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Discussion: Samàa'

  1. #51
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    garder un coeur pur quoi qu'il arrive .c'est ce que l'on doit à Dieu.
    Lui montrer que malgré les epreuves, on le choisi LUI. Se tourner vers Lui à chaque instant de Sa vie..et sentir la paix.

  2. #52
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    On appelle un homme au jour de la résurrection, et Dieu le Très-Haut lui dit : "Comment as-tu passé ta vie terrestre? "
    Il répond : " Je T'ai servi pendant 500 ans dans une île entourée de toutes parts par la mer, je n'avais là aucune compagnie que ton souvenir; j'ai jeûné et prié; enfin je suis mort prosterné."
    Dieu lui dit " C'est bien ! Entre au Paradis grâce à Ma miséricorde. "
    Il réplique : "Non, Seigneur ! Grâce à ma bonne conduite"
    Dieu le Très-Haut lui répond : " Viens ici, que Je règle Mes comptes avec toi, ô Mon serviteur.
    Qui t'a donné la force de Me servir pendant 500 ans dans une île, en jeûnant et priant? "
    Il répond : " C'est Toi, Seigneur. " Dieu lui dit : "
    Qui a fait croître un arbre de grenades, qui chaque jour produisait des fruits dont tu te nourrissais? "
    Il répond : " C'est Toi, Seigneur. " Dieu lui dit : "
    Qui a fait jaillir pour toi une source d'eau douce dans cette île entourée par la mer salée, pour que tu puisses boire son eau et faire tes ablutions? "
    Il répond : " C'est toi, Seigneur. "
    Dieu lui dit : " Qui t'as exaucé quant tu as prié en ces termes : Ô notre Dieu, prends mon esprit, pendant que je suis prosterné ? "
    Il répond " C'est toi, Seigneur "
    Alors, on dresse la balance; et voici, ses 500 années d'adoration ne suffisent pas pour compenser un seul regard : car l'éclat du regard l'emporte sur elles.
    Dieu dit : " Emmenez-le en enfer. " Mais à mi-chemin, Il le faut ramener,
    et Dieu le Très-Haut lui sourit et lui dit " Entre au Paradis, grâce à Ma miséricorde ; tu as été un bon serviteur, ô Mon serviteur.
    Cette histoire est extraite du livre La vie future après la mort, d'Abû Hâmid al-Ghazâli (qu'Allah soit satisfait de lui

  3. #53
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    Au cours des siècles habités par les grands mouvements religieux, le soufisme est comme un souffle circulant au-dessus des dogmes et des enseignements. Ni religion ni secte, il s'est exprimé par cette infinie liberté du cœur aussi bien chez les plus grands que les plus humbles de ce monde. Le terme de soufisme ne possède aucune étymologie précise, susceptible de l'enfermer dans une définition, encore moins dans une orthodoxie. Car le soufisme est avant tout une expérience du cœur, et en tant que telle n'a pu être transmis par des discours rationnels, mais bien par la voix inspirée de quelque poète abîmé dans l'Amour. Nous avons tenté d'un extraire ici quelques perles précieuses, classées par thèmes.

    Une connaissance au-delà des connaissances

    Les soufis évoquent à maintes reprises le thème du miroir, ou encore celui de l'Autre Monde. Fausse perception de la réalité que ce monde où les perceptions sont faussées par les sens et l'esprit.
    "Tu vois l'écume et non la mer. Que c'est étrange ! Enfermé dans le bateau du corps, tu as vu l'eau. Contemple l'Eau de l'eau ! L'eau a une Eau qui la pousse, l'esprit a un Esprit qui l'appelle." (Rumî, Mathnawi III, 1259)
    "Une fois que tes yeux seront ouverts, le monde t'apparaîtra un rêve." (Mohammad Taqî Mîr)
    Si la science est indispensable pour que se révèle la beauté de la création et du Créateur, l'accès au divin ne peut se suffire d'un tel savoir. Encore faut-il que la connaissance de l'esprit soit à un moment donné anéantie par la connaissance contenue en puissance dans les profondeurs de l'âme.
    "Le pèlerin, sur la première route, apprend chaque jour une chose qu'il ne savait pas. Le pèlerin, sur la deuxième route, oublie chaque jour une chose qu'il connaissait. Sur la première route, il s'agit, chaque jour de noircir la page blanche. Sur la seconde route, il s'agit, chaque jour, de blanchir une partie du cœur noirci." (Nasafi, Le livre de l'Homme parfait)
    "D'abord l'action est nécessaire, puis la connaissance, afin que tu puisses savoir que tu ne sais rien." (Ibn Abîl' Khayr)
    L'homme au centre de monde

