Page 3 sur 10 PremièrePremière 12345 ... DernièreDernière
Affichage des résultats 21 à 30 sur 97

Discussion: Parfum tirées de ses paroles

  1. #21
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    Ce hadith qoudsi nous rappelle de manière sublime que tout le pouvoir et toute la force ne proviennent que de Dieu.
    Nous sommes en mesure de fonctionner, de manger, de boire et de respirer. Tous les systèmes de notre corps fonctionnent avec une précision étonnante. Notre cœur bat et notre sang circule. Toutes ces fonctions dépendent entièrement de la volonté de Dieu. Si l’une d’elles cesse de fonctionner, nul ne peut la refaire fonctionner si ce n’est par la volonté de Dieu.
    Dieu est Celui qui pourvoit aux besoins de Sa création. Imaginez tout ce qui a rendu possible, par exemple, le simple fait de manger du pain grillé, le matin.

    Le pain, le grille-pain, le beurre, l’électricité, entre autres; tout cela n’est pas apparu par magie. Le beurre était d’abord de la crème, le grille-pain a été fabriqué, le blé a été cultivé et transformé en farine; puis, le pain a été confectionné, emballé et livré. Alors que nous étalons du beurre sur notre pain, il est bon de se rappeler qu’aucune de ces étapes, simples mais nécessaires, n’aurait pu se produire sans la permission de Dieu.

    Dieu est le Créateur de toute chose et Il n’a besoin de rien. Il n’a pas besoin de notre obéissance et notre désobéissance ne L’affecte pas. Il ne ressent pas le besoin de nous rétribuer si nous Lui obéissons; s’Il le fait, c’est par Sa grande générosité. Le Coran nous apprend que nous avons été créés pour adorer Dieu, mais cela ne signifie pas qu’Il ait besoin de notre adoration. Au contraire, c’est nous qui avons besoin de Lui. Et c’est dans l’adoration et l’invocation de Dieu que notre cœur trouve la tranquillité.

    « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51:56)
    « N’est-ce point par l’évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs? » (Coran 13:28)
    « Vous êtes tous dans l’égarement, sauf ceux que Je guide… »; voilà un très beau hadith qoudsi que l’on retrouve dans la sounnah du prophète Mohammed. Un hadith qui souligne l’amour de Dieu pour l’humanité et qui nous rappelle que nous devons nous montrer reconnaissants pour cet amour. Nous pouvons chercher le réconfort et la paix partout et en toutes choses, dans le monde d’ici-bas, mais nous ne les trouverons jamais à moins de les chercher dans notre relation avec Dieu.

    https://www.youtube.com/watch?v=fL4aGvqSsKY

    https://www.youtube.com/watch?v=AWTRDCenKOg

    https://www.youtube.com/watch?v=BIexXBbwp44

  2. #22
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    Les jours s’écoulent comme des minutes. C’est le matin et, tout à coup, c’est déjà la nuit. Dieu fait allusion à ce phénomène à quelques reprises, dans le Coran.
    « Il leur sera demandé : « Combien d’années êtes-vous restés sur terre? » Ils répondront : « Un jour, ou moins qu’un jour… Qu’on s’en réfère plutôt à ceux qui comptent. » (Coran 23:112-113)
    « Ils s’interrogèrent entre eux; l’un dit : « Combien de temps êtes-vous demeurés là? ». Les autres dirent : « Nous sommes restés là un jour, ou peut-être moins encore… » D’autres dirent : « Votre Seigneur sait mieux combien de temps nous y sommes restés. » (Coran 18:19)
    Le temps passe très vite et lorsque nous nous tiendrons debout, devant Dieu, au Jour du Jugement, il nous semblera n’avoir vécu, rêvé et espéré qu’une journée ou moins. Il nous semblera n’avoir adoré notre Créateur que très brièvement et de la manière la plus nonchalante. Le Coran nous apprend que plusieurs d’entre nous supplierons Dieu de leur accorder plus de temps, afin de corriger leurs actions et de L’adorer de manière plus appropriée.
    « Puis lorsque la mort vient à l’un d’eux (i.e. un polythéiste), il dit : « Seigneur! Renvoie-moi (sur terre)… » (Coran 23:99)
    Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous a réitéré cette réalité. Le temps ne ralentira jamais et nous ne pourrons jamais retourner en arrière pour réparer nos erreurs. C’est pourquoi il nous a conseillé de tirer profit de cinq choses avant que cinq autres ne se produisent.
    « Tirez profit de cinq choses avant cinq autres : votre jeunesse avant votre vieillesse; votre santé avant de tomber malade; votre argent avant de devenir pauvre; votre temps libre avant de devenir occupé; et votre vie avant votre mort. »

