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Discussion: Philosophie Islamique

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  1. #1
    Membre F.A.M. Avatar de ikardi
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    Par défaut Philosophie Islamique

    J'ouvre ce topic pour parler de toutes les doctrines de la pensée islamiques au sens philosophique

    Je commence par le Al mu'tazila ,et ach‘arite deux grandes doctrines théologique de kalam ( philosophique)


    Mutazilisme

    Le mutazilisme, ou mu‘tazilisme mais aussi Al mu'tazila, est une importante école de théologique musulmane ('Aqîda) apparue au viiie siècle. c'est l'une des salafs avec le chiisme, le soufisme l hanbalisme et l'asharisme qui sont les école prédécesseur des 3 premier siècle de l islam.

    Elle s'oppose par là aux écoles de théologie aujourd'hui dominantes comme l'Asharisme, le Maturidisme ainsi que d'autres écoles plus littéralistes comme l école de théologie de l'hanbalisme ils sont adepte de l'Atharisme née par opposition au mutazillisme et qui donna naissance a de nombreux mouvements radicaux sectaire dit traditionalistes telle que les salafistes fondée suite a la reprise de l école théologique pas ibn tanamiyya et les wahhabites fonde par Muhammad Ibn 'Abdel Wahhâb née après la création de l école de jurisprudence rattaché au sunnisme du même nom qui apparus après la création des trois autre ecole sunnite qui ne se base que sur le coran et la sunna dont sont adepte des personne ayant créer des secte aussi bien issus majoritairement du courant kharhidjiste, mais aussi sunnite ou encore chiiste que l on nomme des mujassima. ne pas confondre l’école de jurisprudence hanbalisme et l école de théologie du même nom car il n'ont pas les mêmes points de vue car la vision théologique a évolué avant et suite à la création du maddhab avec les écoles sunnites hannafite, malékite et chaféite (source :http://www.doctrine-malikite.fr/Les-...rines_a24.html ).

    La théologie mutazilite se développe sur la logique et le rationalisme, inspirés de la philosophie grecque et de la raison (logos), que Wassil Ibn Ata combine harmonieusement avec les doctrines de la foi islamique.

    Cette démarche, reprise sous différentes formes par les autres courants musulmans, parfois avec réticence

    Asharisme

    L'acharisme est une école théologique de l'islam, fondée par Abu Al-Hasan al-ʾAshʿarī (873-935), descendant d'Abu Musa al-ʾAshʿarī, compagnon deMahomet, et issu de la tribu yéménite des acharites. Les adhérents à cette école sont nommés les acharites (الأشعرية al-ʾAšʿarīyya ou أشاعرة, ʾašʿarīa). D'après Muhammad Al-Kawtharî, cette école de pensée se répandit très vite et devint l'école théologique majoritaire. Dans l'introduction du Tabyin Kadhib Il Muftarin faite par Muhammad Al Kawtharî dans laquelle il dit : « Ainsi, tous les Mâlikites, les trois quarts des Shâfi'ites, un tiers des Hanafites, et une partie des Hanbalites ont suivi cette approche (Ash'arite) en ce qui concerne la théologie, depuis l'époque d'Al-Bâqillânî, tandis que les deux tiers des Hanafites suivaient l'approche Mâturîdîte dans les demeures qui sont au-delà du fleuve [Euphrate], les terres de la Turquie, de l'Afghanistan, de l'Inde, de la Chine, et de tout ce qui est au-delà, excepté ceux d'entre eux qui tendaient vers le Mu'tazilisme (al i'tizal), comme cela a également été le cas de certains Shâfi'ites. ».

