La banque britannique HSBC a depuis hier ouvert ses portes en Algérie, rejoignant ainsi la «multitude» de banques étrangères qui sont installées depuis des années dans notre pays.

«L'Algérie figure parmi les pays les plus dynamiques d'Afrique», note-t-on dans un communiqué du côté de cette banque, de notoriété internationale et dont les bureaux sont installés au niveau du centre d'affaires, près de l'hôtel Hilton d'Alger.

Avec un effectif de 70 personnes, principalement des professionnels algériens du secteur bancaire, «HSBC Algeria» offrira ainsi, selon ses responsables, une gamme complète de produits et services à destination des PME et des grands clients ainsi qu'une sélection de services dédiés à ses clients particuliers.

«Au cours des dix dernières années, l'Algérie a mis en place des réformes économiques de grande ampleur et ses derniers résultats macroéconomiques sont très encourageants», s'est félicité, dans le même communiqué, M. Rachid Sekak, directeur général de HSBC Algeria, qui souligne que l'Algérie «offre les meilleures opportunités de croissance de la région».

Il faut savoir que le groupe HSBC sert plus de 128 millions de clients dans le monde et ce, à travers quelque 10.000 implantations réparties dans 83 pays et territoires, notamment en Europe, dans la région Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique.

Son actif, au 31 décembre 2007, s'élève à 2.354 milliards de dollars, constituant ainsi l'un des premiers groupes de services bancaires et financiers au monde.

Pour ce qui est de HSBC Algeria, son capital initial est de 2.5 milliards de DA soit 40.32 millions de dollars au 26 juin 2006.

Contacté hier, le délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Benkhalfa Abderahmane, s'est félicité de l'installation de cette banque qui vient, dit-il, compléter le paysage bancaire algérien.

Il soulignera que rares sont les pays qui ont su attirer autant de banques de renommée mondiale et ce, en l'espace de seulement une quinzaine d'années, soit depuis le lancement de la réforme financière en Algérie. «Peu de places bancaires ont cette particularité», a-t-il encore ajouté.

Toutefois, le délégué général de l'ABEF expliquera qu'il reste encore des efforts à faire pour atteindre les standards internationaux qui consistent, poursuit-il, à offrir un point bancaire pour 15.000 habitants.

«Nous sommes loin d'une couverture maximale et nous avons encore besoin d'extension», nous a-t-il déclaré en rappelant par ailleurs que la couverture bancaire dans notre pays est aujourd'hui de seulement un point pour 26.000 habitants.

Ceci étant, M. Benkhalfa n'a pas omis de rappeler toute la «qualité de prestation bancaire» apportée par les banques étrangères mais aussi les banques nationales qui ont engagé des réformes et qui se modernisent au fur et à mesure.

Par Z. Mehdaoui - Quotidien Oran