    https://www.youtube.com/watch?v=3cOABsNi-C0

    https://www.youtube.com/watch?v=0BJKT8tmal8

    https://www.youtube.com/watch?v=V3NUyEh30YM

    https://www.youtube.com/watch?v=lvjaBtaJMPI

  3. #23

  4. #24
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    Il nous conseille, donc, de tirer profit du temps que nous avons devant nous. Quand nous sommes jeunes, nous prenons notre jeunesse et notre énergie pour acquises. Nous avons l’impression d’avoir tout le temps devant nous, à l’infini.

    Pourtant, les journées s’écoulent, les unes après les autres, et l’une des premières choses qui nous quitte, c’est souvent notre jeunesse. Un cheveu blanc apparaît, nous commençons à ressentir de petites douleurs quotidiennes au dos, aux épaules ou aux genoux. Et, tandis que la vieillesse se rapproche à grands pas, certaines personnes trouvent même difficile

    d’accomplir leurs actes de dévotion quotidiens. Quand il nous est de plus en plus difficile de nous agenouiller pour nous prosterner en prière, nous ne souhaitons alors qu’une chose : pouvoir revenir en arrière pour accomplir ne serait-ce qu’une autre prière ou pour jeûner ne serait-ce qu’un autre jour avec

    toute l’énergie et la forme dont nous jouissions durant nos jeunes années. Les jeunes doivent savoir tirer profit de leur jeunesse avant que le temps ne la fasse disparaître. L’énergie à revendre devrait être utilisée pour aider les autres et accomplir toutes sortes de bonnes actions qui mériteront une rétribution enviable ici-bas et dans l’au-delà.

    https://www.youtube.com/watch?v=Mlx8KmKgUdk

    https://www.youtube.com/watch?v=KHkg6h37CS4

    https://www.youtube.com/watch?v=C2QHzqkPeuU

    https://www.youtube.com/watch?v=yGXUNdtrsnE

  5. #25
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    Le croyant doit également savoir tirer profit de sa santé avant d’être affaibli par la maladie, que celle-ci se manifeste durant sa vieillesse ou plus tôt dans sa vie. Même de jeunes personnes peuvent être affectées par la maladie ou certaines blessures qui les rendent incapables d’accomplir leurs prières comme elles le voudraient.

    Dieu et le prophète Mohammed ont tous deux souligné les bienfaits et la rétribution que peut tirer un croyant de sa douleur et sa souffrance. Quand une personne devient malade, elle réalise à quel point l’être humain est fragile.

    Le Prophète nous a rappelé que nul ne sait s’il perdra la santé ni à quel moment il la perdra. Un jour, nous sommes en pleine forme et possédons toutes nos facultés mentales et, le lendemain, nous nous retrouvons dépendants des autres pour presque chaque geste du quotidien.
    https://www.youtube.com/watch?v=vVwp-GHU7nc
    Dernière modification par macoooo ; 23/02/2017 à 09h46.