    L'ash‘arisme est l'école dont l'influence fut prépondérante pendant des siècles (Xe-XIXe s.) en ‘ilm al-kalām, c'est-à-dire dans la théologie, ou, mieux peut-être, dans l'« apologie défensive » de l'islam sunnite. Elle fut fondée par Abū l-Ḥasan al-Ash‘arī (260-324 de l'hégire/874-935), transfuge du mu‘tazilisme. Elle entendit défendre contre les mu‘tazilites l'absolue toute-puissance de Dieu, la réalité des attributs divins et le Coran incréé. Les thèses soutenues varient quelque peu selon les auteurs (ainsi au sujet de la définition de la foi). On peut dire cependant qu'un consensus d'école affirme que Dieu est « créateur du mal comme du bien », qu'Il crée les actes de l'homme, bons ou mauvais.

    L'efficace des causes secondes et le fondement ontologique du libre arbitre humain (ikhtiyār) sont récusés. L'homme n'« acquiert » de ses actes qu'une « attribution » (kasb, iktisāb), qui est créée en lui par Dieu et qui le rend juridiquement responsable, apte à recevoir récompense ou châtiment. Un acte n'est pas « bon » ou « mauvais » en soi, c'est la Loi révélée qui le rend tel, et tout est soumis au décret prédéterminant (qadar wa qaḍā') de Dieu. La note dominante de l'école fut un absolu volontarisme divin. La raison n'est plus le critère de la Loi religieuse comme dans le mu‘tazilisme, elle est à son service. Elle doit s'exercer cependant à défendre la Loi. Les arguments rationnels ont en cela un rôle capital à jouer. De ce point de vue, et bien que s'opposant au mu‘tazilisme, l'ash‘arisme en reprit pour une large part la problématique, les termes techniques, les modes d'argumenter. Al-Ash‘arī avait proclamé sa vénération pour le grand traditionniste Ibn Ḥanbal. Mais les ḥanbalites, qui se refusent à toute rationalisation des données de foi, s'opposèrent aux ash‘arites comme aux mu‘tazilites, et à l'entreprise même du ‘ilm al-kalām.

    J'ai tiré les définitions de Wikipedia et de Universalis
    Dernière modification par ikardi ; 04/09/2016 à 18h15.
    "La vraie valeur d'un homme réside, non dans ce qu'il a, mais dans ce qu'il est."

    Oscar Wilde

  2. #2
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    J'ai cherché un résumé sur le net , j'ai trouvé un qui est très objectif à mon sens , d'autres participations seront les bienvenues



    Les mu‘tazilites représentent un mouvement né au VIIIe siècle, sous l’influence de Wasil Ibn ‘Ata. Ils se caractérisent par la volonté d’introduire une forme de rationalité dans la compréhension du phénomène religieux, et seront conduits à affirmer l’existence d’une volonté humaine libre et autonome.Les ach‘arites, nommés ainsi à la suite de Al-Ach‘ari, forgeront une doctrine de la toute-puissance divine, en réaction au rationalisme des mu‘tazilites. Chez eux, la révélation prime sur la raison.Perspectives historiquesLe mouvement des mu‘tazilites est né à Basra, avant de devenir la doctrine officielle du califat, et de s’étendre progressivement dans de nombreux centres de savoir islamique, particulièrement en Perse. Il aura une influence considérable dans de nombreux courants du kalam.

    Al-Ach‘ari, qui donne son nom au second mouvement que l’on étudie ici, était un élève de Abu Ali al-Gubba’i, qui était à la tête de l’école mu‘tazilite de Basra, l’une des deux plus importantes avec celle de Bagdad. C’est donc après avoir été lui-même mu‘tazilite que Ach‘ari se retournera contre la doctrine de son maître. Autour de lui s’agrègeront de nombreux mécontents rejetant le rationalisme mu‘tazilite, qui semblait à cette époque tout puissant. Son argument principal consiste à rappeler la soumission fondamentale de la raison à la révélation. Ses disciples retiendront cette idée, qu’ils défendront avec véhémence, tout en adoptant le style des philosophes qu’ils souhaitent critiquer.

