Le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie a progressé de 3% en juin, tandis que ses réserves de changes se sont élevées à 133 milliards de dollars, selon un communiqué officiel du ministère de Finances publié dimanche.

La croissance du PIB a été de 3% en général et de 6,3% hors hydrocarbures, tandis que l'inflation était maintenue "à un seuil raisonnable" dans un contexte de fortes dépenses publiques, selon le ministre des finances, Karim Djoudi.

Les réserves de changes atteignaient 133 milliards de dollars fin juin contre près de 78 milliards fin 2007, précise le ministre.

Le ministre des Finances Karim Djoudi a précisé que l'excédent commercial en 2007 s'était établi à 33 milliards de dollars, malgré une poursuite de la hausse des importations.

Le projet de loi de Finances adopté dimanche par le Conseil des ministres prévoit pour 2009 un taux de croissance de 4,1% (6,6% hors hydrocarbures), a rappelé le ministre.

Les indicateurs macro-économiques en Algérie sont positifs depuis cinq ans.

L'Algérie affichait fin juin une dette publique extérieure de 623 millions de dollars seulement. Alger a en effet remboursé la presque totalité de cette dette, qui était de 24 milliards de dollars fin 2004.

M. Djouni a souligné une hausse des dépenses publiques en raison de nombreuses constructions d'infrastructures entrant dans le cadre du programme quinquennal de développement, mais aussi du poids atteint par les dépenses de fonctionnement, dont le budget sera de l'ordre de 2.500 milliards de dinars (25 millions d'euros) pour 2009.

M. Bouteflika a, au cours d'une réunion restreinte, souligné que l'Algérie n'entendait pas créer de fonds souverains, ce que "certains nous suggèrent (...) pour rentabiliser davantage nos réserves de changes à l'étranger".
"J'estime que le pays continue d'avoir un énorme besoin de capitaux pour le développement de l'économie nationale, qui ne plaide pas actuellement pour ce choix", a relevé M. Bouteflika.

A propos du secteur bancaire, il s'est montré favorable à "l'ouverture aux banques étrangères et aux banques privées, mais dans le respect des normes universelles. L'autorité monétaire doit donc mettre au point un cahier des charges fixant certains critères aux banques voulant travailler en Algérie".

Celles-ci devront notamment avoir "l'obligation de réserver une partie de leur portefeuille au financement réel de l'investissement et non pas se limiter à l'accompagnement du commerce extérieur ou à la promotion des crédits à la consommation."

Les Echos