  6. #26
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    L’argent est une autre bénédiction qui nous vient de Dieu. Le croyant doit donner le plus qu’il peut en charité tant qu’il a quelque chose à donner. Nous avons tendance à voir la charité comme un don monétaire, mais elle ne se réduit pas à cette forme de don. Nous pouvons donner de l’argent, certes, mais aussi notre temps, notre soutien et notre savoir.

    Cela n’empêche pas que nous devrions utiliser nos biens monétaires pour plaire à Dieu tant que cela est possible, car l’argent est quelque chose qui peut se perdre très rapidement et notre destin financier demeure entre les mains de Dieu. Tant de gens riches se sont retrouvés sans le sou presque du jour au lendemain et les exemples abondent autour de nous. Il faut garder à l’esprit que tout don de charité fait dans l’intention de plaire à Dieu sera toujours rétribué.

    « L’exemple de ceux qui dépensent leurs biens dans le sentier de Dieu est semblable à un grain d’où naissent sept épis renfermant cent grains chacun. Dieu multiplie la récompense de qui Il veut. La grâce de Dieu est immense et Il est Omniscient. » (Coran 2:261)

    https://www.youtube.com/watch?v=AtZBrwh2smc

    https://www.youtube.com/watch?v=fFMstFuwS50


    https://www.youtube.com/watch?v=UPxeGuHw2Vg

    https://www.youtube.com/watch?v=UPxeGuHw2Vg
    Dernière modification par macoooo ; 07/08/2018 à 12h07.

  7. #27

  8. #28
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    La hijrah, en l’an 622

    Pendant que les musulmans fuyaient la Mecque par petits groupes, le Prophète, en compagnie de quelques proches, attendait l’ordre divin qui lui permettrait d’aller rejoindre les autres à Yathrib. Quand l’ordre descendit enfin, il donna son manteau à Ali et le fit étendre sur son lit de sorte que quiconque aurait l’idée de regarder à l’intérieur croirait le voir, lui. Les assassins devaient frapper au moment où il sortirait de chez lui, durant la nuit ou tôt le matin. Il savait qu’ils ne feraient aucun mal à Ali. Ils entouraient déjà sa maison lorsqu’il en sortit en douce, sans être vu. Il se rendit chez Abou Bakr et ils allèrent tous deux se réfugier dans une caverne située dans une montagne déserte; ils y restèrent cachés jusqu’à ce que l’agitation et les clameurs s’estompent. À la tombée de la nuit, le fils, la fille et le berger d’Abou Bakr leur apportaient de la nourriture et les informaient des dernières nouvelles. Une fois, un groupe de recherche ennemi passa si près de leur cachette qu’ils arrivaient à saisir leurs paroles. Abou Bakr eut peur et dit : « Ô Messager de Dieu! Si l’un d’eux vient à regarder vers le bas, il nous verra! » Mais le Prophète répondit :

    « Que penses-tu de deux personnes dont le troisième compagnon est Dieu? Ne crains rien, car Dieu est avec nous. » (Sahih al-Boukhari)

    Lorsque le groupe de recherche s’éloigna, Abou Bakr envoya demander qu’on apporte des chameaux et un guide à la tombée du jour, puis ils entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

    Après avoir voyagé durant plusieurs jours en empruntant des chemins peu fréquentés, ils atteignirent une banlieue de Yathrib appelée Qoubaa. À cet endroit, comme les gens avaient entendu dire que le Prophète avait quitté la Mecque, ils sortaient chaque matin, grimpaient sur les collines pour guetter au loin sa venue, jusqu’à ce que la chaleur insupportable les force à rentrer. Le Prophète et ses compagnons de voyage arrivèrent en milieu de journée, après que les gens se soient retirés chez eux. Un juif qui était à l’extérieur les vit approcher et informa les musulmans que ceux qu’ils attendaient étaient enfin arrivés. Les musulmans sortirent les accueillir.

