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Discussion: Le defi pour l'Algerie : l'agriculture

  1. #1
    Membre F.A.M.
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    octobre 2008
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    Par défaut Le defi pour l'Algerie : l'agriculture

    Un vrai defi pour l'Algerie,quand on lit cet article du monde,on remarque que le monde change tres vite,et si l'Algerie ne s'adapte pas et n'adapte pas son agriculture,le pays croulera.

    Les terres agricoles, de plus en plus convoitées


    Cet article est le premier d'une série sur la ruée vers les terres arables, qui a amené Le Monde à enquêter au Mali, aux Maldives, en Arabie saoudite et au Kazakhstan.

    Pas un jour sans que de nouveaux hectares ne soient cédés. Les petites annonces de terres agricoles à vendre passent maintenant dans la presse financière internationale. Et les clients ne manquent pas. "Fin 2008, constate Jean-Yves Carfantan, auteur du Choc alimentaire mondial, ce qui nous attend demain (Albin Michel, 2009), cinq pays se distinguaient par l'importance de leurs acquisitions de terres arables à l'étranger : la Chine, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, le Japon et l'Arabie saoudite. Ensemble, ils disposent aujourd'hui de plus de 7,6 millions d'hectares à cultiver hors territoire national, soit l'équivalent de 5,6 fois la surface agricole utile de la Belgique." Le phénomène d'accaparement des terres n'est certes pas nouveau, remontant aux premières colonisations. Mais, de l'avis de nombreux observateurs, économistes et ONG, il s'accélère.

    En 2006, Pékin a signé des accords de coopération agricole avec plusieurs Etats africains qui ont permis l'installation de 14 fermes expérimentales en Zambie, au Zimbabwe, en Ouganda et en Tanzanie. "On considère que d'ici à 2010, un million de paysans chinois pourraient être installés sur ces terres", explique l'économiste et consultant agricole au Brésil Jean-Yves Carfantan. Les candidats à l'expatriation sont trouvés parmi les paysans touchés par la crise actuelle.

    Objectif officiel : aider les pays d'accueil à augmenter leur production grâce aux technologies chinoises : "Les variétés hybrides de riz créées par Pékin permettent d'améliorer les rendements de 60 % par rapport à la moyenne mondiale", constate M. Carfantan. Mais, selon lui, il est clair qu'une bonne partie des récoltes seront exportées vers la Chine, afin de garantir à terme l'approvisionnement du marché.


    La flambée des cours des matières agricoles de 2007 et 2008, à l'instar de ce qui s'était passé lors de celle des années 1970, a décidé beaucoup d'investisseurs privés à se tourner vers le foncier. La chute des prix ne les a pas fait fuir. Comme le note Grain - une ONG internationale qui cherche à promouvoir la biodiversité agricole -, dans un rapport publié en octobre 2008 et intitulé "Main basse sur les terres agricoles", "avec la débâcle financière actuelle, toutes sortes d'acteurs de la finance et de l'agroalimentaire - fonds de retraite, fonds spéculatifs, etc. - ont abandonné les marchés dérivés, et considèrent que les terres agricoles sont devenues un nouvel actif stratégique".

    Ils ne sont pas les seuls. De nombreux Etats font la même analyse, pas pour trouver des sources de plus-values, mais pour des raisons de sécurité alimentaire. "Le but est clairement de parer aux conséquences d'une stagnation de leur production intérieure provoquée, entre autres, par une urbanisation galopante et la diminution des ressources en eau", explique M. Carfantan. Les terres arables se font de plus en plus rares au Proche-Orient, par exemple. Les monarchies pétrolières investissent donc depuis trois ans dans la création d'annexes extraterritoriales. Le Qatar dispose de terres en Indonésie ; Bahreïn aux Philippines ; le Koweït en Birmanie, etc.

    "DÉLOCALISATION AGRICOLE"

    Rien d'étonnant à ce que le gouvernement chinois ait, de son côté, fait de la politique d'acquisition de terres agricoles à l'étranger l'une de ses priorités : le pays représente 40 % de la population active agricole mondiale mais ne possède que 9 % des terres arables du globe, rappelle M. Carfantan. Quant au Japon et à la Corée du Sud, ils importent déjà 60 % de leur alimentation de l'étranger.

    La prospection des responsables politiques des pays du Sud s'intensifie. Fin 2008, Mouammar Kadhafi, le chef de l'Etat libyen, est venu en Ukraine pour proposer d'échanger du pétrole et du gaz contre des terres fertiles (en location). L'affaire serait en passe d'être conclue. Jeudi 16 avril, c'est une délégation jordanienne qui se rendra au Soudan pour renforcer un peu plus sa présence agricole initiée depuis dix ans déjà. Mais le mouvement concerne aussi l'Europe. Selon l'hebdomadaire La France agricole, 15 % de la surface totale de la Roumanie, soit plus de 15 millions d'hectares, seraient entre les mains de propriétaires originaires d'autres pays européens.

