Selon une caméra cachée réalisée par Reporter sans frontières (RSF), Cuba interdirait à ses citoyens tout accès à Internet.

C’est ce que veut signifier une prise de vue clandestine et malintentionnée montrant des Cubains à qui l’on aurait refusé la connexion dans le cyber d’un hôtel hébergeant des touristes étrangers.

Un «document», une «preuve» que «la vieille île castriste est une vraie prison à ciel ouvert».

Mais, naturellement, malgré l’extraordinaire audience que cette ONG s’est offerte en dépit de nombreuses controverses au sujet de son fonctionnement et de ses prises de position, nombre d’observateurs à travers le monde n’ont pu avaler cette couleuvre.

Nos copains de RSF ont donc rajouté ces derniers jours plus que du discrédit dans leurs activités pour «la liberté d’expression et la démocratie».

Ils ont encore une fois été épinglés pour leur diffamation devenue systématique et ayant survécu au très sulfureux Robert Ménard, l’ex-S.G. connu pour ses abus de communication fort manipulateurs.

Un chercheur universitaire parisien, spécialisé dans les relations qu’entretiennent les Etats-Unis et Cuba, vient de prouver la mauvaise foi de ce reportage truqué par RSF.

Il s’agit de Salim Lamrani, écrivain, journaliste et enseignant chargé de cours à l’université Paris-Descartes et à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, , qui s’applique à démasquer toutes les propagandes grossières ou élaborées, contre Cuba notamment.

Commentant le rapport tendancieux de l’ONG, Lamrani y relève de flagrantes contradictions comme celle prétendant que les Cubains ne peuvent pas se connecter sur le web tout en évoquant le «travail colossal d’une opposante, Yoani Sanchez, sur son blog très fréquenté par les insulaires».

Alors, connectés ou pas, les Cubains, s’interroge notre spécialiste qui traite d’habitude de sujets plus sérieux que ces inepties.

Nos collègues de cette ONG, qui devraient s’occuper de défendre nos droits, ne nous en voudront naturellement pas si nous leur déclarons que ce genre de complot médiatique est indigne de notre profession et qu’il nous reste assez de liberté à Alger ou à La Havane pour dénoncer la propagande d’où qu’elle vienne.

N. M.
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