    Le Prophète resta quelques jours à Qoubaa, où il établit les fondations de la première mosquée de l’histoire de l’islam. Entre-temps, Ali, qui avait quitté la Mecque à pied trois jours après le Prophète, était lui aussi arrivé. Le Prophète, ses compagnons de la Mecque et les « alliés » de Qoubaa se rendirent avec lui à Médine, où les gens attendaient leur arrivée avec impatience.

    Les habitants de Médine (Yathrib) n’avaient jamais connu un jour plus heureux que celui-là. Anas, un proche compagnon du Prophète, a raconté :

    « J’étais présent le jour où le Prophète arriva à Médine et je n’ai jamais connu un jour meilleur et plus heureux que celui-là. J’étais présent, également, le jour où il quitta ce monde et je n’ai jamais connu un jour plus sombre que celui-là. » (Ahmed)

    Chaque famille de Médine espérait que le Prophète viendrait s’installer chez elle et certaines personnes tentèrent même de diriger sa chamelle vers leur maison. Mais il les arrêta et dit :

    « Laissez-la, car elle est guidée par Dieu. »

    Elle dépassa plusieurs maisons, puis elle s’arrêta et s’agenouilla sur la terre de Banou Najjaar. Le Prophète n’en descendit pas tout de suite; elle se releva, marcha un peu, puis se retourna et revint au même endroit et s’agenouilla de nouveau. Alors le Prophète en descendit. Il était satisfait du choix de sa chamelle, car Banou Najjaar comptait ses oncles maternels parmi ses membres et il souhaitait les honorer en allant chez eux. Lorsque des membres de la famille commencèrent à sortir de leur maison pour l’inviter à y entrer, un certain Abou Ayyoub s’avança vers sa monture et la guida vers sa maison. Le Prophète dit :

    « Un homme suit sa monture. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

    La première tâche qu’il entreprit, à Médine, fut la construction d’une mosquée. Il envoya chercher les deux garçons qui possédaient la palmeraie qui occupait le terrain qu’il avait choisi pour sa construction et leur en demanda le prix. Ils répondirent : « Nous t’en faisons cadeau, ô prophète de Dieu! ». Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) refusa toutefois leur offre, les paya et construisit une mosquée à cet endroit, participant lui-même aux travaux. Tout en travaillant, les gens l’entendirent prononcer les paroles suivantes :

    « Ô Dieu! La seule vie est celle de l’au-delà. Pardonne aux alliés et aux émigrants. (Sahih al-Boukhari)

    La mosquée servait de lieu de prière pour les musulmans. La prière, qui avait jusque-là été un acte individuel accompli en secret, était maintenant accomplie ouvertement et elle était devenue le symbole de la société musulmane. L’époque où les musulmans et l’islam étaient opprimés et écrasés était révolue. Maintenant, le adhan, c’est-à-dire l’appel à la prière, serait prononcé à voix haute et son appel retentirait jusque dans chaque maison afin de rappeler à chaque musulman de respecter ses obligations envers son Créateur. En plus d’être un lieu de prière, la mosquée était une école où les musulmans apprenaient les divers éléments de leur religion, un lieu de rencontre où les différends de divers groupes étaient résolus et un lieu administratif à partir duquel on gérait les affaires sociales; c’était un véritable symbole de la façon dont l’islam englobe toutes les facettes de la vie quotidienne. On s’acquittait de toutes ces tâches en ce lieu que l’on avait construit à partir des troncs des palmiers qui y étaient déjà et dont le toit avait été fait à partir des branches de ces mêmes palmiers.

    Lorsque la construction de la mosquée fut terminée, il construisit également des maisons de chaque côté de celle-ci pour sa famille, encore une fois à partir des troncs de palmiers. La mosquée et la maison du Prophète à Médine sont toujours là, de nos jours.

    La hijrah était terminée. C’était le 23 septembre 622 et l’ère islamique (le calendrier musulman) commence à partir de ce jour-là. C’est également ce jour-là que Yathrib fut rebaptisée : on lui donna le nom de Madinat-oun-Nabi, c’est-à-dire la Cité du Prophète, communément appelée Médine.

