La décision a été arrêtée mercredi matin au palais du gouvernement par Abdelmalek Sellal : le gouvernement va déposer un projet de loi en juin, qui sera soumis à l’examen du Parlement la mi-juillet.
Le gouvernement a pris position. La mini-jupe fera l’objet d’une mesure d’interdiction générale sur le territoire national. Un projet de loi sera présenté par le gouvernement. La décision a été arrêtée, ce mercredi matin, lors d’une réunion au palais du gouvernement, réunissant autour du chef du gouvernement, le ministre des affaires religieuses et des Wakfs Mohamed Aïssa, le ministre de l’enseignement supérieur Tahar Hadjar et les présidents des groupes parlementaires.


Au lendemain de l’incident de l’étudiante exclue de la fac de droit à cause de sa mini-jupe, le recteur d’Alger avait évoqué la possibilité d’un projet de loi. Promu ministre de l’enseignement supérieur depuis, il en a touché deux mots au chef du gouvernement qui a été séduit par la proposition.


L’interdiction passera par un projet de loi dans lequel Abdelmalek Sellal a demandé qu’on mette en avant comme arguments principaux l’atteinte à la pudeur et le respect des valeurs islamiques. Selon un participant, le texte retenu par le gouvernement sera présenté en Conseil des ministres en juin et soumis à l’examen du Parlement la mi-juillet. C’est le ministre des affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, qui défendra le texte face aux parlementaires.
Une loi anticonstitutionnelle

L’Association pour la Promotion des Droits des Femmes dénonce une loi « anticonstitutionnelle, liberticide et rétrograde » en évoquant l’article 35 de la constitution qui stipule que les infractions commises à l’encontre des droits et libertés, ainsi que les atteintes physiques ou morales à l’intégrité de l’être humain sont réprimées par la loi.
Même son de cloche du côté de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoun, qui considère que cette loi constitue « une grave atteinte aux droits des femmes » et invite tous « les algériens libres à se dresser contre cet espèce de machisme institutionnalisé ».
Nazim Baya