    Cette stratégie de "délocalisation agricole" n'est pas sans conséquences. Quid des populations locales directement menacées par cette marchandisation de la terre dont elles vivent ? La planète compte aujourd'hui 2,8 milliards de paysans (sur une population totale de 6,7 milliards d'habitants) et les trois quarts des gens qui ont faim habitent dans les campagnes. Les cadastres sont souvent inexistants. Comment se fait et se fera l'indemnisation de ceux qui exploitent et vivent de la terre s'ils n'ont pas de titres de propriété ?

    "Les organisations de producteurs nous alertent de plus en plus sur la question de la concentration du foncier et sur les conflits entre les petits paysans et l'agrobusiness qui exploite pour exporter", explique Benjamin Peyrot des Gachons, de l'ONG Peuples solidaires qui a choisi d'organiser un Forum international sur l'accès à la terre (à Montreuil, les 18 et 19 avril) pour célébrer la Journée mondiale des luttes paysannes du 17 avril. Des agriculteurs d'Inde, d'Equateur, du Brésil, du Burkina Faso et des Philippines viendront témoigner.

    L'ONG milite pour le développement du droit d'usage - les terres restant à l'Etat -, et non pour celui du droit de propriété, qui a la faveur de la Banque mondiale. Si l'attribution de titres de propriété peut permettre de faire coexister agriculture familiale et présence d'investisseurs étrangers, Peuples solidaires "estime que les paysans n'auront pas les moyens d'acquérir des terres". Et même si on leur en attribue, "ils seront vite contraints à vendre en cas de difficultés". Selon l'ONG, le droit de propriété privilégierait donc les gros exploitants, étrangers ou non.

    Autre difficulté provoquée par cette course aux terres arables : la cohabitation entre pays investisseurs et la population locale. "Regardez ce qui s'est passé à Madagascar après l'annonce de la location de 1,3 million d'hectares au groupe sud-coréen Daewoo, reprend M. Carfantan. Ce fut l'explosion. Je crois que les tensions seront inévitables où que ce soit, faisant des enclaves agricoles étrangères de véritables forteresses assiégées." A moins, analyse-t-il, que partage des récoltes et transfert de technologies soient organisés, afin de tabler sur le long terme.

    http://www.lemonde.fr/planete/articl...0423_3244.html

  2. #2
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    Le pays a deja croule mon ami tout le monde accuse tout le monde et tout le monde fait ce que tout le monde fait......la politique....la politique....et toujours la politique....maintenant qu ils mangent de la politique et qu ils cultivent le jardin de leurs villas et qu ils ferment leur bec et surtout qu ils ne parlent pas de l agriculture:

  3. #3
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    Par défaut L'agriculture.

    J'avais déjà une idée sur le sujet aux pays de l'est et en Afrique par les chinois, mais je n'ai jamais pensé qu'il est de cette ampleur. Un grand chapeau à ces investisseurs. Partant de là, je dirai qu'il ne faut pas sous estimer certains pays ou certaines gens qui peuvent nous surprendre; je pense à la jordanie et à Kaddafi.
    En ce qui concerne notre Algérie, ce qu'a dit notre ami Djoubal me parait, hélas, en partie juste, mais j'ai quand même un petit espoir que certaines consciences se réveilleront un jour. Pouvu qu'il ne soit pas trop tard.
    Ce qui me parait sûr, c'est que l'avenir est dans l'agriculture -de par les caractéristiques de l'Algérie- et non pas dans l'industrie automobile par exemple, que certains acharnés veulent mettre en place "par prestige" .

  4. #4
    Membre F.A.M.
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    Par défaut Il y a plusieurs siècles déjà...

    "Culture et agriculture sont les deux mamelles de la France"...

    Si ma mémoire est bonne, c'est Sully, ministre de Louis XIV qui le disait en son temps...

    Les temps changent, pas les hommes...

    Quand ce n'était pas l'industrialisation et l'exode rural, on a développé l'agriculture au bénéfice des gros, très gros exploitants...

    Le phénomène d'ampleur croisée s'est reproduit aux quatre coins du monde, pas de manière simultanée, mais en fonction du bon vouloir et des choix politiques...

    Mais bon, en théorie tout est solutionnable, en pratique c'est moins évident...

    Si l'on prend l'exemple du bâtiment, on constate que ce sont les chinois qui travaillent sur les chantiers algériens comme ils travaillaient leurs rizières...en Chine !!!

    Partant de là, on peut tirer des plans sur la Lune et faire des hypothèses d'avenir...

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