    C’est ainsi que se déroula la hijrah, l’émigration de la Mecque à Yathrib. Les treize années d’humiliation, de persécution, de succès mitigé et d’une mission prophétique difficile à mener faisaient maintenant partie du passé.

    C’était le début de dix années de succès à venir, du plus grand succès ayant jamais couronné les efforts d’un homme. Jusque-là, il n’avait été qu’un prêcheur. Mais à partir de ce moment, il devint le dirigeant d’un État, d’abord un tout petit État qui, en l’espace de dix ans, allait devenir l’empire d’Arabie. La hijrah marque une division claire dans l’histoire de la mission du Prophète, division que l’on retrouve également dans le Coran. Les révélations de Dieu dont lui et ses fidèles avaient besoin, maintenant, n’étaient pas du même genre que celles dont ils avaient eu besoin lorsqu’ils étaient opprimés, à la Mecque. C’est pourquoi, dans le Coran, les sourates révélées à la Mecque diffèrent de celles révélées à Médine; les premières s’adressent aux individus et à leurs états d’âme, de même qu’au Prophète en tant qu’avertisseur, tandis que les autres s’adressent surtout aux musulmans en tant que communauté sociale et politique et au Prophète en tant qu’exemple à suivre, législateur et réformateur.

    https://www.youtube.com/watch?v=_GK0BnXXoEo

  9. #29
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    La hijrah, en l’an 622

    Pendant que les musulmans fuyaient la Mecque par petits groupes, le Prophète, en compagnie de quelques proches, attendait l’ordre divin qui lui permettrait d’aller rejoindre les autres à Yathrib. Quand l’ordre descendit enfin, il donna son manteau à Ali et le fit étendre sur son lit de sorte que quiconque aurait l’idée de regarder à l’intérieur croirait le voir, lui. Les assassins devaient frapper au moment où il sortirait de chez lui, durant la nuit ou tôt le matin. Il savait qu’ils ne feraient aucun mal à Ali. Ils entouraient déjà sa maison lorsqu’il en sortit en douce, sans être vu. Il se rendit chez Abou Bakr et ils allèrent tous deux se réfugier dans une caverne située dans une montagne déserte; ils y restèrent cachés jusqu’à ce que l’agitation et les clameurs s’estompent. À la tombée de la nuit, le fils, la fille et le berger d’Abou Bakr leur apportaient de la nourriture et les informaient des dernières nouvelles. Une fois, un groupe de recherche ennemi passa si près de leur cachette qu’ils arrivaient à saisir leurs paroles. Abou Bakr eut peur et dit : « Ô Messager de Dieu! Si l’un d’eux vient à regarder vers le bas, il nous verra! » Mais le Prophète répondit :

    « Que penses-tu de deux personnes dont le troisième compagnon est Dieu? Ne crains rien, car Dieu est avec nous. » (Sahih al-Boukhari)

    Lorsque le groupe de recherche s’éloigna, Abou Bakr envoya demander qu’on apporte des chameaux et un guide à la tombée du jour, puis ils entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.

    Après avoir voyagé durant plusieurs jours en empruntant des chemins peu fréquentés, ils atteignirent une banlieue de Yathrib appelée Qoubaa. À cet endroit, comme les gens avaient entendu dire que le Prophète avait quitté la Mecque, ils sortaient chaque matin, grimpaient sur les collines pour guetter au loin sa venue, jusqu’à ce que la chaleur insupportable les force à rentrer. Le Prophète et ses compagnons de voyage arrivèrent en milieu de journée, après que les gens se soient retirés chez eux. Un juif qui était à l’extérieur les vit approcher et informa les musulmans que ceux qu’ils attendaient étaient enfin arrivés. Les musulmans sortirent les accueillir.