    En effet, le mouvement ach‘arite nait en réaction au mu‘tazilisme, mais s’oppose tout autant à la philosophie des falasifa, qui prône l’existence d’une raison humaine indépendante de Dieu.La liberté chez les mu‘tazilitesAvant la constitution des mu‘tazilites en écoles, principalement à Basra et à Bagdad, il existait au sein de la théologie juridique (kalam) islamique deux lignes principales. La première, appelée Qadariyya, affirmait que l’homme seul avait un pouvoir sur ses actes. La seconde, Jabariyya, ne reconnaissait aucune auto-détermination à l’homme, au profit de l’affirmation d’une toute-puissance de Dieu.

    De nombreux historiens peinent à distinguer les premiers mu‘tazilites des Qadariyya, tant leurs positions semblent proches. Selon les uns et les autres, Dieu a crée en l’homme un pouvoir (qudra), qui lui permet d’agir librement, et d’être responsable du bien et du mal qu’il accomplit. En faisant le bien, il obéit à Dieu et en sera récompensé, et en faisant le mal il lui désobéit et sera puni. En effet, c’est là l’un de leurs principes fondamentaux : Dieu ne peut pas vouloir le mal. Par ailleurs, Dieu ne détermine pas directement les actes de l’homme, qui demeurent libres. Ceci constitue le deuxième des cinq grands principes qui structurent toute la pensée mu‘tazilite, à savoir le principe de la justice divine.

    Dans ce cadre, nous voyons apparaître la notion de qudra hâditha, qui fait référence au « pouvoir » de l’homme, qui est un pouvoir effectif, mais « commencé », c’est-à-dire contingent, dans la mesure où il est octroyé à l’homme par Dieu. Ainsi, Dieu ne peut pas demander l’impossible, et ses demandes se situent toujours dans les limites de la capacité humaine.

    La conception mu‘tazilite de la liberté accorde ainsi une marge de manœuvre non négligeable à l’homme dans la conduite de ses actions, et notamment de ses actions morales. Pourtant, selon certains contemporains des mu‘tazilites, leurs démonstrations sont inconsistantes. En effet, selon eux, cette conception conduit à faire de l’acte libre un fait qui échappe totalement au pouvoir créateur de Dieu. Or, ceci aboutit, selon ces mêmes individus, à nier une grande partie du texte coranique, comme par exemple les versets suivants : « Il accorde sa faveur à qui Il veut » (3, 73 – 4) ou encore « C’est Lui qui vous a créés, et tout ce que vous faites » (37, 96).La réaction ach‘ariteAl-Ach‘ari, mu‘tazilite repenti, initie un mouvement de grande ampleur en faveur d’une réhabilitation de la toute puissance divine. Ses disciples insisteront sur la grandeur de Dieu, qui n’a pas à être questionnée, et sur la part irréductible de mystère que comporte l’action divine. C’est la volonté divine qui fait venir toute chose à l’existence, y compris tout acte humain.

    Dans la mesure où Dieu crée toute chose à tout moment, il crée en l’homme les actions que ce dernier ressent comme étant libres. À la notion d’un choix libre, les ach‘arites vont substituer une notion qui sera un élément clé de toute leur doctrine, à savoir le kasb, ou « acquisition ». Alors que Dieu est d’une liberté absolue et sans limite, l’homme est quant à lui « contraint au libre choix » selon Ghazali, un célèbre héritier de la doctrine ash‘arite. La réaction ash‘arite entend ainsi défendre la transcendance divine et son mystère. Leur thèse sera celle de l’idée de la toute puissance de Dieu. À Dieu rien n’est obligatoire, tout est possible. Dieu peut faire ce qu’il veut.

    Dans sa réaction au mu‘tazilisme, Ach‘ari va aller jusqu’à dire que Dieu peut nous charger de choses impossibles. Nous ne sommes plus dans le domaine de la théologie mais dans le domaine de la théorie juridique.


    http://www.lesclesdumoyenorient.com/...l?preview=true
    Dernière modification par ikardi ; 04/09/2016 à 18h16.
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