    C'est sans doute l'aspect le plus "révolutionnaire" du soufisme, que d’avoir largement commenté ce hadith : "Si cela n'avait pas été pour toi, Je n'aurais pas créé les cieux" (Hadith Qudsi)
    "Il est des cieux dans le royaume de l'âme qui gouvernent les cieux de ce monde." (Sana'i)
    "En apparence, tu es le microcosme. En réalité tu es le macrocosme." (Sultan Valad)
    "Du point de vue de l’apparence, la branche est à l’origine du fruit. Mais en réalité, la branche est venue à l’existence en vue du fruit. S’il n’y avait eu un désir pour le fruit, le jardinier aurait-il planté l’arbre ?" (Rumî, Mathnawi IV, 521)
    "Seigneur, montre-leur ce que tu as créé en eux." "- Si je leur montrais ce qu'ils sont, Bûl' Hasan, le monde cesserait d'exister", répondit le Seigneur.


    Le dialogue d'amour entre Amants et Bien-Aimé

    L'amour est au cœur de la relation du soufi avec Dieu. Dieu et ses amoureux s'interpellent et se répondent en un dialogue plein de tendresse, non dénuée de familiarité et d'humour parfois. Car l'homme ne peut trouver et aimer Dieu, que parce qu'il a été préalablement trouvé et aimé par Dieu.
    "Etrange chose ! Je le cherche passionnément de tous côtés mais il est avec moi." (Sidi Abu Madyan, Diwân)
    "Tout être qui aime n'aspire-t-il pas à la rencontre de son ami ? Me voici là, tout près, trouvé par celui qui Me cherche." (Ghâzalî)
    "Si tu te rapproches de moi, c'est que Je me suis rapproché de toi. Je suis plus près de toi que toi-même, que ton âme, que ton souffle. Bien-aimé, allons vers l'union..." (Ibn Arabi)
    "Je me suis élancé de la tour de l'amour, m'envolant j'ai traversé les espaces et j'ai rencontré l'Ami. Que m'importent les délices du voyage!" (Yunus Emré)
    "J'étais moi-même le voile sur le visage de mon Bien-Aimé mais je vis qu'il n'y avait pas de voile entre moi et Toi... Tout ce que je souhaite, Bien-Aimé, c'est Ton désir." (Kwaja Mîr Dard)
    "Seigneur, où es-tu pour que je me mette à ta recherche ? Si tu es parti avec cette intention, répondit Dieu, c'est que tu es déjà arrivé."




  4. #54
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    <span style="font-family:arial;"><span style="color: rgb(61, 61, 62); font-size: 17px; line-height: 28.55999755859375px;">

    "Un jour, un homme s'arrêta devant un arbre. A tous il demandait ce qu'étaient cet arbre et ces fruits. Aucun jardinier ne put répondre car personne n'en connaissait ni le nom ni l'origine. L'homme se dit : "Je ne connais pas cet arbre, mais depuis que je l'ai vu, mon âme est devenue fraîche et verte. Allons nous asseoir sous son ombre." (Rumî,
    Maktubât)

  5. #55
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    Rencontre entre Rûmî et Shams
    Shams, un derviche errant, originaire de Tabriz (Perse), vint à croiser sa route. Fils de l'imam Alâ al-din, Shams, doté d'une vive intelligence et d'une culture prodigieuse mais atypique, vivait tel un vagabond.La rencontre entre Rûmî et Shams, leur relation et les anecdotes qui les concernent appartiennent à la légende plutôt qu'à l'Histoire.A la vue de ce lettré bien vêtu, en train de lire un ouvrage précieux entouré d'un grand nombre d'autres livres savants, dans un jardin public, le traîne-savates lui demanda :- Qu'est-ce que tu fais au milieu de tous ces livres ?Sans lever la tête, Rûmî lui répondit :- Quelque chose que tu ne peux pas comprendre !- D'un bond souple, Shams esquissa un pas de danse, s'éleva dans les airs, puis, d'un coup de pied précis il expédia une pile d'ouvrages dans le bassin au bord duquel le savant homme lisait.- Le lettré se pencha vivement au-dessus de l'eau pour retirer les parchemins avant qu'ils ne s'abîment au fond du bassin et ne se détériorent.A sa grande surprise, il récupéra les ouvrages tout secs, sans qu'ils aient pris l'eau.Intrigué par ce miracle, il leva les yeux sur l'intrus. Il fut frappé par sa beauté et sa prestance naturelle malgré les nippes dont il était vêtu. Il lui demanda poliment :- Qu'avez-vous fait là ?- Quelque chose que vous ne pourriez pas comprendre !A cet instant, comme frappé par la foudre, Rûmî reconnut son véritable maître spirituel dans ce vagabond, et le considéra comme l'envoyé céleste tant attendu.