    Le Prophète resta quelques jours à Qoubaa, où il établit les fondations de la première mosquée de l’histoire de l’islam. Entre-temps, Ali, qui avait quitté la Mecque à pied trois jours après le Prophète, était lui aussi arrivé. Le Prophète, ses compagnons de la Mecque et les « alliés » de Qoubaa se rendirent avec lui à Médine, où les gens attendaient leur arrivée avec impatience.

    Les habitants de Médine (Yathrib) n’avaient jamais connu un jour plus heureux que celui-là. Anas, un proche compagnon du Prophète, a raconté :

    « J’étais présent le jour où le Prophète arriva à Médine et je n’ai jamais connu un jour meilleur et plus heureux que celui-là. J’étais présent, également, le jour où il quitta ce monde et je n’ai jamais connu un jour plus sombre que celui-là. » (Ahmed)

    Chaque famille de Médine espérait que le Prophète viendrait s’installer chez elle et certaines personnes tentèrent même de diriger sa chamelle vers leur maison. Mais il les arrêta et dit :

    « Laissez-la, car elle est guidée par Dieu. »

    Elle dépassa plusieurs maisons, puis elle s’arrêta et s’agenouilla sur la terre de Banou Najjaar. Le Prophète n’en descendit pas tout de suite; elle se releva, marcha un peu, puis se retourna et revint au même endroit et s’agenouilla de nouveau. Alors le Prophète en descendit. Il était satisfait du choix de sa chamelle, car Banou Najjaar comptait ses oncles maternels parmi ses membres et il souhaitait les honorer en allant chez eux. Lorsque des membres de la famille commencèrent à sortir de leur maison pour l’inviter à y entrer, un certain Abou Ayyoub s’avança vers sa monture et la guida vers sa maison. Le Prophète dit :

    « Un homme suit sa monture. » (Sahih al-Boukhari, Sahih Mouslim)

    La première tâche qu’il entreprit, à Médine, fut la construction d’une mosquée. Il envoya chercher les deux garçons qui possédaient la palmeraie qui occupait le terrain qu’il avait choisi pour sa construction et leur en demanda le prix. Ils répondirent : « Nous t’en faisons cadeau, ô prophète de Dieu! ». Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) refusa toutefois leur offre, les paya et construisit une mosquée à cet endroit, participant lui-même aux travaux. Tout en travaillant, les gens l’entendirent prononcer les paroles suivantes :

    « Ô Dieu! La seule vie est celle de l’au-delà. Pardonne aux alliés et aux émigrants. (Sahih al-Boukhari)

    La mosquée servait de lieu de prière pour les musulmans. La prière, qui avait jusque-là été un acte individuel accompli en secret, était maintenant accomplie ouvertement et elle était devenue le symbole de la société musulmane. L’époque où les musulmans et l’islam étaient opprimés et écrasés était révolue. Maintenant, le adhan, c’est-à-dire l’appel à la prière, serait prononcé à voix haute et son appel retentirait jusque dans chaque maison afin de rappeler à chaque musulman de respecter ses obligations envers son Créateur. En plus d’être un lieu de prière, la mosquée était une école où les musulmans apprenaient les divers éléments de leur religion, un lieu de rencontre où les différends de divers groupes étaient résolus et un lieu administratif à partir duquel on gérait les affaires sociales; c’était un véritable symbole de la façon dont l’islam englobe toutes les facettes de la vie quotidienne. On s’acquittait de toutes ces tâches en ce lieu que l’on avait construit à partir des troncs des palmiers qui y étaient déjà et dont le toit avait été fait à partir des branches de ces mêmes palmiers.

    Lorsque la construction de la mosquée fut terminée, il construisit également des maisons de chaque côté de celle-ci pour sa famille, encore une fois à partir des troncs de palmiers. La mosquée et la maison du Prophète à Médine sont toujours là, de nos jours.

