Épargne-moi ces vastes yeux
Je ne suis pas habitué aux prairies
Ni à la beauté et le faste des cieux
Qui enchantent et souvent font pleurer

Épargne-moi ce somptueux sourire
Le damné n'ose aspirer au bonheur
Tes perles qui ne cessent de luire
Me rappelant ta félicité et ma misère

Blottis-toi profondément contre moi
Mon cœur est las de ses naufrages
Il n'a que tes cils pour être coi
Et que tes lèvres pour ultime rivage

Épargne-moi l'étincelle de ton regard
Mon âme traine tant de séquelles
Elle n'ose plus maintenant croire
Qu'il subsiste un espoir pour elle.

(Inconnue)

21/09/18

TEKMOH