour attirer les forces d'occupation dans une autre partie de la Kabylie.

    Il est particulièrement connu pour son tempérament brutal, psychorigide et intraitable, faisant régner, parmi ses troupes, une discipline très stricte et souvent même féroce, mais sa loi de fer est acceptée sans murmure parce que le chef est aussi dur pour lui-même que pour les autres. II partage entièrement la vie des combattants, prend sa part de leurs corvées (transport du ravitaillement, travaux de terrassement pour la construction des abris, etc.) et chante les poèmes dans lesquels le barde kabyle Si Muhand exaltait, il y a bien longtemps déjà, la résistance aux étrangers : « J'ai juré que de Tizi Ouzou Jusqu'à l'Akfadou, Ils ne me commanderaient pas… »
    La réputation d'Amirouche est telle que les volontaires affluent dans ses groupes armés, dans ses maquis qu'Abane appellera un jour, au cours d'une réunion de direction du FLN, les « maquis modèles ». En juin 1955, le chef kabyle se trouve à la tête de 800 soldats constitués en unités homogènes dont la plus petite est le détachement de onze hommes. Bien armés, tous ces combattants sont aussi bien habillés grâce aux collectes d'argent que les percepteurs d'Amirouche effectuent dans différentes localités de Kabylie, surtout entre le 20 et le 30 de chaque mois, des travailleurs partis pour la France « l'exil au front »

    Les malades et les blessés sont soignés dans un service de santé qui fonctionne avec la collaboration secrète des médecins d'Alger. La « guerre psychologique » est menée par Amirouche avec le même dynamisme que la « guerre des fusils. » Quand les autres zones de la wilaya III tirent leurs tracts à 150 exemplaires, celle d'Amirouche tire les siens à 1 500 exemplaires. Krim Belkacem a raison de dire que le jeune homme qu'il a recruté, six mois plus tôt, à lliten est devenu le meilleur de ses lieutenants. C'est en grande partie grâce aux combattants d'Amirouche que le chef de la wilaya III pourra soutenir honorablement, en juillet, le choc de la « division de fer » du général Beaufre, beaucoup plus offensive que les unités françaises précédemment engagées sur le terrain.
    Lors du départ de Said Mohammedi, le conseil de la Wilaya le désigne comme successeur, fonction qu'il refusera pour appliquer la règle établie par l'ALN qui exige que le poste revienne à l'officier le plus ancien dans le grade, en l'occurrence Saïd Yazouren dit Vrirouche. Ce dernier, envoyé à Tunis, sera maintenu à son poste pour permettre la désignation d'Amirouche au grade de colonel.
    Durant l'été 1957, il fut nommé au grade de colonel de la W3 après que Krim Belkacem et Saïd Mohammedi eurent rejoint le Comité de Coordination et d’Exécution CCE.

    Complot «contre-révolutionnaire»


    En 1958-1959, une opération d'infiltration et d'intoxication à grande échelle, connue sous le nom de « Bleuite », montée par les services secrets français atteint ses objectifs et entraîne des purges internes extrêmement meurtrières au sein de la wilaya III. Ces purges touchent en plus grande partie des militants FLN fidèles considérés comme traîtres.
    L'intoxication consistant à faire croire que certains des chefs FLN travaillaient pour l'armée française réussit. Le capitaine Ahcène Mahiouz (surnommé Hacène la torture), chef de la zone 1 de la wilaya III développe un processus infernal : arrestations, tortures, aveux forcés, dénonciations, liquidations, nouvelles arrestations. Les arrestations, les dénonciations se multiplient en quelques semaines. À ce régime, les suspects racontent n'importe quoi et Amirouche se sent renforcé dans son espionnite. Cette vague d'épuration coûtera la vie à environ deux à six mille cadres et militants FLN. Amirouche précise que les traîtres sont surtout des personnes instruites, intellectuels, étudiants, collégiens, médecins et enseignants. La wilaya crispée par la méfiance se replie sur elle-même. Cette opération causa plus de pertes à l'ALN que les combats eux-mêmes4, et provoqua le ralliement de nombreux combattants affolés. Le principe du cloisonnement dans l'ALN et le devoir de réserve des principaux concernés aggravent la situation.