    La hijrah était terminée. C’était le 23 septembre 622 et l’ère islamique (le calendrier musulman) commence à partir de ce jour-là. C’est également ce jour-là que Yathrib fut rebaptisée : on lui donna le nom de Madinat-oun-Nabi, c’est-à-dire la Cité du Prophète, communément appelée Médine.

    C’est ainsi que se déroula la hijrah, l’émigration de la Mecque à Yathrib. Les treize années d’humiliation, de persécution, de succès mitigé et d’une mission prophétique difficile à mener faisaient maintenant partie du passé.

    C’était le début de dix années de succès à venir, du plus grand succès ayant jamais couronné les efforts d’un homme. Jusque-là, il n’avait été qu’un prêcheur. Mais à partir de ce moment, il devint le dirigeant d’un État, d’abord un tout petit État qui, en l’espace de dix ans, allait devenir l’empire d’Arabie. La hijrah marque une division claire dans l’histoire de la mission du Prophète, division que l’on retrouve également dans le Coran. Les révélations de Dieu dont lui et ses fidèles avaient besoin, maintenant, n’étaient pas du même genre que celles dont ils avaient eu besoin lorsqu’ils étaient opprimés, à la Mecque. C’est pourquoi, dans le Coran, les sourates révélées à la Mecque diffèrent de celles révélées à Médine; les premières s’adressent aux individus et à leurs états d’âme, de même qu’au Prophète en tant qu’avertisseur, tandis que les autres s’adressent surtout aux musulmans en tant que communauté sociale et politique et au Prophète en tant qu’exemple à suivre, législateur et réformateur.

    https://www.youtube.com/watch?v=_GK0BnXXoEo

  10. #30
    Membre F.A.M.
    Date d'inscription
    mai 2014
    Messages
    276

    Par défaut

    Le temps libre est une autre bénédiction de Dieu dont nous pouvons tous tirer profit, peu importe à quel point nous considérons être occupés. Passer ce temps de manière intelligente signifie ne pas le perdre dans des activités futiles qui ne nous apportent aucun bienfait. Même la plus simple des actions peut prendre une signification nouvelle si elle est faite dans l’intention de plaire à Dieu.

    Si nous nous libérons de ces activités futiles qui nous font perdre un temps précieux, nous pourrons alors profiter de ce temps gagné pour augmenter le nombre de nos activités religieuses. Quand une personne fait des choix intelligents, elle choisit de remplir son temps avec des actions qui plaisent à Dieu. Rappelez-vous que le temps avance rapidement et de manière inexorable.

    Faites ce que vous avez à faire aujourd’hui même, car nul ne sait s’il connaîtra un lendemain. Utilisez votre temps libre avec discernement avant que votre vie de se remplisse d’obligations de toutes sortes qui ne vous apporteront aucun bienfait, à moins que vous ne gardiez constamment à l’esprit votre intention de plaire à Dieu.

    https://www.youtube.com/watch?v=Jyf7Y0ftQGU

    https://www.youtube.com/watch?v=cX-2eD6DG_o

    https://www.youtube.com/watch?v=yojHPqGaBg4

Discussions similaires

  1. Parfum de scandale
    Par xvingt dans le forum Tout le Sport
    Réponses: 1
    Dernier message: 26/06/2013, 23h31
  2. Un parfum a base d'excrements humain en vente.
    Par Hippone dans le forum Santé et Beauté
    Réponses: 15
    Dernier message: 18/02/2013, 02h57
  3. nouveau parfum .....
    Par xvingt dans le forum Actualité Internationale
    Réponses: 2
    Dernier message: 18/04/2012, 09h32
  4. glace parfum excrements...
    Par romance dans le forum Santé et Beauté
    Réponses: 6
    Dernier message: 10/11/2008, 22h39
  5. parfum...
    Par romance dans le forum Le Café
    Réponses: 33
    Dernier message: 19/10/2008, 15h27

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •