En Russie, un premier avion a atterri ce matin Saint-Ptersbourg, avec les dpouilles de 144 victimes du crash de samedi, dans le Sina gyptien. Dans le mme temps, lenqute sur les causes du drame se poursuit. La compagnie Metrojet a dvoil, ce lundi matin, les informations dont elle disposait et selon elle, lerreur humaine ou la dfaillance technique sont des pistes carter.

Alors que lexamen des deux botes noires retrouves se poursuit, Metrojet a tenu faire une mise au point, ce lundi, sur les informations en sa possession. Et la compagnie arienne est formelle : L'avion tait en excellent tat technique et seule une action extrieure peut expliquer le crash du vol charter, qui a caus la mort de 217 passagers et sept membres dquipage, ce samedi en Egypte. Nous excluons une dfaillance technique ou une erreur de pilotage , a prcis Alexandre Smirnov, un dirigeant de Metrojet au cours dune confrence de presse.

L'appareil s'est cras dans le Sina samedi l'aube, 23 minutes aprs son dcollage de la station balnaire de Charm el-Cheikh vers Saint-Ptersbourg, et d'aprs la compagnie, tout porte croire que ds le dbut de la catastrophe, l'quipage a perdu le contrle total de l'avion. L'avion tait incontrlable, il ne volait pas mais tombait, et le passage d'une situation de vol une situation de chute s'explique apparemment par le fait que l'avion a subi un dgt consquent de sa structure , a jout Alexandre Smirnov, sans plus de prcision, si ce n'est que les pilotes n'avaient pas essay d'entrer en contact radio avec les contrleurs ariens au sol.

Selon les premiers lments de lenqute, l'appareil s'est probablement disloqu en vol. Mais le chef de l'aviation civile russe estime quil est encore trop tt pour en tirer des conclusions.

Peu de temps aprs lannonce de la catastrophe, un groupe jihadiste affili l'organisation Etat islamique avait dclar avoir abattu l'avion. Mais les experts russes et gyptiens mettent en doute cette revendication, notamment parce que lavion volait a une altitude de 9 000 mtres quand il a disparu des radars, donc a priori hors de porte des missiles sol-air. Reste, dans la perspective de l'action terroriste, la piste d'un acte malveillant bord ou d'un engin explosif introduit dans l'appareil.
RFI