    Lettre ouverte au colonel Godard

    Par une lettre ouverte au colonel Godard, le colonel Amirouche s'adresse à lui pour lui faire savoir qu'il a découvert le prétendu complot … ce qui revient à lui annoncer triomphalement qu'il est tombé dans le piège. Cette lettre, intéressante à plus d'un titre, témoigne inopinément du respect que les officiers de l’ALN ressentent pour un officier français. Leurs notions de l'honneur d'un officier français est telle qu'Amirouche est scandalisé que Godard, qu'il croit l'artisan du prétendu complot contre-révolutionnaire.
    « Au lieu d'aller combattre loyalement les vrais Moudjahidines, vous, Godard, qui prétendez être officier ... vous avez préféré travailler dans l'ombre ... oui, colonel Godard, vous étiez né, élevé et grandi dans l'amour patriotique d'une nation civilisée et même civilisatrice, vous étiez destiné à jouer un rôle toujours grandissant dans l'armée en exposant votre vie, vos poitrines aux balles des Allemands, ou de toute autre nation, égale tout au moins à la vôtre, qui vous déclarerait la guerre. Jusqu'au jour où vous avez rejoint l'armée colonialiste, je n'ai rien à vous reprocher étant donné votre zèle et votre amour pour votre pays en le servant dans l'honneur et la gloire, et par tous les moyens appropriés ... Vous venez de ravaler votre honneur à celui d'un simple mouchard au service d'une poignée de colonialistes. »
    Amirouche lui-même aurait déclaré que 20 % des exécutés étaient innocents, mais il se serait défendu en ces termes : « La révolution ne commet pas d’injustices, elle fait des erreurs. Pour éliminer la gangrène, il faut couper jusqu’à la chair fraîche. En tuant les deux tiers des Algériens, ce serait un beau résultat si l’on savait que l’autre tiers vivrait libre6. ».

    Amirouche et ceux de « l’extérieur »

    La fin de l'année 1958, la situation des wilayas st désastreuse. La révolte gronde à cause du manque d'approvisionnement en armes, munitions et argent pour la continuation du combat dans les maquis. Amirouche veut établir avec les chefs de wilaya une unité d'action à l'égard de l'extérieur. Une grande réunion se tint en W2 en pleine montagne au centre d'un triangle Taher-Mila-ElMilia, du 6 au 13 décembre 1958. Elle marquait le premier désaccord violent entre les maquis de l'intérieur et la direction de la révolution qui est à l'extérieur. Son âme en était Amirouche qui comptait sur cette assemblée extraordinaire - la première depuis le Congrès de la Soummam à se tenir en Algérie pour rétablir les vieux principes de primauté de l'intérieur sur l'extérieur. Il était temps de prouver à ces « révolutionnaires de palace », « les responsables embourgeoisés de Tunis et du Caire que ceux qui se battaient dans les maquis devaient avoir une place prépondérante dans la direction de la révolution. Après avoir rencontré Si M’Hamed et l'avoir convaincu de l'importance d'une telle conférence, Amirouche, qui se révèle le plus décidé des chefs de wilaya, se livre à un véritable travail de propagande anti-GPRA. Exploitant un sentiment d'amertume très général, il démontre aux autres chefs à quel point le GPRA, qui devait être le « prolongement » de l'intérieur à l'extérieur, les abandonnait.
    « Nous devons dès aujourd’hui taper du poing sur la table et demander des comptes au GPRA pour son attentisme, son incurie, son incapacité à résoudre le problème du franchissement du barrage français à la frontière algéro-tunisienne, ses actions répressives contre nos frères de l’ALN qui ont voulu récemment dénoncer ses méthodes dictatoriales et bureaucratiques et qui se retrouvent aujourd’hui en prison. Nous devons enfin lancer un appel public à l’opinion algérienne pour lui faire connaître nos positions. Ils font de la politique sans faire la guerre, nous devons reconsidérer toute notre stratégie de la conduite des affaires. L'intérieur se trouve délaissé, livré à ses propres moyens. Le GPRA pas plus que l’état-major général qu'il soit de l'Est ou de l'Ouest - ne nous envoie d'armes ni de munitions. Le barrage devient pour nous infranchissable. Et eux, avec leur armée des frontières, ne font rien pour le franchir et nous ravitailler. »
    Sentant que son sentiment était partagé par les chefs de wilaya présents, Amirouche poussa son avantage. II était impossible que le GPRA soit le leader de la révolution puisqu'à la Soummam on avait défini la primauté de l'intérieur sur l'extérieur. Le GPRA n'était donc constitué que par des « émissaires » des maquis. « Les véritables chefs de la révolution sont à l'intérieur, s'écria Amirouche, on ne saurait accepter un état-major qui ne soit pas au combat à nos côtés ! »

