Cultiver l’amour de la lecture

Préparer les enfants à de telles rencontres, cela peut aussi consister en une initiation sommaire au monde du livre et de l’édition.
Le 1er Festival culturel international de la littérature et du livre jeunesse, le premier du genre en Algérie, s’est ouvert jeudi, soir, à Alger avec la participation de plus de 80 exposants algériens et étrangers. Ce rendez-vous international dédié à la littérature jeunesse est l’occasion pour les acteurs de la production éditoriale et multimédia, notamment les fameuses grandes maisons d’édition mondialement connues, d’être dans ce domaine, une vitrine de l’illustration pour la jeunesse. Inauguré par la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, ce festival qui s’étalera jusqu’au 29 du mois courant, consacre un grand espace au volet animation par la mise en place d’ateliers de lecture, d’écriture, de peinture, des jeux en plein air et des pièces de théâtre, et où le «livre sera toujours en arrière-plan».

En visitant les différents stands de cet événement culturel organisé sur l’Esplanade de Riadh El Feth (Alger), Mme Toumi a rappelé, dans une déclaration à la presse, que «ce genre de manifestations vise à rapprocher les jeunes Algériens du livre et de la lecture, et contribuer ainsi à la consécration de l’amour de la lecture». Surtout que la rentrée scolaire approche. Une occasion pour les enseignants et les élèves d’apporter une dimension supplémentaire combien enrichissante à une visite qui ne manque déjà pas d’attrait. Cependant, pour tirer un maximum de profit d’une rencontre avec un auteur, il y a intérêt à bien préparer cet échange après la rentrée des classes.

Pour qu’une entrevue, un entretien, un dialogue soient enthousiasmants, tant pour l’auteur rencontré que pour les écoliers, il est très important que les enfants soient accoutumés au milieu du livre, l’auteur et son oeuvre, avant le déroulement de la rencontre prévue. Il est important que l’enfant ait été sensibilisé à tous ces aspects (lire un livre, raconter une histoire...), pour avoir une vision relativement large de tout cet univers propre au monde du livre et aux auteurs qu’il va rencontrer, avant même d’envisager les questions qu’il pourrait poser et se poser. Il est important aussi que les enfants aient des notions relatives à la lecture et à la vie de leurs auteurs préférés, à leur environnement. Car préparer les enfants à de telles rencontres, cela peut aussi consister en une initiation sommaire au monde du livre et de l’édition.

Il aiguise la curiosité des enfants. Il les incite peut-être à plus de respect envers ce qui n’est plus, alors, que d’ordinaire, dans un sens et extraordinaire dans un autre, en les préparant pour l’avenir. Par ailleurs, «cette manifestation a été exonérée de taxes et d’impôts afin de rendre les prix des livres accessibles au public», a expliqué Mme Khalida Toumi. «Ce festival se veut d’abord une fête du livre et est destiné au grand public et non pas uniquement aux gens qui ont l’habitude de fréquenter les librairies», affirment les organisateurs. La nécessité de créer de telles initiatives semble donc s’imposer, où l’on manque malheureusement d’expérience en la matière et c’est pourquoi, les organisateurs auraient grand intérêt à profiter de l’expérience de nos hôtes.

En d’autres termes, c’est pour répondre au besoin d’un organisme coordinateur dont la spécificité est absente actuellement, en plus de définir plus précisément le rôle joué par le livre dans le développement d’une nation et permettre une participation plus active de celle-ci. En l’absence remarquée de quelques éditeurs déjà annoncés, ce 1er Festival se déroule toutefois avec la participation d’éditeurs algériens, égyptiens, marocains, camerounais, français, mauritaniens, syriens, libanais et japonais. Il prendra fin par la remise de prix aux meilleurs nouvelles et livres jeunesse.

Par Idir Ammour - L'Expression