  6. #56
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    Fierté de l’Islam Soufi

    Publié le 12 juillet 2014
    Face à l’islam sunnite et à l’islam chiite, le soufisme serait-il la voie vers un islam moderne ou post-moderne ?
    Par Farhat Othman.Ce que l’Orient tourmenté nous offre en spectacle n’est que soubresauts de la fin d’une vision fausse de l’islam. Et comme toute fin, les soubresauts ultimes donnent une illusion de vie. Car la vraie vie est ailleurs, et il s’agit d’une vision vraie de l’islam.Au Maghreb, une terre ardente où les saints soufis sont nombreux, nous avons un islam pur qu’on a perdu de vie sous la caricature de l’islam officiel. Celle-ci est aujourd’hui à son degré paroxystique dans l’islam de carnaval d’Orient. C’est dans l’Occident de l’Orient que l’heure soufie a sonné, celle du retour aux origines.

    Réhabiliter le soufisme

    Rappelons que l’un des plus grands soufis est Al-Ghazaliqui compte parmi les plus grands philosophes de tous les temps, toutes cultures confondues. C’était l’Algazal du Moyen Âge qui a inspiré à Descartes la majorité des plus importants aspects de sa Méthode qu’on nous vend aujourd’hui comme pur produit occidental quand elle était de source orientale, soufie plus particulièrement.Chez les soufis, la sagesse ésotérique, al-ma’rifa, est une introduction graduelle de la conscience intime, le Moi profond ou Sirr, aux catégories de la pensée raisonnante, soit une présence du subconscient dans le conscient en tant que domaine de réflexion.Al-Ghazali parlait déjà de cet étranger qui réside dans le cœur de l’Homme avant que la psychanalyse et surtout la psychologie des profondeurs ne le rejoignent dans sa juste intuition scientifique moderne avant la lettre. J’use du terme rétromoderne pour qualifier cela dans mon jargon, proposant le néologisme de la rétromodernité de l’islam qui fut essentiellement soufie.Dans la foi islamique pure qu’est l’islam soufi, la psychologie transcendantale était en avance sur la science moderne, mettant l’accent sur la nécessité de se connaître soi-même, cette obligation éminente de dépasser le petit moi empirique, positiviste, pour aller au tréfonds où l’âme a une chance de rencontrer son créateur.

    Science pure de l’islamEst-il besoin de rappeler à quel point les maîtres soufis avaient pratiqué les méthodes thérapeutiques les plus perfectionnées et les plus encensées de nos jours?Avicenne évoquait dans son Canon le divan qu’utilisaient les médecins de l’islam pour faire parler leurs malades et les délivrer de leurs troubles psychiques.On oublie que nombre de médecins arabes étaient dans le même temps des savants et des philosophes, en plus d’être soufis. Et ils étaient à la pointe du progrès, usant par exemple de la musicothérapie dont la science vient à peine de confirmer les vertus thérapeutiques.La suggestion qu’on n’a distinguée de l’hystérie que tardivement était utilisée depuis longtemps en médecine soufie pour traiter les névroses. Dans le même temps, en Occident moyenâgeux, on assimilait les malades mentaux aux possédés, leur faisant subir les pires sévices au lieu de les guérir.Les ouvrages soufis sont riches en enseignements parapsychologiques que les sciences psychiques et les neurosciences modernes réhabilitent désormais.

    Un i-slam postmoderneAussi, au moment où l’islam officiel atteint l’abîme dans la compromission avec les ennemis du pur islam, qu’ils soient déclarés, étrangers ou cinquième colonne et intimes, il ne peut que se régénérer, déchirant enfin le hideux masque de fer qu’on a appliqué sur ses splendeurs.Ce masque est celui de l’islam conformiste, faussement légaliste d’un sunnisme prétendument modéré, comme on le voit au Maghreb, où il est essentiellement nourri de tradition judéo-chrétienne contraire à l’esprit islamique originel. Il est aussi radical, comme en donne l’image l’intégrisme salafi et aussi chiite.La parade est dans l’islam soufi, cet islam spirituel, humaniste dans son oecuménisme, pluraliste dans sa raison sensible. Il est l’islam de notre époque, une foi postmoderne que les soufis avaient incarnée lors de la modernité par anticipation de l’islam, sa rétromodernité.Comme notre durée est spiralesque, c’est le temps qui revient, nous faisant passer de l’islam rétromoderne à l’i-slam postmoderne après le creux de la caricature d’islam officiel ou officieux. Cet islam pur est bien évidemment soufi.


  7. #57
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