    Autour d'Amirouche, Si M'hamed (W4), Si El Haouas (W6), Hadj Lakhdar (W1). Manquaient à l'appel les chefs des wilayas2 et 5, (le Constantinois et l’Oranais). Avec eux, Amirouche, qui tentait de regrouper autour de son nom le mécontentement des chefs de l'intérieur, avait essuyé deux échecs. Ali Kafi, le chef de la 2, l'avait néanmoins reçu, entouré de Lamine Khene, nouveau secrétaire d'État du GPRA., et de Çaout EI·Arab qui allait devenir son successeur. Ben Tobbal, au sein du GPRA, avait gardé une telle autorité sur ses hommes restés à l'intérieur que ceux-ci malgré leur amertume et leurs difficultés ne pouvaient imaginer que leur ex-patron les laissât tomber. Si le GPRA. ne les aidait pas plus c'est qu'il y avait des difficultés qui les dépassaient. Ali Kafi avait refusé de participer à la réunion. De même, à l'ouest, Boussouf le bras droit de Boumediène ( futur acteur du coup d’état contre Ahmed Benbella) et patron du redoutable service de renseignement ex SM de l’ALN le MALG, gardait la haute main sur ses hommes. En outre, Boumediene, qui était l'homme fort de la W5 et de l'état-major général de l'ouest (et futur chef du clan d’Oujda), donnait beaucoup plus d'importance à l'avenir qu'aux « querelles » d'Amirouche et n'entendait pas s'élever contre le GPRA sous la bannière d'Amirouche. Lorsqu'il le jugera utile, un an plus tard, il sera chef d'état-major général et c'est lui seul, Houari Boumediene, qui décidera d'ouvrir les hostilités entre l'état-major et le GPRA.

    Mort d’Amirouch

    Il voulait se présenter à Tunis pour rencontrer le GPRA, le 6 mars 1959, se met en route, entraînant avec lui Si El Haouès, escortés par le commandant Amor Driss, accompagnés par 40 djounouds. Le parcours de son P.C. de l'Akfadou à Tunis est une expédition d'une durée non limitée et d'un danger permanent. Ils sortent de Kabylie et passent vers le sud, entre Djelfa et Boussaada avant de rejoindre la frontière tunisienne. Mais, son itinéraire fut communiqué au commandement français par un opérateur radio du MALG aux ordres de Boussouf, qui désirait se débarrasser de ces deux « contestataires » trop encombrants.

    Ait Hammouda, cousin d'Amirouche, ramené de Tassaft, identifiera avec certitude le corps du colonel Amirouche, devant les journalistes. L'armée fera embaumer les corps. De nombreux officiers et soldats se feront photographier devant les dépouilles par les journalistes accourus. En hâte, l'armée fera imprimer des milliers de tracts que des avions répandront sur les maquis de toutes les wilayas : « Le chef de la wilaya III, Amirouche, le chef de la w6 et Si Haouas sont morts. Quittez ceux qui vous conduisent à une mort inutile et absurde. Ralliez-vous ! Vous retrouverez la paix! »

    À Tunis, le GPRA déclara qu'il n'avait pas confirmation de la mort du colonel Amirouche et de Si El Haouès, ajoutant que « cela ferait deux morts glorieux de plus que compterait notre cause, mais n'entamerait pas la ferme résolution de nos combattants pour qui l'idéal reste le même. »
    Le colonel Amirouche et son compagnon Si El Haouès n'en avaient pourtant pas fini avec la vindicte de leurs camarades de combat du clan d’Oujda installés au Maroc. Six ans après leur mort, en 1965, le colonel Boumediène, (devenu président suite au coup d’état de son maitre Ahmed Benbella qu’il l’avait ramenait d’Al Azhar et qui lui a donné toute la confiance.) Fit déterrer et cacher leurs dépouille clandestinement dans les sous-sols d'une caserne de gendarmerie à Alger, épisode qui est lui-même controversé. Elles ne seront récupérées par son fils Nordine Ait Hamouda que dix-sept ans plus tard. Elles sont réhabilitées et inhumée dignement au cimetière d'El Alia.

    Le pays commémorera, 25 ans après, leur disparition, et donnera le nom d'Amirouche à un boulevard d'Alger. L'image du Colonel Amirouche est néanmoins loin de faire l'unanimité en Algérie. Il est notamment fortement critiqué pour les purges sanglantes, les exécutions d'innocents et la liberté d'action laissée à Ahcène Mahiouz durant l'opération de la bleuite qui affaibliront durablement la Wilaya III.

    Gloire à Nos Martyres Chouhadas
    Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens.


  6. #6
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    Mais, son itinéraire fut communiqué au commandement français par un opérateur radio du MALG aux ordres de Boussouf, qui désirait se débarrasser de ces deux « contestataires » trop encombrants.
    Il faudrait faire la mise à jour. Ce gros mensonge a été descendu en flêche plusieurs fois par plusieurs acteurs de la Guerre de Libération.

  7. #7
    Membre F.A.M. Avatar de Jazairi
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    On parle de 1.500.000 Martyrs de 54 à 62.
    Aussi le nombre de Chouhadas morts sous le régne de Emir Abdelkader avoisine le 1.000.000, alors que l'Algerie n'était peuplé que de 5.500.000.
    Au total ce sont 2.500.000 Chahid que la france a assassiné....2 Millions et demi ,c'est la population d'un pays comme Qatar et autres.!!!
    رحم الله شهدائنا الابرار " لا تحسبن الذين قُتِلوا في سبِيل الله أمْواتا , بل أحياء عند ربهم يُرْزَقون "
    لا يوجد أجمل من الطبيعة و الطبيعي

  8. #8
    Membre F.A.M. Avatar de PSM31
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    Entre 1830 et 1962, l'envahisseur a massacré quasiment 7 millions d'algériens. A long terme ou à court terme, ça reste toujours un génocide...
    Dans cette rubrique, incha3a Allah, on ira chercher toutes les parties importantes (de l'histoire de notre pays) qui nous ont été occultées par l'envahisseur (la france) et par l'autre envahisseur (nos gouvernements tricheurs)...
    Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens.


  9. #9
    Membre F.A.M. Avatar de dahmane1
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    Par défaut Yedjour Mohamed

    Citation Envoyé par PSM31 Voir le message
    Entre 1830 et 1962, l'envahisseur a massacré quasiment 7 millions d'algériens. A long terme ou à court terme, ça reste toujours un génocide...
    Dans cette rubrique, incha3a Allah, on ira chercher toutes les parties importantes (de l'histoire de notre pays) qui nous ont été occultées par l'envahisseur (la france) et par l'autre envahisseur (nos gouvernements tricheurs)...
    .

    L'Histoire révolutionnaire de notre valeureux peuple, depuis l'instauration de l'Etat algérien contemporain, est importante dans toutes ses périodes et en tout lieu de notre grande Algérie.

    "Yedjour Mohamed, fils du grand militant de Djamiate El-Mouslimine El-Djazaïryine et membre dynamique du FLN, a été président de la kasma d’El-Madania jusqu’à 1964. Il est le fondateur de la mosquée El-Atik durant les années 1940 ainsi que d’El- Madrassa El-Houra Essadikia. Cette école musulmane qui était sous l’égide des Oulémas musulmans avait pour objectif de sauvegarder l’identité algérienne et implanter les symboles de l’Etat algérien.

    Parmi les enseignants, citons : Salah Ramdane, Tahar Fodala, Lahssane Fodala... Les certificats étaient signés par les grandes figures de l’époque qui ont milité par la plume et l’enseignement (arme plume et parole), je citerai : El-Bachir El-Ibrahimi et El- Larbi Tebessi... Le père a voulu que son fils aîné étudie pour devenir médecin ou avocat, mais le destin lui avait réservé un autre sort. Yedjour Mohamed, chahid, est parti en Tunisie étudier à la medersa d’Ezeytouna. Son père était fonctionnaire de l’Etat, laborantin à l’hôpital Mustapha Pacha, son chef de service n’étant autre que le Pr Benhamou qui l’a adopté comme son fils, lorsque l’ambulance était une charrette. De ce fait, El-Hadj Ahmed Yedjour était considéré comme un petit bourgeois puisqu’il habitait depuis les années 1940 dans une villa qu’il a fait construire avec trois caves. Ces caves ont servi durant la Révolution, puisque des fidayîne venaient se cacher avant de monter au maquis (Djamila Bouhired, Brahim Ferdi...). En 1958, Hadj Ahmed Yedjour a été arrêté et emmené à Galieni où officiait le général Aussaresses. Le Pr Benhamou l’a libéré grâce à son gendre qui était commissaire central d’Alger. Le 11 décembre 1960, les manifestants ont hissé le drapeau algérien. L’armée française est venue chez Hadj Yedjour pour lui demander d’enlever le drapeau, car c’était le président de la mosquée El-Atik. Le père étant réquisitionné à l’hôpital pour soigner les manifestants blessés, son fils aîné est sorti pour enlever le drapeau malgré qu’il ne disposait pas des clés de la mosquée. Il a été obligé de monter sur le minaret par l’extérieur et la pluie tombait à torrents. La maison existe encore et les caves aussi. Elle a vécu des évènements de la guerre de Libération. Elle peut être baptisée monument historique si les volontés existaient. A son retour de Tunisie en 1956, son père le maria et le recruta au centre de formation. En 1957, il monta au maquis sans informer sa famille, ne serait-ce que son père ou son épouse qui était enceinte. En 1958, sa femme accouche d’une belle petite poupée prénommée Bachira, qui n’a jamais connu son père. En 1961, il tomba au maquis aux côtés de ses frères chouhada. Il y a lieu de faire remarquer que Hadj Yedjour n’a jamais accepté de pension, il a répondu simplement qu’il n’achète pas le sang de son fils avec de l’argent. Il disait toujours qu’il n’a fait que son devoir envers sa patrie et Dieu le récompensera."

    http://www.lesoirdalgerie.com/articl...id=93606&cid=4
    إذا مرت الأيام و لم تروني ، فأنا بينكم فتذكروني
    و إذا غبت عنكم و طال غيابي
    فاعلموا أني بحاجة للدعاء فادعوا لي

  10. #10
    Membre F.A.M.
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    mai 2009
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    nos martyrs iront au paradis, mais combien y a t il eu réellement de morts 1,500 000?

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